Que sont devenues les distributions GNU/Linux de 2015 au bout de 5 ans ? Épisode 2

Un billet qui prend la suite de celui publié le 18 juin, et qui va traiter des mois de juillet et d’août 2015.

Juillet 2015 :

Août 2015 ?

Pas grand chose, seulement 8 entrées. Dans les projets morts ? Point Linux, Tanglu, Semplice, Arquetype et PC-BSD. Soit 50% de pertes… La Viperr est en hibernation profonde, et cela me ferait mal au fondement d’apprendre son décès.

Prochain billet de la série, début septembre 2020.

N’ayons pas peur des mots : il faut une rationalisation des distributions GNU/Linux « bureautiques ».

Je parle de celles qui ont pour cible « monsieur et madame tout le monde. »

Je sais déjà que certaines personnes vont jouer les « vierges effarouchées » en psalmodiant : « il faut du choix, il faut de la liberté ». À ces personnes je répondrai deux choses :

  1. « Trop de choix tue le choix », cf cette conférence de Barry Schwartz sur le paradoxe du choix.
  2. « Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! », citation attribuée à Manon Roland le jour de son exécution, le 8 novembre 1793 ou 18 brumaire an II.

Si on voulait arrêter la masturbation intellectuelle à chaque nouvelle publication d’un projet à destination bureautique, et rationaliser tout cela en ne prenant au maximum que 4 à 5 distributions GNU/Linux par famille ?

Cela donnerait quelque chose de ce style, par ordre alphabétique, en dehors de la distribution mère qui définit la famille en question :

Pour la famille Archlinux :

  1. Manjaro
  2. EndeavourOS
  3. Anarchy Linux en cas de défaillance de la EndeavourOS

Pour la famille Debian :

  1. Ubuntu et ses saveurs officielles : Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubuntu Mate pour ne citer que les principales.
  2. Linux Mint
  3. Emmabuntüs DE (pour les vieilles machines)
  4. Q4os (pour les vieilles machines)

Est-ce que les Gentoo et distributions à base de code source peuvent être appliquées aux particuliers ? Idem pour la famille des Slackware ?

Pour la famille des RedHat :

  1. Fedora
  2. OpenSuSE

Oui, cela ne fait pas grand chose. En comptant les saveurs officielles d’Ubuntu, on arrive à quoi ? Une vingtaine de distributions ?

Je ne pense pas avoir oublié de distributions incontournables dans cette liste et qui apporte des fonctionnalités que leur disparition changerait la face de ce petit monde qu’est celui des distributions GNU/Linux.

Les premières distributions GNU/Linux remontent à 1992. Qu’est-ce qui n’a pas été inventé en presque 30 ans qui pourrait l’être ?

Je n’ai pas parlé des distributions 100% libres, car il n’y en a quasiment aucune qui tienne réellement le choc dans la réalité sans jongler au niveau du matériel à acheter.

Je sais que ces propos ne vont pas plaire, et je m’attends dans les commentaires à des réponses du genre : « oui, mais tu as oublié telle distribution » ou encore du « tu es un anti-insérez la distribution- primaire. »

Non, j’ai juste utilisé des distributions GNU/Linux depuis 1996 et au quotidien depuis 2006. C’est tout 🙂

Le rachat de Github par Microsoft, signe d’une Microsoftisation rampante du logiciel libre ?

C’est officiel. Depuis la début du mois de juin 2018, Microsoft a racheté Github. Les projets libres hébergés sur l’ancien roi de l’outil git – au point d’en devenir synonyme – commence à connaître des défections : un exemple qui m’est proche, c’est la migration des projets en relation avec Manjaro Linux sur gitlab.

Des projets plus petits comme SwagArch lui a emboité le pas.

Des chiffres assez importants ont été annoncés, comme les 13 000 projets qui auraient changé d’hébergeur dans la journée du 4 juin 2018, dixit Numerama, et jusqu’à 50 000 dans la semaine englobant l’annonce du rachat.

Que Microsoft ait commencé un long jeu d’étouffement des gros projets du libre avec de WSL (Windows Subsystem for Linux) permettant de faire tourner en natif Ubuntu, Debian, SuSE Linux Enterprise Server ou encore Kali Linux depuis MS-Windows 10 16.07, est-il besoin de le prouver plus avant ?

Quand Microsoft aime une technologie qu’il n’a pas développé en interne, ça pue pour la technologie en question…

Mais cette microsoftisation du monde Linux n’est pas une nouveauté. Il faut être honnête : l’apparence générale d’un KDE ou d’un Cinnamon fait penser à l’ergonomie générale d’un MS-Windows en dehors de la période 8.x de l’OS de Redmond.

Combien de distributions propose une barre de tâches avec l’heure en bas à droite, une zone de notification et un menu jaillissant en bas à gauche ? 🙂

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Que sont-elles devenues les distributions GNU/Linux de 2013 ? Première partie.

