Vieux geek, épisode 83 : Microsoft OS/2 1.30, le dernier effort collaboratif entre le papillon et Big Blue…

Avant de dire que j’ai fumé quelques substances illicites, il faut se souvenir de l’histoire mouvementé d’OS/2, qui survit de nos jours avec le projet Arca Noae.

1987 : Microsoft et IBM voyant que les limites du QDOS revampé par Microsoft en MS-DOS atteint ses limites, les deux entités se mettent au travail pour produire le successeur qui sera OS/2. Décembre 1987,OS/2 1.0 sort et n’est au final qu’une simple interface texte, même si le multitâche tant recherché par IBM et Microsoft est disponible.

Novembre 1988 : c’est la sortie d’OS/2 1.1 qui propose une interface graphique, Presentation Manager (qui a quelques ressemblances à ce que sera MS-Windows 3.0x en 1990)

Novembre 1989 : au tour d’OS/2 1.2, qui propose un système de fichier moderne, le HPFS, et dépasse la limite des 8+3 caractères pour les noms de fichiers.

1990 : des dissensions se font sentir entre les deux acteurs. MS-Windows 3.0 est sorti et son interface graphique proche de celle d’OS/2 fait du mal à IBM.

1991 : c’est la sortie d’OS/2 1.30.x, et la rupture est consommé entre les deux acteurs. Microsoft garde le code prévu pour OS/2 3.0 (qui deviendra MS-Windows NT comme évoqué dans ce billet vieux geek de février 2016), et IBM se lance à corps perdu dans le développement de sa version d’OS/2 2.0, qui contrairement à la génération 1.x sera 32 bits.

J’avais toujours eu envie de mettre la main sur la version Microsoftienne d’OS/2. En fouillant un peu, j’ai pu trouver quelques pépites : MS-OS/2 1.30.1 et des versions de MS-Word et MS-Excel pour OS/2.

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Mate Revenge : encore une fois, la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions ?

Je connaissais le projet OBRevenge, une base archlinux avec une session OpenBox prête à l’emploi. J’en ai parlé début novembre 2016. Ma conclusion à l’époque ?

Comment conclure ? Quand j’ai vu pour la première fois le site de cette distribution, je me suis dit : « Oh, non ! Par pitié ! Pas une nouvelle DGLFI qui sera morte d’ici six mois ! »

J’ai cependant dépassé ma première impression. Modulo le fait plus que casse-bonbon qu’il faut batailler avec la ligne de commandes pour finir la traduction du système installé, ici on a un projet qui est plus proche de l’utilisable que de la bête DGLFI.

L’outil de configuration maison est sympathique et surtout fonctionnel. Après, c’est comme tout, il ne faut pas en abuser. Et pour reprendre ce que disait feu la marque Compaq dans les années 1990 : « À suivre… »

Six mois sont passés depuis, et le projet continue son bonhomme de chemin. Dans le but d’élargir son audience, deux saveurs ont été rajoutées début mai 2017 : une avec Mate Desktop, l’autre avec KDE.

Je n’ai pas retrouvé l’annonce pour la saveur KDE cependant.

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En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La DGLFI de la semaine : prenez la Manjaro Linux KDE, remplacez bash par zsh, réactivez le thème breeze, ajoutez un assistant de post-installation au premier démarrage, secouez-bien. Vous aurez la NuRunner Linux.
  • La réécriture de MS-Windows sous forme de logiciel libre, ReactOS vient de sortir une nouvelle version de stabilisation de sa branche 0.4. Au menu, la possibilité de lancer MS-Office 2010 ?! Plus d’informations sur les notes de publication.
  • Pour les amateurs d’interfaces castrées à la MacOS-X, je demande ElementaryOS 0.4.1.
  • Le projet OBRevenge propose désormais des saveurs avec Mate Desktop et KDE. Plus d’infos sur le site de la distribution en question.
  • Ajouté le 20 mai 2017 : j’avais oublié de parler la mise à jour mineure de la Emmabuntüs 3 1.04. Au menu des réjouissances ? Des corrections de bugs, le support du moteur de recherche Lilo. Ça sent la mise à jour de maintenance plus qu’autre chose.

