Deux mois sur la Framasphere* : quel bilan en tirer ?

Le 5 octobre 2014, il y a un peu plus de deux mois (du moins au moment où je rédige cet article), je me suis inscrit sur le pod diaspora* de Framasoft.

Au bout de 15 jours, je faisais déjà un premier bilan. 6 semaines plus tard, un nouveau bilan m’est apparu comme nécessaire, en me basant sur les données de mon profil.

Côté nombre de contacts, je suis passé à un peu plus de 260 contacts. Même s’il y a toujours une bonne proportion de libriste (tout dépendant des #étiquettes que l’on suit), l’ensemble se diversifie vraiment. Évidemment, je suis loin de mon compte google plus niveau contacts.

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Prédictions 2014, le bilan final ;)

Le lendemain de noël 2013, je faisais un billet pour esquisser mes prédictions pour l’année qui vient de s’écouler. Après un premier bilan fin mai 2014, voici donc le bilan qu’on peut esquisser en ce dernier mois de l’année 2014.

Voyons à quel point j’ai pu ou pas me planter. Ce ne pourras être pire que les prédictions économiques :)

La bulle 2.0 ? Cette sale bête ne s’est pas encore décidé à éclater. Diaspora* a repris un peu de forces, surtout avec le projet framasphere* qui n’est pas si mal que cela. On est un peu moins dans le réseau de barbus pour barbus.

Côté réseau sociaux pour professionnels, j’ai viré mon compte sur Viadeo. Quant à mon compte sur linkedin, je ne pense pas qu’il verra Noël 2015. Pour le moment, je le conserve ouvert, mais un réseau social où il faut faire chauffer la carte bleue pour avoir la moindre option un peu intéressante, bof :(

Pour le panier de crabe libre, euh, les distributions GNU/Linux, je disais :

Sur les distributions qui auront du mal à voir vivante la fin de l’année 2014, je pense qu’OpenMandriva fera partie du lot. La sortie aux forceps de sa version 2013.0 n’est pas un très bon signe.

Bon, je me suis planté. La OpenMandriva est encore vivante, même si son actualité n’est pas des plus vivantes. La 2014.1 est sortie en septembre 2014, et depuis rien de bien palpitant sur le blog officiel de la distribution?

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Après l’énième épisode de la guerre des inits, un autre épisode de la guerre contre les bloqueurs de publicités.

Décidément, en ce moment, c’est la période rêvée pour observer les guerres de tranchées sur internet. Après un épisode cocasse sur la guerre des inits qui fait passer la communauté du libre pour une classe de maternelle malpolie, voici un nouvel épisode de la guerre des publicitaires contre les bloqueurs de publicités.

Dans un article paru sur la version électronique du journal « Les Échos », on apprend que le syndicat des régies publicitaires françaises va coller un procès au postérieur des bloqueurs de publicités, adblock plus en premier.

Les pertes seraient estimées – via un doigt mouillé au carré ou au cube ? – à environ 20 à 40% selon le GESTE, dixit l’article des Échos :

[…]Le phénomène inquiète forcément le milieu de la publicité et tous les sites qui en vivent (le Geste estime ainsi que l’audience exposée à la publicité baisse de 20 % à 40 %), d’autant que les méthodes des sociétés qui éditent ces logiciels sont fortement remises en cause.[…]

J’ai déjà exprimé plusieurs fois mon point de vue sur la question, et ma réponse est simple : les régies publicitaires ont abusé de la publicité et certains sites aussi. Par conséquent, il ne se prennent qu’une juste punition en retour.

J’utilise un bloqueur de publicité depuis des années, donc je suis un méchant internaute qui vole les sites ? Continuez à me culpabiliser avec de la morale à 0,02€, vous ne ferez que me convaincre que je suis dans mon droit de choisir ce que je veux afficher sur mon écran.

Car les régies publicitaires n’ont pas encore compris une chose essentielle : Internet n’est pas un média passif, comme la télévision, la radio ou la presse écrite papier.

L’utilisateur est libre – oh, la méchante liberté – de voir ce qu’il a envie de voir. Il n’y a que de rares sites que je visite sans bloqueurs de publicité : NextInpact, Metal3D, UniversFreebox et Distrowatch. J’ai dû en oublier un ou deux, désolé pour eux.

