Privilégier l’offre locale, je veux bien. Mais dans le domaine du petit matériel informatique, c’est pas la peine !

J’écris ce billet avec les nerfs au bord de la rupture tellement je suis en colère et déçu. Déjà que je n’aime pas le début d’année, 2016 commence déjà à me courir sur le haricot. Outre un fait qui me concerne intimement et que je n’aborderais pas dans cet article, ce matin alors que je voulais allumer mon ordinateur (un vieux Compaq qui aura 6 ans en juillet prochain) je constate que rien ne s’affiche. Je pense d’abord à l’âge avancé de l’ordinateur qui a fait rendre l’âme à ses composants.

Devoir sortir 400€ pour un ordinateur flambant neuf, ça me facilite le transit, mais j’ai vraiment l’utilité d’un PC fixe.

Je vais donc à l’hypermarché à l’oiseau et son rayon PC fixe anorexique. Il doit y avoir 5 ou 6 unités centrales, une dizaine de portables, mais bien une vingtaines de tablettes tactiles. On voit déjà à quel point la fausse idée que l’avenir de l’informatique personnelle passe par les tablettes – symbole même du produit jetable – est ancrée dans les rayons.

Je vais donc du côté des pauvres PCs fixes qui doivent s’emmerder sévère, tous seuls dans leur coin, abandonnés de tous. Entre les machines handicapées équipées de processeurs AMD d’entrée de gamme potentiellement moins puissant que mon vieil Athlon X2-215 qui date de fin 2009. Sans oublier les machines équipées de disque dur de 500 Go, voire de 2 Go de mémoire vive. Bref, du grand foutage de tronche.

Je finis par trouver mon bonheur, mais c’est un Asus, au format mini-tour. Seul avantage ? C’est du Intel Core i3, avec 4 Go de mémoire extensible à 16. Mais vu le format, je crains la surchauffe, surtout avec des opérations comme la compilation d’une version de développement de Mozilla Firefox. Je passe donc mon tour.

Alors que je reviens, je me dis que je suis un imbécile fini. Et si c’était simplement l’écran qui avait décidé de prendre une retraite anticipée ?

Je débranche mon vieux téléviseur Toshiba (qui fait lui aussi 19 pouces), je le branche via le cable VGA, et miracle : je vois mon ordinateur démarrer et l’écran d’accueil de LightDM me demande de me connecter. Je pousse un énorme soupir de soulagement. Je n’aurais qu’à remplacer l’écran qui a décidé de me quitter. Au lieu de 400€, la douloureuse ne sera que de 80€ ou 85€.

Continuer la lecture de « Privilégier l’offre locale, je veux bien. Mais dans le domaine du petit matériel informatique, c’est pas la peine ! »

Bandcamp, un site qui respecte les revenus des artistes qui s’y présentent ?

J’ai remarqué une tendance lourde. De plus en plus d’artistes – qui utilisent les licences libres ou en « Tous Droits Réservés » – se présentent sur Bandcamp et proposent leur musique à l’écoute et à la vente.

Je me suis demandé : combien touche un artiste ou un groupe quand je lui achète son album ? Je vais prendre l’exemple de l’album « Crimson » de Hudson que j’ai acheté il y a une grosse semaine. Le digipack de toute beauté est proposé à 10$. En comptant les frais de port, ma « douloureuse » a été de 18$ (soit 14,37 €) pour un album qui serait de toute façon introuvable dans le commerce.

Bandcamp prélève 15% des sommes versées pour faire fonctionner l’infrastructure. Donc, sur les 18$ d’origine, cela représente : (18 * 15) / 100 = 2,7$.

Reste donc 15,3$. Paypal prélève par défaut 2,9% + 0,30$ par transaction. Ce qui nous donne le calcul suivant : ((15,3 * 2,9)/100) + 0,30 = 0,74$

Donc, sur les 18$ versés, 14,56$ reviendont à l’artiste pour faire l’envoi du digipack. Soit, 80,88% du total que j’ai versé à l’achat, en ayant en plus une version numérique qui commence au mp3 320…

Autant dire que l’artiste est vraiment gagnant dans l’histoire, car il serait étonnant de voir de tels gain pour les créateurs sur les plateformes classiques, et aussi pour les artistes passant par les majors du disque.

Et ne pensez pas qu’il n’y a que des illustres inconnus… Il y a aussi des artistes plus « connu » qui l’utilise… Par exemple,  une certaine « Coeur de Pirate » ! Pour info, son dernier album en version numérique coute 9$ canadien, soit 6,84€ (presque aussi cher que sur Amazon mp3) et que l’on peut l’avoir en mp3 320, en flac ou encore en ogg vorbis…

Maintenant, à vous de voir si vous pensez que ce site est une opportunité pour avoir de la musique pas trop chère et qui rémunère correctement les artistes 🙂

Pour vendre des disques quand on est issu de la star’ac, faut-il le faire à titre posthume ?

Il suffit de regarder les chiffres des ventes. Star’ac 5, « l’accident industriel » Magalie Vaé se plante en beauté… Avec seulement 15 000 exemplaires vendus durant le premier mois d’exploitation de son premier album.

Star’ac 6, Cyril Cinélu… Et comment Magalie Vaé eut sa revanche… Seulement 1650 exemplaires vendus en une semaine…

Star’ac 7, Quentin Mosimann. Première semaine : 11180 ventes. Pas mal. Deuxième semaine : 6059 ventes. Soit à peine 2000 albums de plus que Magalie Vaé… Mais certains annoncent que l’album serait disque d’or (75 000 exemplaires vendus ?)

Mais ce n’est rien en comparaison de l’album posthume de Gregory Lemarchal, vainqueur de la Star’ac 4 : 611 000 exemplaires vendus au deuxième semestre 2007 de « La voix d’un ange »…

Seule Nolwenn Leroy et Jenifer des deux premières star’ac pouvait se vanter de tels scores…

Alors, que souhaiter pour le gagnant ou la gagnante de la 8ième édition de la Star’ac ? De mourir vite pour vendre des albums à titre posthume ?!

Ce qui est plutôt triste à constater…