Tout cela pour critiquer un protocole, la riposte graduée, qui pourrait contrevenir à un des droits fondamentaux reconnus par la charte européenne des droits fondamentaux de l'homme, celui de communiquer, comme le précise l'article 11 du dit texte :

1. Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières.

2. La liberté des médias et leur pluralisme sont respectés.

Il est vrai que couper l'accès à l'internet d'une personne car elle aurait copier illégalement des fichiers numériques, ce n'est pas violer l'article en question.

Il y en a assez de prendre les consommateurs pour des délinquants en puissance !

J'avais sur mon autre blog rédigé un texte, critiquant justement la paranoïa des industries de la culture. Je cite :

Récemment, un article annonçait que la vente des CDs avaient encore baissé, de quelque 22%. Etrange coïncidence que cette annonce alors que le projet qu’on pourrait surnommer DADVSI 2, plus connue sous le nom d’Hadopi doit être présentée d’ici la fin d’année au parlement.

Bien entendu, les mêmes mensonges seront proférés par les lobby du disque, qui oublieront volontairement au passage que les artistes se font un pognon monstre avec les concerts, que le pouvoir d’achat baisse, car nombre de personnes préfèreront sacrifier l’achat d’un CD pour s’acheter du pain, des oeufs, du beurre, etc… “Salauds de pauvres” pourrait-on dire.

Et les artistes qui gueulent ? Si on prend la célèbre liste des 52 lèches-culs, je voulais dire artistes qui soutiennent Hadopi, on trouve des exilés fiscaux, des personnes issues de la télé-réalité, mais étrangement aucun artiste ou presque spécialiste des coups de gueule : pas de Michel Sardou, par exemple. Ni d’artistes à voix, comme Chimène Badi, Nolwenn Leroy ou dans un autre genre Rose.

Bref, ce sera toujours ceux qui ont la bouche et les poches pleines qui se plaindront de ne pas gagner toujours plus de la part de leurs rentes musicales.

Voudrait-on pousser vers les réseaux d’échange du type pair à pair que l’on ne s’y prendrais pas aussi bien. A moins que ce soit un plan machiavélique des majors du disque pour museler internet et vendre leur merde infame à des consommateurs qui n’auront plus d’autres choix ?

Il est vrai que des artistes comme ceux de la Star’Ac - quelque soit la saison - ont toujours plus de talents qu’un Roger Daltrey, un Paul McCartney, un Mick Jagger, etc…

Va-t-on arriver au nom de la lutte contre la copie illégale - le terme global de piratage étant inadapté à l'économie immatérielle - à un flicage de chaque internaute ?

Cela me fait penser à une citation attribué à Baldur von Schirach : "Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver!" par un plus adapté : "Quand j'entends le mot culture, je sors mon bataillon d'avocat et de lobbystes pour pondre un loi encore plus restrictive".

Je n'assimile nullement les dirigeants des entreprises de répartition de droits à des dignitaires du NSDAP. Cependant, la constante envie d'intoxiquer les pouvoirs publics et d'entuber les utilisateurs me font penser aux pires moments de l'histoire de la civilisation humaine.

Que les artistes soient rémunérés pour leur travail ne me choque nullement, bien au contraire. Mais que des boites qui s'occupe de la répartition de leur revenu ne leur donne que quelques miettes, vu le prix des produits culturels me mets hors de moi.

Mais quand on voit de plus en plus d'artistes se vendre directement sur la toile, ou proposer leur création librement sur la toile comme NiN (avec les albums Ghost I-IV ou The Slip), Marillion, sans oublier des dizaines d'artistes sur Jamendo, on se demande si les lobbys du disque ne seront pas les prochains dinosaures de l'économie à disparaître, suivant le principe on ne peut plus capitaliste : directement du producteur au consommateur.