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Le problème des distributions GNU/Linux parasites… Inhérent au logiciel libre ?

Dans l’ADN du logiciel libre, il y a la liberté de prendre le code d’un logiciel et de le forker. Dixit les quatre libertés définies par la Free Software Foundation, c’est la liberté 3, que je recopie ci-dessous :

la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l’accès au code source est une condition nécessaire.

Cependant, cette nécessaire liberté est utilisée d’une manière plus qu’abusive… Spécialement dans le petit monde des distributions GNU/Linux à utilisation bureautique, je mets volontairement de côté les distributions spécialisées, où cela devient paroxystique et caricatural.

On arrive ainsi à une propagation de distributions parasites qui générent un tel bazar qu’une araignée n’y retrouverait pas ses petits.

Pour parasite, je prends la définition suivante, celle de l’adjectif, dixit le Larousse en ligne : « Qui se développe de façon gênante et inutile ».

D’ailleurs, il faut dire les choses comme elles sont, toutes ces distributions qui n’apportent strictement rien, ça me brouille l’écoute (oui, il y a une contrepèterie).

Des exemples ? On peut prendre les distributions qui reproduisent le schéma de la Linux Mint, qui a conçu l’environnement Cinnamon. À savoir une base ubuntu avec Cinnamon au-dessus. Deux exemples me viennent à l’esprit : la médiocre (oui, je suis dans une période de bonté) Micro-R OS dont j’ai parlé en septembre 2014 ou encore Cubuntu (rien que le nom, bref)…

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2014, année des guerres de religion dans le monde du logiciel libre ?

Depuis le début l’année, la communauté du logiciel libre dans son ensemble est traversée par des guerres de religions qui font passer la guerre d’éditeurs (vi contre emacs) pour de simple blagues d’école primaires.

Outre celle concernant la guerre des inits (abordé dans un article récent), ou encore le duel wayland contre mir, comment oublier l’affaire de l’EME dans Mozilla Firefox  qui a fait couler tant d’encre électronique ? Par exemple, cet article de PC World sur le sujet.

Petite parenthèse au passage : le premier qui me cassera les gonades avec mon présumé choix pour tel ou tel système d’init sera banni pendant un mois des commentaires.

J’utilise ce qui fonctionne, trop dur à comprendre ?

Si un jour, j’installe une distribution en dur qui n’a pas systemd, je n’en ferais pas une jaunisse. Simplement, voir autant d’énergie gaspillée dans cette connerie de guerre, ça me fout en rogne !

Maintenant, la parenthèse est fermée. Revenons-en à une autre guerre de religions du logiciel libre de l’année 2014.

EME ? Encrypted Media Extensions, en gros le DRM version pour les sites internet. Technologie qui est toujours à l’état de brouillon au moment où je rédige cet article (le 29 novembre 2014), cette technologie pour « protéger les bénéfices des ayants tous les droits des méchants pirates » est en cours d’insertion dans les navigateurs contemporains, que ce soit pour Internet Explorer, Mozilla Firefox ou encore Chromium (coeur de Google Chrome et d’Opera).

Cette saloperie technique est encore loin d’être disponible. Si on suit le bug qui permet de voir le niveau d’implantation de l’EME dans Mozilla Firefox, on est loin du compte… Au 29 novembre 2014, il y a une bonne quarantaine de bugs ouverts qui bloque la fermeture du bug de suivi !

Certains théoriciens enfermés dans leur tour d’ivoire vont crier au fork… Ce qui sera inutile, grace au bug 1038031.

En effet, ce bug dont le code a été rajouté fin juillet 2014 ajoute une option plus que parlante : --disable-eme.

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Énième épisode de la guerre des init : le fork de Debian est officialisé.

L’année 2014 aura été dans le monde des distributions GNU/Linux de la guerre des inits. En gros d’un côté systemd, et de l’autre les systèmes classiques à la sysVinit ou encore des projets alternatifs comme OpenRC (Gentoo et Funtoo), runit (utilisé par Void Linux par exemple) ou encore uselessd. Pour rester dans les grands noms.

