En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

  • J’ai toujours apprécié le mélange metal et chant clair féminin. Un exemple réussi de cette collaboration ? Le deuxième album des Neverlight, « Nova Red ».
  • Découvert via le réseau à l’oiseau bleu, le groupe de pop-rock nord-américain Laini and the Wildfire. Dommage que le groupe n’envoie des versions physiques de son premier EP qu’à l’intérieur des États-Unis 🙁

Bon week-end !

Si la blogosphère francophone est en train de mourir, c’est à cause des articles de complaisance.

Outre le fait qu’il y a de moins en moins de blogueurs et de blogueuses sur la toile qui tiennent le choc sur la durée, il y a un fléau qui frappe de plus en plus : les articles de complaisance. Dans un langage plus fleuri, le léchage de popotin pour des produits qui ont toutes les qualités et aucun défaut 🙂

D’ailleurs, quand je vois ce genre d’article, ce titre de Nine Inch Nails sorti sur l’excellent « The Downward Spiral » en 1994 me vient à l’esprit :

À la source des articles de complaisance, on retrouve le service presse : « envoi des ouvrages d’une maison d’édition aux journalistes » (dixit reverso.net). On peut l’étendre aux blogueurs et blogueuses de nos jours.

Je tiens à préciser qu’accepter les services de presse ne veut pas dire qu’on perd toute forme de neutralité, mais j’arrive à penser – est-ce mon esprit mal placé ? – qu’on a moins tendance à être méchant avec un article gratuit (album ou livre) que pour un article qu’on a payé. Peut-être est-ce faux ?

C’est le principe du « Qui mordrait la main qui vous nourrit ? » que j’invoque ici.

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En vrac’ rapide, spécial « #méchantfred ».

Une fois n’est pas coutume, un en vrac’ spécialisé dans ce que j’ai pu voir de pire dans les derniers jours, tous domaines confondus. Préparez la serpillère, je sors la hache à double tranchant.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui.

Les distributions GNU/Linux qui nous ont quittés cette année.

Les distributions GNU/Linux sont comme les êtres vivants : elles naissent, se développent et puis disparaissent.

En 2012, en dehors de l’acharnement thérapeutique sur certaines (dont une qui commence par « man » et finit par « driva »), certaines distributions nous ont quitté. Pas les plus connues, mais certaines qui avaient du potentiel.

Je prends pour exemple la Yoper Linux. Il y a 19 mois, je parlais de l’une des dernières versions sorties, la 2010.

Partant d’une nouvelle base, mais s’inspirant des grands noms de l’époque (ArchLinux, ArkLinux, Fedora, Gentoo) elle se voulait optimisée pour les architectures 32 bits.

Mais, après plus d’un an sans la moindre annonce de sortie, la nouvelle est tombée comme un couperet, début novembre 2012 :

After effectively 1 year of inactivity and no interest to maintain a Linux distribution on my end I’m preparing to close down the Yoper Linux resources that I’m hosting and paying the bills for.

I had a very interesting time maintaining this project and I’ve enjoyed it very much. Many of the reasons of running your own distribution are gone, with many of the ideas introduced via Yoper now incorporated via mainstream linux distributions. Linux is as big a part of my life as ever, just that I don’t feel the need any more to run my own Linux desktop distribution. The Linux desktop has come a long way and it does what I need to do in pretty much any major Linux distribution.

Ce que l’on peut traduire par :

Après effectivement 1 an d’inactivité et aucun intérêt à maintenir une distribution Linux par moi même, je me prépare à interrompre l’hébergement des ressources Yoper Linux dont je paye les factures.

J’ai passé et beaucoup apprécié le temps passé à maintenir ce projet. Bon nombre des raisons qui m’ont amené à créer ma propre distribution ont disparu, la plupart des idées introduites par Yoper étant maintenant incorporées dans les distributions Linux grand public. Linux est aussi grande partie de ma vie que jamais, c’est juste que je ne ressens pas le besoin de plus de courir ma propre distribution Linux de bureau. Le bureau Linux a parcouru un long chemin et ce dont j’ai besoin se trouve dans n’importe quelle distribution Linux majeure.

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Vieux geek, épisode 8 : quand les Network Computers étaient l’avenir du PC.

Avec la mode des tablettes tactiles, on parle de nouveau de la fin des PC. En tant que vieux geek, cela m’a parlé. Et m’a fait me souvenir d’une révolution avortée : celle des Network Computer.

Depuis 1981, date du premier PC et 1996, les capacités ont explosées : En l’espace de 15 ans, les processeurs ont vu leur vitesse multipliée par 20 voire 25. La capacité de mémoire vive multipliée par 1000. La capacité de stockage multiplié par 50 à 60. Autant dire qu’aucune industrie n’avait connue une telle croissance. Mais les machines restaient chères. Et en 1996, une toute fraîche nouveauté chamboule tout, c’est l’internet.

Un des grands noms de l’industrie, Oracle s’allie avec IBM, Apple, Sun et quelques autres pour proposer un retour aux sources : un ordinateur le plus simple possible, qui ne fonctionnerait que grâce et au travers du réseau. Et si possible, sans aucune capacité de stockage, en clair, un bête écran avec un clavier et une souris, branché sur un boîtier réduit au strict minimum. Bref, une machine ne fonctionnant qu’en réseau, le Network Computer.

