Au revoir, Google plus et merci pour le poisson.

C’est donc officiel. Après bien des fausses annonces, Google annonce que la prise sera / aura été débranchée en août 2019.

Le réseau social alternatif développé par Google sur les cendres de Google Wave, aura donc vécu un peu de plus de 8 ans. J’ai été utilisateur du réseau depuis le début, mais je ne pensais que Google déciderait de le sabrer en prenant comme prétexte une faille de sécurité.

Ne dit-on pas que quand on veut noyer son chien qu’il est enragé ? Cela me semble bien être le cas.

En novembre 2017, je faisais le point sur mes 3 ans de présence sur diaspora*, et même si j’ai été moins présent sur le pod proposé par framasoft, j’ai commencé à constater l’arrivée de certains contacts de Google Plus.

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Prédictions 2014 : un premier bilan.

Comme promis dans le billet du mois de décembre 2013 consacrées aux prédictions pour 2014, un premier bilan.

La Bulle 2.0 continue de gonfler, et on continue de déclamer haut et fort que Google Plus est un village fantôme. L’épisode du départ d’un de ses membres fondateurs n’a pas vraiment aider dans l’histoire.

De plus, quand on voit l’histoire de Flappy Bird et des sommes récoltées par son auteur (50 000$ quotidien), on se dit que la Bulle 2.0 continue de gonfler. La question reste : jusqu’à quand ?

Pour le panier de crabes le monde des distributions GNU/Linux à destination du bureau, je confirme certaines de mes idées.

Je disais en décembre 2013 :

Une autre erreur à terme est, selon moi, la lente transformation de Cinnamon en environnement de bureau complet. Car si on sort les outils de Gnome, comme Totem, Brasero ou encore Rhythmbox et Gedit, Cinnamon est bien vide.

La Linux Mint qui maintient le gestionnaire de fenêtre (Cinnamon) et le gestionnaire de fichiers (Nemo dérivé de Nautilus), pourra-t-elle créer des propres versions de ses logiciels, quitte à prendre les outils Gnome pour les transformer à sa sauce ? Et surtout est-ce souhaitable et viable à long terme ? Je me le demande vraiment.

La sortie de la Linux Mint 17 (basée sur Ubuntu 14.04 LTS) semble prendre ce chemin, même si c’est à moitié avoué. Il est vrai que de décider que les 3 version suivantes de la Linux Mint resteront basées sur la Ubuntu 14.04 LTS n’est pas une volonté d’avoir une base pour étendre les outils liés à Cinnamon.

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Le suicide collectif, c’est à la mode ?

Avec l’approche du 21 décembre 2012, je donne d’ailleurs rendez-vous aux fanatiques de l’apocalypse le 22 décembre pour les voir se déféquer dessus de honte, le suicide collectif semble être à la mode.

Quelques exemples récents. Les MVNOs, cache-sexe des opérateurs historiques multiplient les erreurs de communications, continuant de prendre leurs utilisateurs pour des moutons à tondre.

NRJ Mobile a fait fort récemment
. Tellement fort que j’ai du aller me soulager la vessie tellement que j’avais un fou rire.

En gros, déjà faut se lier poings et pieds à un opérateur durant un ou deux ans. Mais le plus marrant, c’est le forfait « libre consommation », digne des débuts d’internet en France, l’époque du RTC, où on déboursait une somme fixe pour payer l’accès au réseau, avec les communications en plus. Et qui avait chamboulé tout cela en 1998 ? Allez, un indice, janvier 2012, téléphonie mobile 🙂

Prenons le cas d’une personne qui consommerait 15 minutes par mois et une dizaine de SMS, avec un engagement de deux ans. Cela lui reviendrait mensuellement, hors portable à :

5 € + (15*0.38 €) + (15*0.10 €) = 12,20 € soit sur deux ans : 292,8 €

Et avec un engagement d’un an ? Mensuellement :

7 € + (15*0.38 €) + (15*0.10 €) = 14,20 € soit au bout d’un an : 170,40 €

Ce qui fait quand même un peu cher.

Et si on prend le forfait Free Mobile à 2 €, à savoir 1 h + 60 SMS, et même en rajoutant les 40 SMS supplémentaires, on arrive à 2,40 € par mois, sans abonnement. NRJ Mobile le propose à ses clients, mais pour 14,99 € avec deux années d’engagement.

Et que dire des forfaits Joe Mobile ?

10 € par mois pour 2 heures et SMS, MMS illimités ? Voyons, reprenons ce bon vieux Free Mobile : 1 heure de hors forfait voix, 3 €. Et il faudrait consommer 500 SMS en hors forfait pour arriver à 10 € par mois, non ?

