Un mois sur Peertube, quel bilan ?

Cela fait un mois environ, en ce 11 décembre que j’annonçais le clap de fin de ma chaine youtube.

J’avais ouvert entre temps un compte sur peertube.fr, et je me suis dit qu’il serait intéressant de faire un premier bilan au bout d’un mois. J’avais quitté Youtube car j’en avais marre de me retrouver dans une arène de cirque où il faut se la jouer Monsieur Loyal montreur de fauves. Je pensais – et c’est toujours le cas – que le youtube linux francophone sérieux se réduit comme peau de chagrin. J’y reviendrai plus loin en conclusion de l’article.

J’avais listé les chaines en question dans un article du 27 novembre 2018, auquel je vous renvoie en précisant qu’elle n’a pas changé d’un iota.

Comme je le précisais, j’avais ouvert un compte sur peertube.fr. Cela m’a permis de rapatrier certaines vidéos que je ne voulais pas voir disparaître. J’en ai même profité pour relancer certaines séries, comme « Les distributions GNU/Linux (in)justement oubliées », dont voici ci-joint le dernier épisode en date.

D’ailleurs, je dois dire que pour certaines vidéos, j’ai à peu de chose près atteint un nombre de vue comparable à celui de ma chaine youtube à 10% ou 15% près. Il faut dire qu’encastrer les vidéos dans un article de blog, ça aide énormément 🙂

Évidemment, j’ai moins de commentaires. Évidemment, j’ai moins de vues, mais j’ai échangé la quantité contre la qualité, même si je ne désespère pas – ayant réduit le rythme de publication – regagner petit à petit le chemin perdu. « chi va piano, va sano e va lontano » comme disait une italienne chère à mon coeur 🙂

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Merci peertube, ça fait du bien d’avoir une alternative à Youtube !

Un petit article pour remercier les créateurs de Peertube. Depuis les mésaventures que j’ai relaté dans un précédent billet, je suis en train de migrer les vidéos auxquelles je tiens le plus vers mon compte sur peertube.fr.

Ne voulant pas voir disparaître toutes les vidéos de vulgarisation que j’ai créé au fil des années, j’ai donc commencé les imports de :

Les autres playlists de ma chaîne seront importées au fur et à mesure. Imaginez le boulot de titan que cela représente… En tout cas, désolé de le dire de manière aussi crue, mais Youtube est en train de partir en cacahuètes.

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Geekerie inutile donc indispensable : « OpenRCiser » une Archlinux avec Mate Desktop.

Pour cet ultime billet geek de l’année 2015, j’ai voulu revenir sur la guerre intestine des systèmes d’init d’une manière un peu plus marrante et déjantée : migrer une Archlinux avec Mate Desktop vers OpenRC. Pourquoi ? Outre le fait qu’on peut le faire, j’ai voulu avoir une distribution GNU/Linux proposant à la fois OpenRC et Mate Desktop 1.12.

Or, que ce soit avec la Gentoo Linux, la Funtoo Linux ou la Sabayon Linux, en cette fin décembre 2015, ce n’est qu’une pauvre version 1.8.x qui est proposée. J’ai donc décidé de partir d’une Archlinux avec Mate-Desktop clonée depuis celle qui va me servir pour faire les captures d’écrans du tutoriel de Janvier 2016, et d’appliquer le perfectible tutoriel disponible sur le site systemd-free.org.

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Soyons geeks et curieux : Peut-on passer d’une Manjaro Linux 0.8.13.1 à la version 15.09 en mode graphique ?

Membre du forum manjaro.fr, j’ai pu apprendre que la branche stable était passée en version 15.09 alias Bellatrix. Grand curieux, et un brin fou furieux, j’ai voulu voir s’il était possible de passer d’une Manjaro Linux 0.8.13.1 fraichement installée depuis l’ISO officielle vers la 15.09.

Ayant une connexion VDSL qui est assez véloce – entre deux désynchronisations – j’ai donc tenté cette expérience inutile donc indispensable.

Elle a été aussi motivée par un commentaire de Eddy sur mon article concernant les installateurs conviviaux pour Archlinux.