D’ailleurs, en 1995, Larry Ellison, un des porteurs du projet déclare :

A PC is a ridiculous device. What the world really wants is to plug into a wall to get electronic power, and plug in to get data

Ce qu’on peut traduire par :

Un PC est un appareil ridicule. Ce que veut le monde est d’enfoncer une prise dans un mur pour avoir le courant électronique et le brancher pour avoir des données.

Autant dire qu’à l’époque, avec des connexions de tortue rhumatisante à 3 pattes, et d’accès internet payé à la minute, cela ne pouvait être qu’un énorme flop.

Surtout que tous les logiciels étaient stockés à distance, ainsi que les données, dans ce qu’on appelle de nos jours, le cloud. Mais il y a plus de 15 ans, c’était vraiment balbutiant. Et les problèmes dont on parle de nos jours étaient déjà vrai à l’époque, par exemple :

  1. Quel contrôle de mes données à distance ?
  2. Les serveurs seront-ils toujours en fonctionnement dans un, deux ou trois ans ?
  3. Qui me dit que ma connexion n’est pas fliquée, et donc que mes données ne le sont pas ?

Google a essayé de réinventer le Network Computer avec ses Chromebook, sans grand succès. Alors, si on vous dit que les PCs sont en train de mourir, répondez que ce n’est que la énième fois qu’on déclare cela pour des machines nées il y a 30 ans 😉

L’oiseau du tonnerre a fait couler pas mal d’encre électronique.

Depuis une grosse semaine, un bruit se répand sur la blogosphère libre : la Fondation Mozilla va arrêter le développement de Mozilla Thunderbird… Non seulement, deux développeurs du logiciel, démontent la rumeur, à savoir Ludovic Hirlimann, et Mike Conley mais Tristan Nitot met une nouvelle fois les points sur les i et les barres sur les t

Je me suis abstenu de parler de cette annonce prématurée sur le blog, mais l’une des meilleures réponses que j’ai lu est celle de PostBlue : Thunderbird : pas de nouveauté, pas de chocolat :

Certains libristes s’emballent, lisent vite la nouvelle de la génération mac se faisant une bonne gorge chaude à dire que « chez-eux-c’est-mieux-d’abord », et nous y sommes : Mozilla va arrêter le développement de Thunderbird. D’autres d’ailleurs vont plus loin encore, puisque l’arrêt de Thunderbird enfoncerait la crédibilité de la communauté opensource.
[…]
Pour moi, voir la mort d’un projet à l’arrêt de sa course effrénée aux nouveautés, au profit d’une recherche plus poussée de stabilité et de sécurité est, en soi, quelque chose de drôle. Oui, vraiment : drôle. Allons dire ça à Debian ou à LaTeX, qu’on se marre. Il ne m’étonnerait même pas qu’on en vienne à se se taper sur la cuisse, le rire gras et tonitruant, en pensant à tant de beauf^WAppl^WUbun^Wsuperficialité à l’égard du logiciel. Pas de nouveauté, pas de chocolat, c’est ça ?
[…]
La stabilité et la sécurité d’un logiciel tel qu’un client mail en sont pour moi les deux caractéristiques essentielles, qui ne peuvent pas s’effacer au bénéfice d’un « effet d’annonce » aussi vide que l’éjaculat-pré-release de Firefox. Cette illusion de la nouveauté, parée de tant d’artifices clinquants, m’effraie : peut-on avoir confiance en un projet qui, tous les trois mois et demi, ajoute un bouton ci et là, change un menu mais pas ses fonctions, juste histoire de rester psychologiquement à jour, sans pour autant assumer de se consacrer à la stabilité et à la sécurité de celui-ci ? À mon avis, non.

C’est le genre d’article que j’aurais voulu écrire, mais je pense que les mots auraient été un peu moins diplomatique.

Maintenant qui croire ? Les personnes qui sont au coeur du développement du logiciel ou de sombres magazines partisans ?

Saloperie de crabe… Ronnie James Dio vient de nous quitter.

Le chanteur américain Ronnie James Dio (Black Sabbath, Rainbow, Elf, Heaven & Hell) vient de nous quitter, rongé par le crabe, un cancer de l’estomac qui l’a emporté à 67 ans.

En hommage à cet artiste qui a eu 53 ans de carrière, une prestation avec Rainbow à Munich en 1977.

Encore une grande voix qui vient de s’éteindre 🙁

5000 morts par jour… A cause de l’eau insalubre.

En gros, chaque jour, l’équivalent du nombre de victimes des attentats du 11 septembre 2001 (dont on va célébrer les 7 ans bientôt) est atteint chaque jour par des personnes décédant par la consommation d’eau insalubre. Et qui en parle ? Personne.

Qui a entendu parler de la semaine mondiale de l’Eau qui s’est ouverte lundi à Stockholm ? Personne. Je cite l’article de Yahoo :

Un tiers des habitants de la planète ne dispose pas d’installations sanitaires Un constat concret et un danger vital pour ces populations. 5000 enfants meurent chaque jour de diarrhée à cause du manque d’hygiène et de toilettes décentes.

Hygiène et assainissement, ce sont donc les thèmes principaux sur lesquels plancheront les 2500 scientifiques invités de la 18ème semaine internationale de l’eau qui débute ce lundi à Stockholm.

Il vaut mieux se passionner pour les dopés Jeux Olympiques ou encore pour le conflit russo-géorgien…