Début décembre 2017, je terminais le bilan de l’année 2012 en terme de distributions GNU/Linux. Je voulais voir quel était le taux de mortalité des projets dans ce domaine précis du monde du logiciel libre.

Près de 6 mois – au moment où je rédige ce billet, le 22 mai 2018 – sont passés. J’ai décidé donc de m’y remettre avec un premier gros billet qui couvre la période qui court de janvier à mai 2013… Histoire de voir ce que les distributions GNU/Linux dont j’ai pu parler sont devenues… Je sens que ça va pas être triste à voir…

Janvier 2013 :

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end !

Linux Mint 18 : où en est la reine des distributions GNU/Linux parfumée à la menthe ?

Dans les commentaires sur l’article concernant la KaOS 2016.07, un gentil lecteur m’a demandé si je faisais preuve d’une forme d’ostracisme envers la Linux Mint.

Je cite :

Par contre une chose m’interpelle : JAMAIS de test de Linux Mint, comme si tu boycottais cette distribution, qui est pourtant très populaire.

Il est vrai que je ne penche que rarement sur le cas de la fille la plus célèbre d’Ubuntu. Depuis mars 2015, je n’en ai plus parlé, bien que me penchant à l’époque sur la saveur debianisée de la distribution.

Adrien de Linuxtricks avait parlé de la version béta de la Linux Mint 18 début juin 2016. Il a aussi sorti un article sur la toute fraichement LinuxMint 18 Xfce.

Voulant rester sur une version plus « faite maison » de la Linux Mint, j’ai donc récupéré l’image ISO en 64 bits de la Linux Mint 18 Cinnamon, sortie il y a un peu plus d’un mois, à savoir le 30 juin 2016, au moment où je rédige cet article, le 3 août 2016.

En utilisant l’outil préféré des tipiakeurs sous linux, j’ai nommé Transmission, le téléchargement n’a duré qu’une dizaine de minutes. J’ai ensuite créé dans VirtualBox une machine virtuelle basée sur Ubuntu, avec 2 Go de mémoire vive, 2 CPU virtuels, 128 Go de disque et l’accélération 3D activée.

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En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’.

Côté logiciel libre :

Côté livre ? Sauf contre indication, je me base sur les extraits librement téléchargeable.

Côté musique ?

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 41 : les MGSE, ancêtres oubliées de Cinnamon.

Que sont les MGSE ? C’est l’acronyme pour Mint Gnome Shell Extensions. Proposé avec la LinuxMint 12 alias Lisa (basée sur la Ubuntu 11.10 alias Oneiric Ocelot), elles proposaient un environnement qui mimait la présentation de Gnome durant sa génération 2.x, alors que Mate Desktop était encore un projet balbutiant, né quelques mois plus tôt. J’en parlais en novembre 2011, alors que sa version release candidate pointait le bout de ses octets.

Après quelques recherches, j’ai pu mettre la souris sur l’ISO de cette vieille version de la Linux Mint. J’ai ensuite fait chauffer VirtualBox pour fait un bond de 4 ans en arrière. Pour que les extensions soient prises en compte, il faut impérativement activer l’accélération 3D dans la machine virtuelle.

Il faut se souvenir que jusqu’à Gnome 3.4 (ou 3.6), il faut avoir un support de l’accéleration 3D, sinon on passe en mode « fallback », ce qui est ennuyeux 🙁

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En vrac’ rapide de fin de semaine.

Pour finir la dernière semaine du printemps 2015, un en vrac’ rapide et plutôt varié.

Commençons par le panier de crabes informatique, j’ai nommé le logiciel libre 🙂

Sur le plan culturel ?

Bon week-end !

Linux Mint Debian Edition 2.0rc : une occasion de redorer le blason d’une distribution mal aimée par ses créateurs ?

En 2010, l’équipe de la Linux Mint se lançait dans l’idée de proposer une version rolling release de sa distribution, à l’époque basée sur la version testing de la Debian GNU/Linux. En septembre 2012, je disais que Linux Mint avait raté l’occasion d’utiliser une base plus légère qu’Ubuntu.

Je concluais l’article ainsi :

Linux Mint a commis l’erreur – et c’est le vieux linuxien qui parle – de ne pas miser le tout pour le tout sur sa version basée sur Debian GNU/linux, donc plus légère que la version basée sur Ubuntu. Elle avait une occasion en or de se faire une place au soleil, surtout parmi les personnes déçues par Unity, qui se tourneront sûrement vers la maison mère, la Debian GNU/linux.

Deux ans et demi plus tard, je ne changerai pas un seul mot de cette conclusion. C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai téléchargé l’ISO de la Linux Mint Debian Edition 2.0rc (qui utilise une base de Debian GNU/Linux Jessie).

Pour éviter d’avoir un environnement qui serait trop lourd, je me suis tourné vers la version Mate Desktop.

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Prédictions 2014 : un premier bilan.

