Manjaro SX : l’équipe de Manjaro Linux se prend-elle pour Apple ?

Je n’ai jamais aimé la culture du secret qui pollue le projet Manjaro Linux. Le dernier exemple en date, c’est l’histoire de Manjaro SX, alias « The Next Big Thing ». Depuis deux updates, nous avons droit à des messages plus ou moins vaporeux sur les updates sur le site de Manjaro Linux. Par exemple sur l’annonce de la mise à jour du 18 août 2017 :

« since Philip and Bernhard are currently working on a new side project I’ll help them out as release manager for a while. »

Qu’on peut traduire par :

« comme Philip et Bernard travaille sur un nouveau projet en parallèle, je m’occupe d’être la chargée de publication en attendant. »

Un lien est disponible vers une conversation à accès restreint. Bravo la transparence !

J’ai donc fait quelques recherches qui m’ont mené à réaliser cette première vidéo dont le thème graphique m’a interpellé quelque part, et pour cause… C’est à 90% celui de la Manjaro Tux’n’Vape !

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Quoi de neuf pour l’installateur Arch-Anywhere ?

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis pas le VRP d’Arch-Anywhere. J’ai voulu faire un point depuis le billet de mars 2016 que je lui avait consacré.

C’est juste un outil dont le principe m’intéresse, et qui fonctionne pas trop mal, même si la version 2.2.5 était touché par un bug vicieux qui a mis pas mal de temps à être corrigé. J’en ai aussi profité pour reprendre la traduction déjà entamée pour la compléter et la retoucher par endroit.

Je ne suis pas possesseur d’un TOEIC ou d’un TOEFL, ni encore moins d’une licence en anglais. Mais en a-t-on besoin pour traduire un installateur ? 🙂

La version 2.2.6 est sortie le 15 février 2017 sans annonce officielle sur le site, uniquement sur la page facebook du projet.

Il y a certains bugs, comme l’absence des paquets de traductions pour Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird qui feront partie intégrante de la 2.2.7. Voici quelques bugs en question, écrabouillés pour la version 2.2.7 :

  1. https://github.com/deadhead420/arch-linux-anywhere/issues/182 ; Pour avoir Gnome-Terminal dans Cinnamon
  2. https://github.com/deadhead420/arch-linux-anywhere/issues/176 ; Pour compléter l’apparence de Budgie Desktop
  3. https://github.com/deadhead420/arch-linux-anywhere/issues/174 ; Pour enlever un logiciel abandonné, Xchat.
  4. https://github.com/deadhead420/arch-linux-anywhere/issues/171 ; Pour avoir les traductions de Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird.

J’ai durant cette période enregistré plusieurs vidéos. Une vidéo effectuée sur une Arch-Anywhere pré-2.2.6 :

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Arch-Anywhere, de la concurrence sérieuse pour Architect Linux ?

Archlinux est réputée pour être une distribution difficile d’accès, pour ne pas dire réservée à une élite – coucou Cyrille ! – de linuxiens aimant masturber leur clavier avec des lignes de commandes dont l’obscurité n’a d’égale que l’anglais utilisé.

J’avais déjà parlé d’une manière assez claire de la fête du caleçon qu’est le monde des installateurs conviviaux pour Archlinux, en septembre 2015. J’y évoquais rapidement Arch-Anywhere.

[…]Bref, dernier projet que je vais aborder, c’est Arch Anywhere. C’est un projet très jeune qui propose d’installer une archlinux en un claquement de doigt ou presque. Merci à Nicolas Roelandt pour un article posté sur le réseau social fantôme, j’ai nommé Google Plus. Sans cet article, je n’aurais jamais entendu parlé de ce projet qui veut proposer des ISOs deux fois par mois.[…]

Le projet a pas mal évolué, et il est sorti en version 2.1.5 le 13 mars 2016. J’ai donc récupéré l’ISO et fait une installation en direct d’une Archlinux avec Mate Desktop. Vous la trouverez ci-dessous.

Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par le résultat. Voici donc les points faibles que j’ai noté :

  1. Le franglais omniprésent par moment.
  2. La non-installation de cups par défaut, du moins avec Mate Desktop.
  3. L’agencement du clavier qui peut provoquer des calvities précoces.
  4. L’absence de certaines traductions de logiciels.

On peut dire que c’est une concurrence sérieuse à la Architect Linux. On verra bien laquelle des deux tiendra sur le long terme.

BlackLab Linux 7.01 : les créateurs ont-ils oublié de vérifier le fonctionnement de l’installateur ?

Fin mars 2015, je me fendais d’un billet assassin sur la Black Lab Linux 6.5. Cette distribution dérivée de la Xubuntu 14.04 LTS souffrait d’un mal étrange : celui d’avoir l’installateur qui se plante comme un MS-Windows Millenium sous amphétamines quand on veut utiliser une autre langue que l’anglais.

Près de 9 mois sont passés et la Black Lab Linux 7.01 a été publiée. Cette fois, la Xubuntu 14.04 LTS a été affublée d’une ergonomie et d’une présentation à la BeOS ! Après un look à la Amiga Workbench – quand la Black Lab Linux s’appellait encore OS/4 OpenLinux – les auteurs nous font une crise de nostalgie en reprenant BeOS sur le plan de l’apparence. Pourquoi pas ?

Comme pour tout article, je fais d’abord une première installation qui me permet d’avoir un premier aperçu de l’ensemble, faisant les captures d’écran lors d’une deuxième installation. J’ai donc lancé VirtualBox qu’on ne peut pas accuser d’être discriminatoire sur le plan de l’installation. Je ne compte plus le nombre d’Ubuntu officielles ou pas que j’ai pu installé en utilisant l’installateur dans la langue de Molière. Comme je le craignais, l’installateur s’est planté en beauté juste après l’installation de Grub ! À l’ultime étape ! Rageant, non ?

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Les installateurs conviviaux pour Archlinux, c’est la fête du slip à la taille XXL ?

Étant un  vieil utilisateur d’Archlinux – j’ai commencé à utiliser la distribution GNU/Linux qui est devenu synonyme d’OS en mise à jour en flux constant, largement avant que Microsoft ne reprenne ce principe pour son espiogiciel géant MS-Windows 10.

En octobre 2014, j’exprimais tout le bien que je pensais de cette idée d’un installateur graphique pour Archlinux. J’ai depuis décidé de revoir un peu ma position, en la modérant très légèrement, même si je considère que cela cache le côté « technique » de la Archlinux.

Je tiens que pour écrire ce billet, j’avais besoin d’un album bien couillu, j’ai nommé « My Arms, Your Hearse » (« Mes bras, ton corbillard », tout un programme) d’Opeth sorti en 1998, l’album le plus dur de la discographie du groupe avec « Deliverance ». Fermons cette parenthèse rapide.

Pour mémoire, l’expression « fête du slip » désigne : un comportement sans-gêne, une situation qui dégénère ou devient absurde, un relâchement total. Merci au Wiktionnaire pour la définition.

Il y a deux méthodes principales pour installer une Archlinux. La traditionnelle, qui veut qu’on utilise les scripts d’installation. C’est la plus longue, et celle qui laisse le plus de maîtrise à l’utilisateur. C’est celle aussi qui demande le plus de connaissances.

Mais elle est considéré comme rébarbative, ce que je comprends aisément. Même si je propose régulièrement des tutoriels, je peux comprendre que des personnes voulant passer à Archlinux préfère avoir quelque chose de plus automatisé à se mettre sous la souris.

C’est ici que le bât blesse. C’est une fête du slip monstrueuse, car on trouve tout et n’importe quoi.

Un des premiers projets d’installateurs conviviaux dont je me souvienne, c’est le projet jadis connu sous le nom de CinnArch dont je parlais en août 2012, devenu depuis l’Antergos, dont le dernier billet que j’ai fait dessus n’était pas des plus tendres. C’était en décembre 2014. Faudra que je vois si des progrès ont été fait sur la NumixOS, car c’est plus une vitrine commerciale pour ce jeu d’icones qu’autre chose.