En dépliant mon fil RSS ce matin, j’ai pu lire via OSNews que le projet Debian Fork allait jusqu’au bout de sa logique, et mettait en route un fork de Debian GNU/Linux basé sur le rejet de systemd. J’ai appris que le projet portait le nom de Devuan, via un article du blog « Ma Vie Linux ». Merci pour l’information.

Au moment où j’écris cet article, fin novembre 2014, le projet se limite à un paquet spécifique prenant le dessus sur l’installateur de Debian GNU/Linux, j’ai nommé devuan-baseconf, dixit la page de la distribution :

a Debian installer with preseed of sysvinit-core and a couple of devuan packages containing a keyring, repository list files and pinnings. Once installed and updated this package avoids the requirement of systemd as PID 1 and adopts systemd-shim when strictly needed.

Ce qui donne traduit :

Un installateur Debian préconfiguré avec sysvinit-core et un couple de paquets devuan contenant un trousseau de clés, une liste de dépôts et de pinnings. Une fois installé et mis à jour ce paquet évite le pré-requis de systemd que PID 1 et adopte systemd-shim lorsque cela est strictement nécessaire.

Cela me fait penser à un paquet spécifique de la Parabola GNU/Linux, qui s’appelle your-freedom, dont la description est la suivante :

This package conflicts with every nonfree package known to date to ensure your system is free.

Ce qui donne traduit :

Ce paquet entre en conflit avec tout paquet non libre connue à ce jour pour s’assurer que votre système est libre.

Le projet Devuan me semble cependant partir sous de mauvaises auspices. Pour plusieurs raisons.

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Ah, la difficile succession de PearOS… L’exemple par TrentaOS et PearlOS.

PearOS, la distribution GNU/Linux basée sur Ubuntu (avec un Gnome revampé) pour proposer un environnement proche de celui de MacOS-X. Le projet a été bien malmené, que ce soit avec le financement participatif qui fut un énorme fiasco, avant d’être racheté en janvier 2014, même si David Tavares defendait son projet bec et ongles quelques semaines auparavant sur le site GeekHard. Bref…

Depuis, les projets pour succéder à PearOS ont été annoncés, le premier étant Clementine OS (qui ne semble pas avoir fait long feu), et plus récemment, des projets comme TrentaOS (qui utilise Compiz), et le tout jeune Pearl OS dont j’ai récemment entendu parlé. Merci à Thomas Citharel pour m’avoir prévenu de l’existence de cet OS via un message sur Google plus.

Commençons donc par TrentaOS, qui utilise une Ubuntu 14.04.x LTS et un script d’installation. Au moment où je rédige cet article, le 25 novembre 2014, la TrentaOS est en version alpha 2.

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Mettre en double-démarrage Ms-Windows 7 et Archlinux… Quelle galère.

J’ai été contacté par une personne qui voulait me demander des informations pour mettre en double démarrage MS-Windows 7 – pour 8 et 8.1, j’avoue que j’y pige que pouic à ces nouvelles générations de l’OS de Microsoft – avec Archlinux. Dans le cas de cet article, c’est une machine avec un Bios. L’UEFI ? Je tiens encore à ce qu’il me reste de cheveux.

Après avoir galéré depuis 9 heures 30 du matin jusqu’à 15 heures, voici donc un mini-guide pour essayer d’y arriver. C’est la première fois que je faisais un dualboot, et j’avoue que ce sera la dernière, car cela a été une galère monstrueuse… Surtout que sur les 5 heures et demie, 3 ont été consacrées à l’installation de MS-Windows 7 et de sa palanquée de mise à jour.

Pour arriver à un double démarrage, il nous faut :

  1. Un MS-Windows 7, légal tant qu’à faire.
  2. Une image ISO de gParted sur CD ou clé USB
  3. Une image ISO d’installation d’Archlinux sur CD ou clé USB

Première étape : demander à MS-Windows à passer en mode UTC pour l’heure. J’ignore commence cela se passe pour Windows 8.x. Il faut aller dans l’outil qui permet de gérer la base de registre, et d’entrer la valeur suivante : HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\TimeZoneInformation\RealTimeIsUniversal et la définir sur 1.

Ensuite, il faut désactiver la synchronisation de l’heure via le réseau.

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Les implémentations de libre d’Adobe Flash : une guerre perdue d’avance ?