On va dire que je suis un fanboy de Free Mobile, mais à ses personnes je dirais : jeter un oeil au coût de vos forfaits jusqu’en décembre 2011.

Autre suicide dans les grandes largeurs, celui de la presse papier qui veut taxer le grand méchant Google. Après le retrait volontaire de la presse brésilienne de l’outil d’actualités du moteur de recherche c’est une union sacrée entre les journaux français, italien, allemands de vouloir faire cracher au bassinet Google pour une reprise d’article, donc d’utilisations de lien avec un chapeau, comme jadis l’avait tenté la presse belge.

Non seulement, c’est suicidaire au vu de la puissance de frappe de Google, mais c’est le monde à l’envers. Si les sites officiels des journaux ont des visites, ce n’est pas, en grosse partie, grâce à des moteurs de recherches comme Google, Bing ou encore Yahoo ?

La presse française est en train de mordre la main qui la nourrit sur le plan numérique. Je pense que la réplique de Google sera simple : plus aucun lien. Et quand les sites en question verront leur audience s’effronder, et donc les recette publicitaires liées, ils n’auront plus qu’un choix ; la queue entre les pattes, ils devront aller à Canossa et devront demander à Google de revenir sur la suppression du référencement.

Ca risque d’être marrant à voir, tiens !

Bon vendredi.

Et si Google Plus était le Mozilla Firefox des réseaux sociaux ?

Je vais parler d’un temps que les internautes arrivés après 2004 ne peuvent pas connaitre. Lorsqu’en 2004 Mozilla Firefox arrive sur le marché, Internet Explorer règne en « tyran » sur les navigateurs depuis 2001. Sa part de marché ? Quelque chose comme 95%, laissant quelques miettes à Opera, Netscape et d’autres, histoire d’éviter de se prendre un procès pour abus de position dominante dans la tronche.

A la fin de la première guerre des navigateurs qui a vu un Netscape mourrant et un Internet Explorer triomphant (en 2001), la situation est restée stagnante, au point que Microsoft mettra 6 ans à pondre un successeur à Internet Explorer 6, intégrant des nouveautés incroyables comme la navigation par onglets… Bref, Microsoft s’était endormi sur ses lauriers, ignorant la concurrence.

Le processus serait-il en train de se répéter dans le petit monde des réseaux sociaux. Facebook et ses quelques 750 millions d’utilisateurs regardent de haut la concurrence, comme Myspace (qui était il y a 5 ans LE réseau social), qui n’a plus que 63 millions d’utilisateurs plus ou moins actifs.

En 750 millions de comptes… J’ai des connaissances qui ont plusieurs comptes facebook souvent un professionnel et un pour déconner 🙂

Les dernières innovations en date de Facebook sont franchement pompés sur le réseau de google qui – depuis son ouverture – gagne des membres. Cela ne veut pas dire que tout le monde reste. Mais qu’au moins, il y a des utilisateurs.

La force de google plus ? C’est qu’on a des cercles, qu’on peut suivre des personnes sans qu’il y ai d’obligations d’être « ami », ignorer en un clic les parasites commerciaux et autres kikoolol, le flux qui reste clair, et surtout la possibilité de récupérer ses données en un clic de souris.

Maintenant, le schéma Internet Explorer contre Mozilla Firefox va-t-il se reproduire ?

Facebook est-il trop implanté ? Ses utilisateurs fidèles au point de dénigrer la concurrence ?

Seul l’avenir nous le dira !

ChromeOS : une prison dorée à base de logiciels libres ?

ChromeOS de Google, c’est surement l’OS qui a fait couler le plus d’encre électronique depuis que son existence a été annoncée

Ayant voulu tester en « grandeur nature » (ou presque) le dernier né des logiciels de Google, j’ai récupéré une compilation « vanilla » proposée par hexxeh.

Utilisant VirtualBox, je dois dire que je n’ai jamais vu un OS basé sur du logiciel libre qui devient tout le contraire du logiciel libre : une prison dorée, à l’image d’un MacOS-X d’Apple.

Outre les 9 points soulevés par Cyrille Borne dans un article assassin qui appuie à l’endroit douloureux – dont le point le plus important est l’insécurité des données entreposées sur des solutions « cloud-computing » – j’aimerais rajouter un autre point : l’absence énorme d’ergonomie de ChromeOS.

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Avoir un client RSS, est-ce encore utile ?

Ce matin, faisant un petit nettoyage de mon ordinateur, je me suis surpris à taper la ligne de commande suivante :


yaourt -Rcs liferea-git

En clair, j’ai demandé la suppression de Liferea, client de lecture pour les flux RSS pour l’environnement Gnome. Je me suis aperçu que j’avais du lancer en tout et pour tout 5 fois le logiciel sur le dernier mois. Il faut dire que j’ai pris l’habitude de lire mes flux rss via mon compte sur NetVibes.

