Shalom Auslander, un écrivain américain a vécu jusqu'à l'age adulte dans un milieu juif ultra-orthodoxe.

Dans son livre, "La lamentation du prépuce", il nous raconte par le menu la vie d'un garçon qui subit une vie noyée par les interdits : que ce soit ceux des aliments cashers - le chapitre sur le concours de bénédiction est un vrai délire digne de Kafka - ou les 37 activités interdites lors du Shabbat.

Il décrit aussi sa révolte constante contre l'Eternel, sa lutte constante pour plaire à ce dieu qui semble lui vouloir des crosses. Il raconte aussi par le menu toutes ses dérives : lecture de revue peu casher (pornographique pour tout dire), comment il consomme des aliments interdits, comment pour ne pas violer un des nombreux interdits du Shabbat, il parcourt plusieurs dizaines de kilomètres à pied.

Il montre aussi avec une écriture limpide et acide comment sa famille le rejette suite la circoncision trop précoce de son fils.

Bref, un bijou qui montre à quel point la religion prise au pied de la lettre peut ressembler à un asile psychiatrique...