Good Copy Bad Copy : un documentaire à voir.
Par Frederic Bezies le dimanche 14 septembre 2008, 16:07 - Crétineries humaines - Lien permanent
J'ai déjà posté sur mon blog "principal" des articles concernant la descendante de la loi DADVSI, alias Hadopi et son inutilité.
Mais il est très interressant de voir le documentaire danois (et anglophone) "Good Copy Bad Copy"
Récupérable depuis le site freetorrent.fr ou encore depuis le site de Ralamax production, il montre que le copyright est plus souvent une limitation qu'une protection pour les auteurs, aussi bien dans le domaine vidéo qu'audio.
Bien que le documentaire dure une heure environ, il est très intéressant. Il montre à quel point les lobbies de l'industrie de la culture sont en retard par rapport à la révolution numérique.
Parmis les points importants ? L'aveu du président de la MPAA sur l'impossibilité de détruire complètement le piratage sur internet.
Un autre point interessant est la déclaration d'une personne travaillant dans le domaine de l'industrie musicale qui détruit en une simple phrase toute l'argumentation du "piratage sur internet qui tue l'industrie musicale".
L'inadéquation pure et simple avec la dématérialisation de la musique et l'idée d'une rente constante avec la vente de galettes plastifiées. Et de l'erreur tragique de poursuivre les "pirates" qui sont aussi des clients comme les autres...
Les documentaires peuvent apparaître comme rébarbatif ou ennuyeux. Celui-ci non. Car il donne autant la parole aux personnes qui veulent une répression contre le piratage sur internet (ce qui est commercialement suicidaire) et les personnes plus pragmatiques qui montre que l'internet est une révolution dans l'histoire humaine récente.
Et que la Culture ne se limite pas au nombre d'albums, de livres ou de films vendus. Mais faire comprendre cela, c'est encore un travail de longue haleine...



Commentaires
Bon, là c'est mon côté parano qui va parler, mais bon, je suis persuadée qu'on ne laisse jamais faire des trucs sans raison. Si on laisse les P2P galoper comme des chevaux fous, c'est que certains doivent s'y retrouver : artistes, labels et tout le tintouin. Alors à quoi bon faire semblant et de battre ses petits poings rageurs contre la poitrine des "pirates" ? Et pourtant, je ne suis qu'une vieille ringarde qui ne télécharge plus depuis 3 ans et qui achète des CDs (!)Quand on a commencé à diffuser de la musique à la radio, c'était la mort annoncée du vinyle et de la K7 qui frise et se coince (un revival K7 super hype est en cours à ce que j'ai pu entendre). Et que dire des bibliothèques ? Des médiathèques ? Se pose t-on la question de l'impact de l'existence ces structures sur les achats de livres ? J'ai bien le sentiment qu'on ne se pose pas de questions du tout, en fait. Coller les gens en taule et faire la morale, il s'agit des seules réponses des pouvoirs publics face à l'accès-au non-accès- à la culture pour les plus pauvres d'entre nous.
Que dire de plus ? Que je suis entièrement d'accord ?
Et non, tu n'es pas paranoïaque ! :P