Tout en rédigeant ce billet, j'écoute l'album "Closer" de Joy Division, deuxième et dernier opus. Il date de l'année de la mort de Ian Curtis, et est sorti de manière posthume.

Dès le premier titre, on sent une ambiance plus pesante que celle de "Unknown Pleasures" qui est pourtant lourde.

Le summum est atteint à mon avis avec le sublime "A Means To An End". Si le premier opus des créations de Joy Division est vraiment post-punk (on le sent franchement avec "Disorder"), celui-ci est un tournant plus "new wave" - (ou Cold Wave ?), avec une abondance de synthétiseurs, et un coté moins "désordonné" que le premier album.

J'avoue que des deux, Closer est celui que j'apprécie le moins, mais je pense que je changerais d'avis au bout d'une dizaine d'écoutes. Il est vrai que des bijoux comme "A Means To An End", "Colony" ou "Isolation" relève le niveau de l'album. C'est surtout le coté "testament" qui frappe à l'écoute.

Et quand on lit "A Means To An End", on ressent la phrase "I put my trust in you" : "j'ai déposé ma confiance en toi" comme une oraison funèbre.

Lourd, très lourd... Et que dire de "The Eternal"... Des frissons me passent dans la colonne vertébrale...