Savez-vous suicider une distribution GNU/Linux à la mode, à la mode…

Je m’étais pourtant juré de ne pas faire d’articles sur ce sujet, mais la coupe est pleine. Dans un billet en vrac’ récent, je disais :

La Manjaro Linux communautaire de la semaine : cette fois, c’est au tour d’Enlightenment 20 de passer sur le grill. Plus d’infos sur le site officiel.

J’ai commis l’erreur de la télécharger pour voir à quoi elle ressemblait… Mal m’en a pris… Je dois avoir un sacré mauvais karma à purger.

Outre le fait qu’on a l’impression que l’image ISO a été finie à l’urine frelatée, voici la liste des bugs que j’ai pu constater :

  1. L’installateur proposé ne détecte pas la connexion réseau alors qu’elle existe.
  2. L’installateur ne peut pas être tué si le besoin s’en fait sentir en cas de plantage.
  3. Impossible d’avoir un démarrage en mode graphique en post-installation. Ce qui est des plus ennuyeux.

Le plus simple est de visionner la vidéo disponible un peu plus loin. J’y suis assez grossier, mais quand on voit la tronche du résultat, difficile de garder un vocabulaire d’une politesse impeccable.

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En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’. Oui, je sais, je le poste vendredi soir, mais je risque d’avoir un week-end chargé !

Commençons par le logiciel libre.

Côté musique ?

  • Vous aimez le doom metal scandinave ? Alors les créations de « The Great Discord » pourront être pour vous, surtout vous appréciez le chant clair féminin avec.
  • Vous aimez la dream pop ? Alors, essayez les créations de FEAR OF MEN qui sont d’une douceur relaxante et qui fleurent bon la pop alternative des années 1980-1990.
  • Vous êtes plus garage rock avec une dose de punk et de psychédélique ? Alors essayez les créations de Dearly Beloved.
  • La folk rock psychédélique est plus à votre goût ? Alors Eerie Wanda est pour vous !

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine.

Pour finir la première semaine du mois de décembre, un en vrac’ qui contiendra son lot de vachardises. C’est comme ça et pas autrement !

Commençons par le logiciel libre.

Quelques autres liens divers et avariés.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui.

Demain, je serais un bête et méchant citoyen, j’irais voter au premier tour des régionales, mais je respecte les personnes qui ne votent pas. C’est leur choix, après tout.

Inutile de partir dans un débat sans fin dans les commentaires sur ce point précis, le recyclage ad-nauseam des arguments des deux camps n’ayant rien à envier aux guerres technologiques dans le logiciel libre… On peut faire mieux avec la bande passante, non ? 🙂

Bodhi Linux 3.0 : que vaut la version de la renaissance de cette distribution ?

Il y a environ six mois, en septembre 2014, Jeff Hoogland annonçait qu’il se mettait en retrait du projet Bodhi Linux. Revenu entre temps, il vient de publier la version 3.0 de la distribution basée sur Ubuntu avec enlightenment 0.19, disponible en version 32, 64 bits et pour les chromebooks.

Je n’avais pas été vraiment emballé par la Bodhi Linux à l’époque de sa version 2.2.0, sorti fin décembre 2012.

J’ai donc voulu voir ce qu’a dans le ventre la nouvelle version tout juste sortie. Basée sur le coeur de la ubuntu 14.04 LTS, elle apporte cependant un noyau plus récent, le 3.16, du moins si on en croit l’annonce de publication. J’ai donc récupéré l’ISO en 64 bits, et je l’ai lancé dans une machine VirtualBox.

Après le démarrage, ce qu’on note au premier coup d’oeil, c’est que cette distribution est victime de la mode. Inutile de préciser l’inspiration du thème d’icone employé. Ce qui est étonnant, c’est qu’il doit déclarer comme étant le thème par défaut d’enlightenment. Par acquis de conscience, j’ai installé en parallèle une Archlinux avec e19 pour comparer les deux thèmes graphiques.

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En vrac rapide et plus ou moins libre en ce pluvieux lundi de Pentecôte.

Un petit vrac pour commencer cette semaine.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui 🙂

Avons-nous besoin de nouveaux environnements de bureaux ?

Ah, le petit monde des environnements de bureaux du logiciel libre. Source infinie de trolls et de guerre entre les barbus et les moins barbus, il existe trois grandes familles.