Derrière ce titre un peu provocateur se cache une réalité. Les implémentations libres d’Adobe Flash sont très moyennes et encore, je suis très gentil.

Depuis l’annonce de la fin du support programmée d’Adobe Flash pour linux en dehors de Google Chrome / Chromium (annoncée en février 2012, l’abandon sera effectif en février 2017), elles n’ont pas su prendre le taureau par les cornes et réussi à se développer plus rapidement. En mai 2014, je traçais déjà un bilan peu flatteur de la situation.

J’ai abandonné Adobe Flash pour mon utilisation courante depuis juin 2014, et je n’ai pas ressenti l’obligation de réinstaller cette technologie. Le seul site qui ne fonctionne pas en HTML5 parmi ceux qu’il m’arrive de fréquenter ? Un certain service de musique en ligne du nom de… Deezer. Pas une grande perte dans l’absolu donc :D

Pour Gnash, la situation est mauvaise. Outre le fait que j’ai laissé tomber la maintenance du port de de la version de développement de Gnash à cause d’un bug qui est ouvert depuis septembre 2014 à cause d’une version trop récente (merdre, comme dirait Ubu) des bibliothèques Boost, le port avance très très lentement.

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Publi-addict, le retour du surf sponsorisé, vieux miroir aux alouettes de l’internet ?

En juillet 2014, j’avais rédigé un billet sur les outils de surf sponsorisés, que ce soit mediabarre ou Oreka.

Sur mon fil google plus, j’ai pu lire que le site dvi43 présentait un nouvel exemple du surf sponsorisé, Publi-Addict, d’ailleurs si vous y accédez depuis le site de dvi43, le site en question semblerait toucher un intéressement, l’adresse étant, une fois le raccourcisseur d’url décodé : https://www.publi-addict.com/?ref=dvi43 qui reprend en tout point les principaux arguments fallacieux du surf sponsorisé, à savoir :

  • Une promesse de versement à compter d’une somme apparemment facile à atteindre (30€)
  • Un système de progression pyramidal sous forme de plusieurs niveaux croissants de rémunérations, car plus d’avantages et possibilité d’accumuler plus par fidélité temporelle (qui fait étrangement penser à une pyramide de Ponzi)

En effet, dans la vidéo de présentation, il est précisé qu’il faut non seulement laisser volontairement toutes ses coordonnées (ce que fait déjà le plus grand réseau social, celui du fesseur de caprins), mais laisser aussi ses coordonnées bancaires et d’identité.

On sait que les communications chiffrées, on peut les casser ou les contourner, cf l’exploit POODLE qui a fait couler pas mal d’encre électronique en octobre 2014. Sans oublier que les versements de bases sont énormes : de 0,25 à 0,50 € par vidéo et liens cliqués vers les sites des annonceurs.

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Youtube Music Key, encore une offensive Nivelle version musicale ?

Fouillant mon fil google+ ce matin, oui, je dois être un des derniers français métropolitain et internaute à ne pas avoir de compte ouvert chez le fesseur de caprins, j’ai appris l’existence du énième avatar de musique louée, YouTube Music Key. Un article sur « Blog Nouvelle Technologies » résume bien l’offre qui est en quelque sorte ce que l’on obtient déjà avec un outil à la adblock, indispensable pour naviguer sans craindre une conjonctivite, et un script de récupération de vidéo. Non, je ne donnerais aucune autre information, votre moteur de recherche préféré vous donnera plus de détails.

Outre le fait que cela sera une concurrence de plus pour Spotify qui explique après son clash avec Taylor Swift que le problème vient de l’appétit des ayants droits, qui en plus du beurre, de l’argent du beurre veulent aussi le popotin de la crémière en bonus.

Je cite un extrait de l’article du Journal du Geek qui est assez parlant :

[…]Puisque le nœud du problème, et le nerf de la guerre, c’est bien évidemment l’argent, Ek explique que Spotify verse plus de 6 millions de dollars par an aux artistes en royalties. En tout depuis le début de cette aventure, la société a reversé 2 milliards de dollars, dont la moitié rien que l’année précédente.

