L'autre blog de Frederic Bezies

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dimanche 16 août 2009

H2G2 : un bonheur de science fiction loufoque.

J'avoue que je n'ai lu que récemment l'excellent "Guide du routard galactique", du moins le premier tome de la trilogie en cinq volumes.

N'ayant pas vu le film, je n'avais entendu parler que partiellement de ce bijou de Douglas Adams. Prenez : un terrien, un habitant de Beltégeuse, un président galactique en fuite, un androïde souffrant de dépression, et vous obtenez le mélange le plus explosif en terme d'humour et de science fiction.

Les passages du guide sont succulents - surtout quand on décrit la race des Vogons - les personnages truculents. On ne sait jamais à quoi s'attendre. Si les Monty Pythons avaient écrit un livre, cela aurait été ce livre. Je ne suis pourtant pas un bon public pour le mélange science fiction plus comédie, mais j'ai été ravi du résultat.

Je pense lire la totalité de la saga. Prochain arrêt ? "Le dernier restaurant avant la fin du monde" ;)

lundi 3 août 2009

Billet de "vacances" numéro 1 : "La formule préférée du professeur".

NB : article rédigé entre le 3 et 4 août 2009.

C'est le troisième - et surement pas le dernier - livre de Yoko Ogawa que j'ai lu. Dans ce roman de près de 250 pages, Yoko Ogawa nous plonge dans un monde typiquement "ogawa-ien".

Celui d'un professeur de mathématique étrange. Déjà qu'écrire un roman sur un professeur de mathématique est étrange, mais cela ne suffit pas à Yoko Ogawa. Elle rajoute une dose supplémentaire : cet homme, suite à un accident de la vie voit sa mémoire qui ne dépasse pas les 80 minutes avant que tout revienne à zéro. Une maladie bien étrange.

Entre ce professeur à la mémoire limitée qui passe sa vie depuis le milieu des années 1970 à ne pas se souvenir de plus de 80 minutes, et l'aide ménagère qui lui est attribuée pour les actes de la vie courante, une connexion se crée.

Au fil des pages, tout le talent de Yoko Ogawa apparait, quand elle mélange avec une certaine malice son style aux formules de mathématiques et aux amusements que l'on peut avoir quand on manipule les chiffres : nombres premiers, nombre amicaux, nombres parfaits, etc...

Mis à part les interminables - et barbants ? - apartés sur le Base-Ball, c'est un excellent roman de Yoko Ogawa. Sans oublier que c'est une histoire qui montre à quel point la mémoire est quelque chose de relatif...

dimanche 19 juillet 2009

"Après le tremblement de terre"... Quand Haruki Murakami se fait nouvelliste.

Etant allé à Neuilly-sur-Bassin...Arcachon récemment, j'ai fait un tour à la Librairie Générale. Et j'ai fait mon petit plein de littérature nippone, en m'achetant "Après le tremblement de terre" de Haruki Murakami et "La formule préférée du professeur" de Yôkô Ogawa.

C'est mon deuxième livre écrit par Haruki Murakami, et ce ne sera pas le dernier. J'avais déjà adoré la "Course au mouton sauvage".

Au travers de six nouvelles d'une vingtaine de pages chacune, Murakami trace le portrait de protagonistes parfois étrange - tout aussi étrange que certains personnages de sa "course au mouton sauvage", dont le seul dénominateur commun est d'avoir été touché à titre plus ou moins personnel par le tremblement de terre de Kobe de 1995.

Cet évènement majeur de la vie japonaise "récente" sera le point de départ qui transformera la vie des protaganistes ou de leur proches. Murakami avec son style si particulier nous plonge intensément dans chaque nouvelle destinée.

Ce qui est attirant, c'est aussi le titre parfois bizarre pour ne pas dire abscons des nouvelles : à quoi peut-on s'attendre avec des titres comme :

"Un ovni s'est posé à Kushiro"

ou encore :

"Tous les enfants de Dieu savent danser"

J'ai dévoré chacune des nouvelles, même si certaines m'ont laissé un peu sur ma faim. Du grand Murakami !

mardi 14 juillet 2009

"L'écume des jours"... Quand la passion vous consume.

Boris Vian - décédé il y a 50 ans, mort d'avoir trop soufflé dans sa trompette, déconseillé surtout quand on a un problème cardiaque - a écrit en 1946 un petit roman étrange, "L'écume des jours".

Ayant eu la chance de ne pas avoir à le lire lors de mon parcours scolaire, j'ai lu le livre sans aucun a priori.

Dans un monde étrange, d'amour, de violence et de passions, on suit six personnages principaux qui tous suivent leurs passions jusqu'à l'extrémité. Passion pour l'être aimé, passion pour la cuisine, passion pour un écrivain (Jean Sol Partre).

La violence et l'absurdité, ainsi qu'un constant travail sur les mots - avec des néologismes, des mots inventés, un travail d'orfèvre de Boris Vian - plonge le lecteur dans un monde où la perte de repères est complet.