Moi je pense que si on veux une Arch toute prête il faut faire la promo de MANJARO point final.[…]La seule chose c’est la simplicité d’installation des applications dont ils auront besoin. […]Quand le monde linux aura compris cela , les gens ne se poseront plus de questions.

Dans ce but, j’ai créé un machine virtuelle VirtualBox avec 2 CPUs virtuels, 128 Go de disque, 2 Go de mémoire vive. J’ai enregistré le tout en vidéo avec Kazam, en voyant combien de temps cela prenait, et si cela était bien entendu possible.

Ce n’est pas un concours de vitesse, mais c’est surtout une preuve de faisabilité.

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On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif… Pourquoi oublier ce proverbe plein de réalisme ?

Derrière ce proverbe animalier, on trouve un problème lié à la fin de vie du vénérable et jadis détesté Microsoft Windows XP. Qui se souvient des articles haineux liés à l’activation de Microsoft Windows XP ? Pour les mémoires courtes, un article en anglais pour se souvenir de cette plaie qui a empoisonné la vie des utilisateurs en 2001-2002.


Même si Emmaubuntüs a poussé une gueulante justifiée
, il ne faut pas se leurrer. La plupart des personnes choisiront de changer d’ordinateur et ne se poseront pas plus de questions.

Ayant été faire mes courses alimentaires à l’hypermarché à l’oiseau cet après-midi, je suis passé au rayon micro-informatique. Outre le fait qu’il n’y a plus que quatre ordinateurs sous forme d’unité centrale pour une dizaine de PC portables et autant de tablettes, les prix sont étrangement bas, et les machines sous-équipées avec un classique : 4 Go de mémoire vive, 1 To de disque et un circuit vidéo ATI (donc pourri).

Le tout sous le dernier MS-Windows 8.1 qui se mettra à attaquer rapidement la falaise avec tous les inutiles-wares qui pollue une installation classique.

Inutile de préciser que les vendeurs avaient presque la salive coulant de la bouche en pensant à leur prime de fin de mois.

Le 17 avril, c’est la sortie de la nouvelle LTS d’Ubuntu avec sa floppée de versions officielles : Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu pour ne prendre que les principales. Distribution devenue synonyme de Linux dans le grand public.

Certain(e)s linuxien(ne)s essayeront – et c’est tout à leur honneur – de voir quelques personnes utilisant le vénérable Microsoft Windows XP et essayeront de lui forcer la main en lui demandant de laisser sa chance à leur distribution GNU/Linux.

Cependant, cela risque de se casser les dents sur plusieurs obstacles. Le premier, c’est de pouvoir démarrer sur une clé USB.

Le deuxième, c’est de pouvoir faire fonctionner le matériel, en espérant que les prérequis seront largement dépassés. Pour la Xubuntu, même si cela date de la version 13.10 et que ce sera surement mis à jour, c’est sans appel : 20 Go de disques sont chaudement recommandés, ainsi que d’avoir au moins 1 Go de mémoire vive.

Ayant pu récupérer une ISO de la Xubuntu 14.04 LTS via le dépot des ISOs cdimage.ubuntu.com et la section xubuntu/daily-live/current, j’ai installé la Xubuntu 14.04 LTS.

L’installation demande presque 6 Go d’espace disque. Et vous n’aurez pas LibreOffice installé. Uniquement le duo Abiword et Gnumeric.

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Chronique d’une migration réussie vers Gnome 3.12.0 pour Archlinux.

Comme tous les 6 mois, je fais mon fou furieux, et je teste le dépot [gnome-unstable] pour Archlinux dès qu’il atteint un certain niveau de maturité. Comme pour Gnome 3.10.0 en septembre 2013.

Voici donc la marche à suivre si vous êtes suffisamment branchés cascades ultimes. Ce n’est pas conseillé aux personnes qui tiennent à la stabilité de leur environnement. En clair, l’ensemble peut vous exploser en pleine tronche. Je suis clair, ou faut-il un dessin ? 😀

Les captures d’écrans qui suivent la liste d’action à effectuer sont des illustrations. Les instructions seront applicables aussi dès l’arrivée de Gnome 3.12 dans le dépot [testing], puis dans les dépots stable.

