Bilan des prévisions pour 2017, deuxième point d’étape.

Oui, je sais, ce billet a été publié le 31 mai 2017. Or, j’avais promis que je ferai en juin 2017 un deuxième point d’étape pour mes prévisions 2017. Pour 24 heures d’avance, on ne va pas déféquer une horloge, non ? 🙂

Donc, en décembre 2016, je faisais ma « Germaine Soleil » (1913-1996) pour le monde des bisounours logiciels libres. Venons-en donc aux prédictions émises.

Sur les deux soeurs ennemies, même s’il a gelé en Enfer avec la sortie de la 6.0RC d’une de deux soeurs ennemies, je continue à ne pas être d’un optimisme fou pour les deux.

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Chose promise, chose due : faut savoir rester humble, les prédictions pour 2017 !

Nous sommes donc le 26 décembre 2016, et pour nombre de personnes c’est synonyme de consommation presque pathologique d’anti-nauséeux et d’antalgique pour calmer un duo mal de crâne et mal de bide niveau XXXL.

Voici donc mes prédictions pour l’année 2017, effectuée en écoutant l’excellent « The Promise » de Caitlin Grey.

Commençons par le sujet qui fâche, les espérances de vie des distributions GNU/Linux d’ici Noël 2017. Je pense que pour 2017, ce sera une année plus que tendue pour ne pas dire fatale pour les distributions suivantes :

  1. La Mageia Linux. Outre le fait que la migration vers Plasma 5.x ait été tendue du slip, le retard de la version 6.0 n’implique rien de bon. Et mes derniers tests ne m’encourage pas à être des plus optimistes.
  2. La OpenMandriva. La soeur ennemi de la Mageia bien que concentrée uniquement sur Plasma souffre de certains bugs comme l’a si bien expliqué Olivyeah sur son blog.
  3. La Trisquel qui prend un temps infini à sortir une version 8.0. Il y a bien eu une alpha non installable courant décembre 2016, mais vouloir à tout prix partir d’une base Ubuntu pour la libérer, c’est comme vouloir greffer une tête de mouton sur un corps de yak… Ça ne tient pas le choc sur le long terme.

J’aurais pu rajouter la Devuan mais je ne veux pas m’acharner sur le fork technico-idéologique de la Debian.

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En vrac’ mercurien.

Un rapide en vrac’ mixte de milieu de semaine. Court comme à chaque fois, désolé 🙁

Commençons par le logiciel libre :

Côté musique et livre ?

Voila, c’est tout pour aujourd’hui et bonne journée.

En vrac’ rapide et libre en ce jour de Mercure.

Oui, j’ai voulu faire un peu de culture (en un seul tenant) avec le titre du billet.  Donc, un petit en vrac’ rapide et libre consacré au logiciel libre et apparentés.

Je vous laisse, je retourne travailler sur un projet scriptural qui devrait être auto-édité d’ici… un an 😀

BLAG Linux 200000 : un point rapide à trois semaine de la sortie de la version finale.

Dans le petit monde des distributions GNU/Linux reconnues comme libres par la Free Software Foundation, il n’y a pas grand chose de vraiment utilisable au quotidien.

En dehors des Parabola GNU/Linux (une archlinux liberée) et Trisquel (une ubuntu libérée), le reste est plus folklorique qu’autre chose. Je me tairais pas simple charité en ce qui concerne la gNewSense ou encore la Dragora GNU/Linux.

Dans un article assez récent, j’ai parlé de la fin de vie de la GDNewHat car la BLAG (pour Brixton Linux Action Group) Linux reprenait du service.

J’ai parlé de la BLAG Linux 200000 (basée sur la Fedora Linux 20) en mai 2014. Le test à l’époque se basait sur l’ISO de la version Mate. Les dépots n’avaient pas été encore activés à l’époque.

Or, avec l’arrivée de la Blag Linux 200000 pour le 22 octobre (dixit l’outil de suivi), j’en ai déduit que les dépots étaient fonctionnels. Le projet doit être quand même bien avancé, même s’il manque encore un peu de polissage et de finition graphique.

