On peut y lire un sondage biaisé, dont une des question vaut son pesant de malhonnêteté intellectuelle quand on regarde la tournure de la phrase, je cite :

Le téléchargement gratuit mais illégal sur internet est perçu à 54% comme étant l’une des causes de la chute des ventes de musique en France, il n’est jugé qu’à 36% comme en étant la principale cause.

J'ai mis en gras le mensonge. La clé de l'intoxication qui nous a valu l'inapplicable DADVSI : il faut payer pour télécharger en toute légalité de la musique. Et qui pourrait nous valoir une encore plus inapplicable Hadopi, dixit le site "La quadrature du net".

Dans ce cas, de nombreux groupes et artistes se sont mis dans l'illégalité la plus totale, en proposant en toute gratuité la totalité ou la partie de leurs albums récents. NiN - dont je viens de recevoir la version double CD de Ghost I-IV) - est doublement dans l'illégalité : aussi bien avec la mise en ligne du premier quart de l'album Ghost I-IV, et de leur dernier opus, The Slip.

Ou encore Marillion dont j'ai parlé dans un autre billet.

Même Barbara Hendricks a proposé légalement et gratuitement ses albums apparemment auto-produit sur la toile !

Que dire alors de site comme Jamendo où des centaines de personnes se proposent de faire découvrir leurs créations ? Dire que Delph'sans les pattes (qui me fait penser à George Brassens pour le coté corrosif de son oeuvre) est hors la loi ?

Il est vrai que télécharger des oeuvres contenus sur les catalogues de Majors sans débourser le moindre centime, c'est illégal. Mais dire que tout téléchargement de musique sur la toile sans débourser le moindre centime, c'est illégal, c'est un mensonge pur et simple.

D'ailleurs, si on regarde bien, la gratuité n'est pas forcément illégale, et payer ne veut pas dire légal. Par exemple, me direz-vous ?

On peut très bien payer pour des relations sexuelles ou pour s'acheter de la drogue... Qui jusqu'à preuve du contraire sont deux choses illégales.