Je tiens à préciser qu’un outil ne fonctionne pas et nécessite une compilation, c’est Brasero. Donc si vous dépendez de cet outil, et que compiler Brasero ne vous branche pas, passez votre chemin et attendez un peu !

  1. Si le paquet totem-plugin est installé, il faut l’enlever : yaourt -Rcs totem-plugin
  2. Avec gnome-tweak-tool, on désactive les extensions tierces qui pourraient interférer.
  3. On désactive le lancement automatique de GDM : sudo systemctl disable gdm.service
  4. On active le dépot [gnome-unstable] en le rajoutant en haut de la liste des dépots, avec [testing] et [community-testing]
  5. On lance l’installation des mises à jour, 128 pour mon ordinateur de bureau avec un petit yaourt -Syua, puis on attends en serrant les fesses.
  6. On redémarre. Puis on se connecte en utilisateur classique, et on lance gdm avec sudo systemctl start gdm.service

Ce sont les étapes d’installation. Si Gnome 3.12 vous accueille tant mieux. Sinon, il faudra virer gnome, désactiver gnome-unstable et réinstaller Gnome 3.10…

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La longue marche funèbre d’Upstart ?

Hier, j’écrivais un billet sur le choix de Debian GNU/Linux de prendre systemd comme système d’initialisation par défaut pour sa version Jessie qui sortira en 2015. Dans l’article en question, j’écrivais :

Mais il est vrai que le choix de Debian est un coup dur pour Canonical. Reste à savoir si Canonical ne sera pas obligé à terme d’abandonner Gnome dont la dépendance à systemd est très importante.[…]Pour finir, je reprendrais le titre : n’enterrons pas Upstart trop vite… On pourrait être surpris.

Mark Shuttleworth, le grand patron a, sur son blog, résolu le problème dans un billet dont on se doute qu’il n’a pas dû être des plus agréable à écrire, ne serait-ce qu’au niveau du titre : « Losing graciously », qu’on peut traduire par « Perdre avec le sourire ».

Dans le billet, l’introduction est déjà claire :

With Bdale Garbee’s casting vote this week, the Debian technical committee finally settled the question of init for both Debian and Ubuntu in favour of systemd.

Ce qu’on peut traduire par :

Avec la voix prépondérante de Bdale Garbee cette semaine, le comité technique Debian a finalement réglé la question de l’initialisation pour Debian et Ubuntu en faveur de systemd.

Par cette simple phrase d’introduction, on voit que le choix est surtout d’ordre technique. Ubuntu n’irait pas bien loin sans Debian GNU/Linux qu’il utilise pour base et avec laquelle il se synchronise deux fois par an : en mai et en novembre.

Après une calinothérapie concernant upstart (et le clin d’oeil à l’utilisation de la technologie dans la RHEL 6), vient la pilule dure à avaler. La migration vers systemd. Mais elle ne se fera pas du jour au lendemain. Déjà, Mark Shuttleworth précise que ce sera la communauté qui s’en occupera, grillant la politesse au passage aux développeurs de Debian GNU/Linux :

I will ask members of the Ubuntu community to help to implement this decision efficiently, bringing systemd into both Debian and Ubuntu safely and expeditiously.

Ce qu’on peut traduire par :

Je vais demander aux membres de la communauté Ubuntu pour aider à mettre en oeuvre cette décision de manière efficace, pour apporter systemd à la fois poour Debian et Ubuntu en toute sécurité et rapidement.

Il est vrai que des paquets systemd n’existe pas déjà chez Debian 🙂

Pour Wheezy, c’est la version 44. Pour Jessie et Unstable, la 204. Sachant que la dernière version en date est la 208 au moment où je rédige ce billet.

Autant dire que le travail est déjà bien entamé du côté de Debian GNU/Linux. Donc on peut supposer que le travail de migration en question concernera essentiellement Ubuntu.

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Vers une RedHatisation des distributions GNU/Linux ? Ou comment des utilisateurs un peu trop impatients auront envie de casser du sucre sur le dos d’ArchLinux…

RedHat a entamé un mouvement de « simplification » de la hiérarchie des fichiers exécutables. Dans un système GNU/Linux classique, les fichiers exécutables étaient historiquement disponibles dans 4 endroits différents : /bin, /sbin, /usr/bin et /usr/sbin.