Côté culture ?

Bonne week-end !

Vieux geek, épisode 81 : MS Plus! pour MS-Windows 95…

Pour cet épisode de la série « Vieux Geek », j’ai eu envie de me replonger en 1995. C’est l’année où j’ai eu mon premier compatible PC, une grosse boite gris, avec un écran cathodique de 14 pouces (et de 14 kg aussi), avec un incroyable Cyrix 486DX2 à 66 Mhz royalement équipé de 400 Mo de disque, de 4 Mo de mémoire vive et c’était tout.

Le tout tournait tant bien que mal sous MS-Windows 3.1. Je le fis rapidement grimpé à 12 Mo de mémoire vive, lui rajoutant une carte son compatible Sound Blaster avec un CD-Rom 2x. Il était donc fin prêt mi-1996 pour accueillir le révolutionnaire MS-Windows 95.

Cependant, il faut le dire, pour révolutionnaire qu’il fût à l’époque, il n’était pas franchement esthétique, mais largement moins moche que les immondices icônes Numix. Faut pas pousser, non plus ! 😀

Pour améliorer l’ordinateur, Microsoft mit en vente une extension – un peu comme les DLC de nos jours – sous le nom de MS-Plus! pour MS-Windows 95.

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La distribution DF Linux « 2 » bêta 1 : ça donne quoi ?

C’est un article d’Olivyeahhh, et spécialement sa conclusion qui m’a inspiré en partie l’article qui suit.

J’vais quand même pas parler de la Devuan non?

Ayant décidé de me concentrer sur des projets utiles, je n’allais donc pas parler une nouvelle fois du fork technico-rageux de la Debian GNU/Linux. Non, il faut dire qu’une annonce récente d’Arpinux sur la framasphere* a été le deuxième facteur déclenchant.

J’ai donc été sur l’article sur l’annonce de cette avant-première d’une DFLinux « 2 » (je pense qu’Arpinux sera d’accord pour cette dénomination) car ma curiosité était piquée.

J’ai donc récupéré l’image ISO et je me suis dit : testons-la. Même si la version de la DF Linux basée sur la Debian GNU/Linux Jessie 8.8 est sortie récemment, et qu’on peut jouer avec les paquets rétroportés pour certains logiciels, la DFLinux « 1 » commence à faire sentir son âge.

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La distribution Paldo GNU/Linux, elle devient quoi ?

Il y a des distributions GNU/Linux qui vivent leur bonhomme de chemin. Après l’annonce de la mort d’ApricityOS – qui m’a un brin surpris – le rideau étant tombé aux alentours du 7 mai 2017, laissant sur le carreau les personnes qui avaient mis leurs billes dans ce projet, j’ai eu envie de voir comment survivait une des distributions les plus atypiques sur laquelle j’ai pu mettre la souris, j’ai nommé la Paldo GNU/Linux.

La dernière fois que j’ai parlé de cette distribution dont le gestionnaire de paquets est écrit en mono, cela remonte à… mars 2014. Plus de 3 ans donc au moment où j’écris cet article.

Sur le site officiel, on apprend que la distribution existe toujours, qu’elle propose en date du 16 avril 2017 les logiciels suivants : Gnome 3.24.1, LibreOffice 5.3.1, Mozilla Firefox 52 et gcc 6.3… Rien que ça 🙂

J’ai donc récupéré l’ISO live pour faire mumuse avec dans une machine virtuelle.

La dernière image ISO stable date du 8 mai 2017 – j’écris l’article le 14 mai 2017 – donc autant que c’est du frais 🙂

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
–2017-05-14 19:14:54– http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
Résolution de www.paldo.org… 138.201.121.252
Connexion à www.paldo.org|138.201.121.252|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 824180736 (786M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso »

paldo-live-cd-x86_6 100%[===================>] 786,00M 355KB/s ds 24m 27s

2017-05-14 19:39:22 (549 KB/s) — « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso » sauvegardé [824180736/824180736]

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Une semaine de retour aux sources linuxiennes ?

