L'autre blog de Frederic Bezies

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vendredi 28 août 2009

Fermeture - définitive ? - de ce blog.

En septembre 2008, j'annonçais sur mon blog principal l'ouverture de ce blog. Près d'un an après, je me suis aperçu que ce n'était pas une aussi bonne idée. Donc à compter de ce billet, le blog ne sera plus alimenté.

Un facteur qui a joué : l'absence de mise à jour du logiciel à la base de ce blog depuis le mois de février dernier... :(

Salut. Et encore merci pour le poisson ;)

"La lamentation du prépuce" : ou comment régler ses comptes avec ses parents fondus de religion.

Shalom Auslander, un écrivain américain a vécu jusqu'à l'age adulte dans un milieu juif ultra-orthodoxe.

Dans son livre, "La lamentation du prépuce", il nous raconte par le menu la vie d'un garçon qui subit une vie noyée par les interdits : que ce soit ceux des aliments cashers - le chapitre sur le concours de bénédiction est un vrai délire digne de Kafka - ou les 37 activités interdites lors du Shabbat.

Il décrit aussi sa révolte constante contre l'Eternel, sa lutte constante pour plaire à ce dieu qui semble lui vouloir des crosses. Il raconte aussi par le menu toutes ses dérives : lecture de revue peu casher (pornographique pour tout dire), comment il consomme des aliments interdits, comment pour ne pas violer un des nombreux interdits du Shabbat, il parcourt plusieurs dizaines de kilomètres à pied.

Il montre aussi avec une écriture limpide et acide comment sa famille le rejette suite la circoncision trop précoce de son fils.

Bref, un bijou qui montre à quel point la religion prise au pied de la lettre peut ressembler à un asile psychiatrique...

mardi 25 août 2009

"Aion" : quand Dead Can Dance se plonge dans la musique médiévale.

"Aion", c'est l'album de Dead Can Dance sorti en 1990. Cinquième album du groupe, c'est celui qui est surement le plus médiéval, au sens noble du terme.

Dessus, on trouve des bijoux comme "Song Of The Sybil" (où la voix de Lisa Gerrard donne toute sa puissance et sa beauté), le sautillant "Saltarello" ou encore des pièces de maître comme "Black Sun" ou "Fortune Presents Gifts Not According To The Book" et ses cordes sautillantes.

L'ambiance joue tout sur la simplicité et un coté un peu éthéré, ce qui est agréable.

Que dire de plus ? Que même si ce n'est pas le chef d'oeuvre de Dead Can Dance (à mon humble avis, les chefs d'oeuvre sont à égalité "Within The Realm Of A Dying Sun" et "Into The Labyrinth"), c'est un album à écouter les yeux fermés pour en déguster toute la moëlle ;)

lundi 17 août 2009

Et si la musique française, c'était de la ***** en barre ?

C'est la constatation que je suis obligé de faire en regardant ma CDthèque... Grace à PriceMinister, je suis en train de compléter ma CDthèque d'albums dont j'ai découvert l'existence récemment grâce aux précieux conseils d'une amie proche.

Avant, je n'écoutais presque que de la bonne grosse daube commerciale francophone : Chimène Badi, Renaud, Michel Sardou. Et non, je n'ai jamais aimé le daubesque et surfait Jean-Philippe Smet dont la carrière aurait du s'arrêter en 1965 et non continuer tel un acharnement thérapeutique sur un mourant...

Lire la suite...

dimanche 16 août 2009

H2G2 : un bonheur de science fiction loufoque.

J'avoue que je n'ai lu que récemment l'excellent "Guide du routard galactique", du moins le premier tome de la trilogie en cinq volumes.

N'ayant pas vu le film, je n'avais entendu parler que partiellement de ce bijou de Douglas Adams. Prenez : un terrien, un habitant de Beltégeuse, un président galactique en fuite, un androïde souffrant de dépression, et vous obtenez le mélange le plus explosif en terme d'humour et de science fiction.

Les passages du guide sont succulents - surtout quand on décrit la race des Vogons - les personnages truculents. On ne sait jamais à quoi s'attendre. Si les Monty Pythons avaient écrit un livre, cela aurait été ce livre. Je ne suis pourtant pas un bon public pour le mélange science fiction plus comédie, mais j'ai été ravi du résultat.

Je pense lire la totalité de la saga. Prochain arrêt ? "Le dernier restaurant avant la fin du monde" ;)

samedi 15 août 2009

Petite ballade dans Biganos.