Spotify compte 50 millions d’utilisateurs actifs, dont 12,5 millions qui paient pour être débarrassés de la réclame. Daniel Ek s’en prend aux maisons de disques : « Si l’argent \[que nous leur reversons] n’alimente pas la communauté créative en temps et en heure et d’une manière transparente, c’est un gros problème ».[…]

J’avoue que j’ai jamais compris l’utilité de tel service, en dehors de la possibilité de faire connaître quelques nouveaux talents. Mais, arrêtez de rire, voyons !

C’est surtout une expression d’une guerre perdue contre l’écoute illicite d’albums. Les offres légales sont risibles pour ne pas dire pitoyables (cf cet article de Klaire qui fait grr).

Des offres comme Spotify dès 2002-2003 aurait pu inverser la tendance, mais c’était trop tard dès 2003-2004. Comme disait Jean Ybarnégaray blessé lors de la boucherie du Chemin des Dames (16 avril au 24 octobre 1917) : « La bataille a été livrée à 6 heures, à 7 heures, elle est perdue ».

En 2005, la musique louée, dans une version extrèmement castrée, existait déjà et se prenait un baffe en pleine tronche à cause de la gourmandise des majors… J’en parlais en octobre 2005… Il faut noter que l’article de BetaNews est toujours en ligne, 9 ans après sa publication.

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Ouvrir ou fermer les commentaires ? Éternel dilemme des blogueuses et blogueurs…

Depuis fin septembre 2005 que je maintiens – tant bien que mal – ce blog en vie, j’ai été tenté plusieurs fois, comme de nombreuses personnes qui bloguent sur le long terme de couper les commentaires pour de bon. Il faut dire qu’entre les spams, les casse-bijoux de famille, les monologues sans fin, et le temps que prend la modération d’un fil de commentaire, cela donne envie de dire stop une bonne fois pour toute.

Il suffit de voir le niveau de certains commentaires – je ne parle pas au niveau de l’expression écrite par pure charité – mais de la volonté de nuire de certaines personnes, spécialement sur les blogs qui se consacre à l’actualité. Je plains sincèrement les community managers qui doivent s’occuper de la modération, surtout pour les gros blogs ou les sites classiques.

Dans un long billet comme seul sait faire Cyrille, appuyant un billet de Cep, il exprime très bien le soulagement que peut devenir la fermeture des commentaires. Avec un revers, la non-interactivité qui en découle. Évidemment, ce n’est pas facile de poster sa prose sans avoir de retours.

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« Oui, mais vous n’aurez pas ma liberté de forker » :)

Dans un article publié sur le blog-libre, Cep a pondu un article très intéressant, dont je reproduis ici un morceau qui m’a interpellé :

« […]Ceci me pousse à parler de diversité. Je le dis tout de go, les forks, les dérivés, ne me dérangent pas du tout et pour les iso anecdotiques, et bien je ne les vois pas, je les ignore même.

J’entends souvent crier au gâchis, à la dispersion, la complexité de choix, de développeurs irresponsables et plus soucieux de leur petite personne que de l’intérêt général.

Certes, et après ? de quel droit devrions-nous restreindre les initiatives personnelles ? les travaux et essais de quelques-uns, isolés ou pas et les obliger à se cantonner dans un travail sérié, restreint, pour le soi-disant bien du plus grand nombre ? Non, ces personnes ont tout à fait le droit de tester des projets, voire de se tromper et de se retrouver dans une impasse, une route sans issue, de se décourager ou d’intégrer ensuite une grosse équipe de développement.

Si on avait écouté cette voie d’une prétendue sagesse on en serait peut-être toujours à un monde des distributions Linux cantonné à une Slackware, une Debian, une Redhat. Malgré les très grandes qualités de ces ancêtres qui sont d’ailleurs toujours le tronc commun et indispensable de bien des dérivées, une chose est certaine, les grandes avancées vers la simplification initiée par Ubuntu pour ne citer qu’elle n’aurait jamais eu lieu. Et, à ce titre, la Mint Cinnamon, pur produit de cette possible diversification est un exemple parfait de ses bienfaits.[…] »

Tout ce beau discours, sur lequel je souscris en partie est une façon de mettre la poussière sous le tapis. Car c’est un discours qui est à la fois techniquement recevable, mais complètement inadapté pour populariser le logiciel libre dans son ensemble.

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Pourquoi je n’apprécie pas vraiment la distribution OpenSuSE : une mise au point.

