Un aperçu de Mozilla Firefox 33, 34 et 35 ?

Alors que Mozilla Firefox 32 vient de sortir, les versions bétas, aurora et nightlies ont pris du galon, passant respectivement en version 33, 34 et 35.

Outre le fait que l’arrivée des tuiles sponsorisées a fait coulé pas mal d’encre électronique, l’article de NextInpact étant un des moins racoleurs que j’ai pu lire et non, je ne donnerai pas le nom du site que je considère comme étant le champion dans ce domaine, j’ai eu envie de vous montrer en vidéo les changements visuels que l’internaute utilisant Mozilla Firefox pourra constater dans les mois à venir.

En effet, en suivant le cycle de 6 semaines, on peut estimer que Mozilla Firefox 33 sortira vers le 14 octobre 2014, Mozilla Firefox 34 vers le 25 novembre 2014, et Mozilla Firefox 35 vers le 6 janvier 2015.

Suivez le guide et vous verrez ce que vous réserve Mozilla Firefox dans les mois à venir.

J’ai essayé d’être aussi complet que possible sur des changements auquel je ne fais vraiment plus attention. Pour tout dire, je n’ai jamais utilisé chez moi de versions stables de Mozilla Firefox et ce depuis qu’il s’appelait Phoenix 0.1, en septembre 2002… 12 ans déjà !

Une lame de fond de rationalisation dans le petit monde des navigateurs web ?

L’info est presque passée inaperçue, mais le projet Camino, un navigateur pour Apple MacOS-X et qui prenait comme base le moteur de rendu de Mozilla Firefox a été arrêté fin mai 2013.

J’avais jadis utilisé une des premières versions quasiment finale de ce navigateur, en décembre 2005.

Il prenait le moteur de rendu de Mozilla Firefox de l’époque (donc de Mozilla 2.0.0.x à l’époque) en proposant une interface en Cocoa pour qu’elle soit plus jolie à l’affichage. Avec Camino, c’est un peu de diversité qui disparait, et en cela, c’est un autre exemple de la rationalisation croissante du marché des navigateurs annoncées avec l’abandon du moteur de rendu Presto par Opera pour prendre le moteur « nouvelle génération » de Chromium, Blink. Même si les retours sur la première béta, donc loin d’être finalisée, d’Opera 15 ne sont pas très positifs pour les utilisateurs de longue date du navigateur norvégien.

J’avais déjà évoqué dans un billet en février 2013 le retour à 2002 en terme de variété de navigateurs.

Et il faut être réaliste. Il ne reste plus qu’un trio de moteurs de rendu : Trident (Internet Explorer), Webkit / Blink (Safari, Chrom(ium)e, Opera, Midori, Epiphany, Rekonq, uzbl, iCab, Omniweb), Gecko (Mozilla Firefox).

Il ne faut pas oublier la tripotée de pseudo-navigateurs sous MS Windows comme Avant Browser, Maxthon, Slim Browser, etc… Qui n’apporte aucune réelle diversité, un peu à l’image des MVNOs pour la téléphonie mobile qui ne sont que des loueurs de matériels du quatuor Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free Mobile (même si Free Mobile ne supporte aucun MVNOs).

Du côté des développeurs de sites, ce doit être agréable, mais cela risque de développer une nouvelle forme de monoculture, remplaçant celle du « Internet Explorer uniquement » au « Webkit uniquement ». Ce qui au final n’est pas forcément mieux 🙁

Cf le coup de gueule de Daniel Glazmann en ce qui concerne le web mobile, qui date de 2012 et qui est toujours d’actualité…

Maintenant qu’Acid3 est de l’histoire ancienne, vive la branlette de neurones avec html5test ! Deuxième partie.

Pour la suite des réjouissances concernant le test html5, j’ai utilisé – du moins les navigateurs qui ont voulu se lancer – Internet Explorer 9, Opera et Safari.

Commençons par le navigateur internet proposé par défaut avec Microsoft Windows 7 quand il est mis à jour, à savoir Internet Explorer 9. Et les résultats sont faibles, cependant plus important que ceux de Konqueror 4.7.