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Black Lab Linux Mate 6.5 : un exemple qui montre que le monde des distributions GNU/Linux ne pense essentiellement qu’en anglais ?

La Black Lab Linux est l’exemple parfait de la pensée anglophone du monde des distributions GNU/Linux. C’est vrai que l’anglais est la langue maternelle de l’informatique, même si certains termes français se sont frayés un chemin dans ce domaine comme menu par exemple.

L’annonce de la sortie de la Black Lab Linux Mate 6.5 que j’avais déjà testé en juillet 2014 dans sa version 5.0.2 m’avait donné envie de tester cette nouvelle mouture.

J’avais donc récupéré l’ISO de la version 6.5 de cette distribution au nom canin, et lancé directement l’installateur. J’attendais que l’installation se termine quand j’ai eu droit à un laconique message d’erreur.

En effet, l’installateur se plante comme un MS-Windows Millenium sous amphétamine dès qu’on veut l’installer en français (langue disponible dès le départ), aussi bien avec Qemu que Virtualbox… Cela me rappelle une autre distribution qui subissait le même sort, la ZorinOS à l’époque de sa version 8.0. Avec le même bug ou presque. L’installateur serait un peu trop chatouilleux ?

Pourtant, c’est à peu de chose près celui qui est employé par Ubuntu et ses déclinaisons officielles (Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubunte Mate entre autres) qui n’ont aucun problème pour s’installer dans la langue de Molière.

On pourrait me dire : « Installe en anglais et ajoute le français par la suite ». C’est compréhensible, mais dans ce cas, l’installateur ne devrait pas proposer l’installation dans d’autres langues que l’anglais pour éviter que l’utilisateur ne se retrouve le bec dans l’eau.

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Manjaro Linux 0.8.5-pre1 : vive l’absence du syndrome Not Invented Here !

La Manjaro Linux 0.8.5-pre1 (en gros, la première version alpha) continue d’avancer dans son idée de proposer une ArchLinux pour être humain normaux

Contrairement à la distribution qui veut stabiliser tous les 6 mois le dépot unstable de la Debian GNU/Linux et qui veut toujours réinventer la roue (en clair, le Not Invented Here) avec par exemple le projet au nom de feu une station spatiale des années 1990, la Manjaro Linux voulant économiser de précieuses ressources a joué la carte de la récupération intelligente.

Une des grosses critiques est l’absence d’un installateur en mode graphique. Seul la Chakra Linux, jadis basée sur ArchLinux propose avec Tribe un installateur graphique. Pour pallier à ce manque, l’équipe de la Manjaro Linux a repris l’installateur de la Linux Mint Debian Edition.

J’ai donc récupéré une image iso en 64 bits de la Manjaro Linux 0.8.5 pre1 avec l’environnement Xfce, en suivant les liens proposés sur l’article du site officiel.

J’ai ensuite lancé VirtualBox pour éprouver l’ensemble.

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Le point sur l’installation de Debian Gnu/Linux Wheezy au 11 août 2012.

Depuis quelques jours, la blogosphère libre parle du choix de proposer par défaut sur le premier CD de la Debian GNU/Linux, avec par exemple ce journal sur linuxfr.org, qui sortira en début d’année prochaine Xfce en lieu et place de Gnome. Je m’était aussi fendu d’un article qui parlait d’une limite technique qui si elle semble obsolète dans nos contrées ayant accès à la fibre optique ou au minimum à un ADSL aux hormones ne l’est pas ailleurs.

J’ai donc pris une image ISO de la version testing, en date du 6 août dernier. L’annonce fracassante de l’équipe de Debian datant de la fin juillet, normalement l’ISO doit contenir la correction.

J’ai donc lancé l’installation, et pour éviter de dire que j’ai trafiqué quelque chose, j’ai enregistré la demi-heure qui permet de montrer l’installation en ligne. Et un Gnome 3.4 nous accueille quand on fait une installation en ligne.

