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Google et la Free Software Foundation sont-elles schizophrènes ?

Cet article m’est venu suite à la remarque d’Antistress et sur un de ses commentaires qui fleure bon l’idéalisme :

Le code est tout à fait officiel, il vient de YouTube lui-même.
Tu veux dire qu’il est en version d’essai ? Combien de logiciels libres que tu utilises n’ont pas atteint la révison 1.0 ? Sois sérieux ;-)
Le code sert à pouvoir désactiver Flash et, constatant qu’il n’est plus utile, le désinstaller.
Il s’agit de sortir du cercle pernicieux du flash everywhere

Ce serait vrai si on se limitait à visionner des vidéos sur la toile. Mais nombre de services musicaux (comme celui qui s’est défroqué devant les demandes excessives des copieurs de galettes de plastique) n’utilisait pas la technologie flash.

Cependant, cette volonté d’abandonner cette technologie omniprésente est un brin contrarié par une forme de schizophrénie de Google et de la Free Software Foundation.

Je m’explique.

Google – dont les serveurs sont l’épine dorsale de Youtube – propose avec son navigateur Google Chrome un logiciel sous forme de greffon qui s’appelle… Adobe Flash.

Par exemple, cet article concernant la version 10 de Google Chrome publié par Cnet.

De son côté, la Free Software Foundation, connu pour son combat pour le logiciel libre, propose un outil qui implémente les fonctionnalités de Flash, sous le nom de GNU Gnash.

Flash est – malheureusement – incontournable de nos jours. Penser qu’un seul acteur comme Youtube qui laisserait tomber flash en forçant webm et le html5 par défaut pourrait faire tout basculer est un peu « trop » idéal à mon goût.

Mais peut-être que mes 13 années sur le réseau des réseaux m’ont fait comprendre que des technologies naissent, se développent et disparaissent plus ou moins.

Je vais donc rajouter le code non encore officialisé par Youtube pour les vidéos, même si par défaut, si flash est utilisé pour d’autres genres de sites, celui-ci aura la main sur la technologie ouverte WebM.

PC-BSD 9.0 beta 1.5 : où en est le FreeBSD pour l’utilisateur lambda ?

FreeBSD, c’est le plus célèbre des BSDs libres. PC-BSD, c’est une version développée pour rendre cet OS moins effrayant. Contrairement à ses précédentes versions qui étaient uniquement fournie avec KDE, cette future version 9.0 (développé en se basant sur FreeBSD 9.0, pas encore sorti), propose KDE, mais aussi Gnome 2, Xfce 4.8, Awesome, WindowMaker entre autres.

J’ai donc récupéré l’image ISO de la version 9.0 béta 1.5, après l’annonce parue sur Distrowatch.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://pcbsd.fastbull.org/9.0-BETA1.5/amd64/PCBSD9.0-BETA1.5-x64-DVD.iso
–2011-08-28 10:29:04– http://pcbsd.fastbull.org/9.0-BETA1.5/amd64/PCBSD9.0-BETA1.5-x64-DVD.iso
Résolution de pcbsd.fastbull.org… 194.116.84.14
Connexion vers pcbsd.fastbull.org|194.116.84.14|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 3584000000 (3,3G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «PCBSD9.0-BETA1.5-x64-DVD.iso»

100%[====================================>] 3 584 000 000 437K/s ds 41m 40s

2011-08-28 11:10:44 (1,37 MB/s) – «PCBSD9.0-BETA1.5-x64-DVD.iso» sauvegardé [3584000000/3584000000]

J’ai ensuite utilisé un disque vide de taille fixe (car le système de fichiers UFS de FreeBSD est très lent dans une machine virtuelle KVM). Et j’ai lancé ma machine virtuelle habituelle.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ dd if=/dev/zero of=disk.img count=32 bs=1G
32+0 enregistrements lus
32+0 enregistrements écrits
34359738368 octets (34 GB) copiés, 535,742 s, 64,1 MB/s
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom PCBSD9.0-BETA1.5-x64-DVD.iso -boot cd &

J’ai gardé l’installateur en anglais car la traduction est incomplète. Les étapes classiques se succèdent : fuseau horaire, clavier, partitionnement, création d’un compte utilisateur, choix des logiciels. Pour changer un peu, j’ai demandé l’installation de Xfce 4.8.

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Aperçu rapide de la distribution Trisquel Gnu Linux 3.0.

Trisquel Gnu Linux 3.0 est une version « libre » (au sens de la Free Software Foundation) de la Ubuntu Linux 8.04 LTS.

Au menu de cette version :

  • Noyau 2.6.28 (version libre)
  • Gnome 2.26
  • Trisquel Web Browser (version « libre » de Mozilla Firefox 3.0)
  • Gimp 2.6
Trisquel Gnu Linux 3.0

Après avoir récupéré l’image ISO de la version AMD64 via BitTorrent (vilain tipiak je suis ?), j’ai utilisé la machine virtuelle habituelle pour lancer la distribution.


fred ~/download $ qemu-img create -f qcow2 tris.img 32G
Formatting 'tris.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
fred ~/download $ qemu-kvm -m 1024 -k fr -localtime -hda tris.img -soundhw all -cdrom trisquel_3.0_amd64.iso -boot d &

Le Gnome proposé est simplifié, et l’installateur est celui d’Ubuntu. Donc simple et efficace ;)

Etrangement des partitions en xfs sont proposées lors de l’installation. Bah, tant que la distribution fonctionne au final, hein ;)

Au final, on obtient une version d’Ubuntu Linux qui respectent les recommandations de la Free Software Foundation (pas de micrologiciels non libre), pas de Flash, etc…

Bref, une distribution pour les libristes puristes, à l’image d’une gNewSense, même si je préfère cette dernière.

Ah, le labyrinthe des versions « librissime » de firefox…

Par le terme librissime, je pense surtout au zèle excessif dont fait parfois preuve la Free Software Foundation.

Considérant Firefox pas assez libre, un projet nommé IceWeasel a vu le jour en août 2005, qui se résume à peu chose à : code source de firefox avec un nom différent et une série d’illustrations différente.

Bref, pas grand chose au final. Cependant, IceWeasel désigne maintenant la version debian de Firefox, et non plus la version de la FSF. Il faut parler d’IceCat !!!

Bref, IceCat est actuellement version 2.0.0.13, et n’existe en version binaire que pour les processeurs i386 et supérieur. Pas de version pour les processeurs Intel et AMD 64 bits, et encore moins pour le PowerPC.

Il faut donc aller sur le site d’IceCat pour récupérer le code source. La compilation est « classique », mais change assez du modèle proposé par la Fondation Mozilla. Outre un .mozconfig d’une longueur et d’une redondance inutile, il faut entrer le duo magique :

./configure ; make

pour lancer la compilation du chat de glace. Au résultat ? Une version aussi utilisable qu’un firefox classique, mais plus correct aux yeux de la Free Software Foundation… Beaucoup de bruit pour pas grand chose au final ;)

IceCat, le Firefox version GNU...
Mais si cela peut faire plaisir, un peu de masturbation intellectuelle de ce style, hein…