Hier soir, profitant de la fraîcheur qui régnait (enfin, la fraîcheur ?), je suis allé faire une ballade. Je suis passé par le Parc Lecoq et je suis allé ensuite au port de Biganos.

J'en ai profité pour faire quelques photos avec mon appareil photo numérique un peu vieux.

Ballade à Biganos

Et en utilisant Kdenlive, j'ai créé un petite vidéo. La musique est le titre "Un instant per sempre", du compositeur espagnol Roger Subirana.


Une ballade dans Biganos

Bon week-end à toutes et à tous

mercredi 12 août 2009

Ouverture d'un blog pour une amie artiste.

A l'association "L'Encrier" où je suis bénévole, une autre bénévole, Malorie est une spécialiste des crayonnés.

Après avoir abordé l'idée de faire connaître ses créations en dehors du cadre restreint de l'Encrier, j'ai ouvert un blog "galerie" à l'adresse http://maloriedubos.wordpress.com/

N'hésitez pas à lui laisser des commentaires ;)

mardi 11 août 2009

"Closer" : le testament de Ian Curtis.

Tout en rédigeant ce billet, j'écoute l'album "Closer" de Joy Division, deuxième et dernier opus. Il date de l'année de la mort de Ian Curtis, et est sorti de manière posthume.

Dès le premier titre, on sent une ambiance plus pesante que celle de "Unknown Pleasures" qui est pourtant lourde.

Le summum est atteint à mon avis avec le sublime "A Means To An End". Si le premier opus des créations de Joy Division est vraiment post-punk (on le sent franchement avec "Disorder"), celui-ci est un tournant plus "new wave" - (ou Cold Wave ?), avec une abondance de synthétiseurs, et un coté moins "désordonné" que le premier album.

J'avoue que des deux, Closer est celui que j'apprécie le moins, mais je pense que je changerais d'avis au bout d'une dizaine d'écoutes. Il est vrai que des bijoux comme "A Means To An End", "Colony" ou "Isolation" relève le niveau de l'album. C'est surtout le coté "testament" qui frappe à l'écoute.

Et quand on lit "A Means To An End", on ressent la phrase "I put my trust in you" : "j'ai déposé ma confiance en toi" comme une oraison funèbre.

Lourd, très lourd... Et que dire de "The Eternal"... Des frissons me passent dans la colonne vertébrale...

jeudi 6 août 2009

Un retour plus rapide que prévu.

J'avais l'intention au début de rester silencieux jusqu'à la mi-août, mais la volonté de communiquer l'a emporté. C'est pour cela que deux billets de "vacances" ont été publiés en plus de celui-ci. Cela s'explique aussi par d'autres facteurs, mais je les expliquerais plus longuement quand sera nécessaire.

En tout cas, je suis content de pouvoir à nouveau écrire car c'est pour moi nécessaire... Une sorte de "soupape de sécurité"... ;)

Billet de "vacances" numéro 2 : "Mirador" de Tarnation et "Wake", compilation de Dead Can Dance.

Grâce à PriceMinister, je suis en train de constituer une CDthèque variée, sur les conseils d'une amie proche.

Commençons par Paula Frazer et son groupe, "Tarnation". C'est un groupe qui mélange avec bonheur la country avec la pop, et parfois avec des très légers accents de jazz.

Mirador, sorti en 1997 à travers douze pistes (et une piste cachée) permet à la voix chaude et profonde de Paula Frazer qui envoute l'auditeur dès le premier titre.

A découvrir, ne serait-ce que par curiosité ou par envie de se décrasser un peu les oreilles.

Wake, c'est la compilation officielle en deux CDs du duo Lisa Gerrard et Brendan Perry. Je recopie ici une partie de l'article de Wikipedia, je sais c'est pas bien, mais cela décrit bien l'album en question.

Le premier CD correspond à la période 1984-1990 et aux cinq premiers albums du groupe. Le deuxième CD correspond aux années 1993-1998 et aux trois derniers albums du groupe et comprend l'inédit The Lotus Eaters qui n'était disponible que sur le coffret 1981-1998.

Sur le premier CD, on retrouve une grosse partie des pistes de "Within The Realm Of A Dying Sun" - dont j'avais parlé dans un autre billet. Avec le concert "Toward The Within", c'est le meilleur moyen - ou le plus facile - de découvrir l'oeuvre de ce duo mythique.

lundi 3 août 2009

Billet de "vacances" numéro 1 : "La formule préférée du professeur".

