Cindy Sander clashée !

Même si je trouve que les mots sont crus, le fond n'est pas complètement faux. J'ignore le talent de cet intervenant, mais il a eu au final complètement raison. Voici à quoi ressemble le sublime titre de Cindy Sander.

<Humour> Je ne suis pas responsable pour les tentatives de suicide suite à l'écoute de ce chef d'oeuvre. </Humour>

Dans une interview donné quelques semaines plus tard, Cindy Sander (ancienne participante du Chantier de M6), nous sort la propagande typique des EMI, Sony, Warner et autre Universal.


Cindy Sanders, quel chantier !!!

En effet, si l'on en croit les propos de Cindy Sander, elle n'aurait vendu que 6 000 singles et que son titre aurait été téléchargé environ 200 000 fois. Et d'en conclure, je cite l'article :

C'est pas comme si le succès du téléchargement "illégal" était justement la cause numéro 1 de sa signature avec M6 Music. "Il y a eu plus de 200 000 téléchargements. Donc moi je pars d’un principe que si le CD aurait été fait tout de suite, et ben j’en aurai déjà vendu plus de 200 000".

La chanteuse n'a pas du s'apercevoir que la marmotte ne met plus le chocolat dans du papier d'alu...

"Et surtout il faut se dire une chose", ose-t-elle ajouter, "c’est que pour tous les artistes c’est pareil, on est tous dans le même bateau. Les ventes de singles ou d’albums deviennent très dures depuis qu’il y a tous ces téléchargements un petit peu à droite et à gauche. Alors arrêtez avec ces téléchargements, vous nous faites mourir !"

Evidemment, on serait tenté de répondre en argumentant par un petit cours d'économie ou de bon sens. Mais le cas de Cindy Sander est désespéré. Le seul commentaire que nous souhaitons écrire, c'est celui d'un dépit. Le dépit de voir que des centaines de milliers d'internautes se sont ralliés à la cause de Cindy Sander au point de réussir à lui faire signer un contrat chez une maison de disques, malgré son manque de talent évident.

Le dépit de se dire que ça n'est pas le piratage qui va tuer l'industrie du disque, mais l'alliance entre des maisons de disques prêtes à prostituer l'art musical pour vendre quelques galettes de plastique, et une partie malheureusement importante du public qui se jette dans le bois de Boulogne musical sans le moindre sentiment de honte ou de culpabilité.

Même si les termes sont un peu crus, ils ne sont pas complètement faux. Car le téléchargement est accusé de tous les maux, comme jadis le magnétophone au début des années 1980...

Si une vente perdue est égal à un morceau de musique téléchargé, le "tchernobyl du disque" Cyril Cinélu a du être piraté massivement pour ne vendre que... 1650 exemplaires de son album...

Qui se souvient des stars éphémères des yéyés ou des années 1980 ? Qui oserait dire que les Boys Band des années 1996 à 1999, ce n'était pas de la musique pour adolescentes boutonneuses ?

Tant que les majors voudront vendre à prix d'or de l'excrément pour chien, ils se planteront. Et en cette période de pouvoir d'achat restreint, les personnes préfèreront acheter de la nourriture, des vêtements et payer leur loyer au lieu d'acheter des disques.

Comme disait feu mon grand-père (qui aurait eu 99 ans ce 20 octobre) : "Tous les goûts sont dans la nature, la merde est bonne pour tous" !