Pour varier les plaisirs, j’ai pris l’ISO de la version pre-alpha avec Gnome. J’ai créé une machine virtuelle qemu et j’y ai lancé l’ISO. Après le démarrage, c’est Gnome 3.10 qui nous accueille. Logique, c’est la version officielle de la Fedora Linux 20 à sa sortie.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk-blag.img 128G
Formatting 'disk-blag.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk-blag.img -cdrom BLAG200000-Live-CD-GNOME-Pre-Alpha-x86_64.iso -boot order=cd &

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Ah, la complexe généalogie des distributions GNU/Linux… :)

S’il y a bien un sujet non technique qui est d’une complexité assez importante dans le petit monde des distributions GNU/Linux, c’est leur généalogie.

Autant dans le monde privateur, c’est assez simple. Par exemple, pour Microsoft : Windows 8.1 est le « fils » de Windows 8, lui même « fils » de Windows 7, qui est « fils » de Vista, « fils » de XP, « fils » de 2000 Professionnel, « fils » de NT4, « fils » de NT 3.5x, lointain parent des premiers OS/2 co-développé avec IBM.

Pour Apple c’est simple : Tous les versions OS-X descendent les unes des autres, la première version étant un lointaine descendante de NeXTStep.

Mais si on regarde les distributions GNU/Linux, c’est moins simple. Prenons l’une des familles les plus representée, celle des paquets deb.

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gNewSense, la distribution GNU/Linux 100% libre qui jette l’opprobre sur le reste de ses consoeurs ?

Utiliser une distribution GNU/Linux 100% libre étant l’idéal du libriste barbu qui se parfume au patchouli, donc celui de la Free Software Foundation. Et il n’y a pas franchement beaucoup de choix.

Entre la Trisquel GNU/Linux 6.0 LTS qui est sortie avec beaucoup de retard, et un bilan peu appetissant si on veut une distribution libre qui ne sente pas le faisandé, comme je le disais en octobre 2012, il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent, mis à part la Parabola GNU/Linux qui est une Archlinux à la sauce libre, ou la Debian GNU/Linux Wheezy qui est 100% libre ou presque dès le départ.

La sortie de la première béta de la gNewSense 3, qui historiquement est une des premières distributions se voulant libre ne risque pas d’améliorer l’image des distributions 100% libre.

Elle est basée – est-ce liée à des problèmes d’ordre pratique ? – sur la Debian GNU/linux Squeeze, oui, la Debian GNU/linux sortie en Février 2011 !

J’ai donc récupérer l’ISO LiveCD pour pouvoir l’installer rapidement de la version 32 bits de la distribution gNewSense 3 beta 1. En effet, il n’y a pas d’ISO 64 bits disponible en pour le moment, dixit l’annonce officielle. Et pour gagner du temps, je suis passé par le réseau des tipiak, BitTorrent.

Ensuite, j’ai utilisé une machine virtuelle VirtualBox pour voir à quoi ressemble la distribution gNewSense 3 au niveau de cette première béta.

J’ai choisi l’option « Gui Install » qui permet d’utiliser l’installateur de la Debian GNU/Linux Squeeze. Donc simple et efficace.

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Trisquel GNU/linux 6 : une distribution qui se veut libre doit-elle être en partie obsolète ?

En septembre 2011, je parlais avec plaisir de la Trisquel GNU/Linux 5.0, basée à l’époque sur la Ubuntu Natty Narwhal alias Ubuntu 11.04. Après une longue attente, la version 6.0 de la Trisquel GNU/Linux est disponible, et se base sur la Ubuntu 12.04.x LTS.