Je ne porte pas la distribution au caméléon dans mon coeur, pour plusieurs raisons. Outre le fait que j’ai horreur de sa charte graphique (ce plan précis est relatif à l’utilisateur entre le clavier et la chaise), il y a deux points qui m’horripile : le gloubi-boulga des paquets 32 et 64 bits (au nom d’un support facilité de certains logiciels non libres), et Yast qui se répand partout et fait doublon avec les réglages de l’environnement choisi. Quant au cycle atypique de publication de la OpenSuSE, si certaines personnes considèrent que cela est une force, tant mieux pour elle.

Il y a cependant un très bon point, c’est l’installateur de la OpenSuSE qui sauve un peu la mise de l’ensemble. C’est un des installateurs graphiques les mieux conçus que j’ai pu voir. Mais pour le reste ? Comment dire ? Commençons par le problème du mélange des paquets 32 et 64 bits.

Sur nombre de distributions qui s’annoncent comme étant des 64 bits, les paquets 32 bits sont inexistants, voire réduit au strict minimum. D’ailleurs comme je le précise à chacun de mes documents tutoriels – comme celui de novembre 2014 – pour apprendre à installer une Archlinux, il y a des dépots dit « multilib » qui sont désactivés par défaut.

L’un des rares logiciels qui existe sous linux uniquement en 32 bits, c’est Skype, non ? Aussi pour faire fonctionner Wine et donc des outils comme PlayOnLinux.

Sous Debian GNU/linux et Ubuntu, le « multilib » devient « ia32-libs ». Pour Fedora et apparentés ? J’avoue que je n’ai pas trouvé… J’ai dû sûrement mal cherché :D

Donc, si un utilisateur n’a pas besoin de Wine ou de Skype, inutile de lui imposer les bibliothèques 32 bits, non ? Surtout que cela mange un peu de place sur le disque dur. Ce mélange 32 et 64 bits qui est parfois poussé un peu loin me fait penser au parallèle culinaire suivant : c’est comme si on vous présentait un plat de tagliatelles à la carbonara, et qu’au bout de 3 ou 4 coups de fourchette, vous tombiez sur des spaghettis bolognaise. Vous seriez un brin étonné, non ?

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Les statistiques de visites, un référent un peu trop volatil pour les blogs personnels ?

Un petit article pour jouer la transparence – et oui, encore une fois ! – sur un indicateur que nombre de blogueurs et blogueuses utilisent pour connaitre leur popularité : le nombre de pages vues par jour.

Mon blog qui existe depuis un peu plus de 9 ans, tourne en moyenne entre 1000 et 1200 voire 1300 pages vues par jour. La moitié étant des robots d’indexation des moteurs de recherches. Cependant, j’ai connu le 2 novembre 2014 une pointe à plus de… 6800 pages vues.

J’avoue que quand j’ai vu ce chiffre, je me suis demandé ce qui s’était passé. Je n’avais écrit aucun article dans les jours qui précédaient qui justifiait que plus de 6800 pages soient affichées en l’espace de 24 heures.

J’ai donc jeté un oeil aux statistiques de cette journée, et je dois ce regain de visite à deux facteurs. D’abord à un scandale dans l’émission de Laurent Ruquier en date du 1er novembre (cf cet article de France TV infos) et à un vieil article que j’ai rédigé le 29 août 2013, sur les émissions pour la jeunesse des années 1970-1980.

En effet, quand j’ai cliqué sur la colonne du 2 novembre 2014, les mots clés employés m’ont éclairé sur la raison de cette popularité soudaine…

Vous avez vu la liste des mots clés utilisés ? Oui, le nom de l’animatrice Soizic Corne qui s’occupait des « Visiteurs du Mercredi » en compagnie de l’inoxidable Patrick Sabatier. Comme disait si bien notre ami, Monsieur Cyclopède, du regretté Pierre Desproges : « Étonnant, non ? »

Dès le lendemain, je suis redescendu à mon petit millier de pages vues. C’est vraiment plaisant, même limite orgasmique :D

Donc, si un jour vous entendez un blogueur ou une blogueuse se faire reluire en parlant de ses statistiques de visites, ce petit billet vous permettra de relativiser ses propos.