Dans ce film qui se déroule dans un hôpital psychiatrique dont la vie est réglée comme du papier à musique, l'arrivée de MacMurphy joué par un Jack Nicholson tout feu tout flamme est une bouffée d'oxygène. On est effaré par le coté "inflexible" de l'infirmière en chef, qui applique quoiqu'il arrive le règlement comme si c'était une parole d'évangile.

Une scène marquante - sans vouloir révêler trop de l'histoire - est la scène dans laquelle Jack Nicholson s'aperçoit avec effarement que parmi les patients, les "internés" ne sont qu'une minorité et que la plupart des personnes soignées le sont d'une manière volontaire.

Ce qui marque - sans vouloir tomber dans les grands mots - c'est le coté "concentrationnaire" du lieu. Le plus effrayant, c'est le balai de la prise de médicaments, avec un disque de musique "classique" en fond sonore.

C'est un film fort - surtout le dernier quart - qui vous prend aux tripes. Il ne laissera personne indifférent... Surtout pas les personnes qui ont les émotions à fleur de peau.