J’ai donc récupéré l’ISO en version 64 bits :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://cdimage.trisquel.info/trisquel-images/trisquel_6.0_amd64.iso
–2013-03-12 18:09:15– http://cdimage.trisquel.info/trisquel-images/trisquel_6.0_amd64.iso
Résolution de cdimage.trisquel.info (cdimage.trisquel.info)… 91.121.223.90
Connexion vers cdimage.trisquel.info (cdimage.trisquel.info)|91.121.223.90|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 729808896 (696M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : «trisquel_6.0_amd64.iso»

100%[======================================>] 729 808 896 914KB/s ds 7m 50s

2013-03-12 18:17:05 (1,48 MB/s) – «trisquel_6.0_amd64.iso» sauvegardé [729808896/729808896]

Puis, j’ai lancé une machine virtuelle Qemu pour installer la distribution et voir ce qu’elle propose.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom trisquel_6.0_amd64.iso -boot order=cd &

Il faut noter que la version live n’est disponible qu’en anglais ou en espagnol. il faut vraiment fouiller pour avoir une version ISO multilinguales, car elle ne sont pas affichées par défaut.

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Les distributions GNU/Linux pour puriste : quel bilan actuellement ? Ultime partie.

Après la Blag Linux et la Dragora Linux, la gNewSense et la Parabola GNU/Linux, passons à la fin de la liste. Note : les captures d’écrans et vidéos ont été effectuées les 30 et 31 octobre. Ben ouais, j’aime dormir la nuit 😉

Et on commence avec du lourd. La Trisquel GNU/Linux qui est actuellement en version 5.5. Basée sur Ubuntu, la dernière fois que j’en ai parlé, c’était à l’époque de la sortie de la 5.0, et j’avais été assez agréablement surpris par la qualité de l’ensemble. J’ai récupéré l’image multilingue pour avoir directement l’OS en français dès le premier démarrage.

D’ailleurs, le système semble prendre ses aises, avec 6,6 Go demandés à l’installation. Il faut préciser que toutes les traductions supportées sont installées. Donc que l’on peut gagner pas mal de place en virant les traductions inutilisées.

La 5.5 est affublée de l’acronyme STS, qui signifie : Short Term Support, donc une version support court terme. Elle se base sur la Ubuntu 11.10.

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Les distributions GNU/Linux pour puristes : quel bilan actuellement ? Première partie.

Pour les barbus de chez barbus, les puristes de chez les puristes, il ne faut utiliser aucun logiciel non libre. Le saint Graal des puristes. Ayant pris la liste des distributions officiellement déclarées « compatibles » avec les idéaux de la Free Software Foundation, je n’ai conservé que celle qui ont pour but d’être aussi neutre que possible sur le plan de l’utilisation qu’on peut en faire.

J’ai donc pris par ordre alphabétique :

  1. La Blag Linux
  2. La Dragora
  3. La gNewSense
  4. La Parabola GNU/Linux
  5. La Trisquel
  6. La Ututo
  7. La Venenux

Dans cette première partie, je vais parler de la Blag Linux et de la Dragora Linux. Pour chacune d’entre elle, j’ai récupéré, si c’est possible, la version 64 bits. Et chacune dans une machine virtuelle qemu, en recyclant le disque dur virtuel utilisé.

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En vrac’ rapide et libre.

Comme j’ai un manque d’envie en ce moment coté article de fond sur le logiciel libre, voici un petit en vrac’ pour compenser.

Bon, c’est tout pour aujourd’hui. Je retourne à ma kindle, objet honni par certains libristes qui seraient comme des végétariens se léchant les babines devant un steak saignant

La Trisquel GNU/Linux 5.0 : nouvelle version de la Ubuntu libérée.

J’avoue que parmi les distributions linux qui se veulent 100% libre, la Trisquel GNU/Linux est une de mes favorites, ne serait-ce que pour sa facilité d’utilisation et d’installation. J’avais parlé de sa précédente version stable il y a 6 mois de cela. La version 5.0 est sortie pour le Software Freedom Day, le 17 septembre.

Au menu, un noyau linux libre 2.6.38, Gnome 2.32 et LibreOffice 3.3.3. Mais trève de blabla, voyons ce que cette version a dans le ventre mis à part cela.

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Trisquel GNU/Linux 4.5 : le retour d’une ubuntu libérée :D

Trisquel GNU/Linux, c’est Ubuntu sans les quelques logiciels propriétaires (spécialement les blobs) ou une interface faîte maison. Bref, de quoi avoir Ubuntu« >Ubuntu avec les avantages sans les inconvénients. J’avais parlé – et franchement apprécié – la version 4.0 il y a quelques mois.