Une idée a été mise en route : mettre tous les exécutables dans /usr/bin. Les précédents répertoires devenant alors des liens symboliques pointant vers /usr/bin.

Dans un article assez complet, le mouvement des exécutables vers un répertoire unique est expliqué pour différentes raisons, dont la compatibilité accrue avec les autres unix. Et aussi dans le cadre de l’implémentation de systemd.

En dehors de la Fedora Linux 17 qui a déjà effectué la migration, Mageia l’a fait pour sa version 3, Gentoo propose un guide, OpenSuSE l’aurait fait pour sa version 12.3 (même si cela n’est pas précisé dans ses notes de publication). Pour Ubuntu, je ne saurais me prononcer, car je n’ai trouvé qu’un document technique datant de la période de développement de la Ubuntu 12.10.

Des grandes distributions du top 10 de distrowatch, il ne restait en gros que les distributions basées sur ArchLinux à ne pas avoir fini la grande fusion des exécutables en un seul emplacement. Or, en lisant la liste de publication arch-dev-public, j’ai pu trouver un fil qui annonce la grande migration, et un message a attiré mon attention. Celui qui permet de migrer tranquillement et en évitant de tout casser.

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Je suis barbu et je vous… Chronique de la migration vers Gnome 3.8 sous Archlinux.

Après avoir parlé d’une première migration à l’époque de Gnome-unstable, j’étais retourné sous Gnome 3.6 suite au remplacement de mon disque dur interne.

L’arrivée de Gnome 3.8 dans le dépot testing m’a donné accès à la nouvelle génération de l’environnement de bureau. Pour l’installer, j’ai commencé par désactiver les extensions, j’ai quitté ma session Gnome pour une mise à jour aussi simplifiée que possible, en arrêtant GDM avec un petit sudo systemctl stop gdm.service

J’ai donc atterri dans une interface texte. En me connectant avec mon compte utilisateur classique, j’ai effectué les étapes suivantes :

  1. Forcer le remplacement d’un paquet conflictuel, libsoup avec un petit sudo pacman -S libsoup
  2. Ensuite, et pour éviter de me retrouver avec des paquets manquants, j’ai forcé l’installation de l’ensemble de gnome et de gnome-extra, depuis les dépots testing : sudo pacman -S testing/gnome testing/gnome-extra
  3. Une fois l’installation terminée, j’ai enlevé les paquets obsolètes comme metacity, gnome-panel ou encore gnome-screensaver
  4. Pour que Rhythmbox gère Jamendo : sudo pacman -S grilo-plugins
  5. Pour le support complet des fichiers windows media video dans Totem : sudo pacman -S gst-libav
  6. Et j’ai fini en relançant GDM avec un sudo systemctl start gdm.service

La finition a consisté à réinsérer le mot de passe de mon compte en ligne google. Il ne manquait qu’une fonctionnalité : la possibilité d’ouvrir un terminal avec un clic droit dans Nautilus.

Pour résumer les faits, Gnome-Terminal avait cette possibilité de pouvoir ouvrir en utilisant le clic droit une fenêtre en mode texte dans n’importe quel dossier de Nautilus, rendant l’extension nautilus-open-terminal inutile.

Cependant, après quelques tests, activer la fonction directement dans Gnome-Terminal plantait Nautilus au démarrage. Finalement, il a été décidé d’enlever cette fonctionnalité à Gnome-Terminal.

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3 mois sous Archlinux… Et une migration vers KDE 4.3…

Depuis plus de 3 mois maintenant, j’utilise ArchLinux. Il y a une dizaine de jours environ, je testais par curiosité KDE 4.3rc3 qui venait juste d’être annoncé dans une machine virtuelle Kvm. Et j’avoue que cela a été le choc.

J’avais déjà été impressionné par la qualité de la version Rc1 de KDE 4.3. Pour tout dire, j’ai eu un coup de coeur pour cette version de KDE 4, qui est pour moi, l’une des premières vraiment utilisable. K3b et Amarok sont enfin disponible en version native KDE 4.x, et c’est bien.

KDE 4.3rc3 avec le fond "plage" sous Archlinux 64 bits

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