« Jardin Secret » de Korydwenn : une initiation au chant du Moyen Âge central ?

On appelle Moyen Âge central, la période de l’histoire européenne entre l’an 1000 et l’épidémie de peste des années 1340. Bien quel’époque médiévale fut une période de progrès lents sur le plan scientifique – l’Église Catholique Romaine ayant un poids énorme sur le pouvoir politique et la société – c’est aussi une période qui vit naître des mouvements comme le Fin’Amor appellé amour courtois par la suite.

Une tradition importée dans le royaume de France par une certaine duchesse peu connue, Aliénor d’Aquitaine qui pour les britanniques est connue sous le nom d’Éléanor de Guyenne…

Désolé pour cette longue introduction, mais il faut bien mettre en place le contexte pour pouvoir apprécier à sa juste valeur le premier album solo de Claire Bénard alias Korydwenn. J’avais découvert son projet de chant médiéval sur Ulule – où vous pouvez écouter un extrait du dit album – et j’avais décidé à l’époque d’apporter mon don pour financer le projet.

J’ai reçu l’album récemment, et j’ai eu envie de faire une rapide chronique de celui-ci.

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Kingdom of Erang : À la découverte du »medieval ambiant » matiné de fantasy.

En tant que blogueur influent, n’est-ce pas Cyrille, il m’arrive d’être contacté directement par des personnes pour me parler de leur projet en informatique libre ou encore dans le domaine de la musique. Même si c’est franchement plus rare dans ce deux cas.

J’ai développé depuis environ deux ans une passion pour tout ce qui musique inspirée du black metal, de l’atmospheric doom metal, bref des musiques dont la gaieté est incroyable. Il faut dire qu’aimer les premiers opus de Dead Can Dance aide pas mal 😀

Donc, j’ai été contacté par Erang, qui se présente comme un « musicien de Fantasy Music, Medieval Ambient et Dungeon Synth. » Oui, c’est un français, comme quoi on ne produit pas que des artistes comme Kendji Maillé, Gandhi Djuna, Kevin Bonnet, Anne Peichert ou encore du Rémi Ranguin. Votre moteur de recherche préféré sera votre ami pour savoir qui est qui dans la liste que je viens de vous faire.

Mais revenons-en à Erang. C’est un mélange de musique folk, médiévale, celtique, avec quelques incursions dans le black metal avec des voix typique de cette variante du etal. Sans oublier une forte inspiration de jeux de rôle classique. Les enfants des années 1980 se souviendront en écrasant une larme des séries de livres comme « La quête du Graal », dont j’ai parlé dans un livre publié par Larousse en 2014. Ben quoi, j’ai pas droit de me faire un peu de publicité ?

Sur sa page bandcamp, on trouve ses dix albums, sortis entre mai 2012 et octobre 2015. Chacun d’entre eux fait de 13 à 17 pistes, pour environ une petite heure à chaque fois.

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En vrac’ dominical.

Comme chaque fin de semaine, un petit en vrac’ pour parler de liens intéressants. Comme on ne change pas les – bonnes ou mauvaises ? – habitudes, commençons par le logiciel libre.

  • Ça bouge du côté des BSDs libres. En effet, en l’espace de quelques jours, on a eu droit à l’annonce de PC-BSD 10.2-rc1 et de FreeBSD 10.2-rc3. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que d’ici la fin août 2015, il risque d’y avoir des articles consacré à Beastie 🙂
  • Vous aimez les distributions GNU/Linux à l’haleine fraîche ? Dans ce cas la sortie des versions Xfce et KDE de la Linux Mint 17.2 est pour vous.
  • Dans la série « Pourquoi tant de haine ? », je demande la nouvelle production d’Arne Exton, la ExTiX 15.3 LXQt. Ne me demandez pas de faire un article sur cette distribution, ça pourrait mal se terminer…

Dans la section « coup de gueule », car il y en a une cette fois.

Pour finir, la section culture.

  • Vous le savez, j’aime bien tout ce qui est metal, qu’il soit progressif, black ou encore symphonique. Je suis tombé récemment sur la démo d’un groupe parisien, « Elfika ». J’attends la suite avec curiosité.
  • Dans un tout autre genre, j’aime aussi beaucoup les groupes inspirés médiévaux. Les chants en vieux français ou en occitan ont un charme particulier. C’est donc que je suis tombé sur l’album du groupe toulousain « Les Compagnons du Gras Jambon ». Le premier album s’appelle « Le Graalbum ». Déjà, rien que le jeu de mots, ça me parle. Peut-être une chronique dans les jours qui viennent ?

Voila, c’est tout pour ce dimanche.

Death Of A Dryad : quand le Dead Can Dance des années 1987-1993 rencontre le métal.

Je fouillais les catégories musicales sur Bandcamp, et j’ai cliqué sur la catégorie néofolk. En fouillant dans les albums, je me suis arrêté sur le premier album, éponyme, du duo lyonnais « Death Of A Dryad« .