L’annonce de la version Release Candidate de la version 4.5 est l’occasion de jauger les progrès effectués. Comme sa base, la Ubuntu 10.10, cette version ne sera supportée que durant 18 mois, au lieu des 3 ans de la version 4.0 de la Trisquel.

J’ai donc appellé mon ami wget :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://cdimage.trisquel.info/trisquel-images/trisquel_4.5_amd64.iso
–2011-03-19 12:21:13– http://cdimage.trisquel.info/trisquel-images/trisquel_4.5_amd64.iso
Résolution de cdimage.trisquel.info… 94.23.219.28
Connexion vers cdimage.trisquel.info|94.23.219.28|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 730857472 (697M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : «trisquel_4.5_amd64.iso»

100%[======================================>] 730 857 472 2,11M/s ds 5m 36s

2011-03-19 12:26:49 (2,08 MB/s) – «trisquel_4.5_amd64.iso» sauvegardé [730857472/730857472]

J’ai ensuite utilisé l’environnement de test habituel, 2 GiO de mémoire, 32 GiO de disque, avec qemu-kvm.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=0 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom trisquel_4.5_amd64.iso -boot cd &

J’ai demandé le lancement de l’installation dès le départ. L’installateur en question étant celui de la version 10.10 d’Ubuntu, base de cette version de Trisquel. La première chose qu’on note, c’est un fond d’écran plus pastel, moins agressif à l’oeil.

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Parabola GNU/Linux : une archlinux libérée, enfin, si on veut ;)

Parabola GNU/Linux, c’est un peu ce qu’est la Trisquel pour Ubuntu : une version utilisant le noyau linux-libre et quasi-exclusivement des logiciels libres. Pour le quasi, la raison est donnée un peu plus loin dans l’article 😉

J’ai donc récupéré l’image ISO de la version « core » datant de début octobre. Il faut savoir que les dépôts de la Parabola sont assez lents 🙁

fred@frugalware:~/download/ISO à tester$ wget -c http://repo.parabolagnulinux.org/isos/x86_64/parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso
–2010-10-15 13:22:58– http://repo.parabolagnulinux.org/isos/x86_64/parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso
Résolution de repo.parabolagnulinux.org (repo.parabolagnulinux.org)… 69.163.153.218
Connexion vers repo.parabolagnulinux.org (repo.parabolagnulinux.org)|69.163.153.218|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 341835776 (326M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso»

100%[======================================>] 341 835 776 68,3K/s ds 35m 39s

2010-10-15 13:58:37 (156 KB/s) – «parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso» sauvegardé [341835776/341835776]

Et ensuite, j’ai lancé la machine virtuelle habituelle : 1,5 GiO de mémoire vive, 32 GiO de disque.


fred@frugalware:~/download/ISO à tester$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
fred@frugalware:~/download/ISO à tester$ kvm64 -hda disk.img -cdrom parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso -boot d &

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Adoption de Trisquel 4.0.1 pour mon PC portable ;)

J’avais, hier, testé rapidement la Trisquel GNU/Linux 4.0 dans une machine virtuelle kvm.

Je suis passé à la vitesse supérieure, en l’installant sur mon PC portable, un Acer 5520 vieux de 2 ans et demi.

Voici donc quelques captures d’écrans de la distribution installé, en notant au passage que c’est désormais Gnash 0.8.8 qui est proposé…

Le seul gros hic avec le noyau fourni avec cette version de la distribution, c’est qu’il fait pêter un cable au circuit wifi au bout d’une heure d’utilisation 🙁

L’autre problème est que l’affichage est brouillé, à cause d’un mauvais support du code du pilote NouVeau… Je suis obligé de rajouter « nomodeset » à la ligne contenant kernel dans le fichier /boot/grub/grub.cfg

En tout cas, j’ai réalisé un vieux souhait : un pc ne tournant que grace à du code libre 😉