On ne compte plus les moments durs dans le texte, ni les moments où l'absurde prend le dessus. Mais cet absurde est cohérent avec les personnages et ce qui les entoure.

Les clins d'oeils sont nombreux aux deux principales personnalités de Saint-Germain des Pré de l'après-guerre.

Comment nier que Jean Sol Partre n'est autre que Jean-Paul Sartre croqué par Boris Vian ? Et que la Duchesse de Bovouard n'est autre que Simone de Beauvoir ?

Dans ce livre, qui est une magnifique histoire d'amour, on voit comment la passion dévore les êtres, les poussant à une issue tragique.

Mais il est difficile de parler de ce livre sans trop spolier l'histoire. Et pour reprendre une partie d'une phrase de la préface écrite par Boris Vian :

"L'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée".

Et quelle imagination... :)

mercredi 10 juin 2009

En direct de ma table de chevet : "La course au mouton sauvage" d'Haruki Murakami.

Depuis que j'ai découvert Yoko Ogawa, je me suis pris d'intérêt pour les auteurs nippons. Une connaissance - qui m'avait fait découvrir Yoko Ogawa - m'a prété "La course au mouton sauvage" pour découvrir Haruki Murakami.

Rien que le quatrième de couverture est une invitation à se plonger dans ce petit livre d'environ 300 pages :

A cause d'une simple photo de moutons dans une prairie, la vie du narrateur bascule du jour au lendemain. Et le voilà, obligé de courir après un mouton mythique qui serait détenteur de grands pouvoirs pour le compte d'un parti d'extrême droite, une sorte de gouvernement occulte du Japon.

Bizarre est le premier mot qui vient. Et je peux dire que le roman est assez bizarre, mais cela me plaît. Cela change un peu des romans qu'on pourrait qualifier d'easy-reading.

Sur ce, je vous quitte, j'entends bêler dans ma chambre ;)

mercredi 3 juin 2009

"Ma mère" de Georges Bataille...

J'ai fini récemment le livre posthume de Georges Bataille, "Ma mère".

C'est un livre court, mais qui est très puissant. Dans cette histoire d'amour mère-fils, entre une mère qui se révèlera être une libertine qui se brûlera les ailes dans le libertinage, et son fils qui a eu une éducation assez poussée sur le plan religieux, on peut voir à quel point la vie de Pierre est transformée.

Pierre qui aime sa mère follement ira jusqu'à l'amour interdit avec sa mère. Pierre nous décrit sa "descente aux enfers" avec des termes qui n'aurait pas déplu à l'embastillé Donatien de Sade. Sur certains plans, ce livre m'a fait pensé à Justine de Sade.

Un livre très dur mais qui vaut le détour.

vendredi 17 avril 2009

"La Petite Pièce Hexagonale" : un intrigant récit de Yoko Ogawa.

C'est un court récit - à peine 120 pages - de cette écrivain japonaise qui nous transporte dans un univers étrange. La narratrice - dont on ignore le prénom - nous raconte une étrange aventure lui arrivant.

Après une rencontre étrange dans un lieu de remise en forme, la narratrice va utiliser sa curiosité et découvrir un lieu étrange, une petite pièce hexagonale. Un lieu aussi étrange que les personnes qui en garde l'accès.

En lisant ce livre, cela m'a fait penser un peu au premier livre que j'ai lu de cette écrivain japonaise : "L'annulaire".

Le même univers bizarre, un peu comme ceux dépeint par la série "The Twilight Zone" dans les années 1950-1960.

mercredi 15 avril 2009

"Le voyage d'Anna Blume" : un voyage au bout de l'enfer...

Je viens de finir "Le voyage d'Anna Blume" de Paul Auster. Et je dois avouer que ce livre est assez étrange et contemporain.

Anna Blume part à la recherche de son frère dans un pays dont on ignore le nom et dans une ville simplement appellée "la ville". S'y croisent différentes communautés : les "sauteurs", les "coureurs", les "rampants", les "tout-sourire" dans une ville qui ferait penser au Londres décrit dans "1984" par George Orwell.

C'est une cité apocalyptique, où la mort règne en maitresse absolue. Et la vie se débat pour survivre. C'est un petit livre, mais puissant dans ses développements. Une fois qu'on s'est plongé dans ce bouquin, on se demande si - sur certains plans - cette ville n'est pas notre futur.

Malheureusement...

mardi 24 mars 2009

En direct de ma maison, sur le plan culturel ;)

Un petit bilan de mes découvertes récentes, aussi bien sur le plan musical - en dehors de la daube des majors du disque et de la liberticide inapplicable loi Hadopi (cf l'excellent clip de la Quadrature du Net sur Hadopi) - et littéraire.

Pas grand chose, car mieux vaut se concentrer sur la qualité que sur la quantité.

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