La première semaine du mois de mai 2017 a été celle d’une volonté de revenir aux sources de ma passion pour le libre. Malgré ma gueulante sur le monde du libre concernant ses problèmes d’accès aux novices (et je tiens à remercier les personnes qui ont commenté, spécialement « Le visiteur du soir » pour ses remarques), je pense tout faire pour rester dans le monde du libre.

Un dépannage spécialement laxatif sur une opération des plus simples, à savoir purger un document en attente bloqué sur le serveur d’impression de MS-Windows 10 – qui aurait pu se résoudre par un passage en force dans l’interface web de CUPS – m’a fait comprendre ma douleur.

Je me suis alors posé la question : quelle distribution pourrait me convenir si par malheur Archlinux disparaissait ? Surtout, une distribution mère en rolling release, car c’est le modèle de publication que j’affectionne et que je considère être le plus adapté à ma situation.

Cela excluait donc toutes les fixed releases comme la Slackware Linux (ma madeleine de Proust), Debian GNU/Linux, Fedora ou encore OpenSuSE (désolé, mais je ne peux pas supporter cette distribution, même en peinture).

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En vrac’ de fin de semaine.

Pour commencer ce week-end prolongé, voici donc le billet qui va bien 🙂
Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !

Guide d’installation d’Archlinux, version de mai 2017.

Voici la quarante-troisième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’avril 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso, au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er mai vers 10 h 15 du matin, l’ISO de mai 2017 n’est pas encore disponible.

Note du 7 mai 2017 : le paquet xorg-server-utils et xorg-utils ont été enlevés des dépots d’Archlinux.

Note du 8 mai 2017 : une version corrigée du tutoriel (xorg et une coquille graphique) est disponible ci-dessous. Merci à informaticienzero pour les retours. Désolé pour le dérangement !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.1, Plasma 5.9.5, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3. Budgie Desktop et Cinnamon ont été enlevés pour des raisons de place.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

 

En vrac’ de fin de semaine.

En ce milieu de week-end prolongé, bien qu’un peu tard le dimanche, voici donc le billet qui va bien 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne fin de week-end prolongé !

Les libristes sont aussi des humains : l’équipe d’Emmabuntüs.

15 jours après le dernier épisode de cette série, au tour de l’équipe d’Emmabuntüs. Oui, ce sera une interview collective, à la demande de Patrick que je voulais interroger au départ. Attention, c’est vraiment très copieux 🙂

1) Bonjour, pourrais-tu te présenter en deux ou trois phrases ?
Quatre seront acceptées aussi.

Le collectif Emmabuntüs est un groupe de bénévoles dont le but est de promouvoir le reconditionnement des ordinateurs.
Nous assurons la maintenance de la distribution GNU/Linux Emmabuntüs, dédiée au reconditionnement et à l’accès au Logiciel Libre même sans Internet et avec de vieux ordinateurs fonctionnant d’origine sur XP, Vista et Windows 7.
Le collectif est né de la rencontre de plusieurs acteurs en 2011, après une interview de Patrick sur le Framablog, les activités se sont ensuite développées, notamment en Afrique, via les JerryClans (voir le site de Jerry Do-It-Together : http://youandjerrycan.org/).

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Vieux geek, épisode 78 : Blake Stone, le Wolf3D-like oublié.

Il y a une constante dans le jeu vidéo, qui est simple : dès qu’un format fonctionne, on le copie ad-nauseam… Pour le pire et parfois pour le meilleur 🙂

En mai 1992, une petite boite du nom d’id Software donne un grand coup de pied dans la fourmilière et sort… Wolfenstein3D. La petite boite en question s’était déjà fait la main avec Catacomb 3D (cf l’épisode 75 de cette série « Vieux Geek ») en proposant un environnement en pseudo-3D. Wolfenstein 3D rajoutera une ambiance de seconde guerre mondiale avec la possibilité de buter Adolf Hitler à la fin du 3e épisode.