De plus en plus de services qui jadis s’effectuait via des logiciels clients en local sont reportés en ligne.

Abandonner le client RSS a été pour moi assez facile, cependant, je n’arrive pas encore à me faire à l’idée de faire de même en passant par une suite bureautique en ligne (comme les outils de Google), même si j’ai plusieurs comptes gmail utilisé en duo avec mon client de courrier, Mozilla Thunderbird (plutôt Shredder car j’utilise une version de développement), et que j’utilise Google Agenda pour me servir de pense-bête pour certains évènements que la tête de linotte que je suis à tendance à oublier.

Le problème est le niveau de confidentialité des données qu’on stocke en ligne. Je préfère largement pour certaines données personnelles (comme les documents créé avec OpenOffice.org – en attendant que LibreOffice sorte en version finie et utilisable) qu’elles soient stockés en local sur mon disque dur, bien que par sécurité je fais une sauvegarde régulière via DVD et disque dur externe.

J’arrive donc à me demander quel sera le prochain outil en local sera abandonné au profit d’un outil en ligne…

Google fait-il du browser-sniffing ?

Alors que la part de marché mondiale de Microsoft Internet Explorer est en dessous des 60% ce qui est une première depuis en gros 1999 (et oui, plus de 10 ans, à l’époque de Windows 98Se et de la première guerre des navigateurs) Google semble revenir à une hérésie en cette période de croissance des moteurs de navigateurs respectueux des normes du W3C : le browser-sniffing.

Pour prendre une image simple, c’est comme deux chiens qui se reniflent mutuellement le cul. En fonction des infos données par le navigateur, le site donne une page adaptée aux limitations du navigateur en face de lui.

C’est une notice de Stemp sur identi.ca qui m’a mis la puce à l’oreille : http://identi.ca/notice/32388573 et sa suite qui montre la différence : http://identi.ca/notice/32389448

J’ai donc décidé d’installer Midori et de faire le test 😉


yaourt -S midori

Avec une recherche identifié en tant que Midori :

midori identifié comme midori

On change l’identifiant et on recommence…

on ment sur l'identité de midori

midori identifié comme safari

Si je connaissais pas la volonté de Google de faire de la pub pour son navigateur basé sur Webkit (tout comme Midori, Safari ou encore Epiphany depuis la version 2.28), je penserais presque que c’est accidentel.

Mais non, je ne suis pas paranoïaque 😀

Vrac rapide et libre d’une marmotte ;)

Juste un petit billet pour parler des derniers trucs en vrac concernant le logiciel libre 🙂

Voila, c’est tout pour le moment… A plus tard 😉

Concours de vitesse en javascript…

Dans un précédent billet, je parlais de l’impact de TraceMonkey sur les tests concernant la vitesse d’exécution de Javascript. J’ai donc voulu tester les performances de Firefox 3.0.1, Shiretoko pré-bêta1, Opera 9.60 bêta et du dernier Webkit en date sur les tests proposés par Google pour le moteur de javascript V8 qui équipe Google Chrome.

La lecture du résultat est simple. Avoir 100 comme score est la base. Plus le score est important, mieux c’est.

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Le retour d’un serpent de mer : QT avec Mozilla ;)

Sous linux et autres unix, Firefox utilise le toolkit GTK. Or à une époque reculée, un port pour QT pour la suite Mozilla avait été commencé, puis abandonné. cf le bogue 178987.

Or, en lisant OSNews, j’ai pu lire que le port était de nouveau en vie. Le wiki de Mozilla propose des infos pour compiler cette version. Cependant, j’ai préféré prendre une version déjà précompilée, en l’utilisant sous une Fedora 10 alpha 32 bits avec KDE 4.1. Gain de temps ? Une bonne heure 🙂

La version proposée semble être basée sur du code compilé le 4 août 2008.

Voici donc le résultat avec Acid3 et Google :

Acid3 sous Shiretoko en version QT

Google sous Shiretoko en version QT
Pour la petite histoire, peu après la libération du code source de mozilla fin mars 1998, le premier port fut effectué sous QT par Trolltech.

http://trolltech.com/company/newsroom/announcements/00000007

Le bogue qui permet de suivre l’évolution du port est le 448989. Donc si vous êtes intéressé par l’intégration de QT, c’est le bogue à suivre.

Vladimir Vukićević explique le pourquoi du comment de ce port.

Bref, c’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de KDE 4.x qui auront désormais un look natif pour les widgets, du moins quand Shiretoko sortira 🙂