NB : article rédigé entre le 3 et 4 août 2009.

C'est le troisième - et surement pas le dernier - livre de Yoko Ogawa que j'ai lu. Dans ce roman de près de 250 pages, Yoko Ogawa nous plonge dans un monde typiquement "ogawa-ien".

Celui d'un professeur de mathématique étrange. Déjà qu'écrire un roman sur un professeur de mathématique est étrange, mais cela ne suffit pas à Yoko Ogawa. Elle rajoute une dose supplémentaire : cet homme, suite à un accident de la vie voit sa mémoire qui ne dépasse pas les 80 minutes avant que tout revienne à zéro. Une maladie bien étrange.

Entre ce professeur à la mémoire limitée qui passe sa vie depuis le milieu des années 1970 à ne pas se souvenir de plus de 80 minutes, et l'aide ménagère qui lui est attribuée pour les actes de la vie courante, une connexion se crée.

Au fil des pages, tout le talent de Yoko Ogawa apparait, quand elle mélange avec une certaine malice son style aux formules de mathématiques et aux amusements que l'on peut avoir quand on manipule les chiffres : nombres premiers, nombre amicaux, nombres parfaits, etc...

Mis à part les interminables - et barbants ? - apartés sur le Base-Ball, c'est un excellent roman de Yoko Ogawa. Sans oublier que c'est une histoire qui montre à quel point la mémoire est quelque chose de relatif...

dimanche 26 juillet 2009

Rendez-vous dans 3 semaines.

Le blog prendre ses quartiers d'été et ne sera pas alimenté durant les 3 prochaines semaines.

Rendez-vous mi-août.

Je passe en mode hibernation estivale.

dimanche 19 juillet 2009

"Après le tremblement de terre"... Quand Haruki Murakami se fait nouvelliste.

Etant allé à Neuilly-sur-Bassin...Arcachon récemment, j'ai fait un tour à la Librairie Générale. Et j'ai fait mon petit plein de littérature nippone, en m'achetant "Après le tremblement de terre" de Haruki Murakami et "La formule préférée du professeur" de Yôkô Ogawa.

C'est mon deuxième livre écrit par Haruki Murakami, et ce ne sera pas le dernier. J'avais déjà adoré la "Course au mouton sauvage".

Au travers de six nouvelles d'une vingtaine de pages chacune, Murakami trace le portrait de protagonistes parfois étrange - tout aussi étrange que certains personnages de sa "course au mouton sauvage", dont le seul dénominateur commun est d'avoir été touché à titre plus ou moins personnel par le tremblement de terre de Kobe de 1995.

Cet évènement majeur de la vie japonaise "récente" sera le point de départ qui transformera la vie des protaganistes ou de leur proches. Murakami avec son style si particulier nous plonge intensément dans chaque nouvelle destinée.

Ce qui est attirant, c'est aussi le titre parfois bizarre pour ne pas dire abscons des nouvelles : à quoi peut-on s'attendre avec des titres comme :

"Un ovni s'est posé à Kushiro"

ou encore :

"Tous les enfants de Dieu savent danser"

J'ai dévoré chacune des nouvelles, même si certaines m'ont laissé un peu sur ma faim. Du grand Murakami !

mardi 14 juillet 2009

Pour changer de la musique militaire du 14 juillet, un peu de Cocteau Twins.

En ayant ma claque de la musique militaire en ce jour de fête nationale française, j'ai voulu mettre une musique plus recherché et plus spirituelle.

C'est alors que Beatrix des Cocteau Twins m'est venu à l'esprit.


Cocteau Twins - Beatrix
C'est mieux que de la musique militaire, non ? ;)

"L'écume des jours"... Quand la passion vous consume.

Boris Vian - décédé il y a 50 ans, mort d'avoir trop soufflé dans sa trompette, déconseillé surtout quand on a un problème cardiaque - a écrit en 1946 un petit roman étrange, "L'écume des jours".

Ayant eu la chance de ne pas avoir à le lire lors de mon parcours scolaire, j'ai lu le livre sans aucun a priori.

Dans un monde étrange, d'amour, de violence et de passions, on suit six personnages principaux qui tous suivent leurs passions jusqu'à l'extrémité. Passion pour l'être aimé, passion pour la cuisine, passion pour un écrivain (Jean Sol Partre).