Pour décrire rapidement le style de l’album, vous prenez les ambiance des album de Dead Can Dance de l’époque dorée du groupe (entre « Spleen and Ideal » et « Toward The Within »), rajouter des sonorités métal, et vous obtiendrez un genre musical aux influences médiévales et lourde typique de certaines branches du metal. Sans oublier des instruments qu’on a plus l’opportunité d’entendre sur des sonorités folk classiques comme de la vielle ou encore du luth.

Après une intro assez étrange où une voix enfantine chantonne des syllabes, on attaque le vif du sujet. On sent les influences médiévales qui traverse l’ensemble de l’album. « Oblivion Thorns » a une rythmique assez rapide, presque metal. Les paroles sont accompagnées d’un fond musical typiquement médiéval. On s’attendrait presque à voir arriver un chevalier en armes.

« Ashes on a Burial Ground » commence avec du clavecin (ou du moins un instrument qui lui ressemble vraiment). Rapidement, le clavecin est rattrapé par des guitares metal saturées, mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour éviter de tomber dans la facilité. Au milieu de la piste, un solo de batterie « roulante » relance l’ensemble.

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Vieux geek, épisode 11 : l’épopée 3Dfx.

Revenons en décembre 1993 : iD Software donne un grand coup de pied dans la fourmilière en sortant le premier Doom. C’est un titre qui propose presque de la 3D. Car les personnages restent désespérement plat. Même si les titres qui se suivent améliorent plus ou moins le principe (comme les très bons Dark Forces ou le mythique Duke Nukem 3D), les personnages comme les objets restent désespérement plat.

1996 : iD Software frappe de nouveau un grand coup avec Quake premier du nom. Même s’il nécessite un monstre de puissance pour l’époque (un pentium 75 et 8 Mo de mémoire pour être tranquille), il propose un univers véritablement en 3D. La vidéo ci-dessous montre ce que donnait l’une des béta du jeu à l’époque. Autant dire que tout était calculé par l’ordinateur, et que le résultat était plutôt moche. Et qu’il dépendait de la puissance de calcul pur de l’ordinateur.

A la même époque, Intel met la dernière main à ce qui se veut une révolution, les processeurs munit des instructions MMX qui étaient censés donner un coup de fouet aux programmes optimisés pour le dit MMX. Et accessoirement pour vendre plus de processeurs 166 et 200 Mhz à l’époque.

Mais il faut être réaliste, le gain était proche de… zéro. A la même époque, une petite boite du nom de 3Dfx interactive se lance dans un marché juteux : les cartes additionnelles pour le rendu 3D. Elle avait un avantage non négligeable : elle libérait le processeur de calculer le rendu des images accelérées.

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Vieux geek, épisode 10 : Microsoft WinG, l’ancêtre de DirectX…

J’ai eu l’idée de cet article en jetant un oeil sur la fiche d’un jeu sur Steam et d’un étrange copier / coller, , je cite :

OS:Ubuntu 12.04 LTS
Processor:Pentium 4
Memory:512 MB RAM
Graphics:DirectX 9.0c compatible
DirectX®:9.0c

Je voudrais bien voir DirectX® fonctionner sous Linux. Par simple curiosité. A moins que Wine ne le permette ?

Sinon, une image m’est revenu à l’esprit. Un vieux titre des débuts de la vraie 3D sur PC. Avant la sortie de Descent (pour les Shoot’em’up) en 1995 et Quake en 1996, les jeux dits 3D étaient souvent de la 2D trafiquée : Doom et Duke Nukem 3D en sont les parfaits exemples.

A la même époque, un Shoot’em’up en 3D fait son apparition sous MS-DOS, j’ai nommé Terminal Velocity.

Microsoft demandera alors à l’équipe derrière Terminal Velocity de proposer un jeu identique pour promouvoir son système d’exploitation sortant la même année, j’ai nommé MS-Windows 95. Et en attendant la sortie de MS-Windows 95 pour août 1995, Microsoft développe une surcouche qui sera l’ancêtre de DirectX, j’ai nommé WinG.

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« Spleen and Ideal » : quand Dead Can Dance invente son propre style.

1985. Le deuxième album de « Dead Can Dance » sort. Sous le nom énigmatique de « Spleen and Ideal » (un clin d’oeil à Charles Baudelaire et ses « Fleurs du mal » ?), le duo Lisa Gerrard – Brendan Perry commence à mettre au point son style musical.

Un mélange de musique médiévale, religieuse (comme avec le morceau d’introduction « De profundis » ou un peu plus loin avec « The Cardinal Sin »), plus spirituelle.

Cette tendance qui marquera le groupe jusqu’au très médiéval et néanmoins superbe « Aion » dont j’ai parlé sur mon autre blog. On sent le travail effectué par Lisa Gerrard pour nous faire écouter sa voix. Un album qui a quelques bijoux – en plus des deux pistes cités un peu plus haut, pourrait-on oublier le « Enigma of the absolute » avec son rythme envoutant, hypnotique ?

Un album à écouter, peut-être le premier bon album du duo. J’avoue que je n’ai pas accroché au premier album du duo pour le moment, trop « new wave / cold wave » à mon goût 🙁