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La Sirène : un livre sans queue ni tête ?!

Je viens de finir « La Sirène » de Camilla Läckberg, et je dois dire que je suis déçu au plus haut point.

Non seulement le dénouement est rocambolesque et on a l’impression que Camilla Läckberg cherchait à trouver une fin pour se débarasser du texte, mais les stéréotypes des personnages est poussé à l’extrème, rendant l’histoire ennuyeuse comme la pluie à lire.

Bertil Melberg toujours autant à coté de la plaque, profiteur, ramenant tout à lui, Erica enceinte de jumeaux qui nous la joue Lara Croft par moment, un roman qui fait penser dans sa structure à un mélange du « Tailleur de Pierre » et de « L’enfant allemand » pour l’intrigue qui coupe régulièrement l’enquête.

En ce qui me concerne, c’est le dernier Camilla Läckberg, et il ne vaut pas les 17,99 € en version électronique, et encore moins les 23,50 € de la version papier. Si vous pouvez l’emprunter en bibliothèque, faites-le, car il est vraiment très moyen…

Et mieux vaut dépenser l’argent économisé ainsi dans quelque chose de plus utile, de la nourriture par exemple !

Flétrissure, un polar qui porte bien son nom.

Hier soir, alors que l’orage grondait, j’ai terminé le roman policier de Nele Neuhaus, « Flétrissure », parue aux éditions « Actes Sud » en 2011.

Le quatrième de couverture est suffisament intrigant pour donner envie de s’y plonger :

Samuel Goldberg, un vieil homme respecté et influent, est assassiné dans sa riche demeure francfortoise. Fait troublant : l’autopsie révèle que Goldberg, un rescapé de la Shoah, présentait sur le bras des traces du Blutgruppentätowierung, le tatouage que portaient les membres de la Waffen ss de leur propre groupe sanguin… Bientôt les meurtres se succèdent. Chargés de l’enquête, le très distingué commissaire Oliver von Bodenstein et la très prosaïque Pia Kirchhoff comprennent que les victimes partageaient un terrible secret.

Hors de prix en version numérique (17,99 € alors que la version papier est à 21,75 €), je l’ai emprunté à ma bibliothèque municipale.

Nele Neuhaus nous parle d’un épisode peu connu du deuxième conflit mondial, l’exode des populations est-allemande, celles qui vivaient en Prusse Orientale notamment.

Et les personnages de la haute société, coeur de ce roman, sont plus pourris les uns que les autres, les secrets de familles, les morts macabres qui s’ammoncèlent laisse une drôle d’impression.

Par moment un peu fouilli, l’intrigue est très complexe et passionnante pour peu qu’on s’aménage des pauses à chaque chapître de cette enquête qui se déroule durant deux longues semaines…

Vous reprendrez bien une petite dose de « Cyanure » ?

Je suis pas trop roman policier, mais je dois dire que je suis tombé sur un petit bijou hier, un roman de la suédoise Camilla Läckberg, « Cyanure ».

Publié aux éditions Actes Sud, c’est encore une digne représentante de l’école du policier suédois, qui a donné la célèbre trilogie Millenium.

Dans un cadre digne d’une tragédie classique (unité de lieu, de temps et d’action), Camilla Läckberg nous régale avec un drame qui se passe dans un cadre familial cossu.

Pour résumer l’intrigue, rien ne vaut ce résumé trouvé sur la fiche de la FNAC :

Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l’île de Valö pour une réunion de famille juste avant Noël. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un magnat industriel, meurt étouffé, juste après avoir annoncé à ses enfants qu’il les a déshérités. Martin se rend vite compte qu’il a été assassiné au cyanure. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Offrant une pause à Erica Falck, Camilla Läckberg tisse un polar familial délicieusement empoisonné.

Une longue nouvelle de 150 pages, mais l’intrigue est bien ficelée. Je ne regrette pas l’achat, et si vous voulez découvrir Camilla Läckberg, c’est une bonne introduction.

« La voix » : un polar qui vient du froid.

Etant allé sur Pessac la semaine dernière, je suis passé à la librairie « Encre Blanche« .

Sur les conseils de la personne qui tient la librairie, j’ai acheté le roman policier « La voix » de l’islandais Aranaldur Indridason. L’action se passe dans un hôtel de Reykjavik, la semaine de noël.

Le portier, qui est aussi le père noël de l’hôtel est retrouvé assassiné dans sa loge et dans une bien fâcheuse posture : le pantalon sur les chevilles avec une capote placée à l’endroit stratégique.

Je ne suis pas un grand amateur de polar, mais j’ai aimé voir le coté « sombre » de la société islandaise, et aussi la mécanique qui se met en place au fil des chapitres, qui ne manque pas de surprendre (de manière agréable) le lecteur. Sans oublier que quelques ressorts psychologiques qui intéragissent entre la victime (et son histoire) avec l’enquêteur, Erlendur Sveinsson.

J’ai vraiment aimé, et apparemment, c’est le troisième volet des aventures de cet inspecteur. Autant qu’il y a de fortes chances que je me procure les deux autres tomes.

A découvrir si on veut lire du policier de qualité !

« Les amants du Spoutnik » : le triangle amoureux selon Murakami

Ce court roman d’Haruki Murakami nous plonge dans son monde qui flirte entre le normal et le fantastique.

Dans ce roman, Haruki Murakami met en place un triangle amoureux : deux femmes et un homme. Cependant, ce n’est pas le triangle amoureux auquel on s’attendrait au premier abord, citons en partie le résumé en quatrième de couverture :

K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n’a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravite sur l’orbite de la solitude. Jusqu’au jour où Sumire disparaît…

Cependant, j’avoue que je n’ai pas vraiment accroché à cet opus des oeuvres de Haruki Murakami.

Alors que j’avais bien aimé le recueil « Après le tremblement de terre » ou encore le roman « Le passage de la nuit« , j’avoue que les « amants » m’ont laissé sur ma faim, surtout la fin qui semble être une volonté de l’auteur de se « débarrasser » d’un roman qu’il ne savait pas comment terminer.

Dommage :(