L'autre blog de Frederic Bezies

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vendredi 28 août 2009

"La lamentation du prépuce" : ou comment régler ses comptes avec ses parents fondus de religion.

Shalom Auslander, un écrivain américain a vécu jusqu'à l'age adulte dans un milieu juif ultra-orthodoxe.

Dans son livre, "La lamentation du prépuce", il nous raconte par le menu la vie d'un garçon qui subit une vie noyée par les interdits : que ce soit ceux des aliments cashers - le chapitre sur le concours de bénédiction est un vrai délire digne de Kafka - ou les 37 activités interdites lors du Shabbat.

Il décrit aussi sa révolte constante contre l'Eternel, sa lutte constante pour plaire à ce dieu qui semble lui vouloir des crosses. Il raconte aussi par le menu toutes ses dérives : lecture de revue peu casher (pornographique pour tout dire), comment il consomme des aliments interdits, comment pour ne pas violer un des nombreux interdits du Shabbat, il parcourt plusieurs dizaines de kilomètres à pied.

Il montre aussi avec une écriture limpide et acide comment sa famille le rejette suite la circoncision trop précoce de son fils.

Bref, un bijou qui montre à quel point la religion prise au pied de la lettre peut ressembler à un asile psychiatrique...

lundi 3 août 2009

Billet de "vacances" numéro 1 : "La formule préférée du professeur".

NB : article rédigé entre le 3 et 4 août 2009.

C'est le troisième - et surement pas le dernier - livre de Yoko Ogawa que j'ai lu. Dans ce roman de près de 250 pages, Yoko Ogawa nous plonge dans un monde typiquement "ogawa-ien".

Celui d'un professeur de mathématique étrange. Déjà qu'écrire un roman sur un professeur de mathématique est étrange, mais cela ne suffit pas à Yoko Ogawa. Elle rajoute une dose supplémentaire : cet homme, suite à un accident de la vie voit sa mémoire qui ne dépasse pas les 80 minutes avant que tout revienne à zéro. Une maladie bien étrange.

Entre ce professeur à la mémoire limitée qui passe sa vie depuis le milieu des années 1970 à ne pas se souvenir de plus de 80 minutes, et l'aide ménagère qui lui est attribuée pour les actes de la vie courante, une connexion se crée.

Au fil des pages, tout le talent de Yoko Ogawa apparait, quand elle mélange avec une certaine malice son style aux formules de mathématiques et aux amusements que l'on peut avoir quand on manipule les chiffres : nombres premiers, nombre amicaux, nombres parfaits, etc...

Mis à part les interminables - et barbants ? - apartés sur le Base-Ball, c'est un excellent roman de Yoko Ogawa. Sans oublier que c'est une histoire qui montre à quel point la mémoire est quelque chose de relatif...

vendredi 17 avril 2009

"La Petite Pièce Hexagonale" : un intrigant récit de Yoko Ogawa.

C'est un court récit - à peine 120 pages - de cette écrivain japonaise qui nous transporte dans un univers étrange. La narratrice - dont on ignore le prénom - nous raconte une étrange aventure lui arrivant.

Après une rencontre étrange dans un lieu de remise en forme, la narratrice va utiliser sa curiosité et découvrir un lieu étrange, une petite pièce hexagonale. Un lieu aussi étrange que les personnes qui en garde l'accès.

En lisant ce livre, cela m'a fait penser un peu au premier livre que j'ai lu de cette écrivain japonaise : "L'annulaire".

Le même univers bizarre, un peu comme ceux dépeint par la série "The Twilight Zone" dans les années 1950-1960.

mercredi 15 avril 2009

"Le voyage d'Anna Blume" : un voyage au bout de l'enfer...

Je viens de finir "Le voyage d'Anna Blume" de Paul Auster. Et je dois avouer que ce livre est assez étrange et contemporain.

Anna Blume part à la recherche de son frère dans un pays dont on ignore le nom et dans une ville simplement appellée "la ville". S'y croisent différentes communautés : les "sauteurs", les "coureurs", les "rampants", les "tout-sourire" dans une ville qui ferait penser au Londres décrit dans "1984" par George Orwell.

C'est une cité apocalyptique, où la mort règne en maitresse absolue. Et la vie se débat pour survivre. C'est un petit livre, mais puissant dans ses développements. Une fois qu'on s'est plongé dans ce bouquin, on se demande si - sur certains plans - cette ville n'est pas notre futur.

Malheureusement...