Le navigateur de Microsoft arrive quand même à 141 points sur 450. Soit 31,33% de réussite. N’ayant plus l’image ISO de la version Developper Preview de Windows 8, je ne saurais donner le score de la pré-version d’Internet Explorer 10.

Passons maintenant au scandinave Opera. Avec sa version 11.51, Opera se hisse dans la cours des grands. Il affiche un très beau score de 286 points. Un taux de réussite de 63,55%.

Ce qui le place juste derrière Midori si on prend en compte l’ensemble des navigateurs sur les deux articles.

Quant à Safari, j’aurais bien voulu qu’il se lance. Malgré plusieurs tentatives, la version 5.1 du navigateur d’Apple a refusé obstinément à pointer le bout de son nez. Si on en croit les résultats récapitulatifs, il arrive à 293 points.

Donc, si on prend le top 5 de tous les navigateurs internet listés, on a :

  1. Chromium 16 avec 342/450
  2. Mozilla Firefox 9.0alpha avec 314/450
  3. Epiphany 3.1.91.1 avec 294/450
  4. Midori 0.4.0 avec 289/450
  5. Opera 11.51 avec 286/450

Maintenant, on verra d’ici un petit trimestre comment évolue ce top 5.

Arrivée de TraceMonkey dans Minefield en 64 bits !

Ce moteur de compilation jit du langage javascript intégré dans Mozilla Firefox depuis sa version 3.5 n’existe pas pour les versions 64 bits (linux et MacOS-X, quand à Windows 64bits, je ne saurais dire) du navigateur.

Cependant, en lisant ce billet dans mon agrégateur de flux j’ai appris que le moteur de compilation est enfin activé. Mais uniquement dans le code du tronc, qui donnera le successeur de Namoroka (alias Mozilla Firefox 3.6) et donc qui ne sortira que d’ici un gros semestre et demi, si on en croit la feuille de route prévisionnelle :

  • Mozilla Firefox 3.6 alias Namoroka : fin 2009
  • Mozilla Firefox 3.7 alias ? : D’ici juin 2010
  • Mozilla Firefox 4.0 alias ? : D’ici fin 2010

Il a d’abord été intégré dans la branche tracemonkey, et un peu plus récemment dans le code même du tronc qui donnera Mozilla Firefox 3.7, si on en croit ce rapport d’ajout de code.

Bref, le moteur de compilation du javascript de Mozilla Firefox pour les versions 64 bits du logiciel (même s’il n’y a pas de version officielle, sauf celle des distributions linux en version 64 bits) profiteront d’une version dopée du rendu javascript comme c’est déjà le cas pour les version 32 bits (Windows, linux, MacOS-X et compagnie).

Ayant mis à jour ma copie du code source du tronc, j’ai lancé une compilation avec le .mozconfig suivant :


export AUTOCONF=autoconf-2.13
. $topsrcdir/browser/config/mozconfig
mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/../objdir-fx
ac_add_options --enable-optimize
ac_add_options --disable-debug
ac_add_options --disable-tests

Après, il faut attendre 45 minutes après avoir entré la commande « magique » : make -f client.mk build

Pour comparer, j’ai pris une compilation plus ancienne – en 64 bits – de Minefield qui n’a pas TraceMonkey activé. On peut trouver la dite compilation à l’adresse :

http://ftp.mozilla.org/pub/mozilla.org/firefox/nightly/2009-09-16-03-mozilla-central/

Adresse qui ne sera surement plus valide d’ici le mois d’octobre 2009, cependant.

Pour voir le gain de vitesse apporté par le moteur de compilation, je me base sur le site de test SunSpider, sur celui de Celtic Kane.

Pour SunSpider :

Sans TraceMonkey : 5944 ms.

Avec TraceMonkey : 2860 ms… Soit environ 51,88% plus rapide… C’est pas si mal 😉

Pour Celtic Kane :

Sans TraceMonkey : 547

Avec TraceMonkey : 488 ; soit environ 10,94% plus rapide.

Je pense faire un prochain test avec le moteur webkit (via Arora) et avec la version 10 d’Opera en 64 bits aussi.