Je me suis alors dit, si l’installation en ligne propose Gnome 3.4, peut-être que l’installation hors-ligne propose Xfce ? Et voici le résultat de l’installation hors ligne.

Pas de Xfce, mais je suppose twm « mal configuré » qui nous accueillent. Xfce n’a pas encore du être intégré dans l’ISO du CD 1.

Donc, aux alentours de la mi-août 2012, à 5 ou 6 mois de la sortie de la Debian GNU/linux Wheezy, il est trop tôt pour enterrer Gnome 3.4, même si c’est au profit du très bon Xfce.

L’installateur graphique de la Frugalware Linux 1.3pre1 : la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions.

La première préversion de la Frugalware Linux 1.3 est sorti il y a deux semaines environ. J’ai voulu voir ce que donnait l’installateur graphique, une des grandes nouveautés de cette mouture de la Frugalware Linux.

J’ai utilisé wget pour récupérer l’image d’installation.

[fred@fredo-arch download]$ wget -c http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-testing-iso/frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso
–2010-05-15 21:01:32– http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-testing-iso/frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso
Résolution de www7.frugalware.org… 88.191.250.131
Connexion vers www7.frugalware.org|88.191.250.131|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 49180672 (47M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso»

100%[======================================>] 49 180 672 697K/s ds 71s

2010-05-15 21:02:43 (679 KB/s) – «frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso» sauvegardé [49180672/49180672]

Pour des raisons techniques, j’ai été obligé d’utiliser l’option « -vga std », sinon le xorg ne se lance pas, et donc pas d’interface graphique.


[fred@fredo-arch download]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch download]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso -vga std -boot d &

Ensuite, c’est fwife qui nous accueille.

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Ubuntu Linux Karmic Koala : vers une version plus « bling bling » ?

J’ai récupéré une version post-alpha6 de la future version d’Ubuntu Linux Karmic Koala (alias 9.10) qui doit sortir fin octobre 2009 via l’adresse : http://cdimage.ubuntu.com/daily-live/current/

J’ai voulu l’installer dans une machine virtuelle kvm, mais l’installation ne s’est pas terminée. Le formatage des partitions est restée sur 5%, alors que les écrans d’informations défilaient. Je n’ai pas trouvé de bugs correspondant sur launchpad.net. Ayant fermé mon compte launchpad lors de ma migration sur Archlinux

Ce genre de bugs est assez classique pour une pré-béta, après tout. Ce qui compte, c’est de montrer le coté « bling bling » qui semble s’insérer dans une distribution qui était très bien sans cela. Mais pour draguer les « switchers », que ne ferait-on pas ?

C’est de bonne guerre après tout.

Un aperçu de la nouvelle version de l’installateur d’Archlinux.

Archlinux est une distribution qu’on réinstalle rarement… Sauf en cas de coup dur (changement de disque ou d’ordinateur), une fois installé, Archlinux n’a pas besoin d’être réinstallé.

Jetant un oeil sur la liste de publication concernant le développement des images d’installation d’ArchLinux, j’ai pu lire ce message, concernant la version alpha1 de l’image 2009.08.

ArchLinux Installer 2009.08 alpha1

Cette version utilise un noyau 2.6.30, l’outil « ArchLinux Installation Framework » à la place de l’ancien outil.

L’installation est toujours aussi simple, même si on peut rencontrer quelques bugs, comme l’obligation d’insérer à la main la « timezone » dans le fichier /etc/rc.conf. Surement lié au bug 13196

Les captures d’écran de l’album montre les différentes étapes de l’installation en mode réseau, en utilisant l’image 64 bits. Et tout roule 😉

Une partie appréciable est qu’on peut personnaliser le fichier /etc/pacman.conf, histoire de pouvoir rajouter les dépots dès le départ…

Comme le dépot d’Archlinux.fr pour avoir accès à yaourt facilement.

Ce qui est le principal, non ? 🙂