Le moteur utilisé par Wolfenstein3D ayant été licencié par divers studios, dont Jam Productions publié par Apogee Software, qui propose une semaine avant la sortie officielle de Doom en décembre 1993 le jeu « Blake Stone: Aliens of Gold ».

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Le logiciel libre est-il à conseiller à des « novices » sous MS-Windows ?

Je dirai que non si on parle de distributions GNU/Linux. Bien au contraire. Vouloir arriver en cette année 2017 dans le monde des distributions GNU/Linux est une énorme erreur. Pour plusieurs raisons. Je vais les détailler.

La première, c’est l’immaturité intellectuelle et la haine qui se dégage du monde francophone du libre. Entre les youtubeurs qui changent d’avis comme de chemise comme Seb alias Actualia66 qui m’a tellement lassé à force de modifier son opinion sur les mêmes produits en l’espace d’une semaine voire de 15 jours que je me suis désabonné de sa chaîne.

Comment oublier les blogs où les trolls prospèrent au grand dam des blogueurs et qui justifie une modération a-priori ? Ou encore les guerres intestines entre les pro-« une technologie donnée » et les anti-« une technologie donnée », on se demande ce qui pourra sauver le monde du logiciel libre.

Le monde du logiciel libre a toujours été un champ de confrontation des idées. Mais entre la nécessaire liberté d’expression et les torrents de haine qui sont déversés presque quotidiennement, il y a quand même une sacrée différence.

J’en arrive presque à me demander si cela ne se terminera pas à grand coup de Kalachnikov AK-47 au détour d’une ruelle sombre. J’exagère ? Dirons-nous que je prends un peu d’avance.

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Combien faudra-t-il d’ArkOS pour que le monde du libre ait – enfin – une prise de conscience ?

Je l’ai appris via un billet de Carl Chenet sur le réseau social encore plus fantômatique que google plus, à savoir la framasphere*, qui reprenait un article de Phoronix.

Vous ne connaissiez pas ArkOS ? Moi non plus jusqu’à aujourd’hui. Pour tout dire, je ne m’intéressais pas à des projets proposant des distributions pour l’auto-hébergement, n’ayant pas ni la bande passante ni le matériel nécessaire pour l’envisager.

Même si j’ai lu l’excellent livre de Thuban dont la version 3 est disponible depuis le 22 avril 2017, et que je connaissais déjà de nom le projet yunohost, j’avoue que l’annonce de l’abandon du projet ArkOS ne m’étonne qu’à moitié.

En effet, on tombe encore une fois dans le même travers : avoir les yeux plus gros que le ventre et dans son corollaire… Ignorer l’existant et réinventer encore une fois la roue.

Nombre de projets – que ce soit des distributions GNU/Linux ou encore des logiciels de plus haut niveau comme des lecteurs de vidéo, des navigateurs (qui se résument 95% du temps à une interface enrobant qtwebkit ou webkitgtk) – sont sous-alimentés en terme de nombre de développeurs pouvant s’en occuper.

Résultat des courses ? On se retrouve avec des dizaines de projets laissés plus ou moins à l’abandon avec les utilisateurs se retrouvant le bec dans l’eau, faute d’avoir misé sur le mauvais cheval 🙁

Je sais que certaines personnes vont m’intimer l’ordre de fermer mon clapet – dans des termes largement moins courtois – mais il faut le dire ainsi : nombre de projets dans le libre sont condamnés par un manque de responsabilité des développeurs enfermés dans un individualisme mâtiné d’une version extrémisée des saints canons de la FSF dont on attend toujours le noyau GNU/Hurd soit dit en passant. Désolé, je nettoyais le clavier et le coup est parti tout seul 🙂

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En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Après avoir été accomplir mon droit civique (comme pour chaque élection depuis 1992), et même si cela ne sert pas à grand chose, voici donc le billet en vrac’ de fin de semaine.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne journée !