La violence et l'absurdité, ainsi qu'un constant travail sur les mots - avec des néologismes, des mots inventés, un travail d'orfèvre de Boris Vian - plonge le lecteur dans un monde où la perte de repères est complet.

On ne compte plus les moments durs dans le texte, ni les moments où l'absurde prend le dessus. Mais cet absurde est cohérent avec les personnages et ce qui les entoure.

Les clins d'oeils sont nombreux aux deux principales personnalités de Saint-Germain des Pré de l'après-guerre.

Comment nier que Jean Sol Partre n'est autre que Jean-Paul Sartre croqué par Boris Vian ? Et que la Duchesse de Bovouard n'est autre que Simone de Beauvoir ?

Dans ce livre, qui est une magnifique histoire d'amour, on voit comment la passion dévore les êtres, les poussant à une issue tragique.

Mais il est difficile de parler de ce livre sans trop spolier l'histoire. Et pour reprendre une partie d'une phrase de la préface écrite par Boris Vian :

"L'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée".

Et quelle imagination... :)

jeudi 9 juillet 2009

"Within The Realm Of A Dying Sun" - Dead Can Dance quasi-parfait.

C'est le troisième album, et c'est avec le live "Toward The Within" mon album préféré du duo Brendan Perry - Lisa Gerrard.

Album sombre, il contient des bijoux comme la première piste "Anywhere out of the world" qui plante le décor musical. Après un morceau plus instrumental, on attaque la partie "charnue" de l'album, avec trois morceaux de choix : "In the Wake Of Adversity" - "Xavier" - "Dawn of the Iconoclast".

Ensuite, la voix superbe de Lisa Gerrard prend le relai pour "Cantara" qui donne un côté mystique à l'album. Et que dire du "Summoning Of The Muse" et son ambiance de cathédrale ?

Si vous ne connaissez pas Dead Can Dance, mais que vous connaissez un peu Era, cet album devrait vous intéresser fortement. Et dire que cet album a déjà près de 22 ans, car il est sorti en... 1987 !

samedi 4 juillet 2009

La ballade du week-end : "Breathe" de Tryad.

Une jolie ballade d'un groupe international fondé via Internet, j'ai nommé Tryad - biographie sur last.fm - et le magnifique "Breathe".


Tryad - Breathe

Titre tiré de l'album "Listen", sorti en 2006... Album récupérable chez Jamendo, chez Altermusique..

dimanche 28 juin 2009

"Plaisirs Inconnus"... de la Division de la Joie ;)

Pour tout dire, c'est grâce à une connaissance qui m'a dit "je vais te déniaiser les oreilles" - enfin d'une manière un peu plus "crue" - en me prêtant son exemplaire d'Unknown Pleasures que j'ai découvert Joy Division.

L'album commence déjà fort avec "Disorder", mais le clou arrive avec "Day Of The Lords". J'ai eu le souffle coupé quand j'ai entendu ce titre, me demandant pourquoi je n'avais pas écouté l'album plus tôt.

Ensuite, j'avoue que mes morceaux préférés (mais difficile de battre "Day Of The Lords" sont "Insight", "Shadowplay" et surtout le "minimaliste" "I remember nothing".

Autant dire que cet album va se rajouter très vite à ma collection de CDs.

Après tout, découvrir Joy Division près de 30 ans après la mort de son chanteur, Ian Curtis, mieux vaut tard que jamais :)

Pour se réveiller de bon matin... "Anarchy in the UK" des "Sex Pistols".

1976... Une des premières apparitions des Sex Pistols...

A écouter à fond la caisse, en rythme... Et mieux ne vaut pas avoir de voisins cardiaques...


Sex Pistols - Anarchy In The UK (Broadcast Debut)

Pas à dire, mais après ces quatre minutes, on est plutôt réveillé, non ?

mercredi 24 juin 2009

"Au bonheur des ogres" de Daniel Pennac...

Ou la complainte du bouc émissaire parfait.

Dans ce court roman de Daniel Pennac (le premier d'une saga de cinq volumes), on fait la connaissance de Benjamin Malaussène, le bouc émissaire parfait, que la poisse semble poursuivre.

En effet dans le Magasin où il travaille, des explosions se produisent,et à chaque fois, il est présent... Ce qui fait de lui un suspect idéal, normal, car c'est le bouc émissaire de tout le monde...

C'est un summum de cynisme, de drôlerie, et de méchanceté de l'auteur envers ce personnage, quoique vu comme l'auteur s'acharne aussi sur Julius, chien du protagoniste...

A découvrir !

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