Comme promis dans le billet du mois de décembre 2013 consacrées aux prédictions pour 2014, un premier bilan.

La Bulle 2.0 continue de gonfler, et on continue de déclamer haut et fort que Google Plus est un village fantôme. L’épisode du départ d’un de ses membres fondateurs n’a pas vraiment aider dans l’histoire.

De plus, quand on voit l’histoire de Flappy Bird et des sommes récoltées par son auteur (50 000$ quotidien), on se dit que la Bulle 2.0 continue de gonfler. La question reste : jusqu’à quand ?

Pour le panier de crabes le monde des distributions GNU/Linux à destination du bureau, je confirme certaines de mes idées.

Je disais en décembre 2013 :

Une autre erreur à terme est, selon moi, la lente transformation de Cinnamon en environnement de bureau complet. Car si on sort les outils de Gnome, comme Totem, Brasero ou encore Rhythmbox et Gedit, Cinnamon est bien vide.

La Linux Mint qui maintient le gestionnaire de fenêtre (Cinnamon) et le gestionnaire de fichiers (Nemo dérivé de Nautilus), pourra-t-elle créer des propres versions de ses logiciels, quitte à prendre les outils Gnome pour les transformer à sa sauce ? Et surtout est-ce souhaitable et viable à long terme ? Je me le demande vraiment.

La sortie de la Linux Mint 17 (basée sur Ubuntu 14.04 LTS) semble prendre ce chemin, même si c’est à moitié avoué. Il est vrai que de décider que les 3 version suivantes de la Linux Mint resteront basées sur la Ubuntu 14.04 LTS n’est pas une volonté d’avoir une base pour étendre les outils liés à Cinnamon.

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En vrac’ rapide et libre…

…car j’ai un manque flagrant d’inspiration en ce moment 😉

Je vous laisse, j’ai un petit quelque chose sur le feu…

En vrac’ rapide et libre avant le week-end.

Comme je ne compte rien poster d’ici lundi prochain, un en vrac’rapide et libre pour finir la semaine.

Bon week-end et à lundi 😉

Les tailles annoncées par les installateurs : du grand n’importe quoi au détriment des distributions GNU/Linux ?

Certaines distributions, dans un but bien compréhensible de transparence et d’information de l’utilisateur, annonce dès l’installation quelle est la taille requise pour mettre en place l’ensemble de leurs outils sur le disque dur.

Cela semble être une quasi-exclusivité des distributions basées sur Ubuntu, sauf oubli complètement involontaire de ma part. Seul OpenMandriva est le premier contre-exemple me venant à l’esprit. Mais il doit y en avoir d’autres, non ?

C’est en testant – par curiosité – la version RC de la Linux Mint 16 en saveur Mate que je suis tombé sur une incohérence. En effet, l’installateur m’annonçait que 8,1 Go était requis pour avoir de meilleurs résultats. Hors, après installation et mises à jour, seulement la moitié était prise, captures d’écran à l’appui.

Rapport taille annoncée sur taille prise ? 1,92.

Je me suis alors demandé : et les autres principales distributions ? J’ai voulu voir si on avait toujours une telle différence entre la taille requise et la taille réellement prise au final. Dans ce but, j’ai rajouté à ma liste, en restant dans les grands noms dont la célébrité est parfois faite à leurs corps défendants :

  1. Linux Mint 16 Rc saveur Cinnamon
  2. Ubuntu 13.10
  3. ElementaryOS 0.2
  4. PearOS 8
  5. OpenMandriva Lx 2013.0rc2

Je suis resté dans des distributions grand public. De mémoire, les distributions basées sur Fedora ou sur Archlinux n’annonce aucun pré-requis au niveau de la place nécessaire. En ce qui concerne OpenSuSE, je l’ai trop peu fréquenté récemment pour me prononcer. J’aurais bien rajouté la Mageia 3, mais elle ne donne aucune information sur la taille recommandée.

Pour chacune des distributions listée, c’est simple : elle est installée, mise à jour, et les caches vidés.

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En vrac’ de fin de semaine

Avant une pause de week-end, un petit billet en vrac’

  1. La LinuxMint 16 vient de sortir en version RC, avec Cinnamon et Mate Desktop. Préparez-vous à une tétrachiée d’articles sur la distribution dans les jours qui viennent.
  2. La première béta de la Mageia 4 a aussi pointé le bout de ses octets.
  3. Pour les fans un peu cascadeur de PC-BSD, une béta de la version 10.0 de PC-BSD est disponible. Attention, c’est du rustique 😉
  4. Pour changer de l’informatique, si vous aimez la folk anglaise, Josienne Clarke et Ben Walker ont lancé en précommande leur album de Noël qui sortira le 1er décembre.
  5. Pour finir, n’oubliez pas que jusqu’au 19 novembre 2013, 23 h 59 (Heure de Paris), j’ai un concours ouvert. Si vous voulez participer… 🙂

Bon week-end !