Ceux qui utilise QT, ceux qui utilise GTK et les autres. Un projet trollifère comme SolusOS et son bureau Consort m’a donné de l’envie faire un point sur l’opportunité de proposer un énième environnement de bureau.

Pour ceux basés sur QT, je citerais KDE SC, Trinity (la continuation de KDE 3.5.xx), et feu (?) Razor-Qt dont le rapprochement avec Lxde est quasi officiel, dixit un article de La Vache Libre de juillet 2013.

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AtlasX, quand Debian GNU/Linux 6.0 se marie avec Enlightenment.

AtlasX est une distribution Linux dédiée aux machines peu puissantes, et agées, dixit la page d’introduction où on peut lire :

AtlasX: The next generation Desktop Operating System suitable for 10 year old and newer pc’s, mini computers, laptops and netbooks

Ce qu’on peut traduire par :

AtlasX: La prochaine génération de système d’exploitation de bureau utilisable pour des PCs de 10 ans d’age ou plus jeunes, mini-ordinateurs, portable et netbooks.

Après avoir récupéré l’ISO du DVD, j’ai lancé la machine virtuelle habituelle, en 32 bits cette fois. Quand même, une ISO de taille DVD pour des machines de 10 ans d’age, je trouve cela un peu étrange.

Et pour reproduire les standards d’une machine ancienne, je n’ai pris que 32 Go pour le disque virtuel.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm32 -hda disk.img -cdrom atlasx_x86-32_dvd.iso -boot order=cd &

La distribution est vraiment très conservatrice pour sa base : c’est une Debian GNU/Linux 6.0.4 en dessous.

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e17-svn sur Archlinux ? Mais si, c’est possible ;)

L’arrivée prochaine d’une version stable d’e17 (en développement depuis 1999 !) m’a donné envie de voir l’ensemble sur Archlinux. J’ai donc utilisé une archlinux virtualisée, en utilisant Syslinux comme gestionnaire de démarrage pour éviter un bug avec grub2.

J’ai donc installé une archlinux « basique » avec Xorg. Il y a bien des paquets sur le dépot community d’Archlinux, mais ils sont un peu trop « vieux », datant du mois de mai dernier. J’ai donc utilisé le paquet « arche17 » pour installer l’environnement, qui reste encore assez restreint côté outils.

Ensuite, j’ai suivi l’ordre de compilation suivant des paquets pour éviter de me prendre la tête outre mesure :


eina-svn-arche17 - embryo-svn-arche17 - eet-svn-arche17 - evas-svn-arche17 - ecore-svn-arche17 -edje-svn-arche17 - efreet-svn-arche17 - e_dbus-svn-arche17 - emprint-svn-arche17 - eeze-svn-arche17 - elementary-svn-arche17 - e-svn-arche17 - e-modules-extra-svn-arche17

Pour le réseau ? Connman. Pour une fenêtre de ligne de commande ? Terminology via le paquet terminology-svn

Et pour le gestionnaire de connexion, elsa, outil officiel d’e17 pour cette fonction.

J’ai modifié le fichier /etc/inittab pour démarrer en init5 et en rajoutant la ligne de commande suivante :


x:5:respawn:/usr/sbin/elsa

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Et si on restait Zen en informatique ?

Dans le petit monde du logiciel libre, il y a les débats sans fins du genre : Unity (pouah, avis personnel) contre Gnome Shell (miam, avis personnel), Gnome contre KDE, Xfce contre Lxde, et ainsi ad nauseam.

Pour changer un peu, je voudrais parler d’une distribution du nom de Bodhi Linux, qui utilise Enlightenment 17 comme environnement de bureau. E17, son petit nom est un peu un serpent de mer dans le monde linuxien.

Sa version 17 est en développement depuis quelques années, environ 11…

L’année dernière, une première version utilisable a été rendue disponible, en janvier ; La Bodhi Linux utilise des versions plus récentes dans une version 1.4.0 de la distribution sortie il y a environ 3 semaines.

J’aurais bien voulu tester avant, mais entre certains bugs du très moyen Gnome 3.4 (non, je n’aime pas KDE, pas la peine de m’en parler) et la vraie vie, j’ai pris du retard dans mes tests.

J’ai donc récupéré l’image ISO depuis le site officiel de la distribution, uniquement en 32 bits. Basée sur la distribution Ubuntu 10.04, elle propose aussi un noyau plus récent (un noyau 3.2), et bien entendu, une version récente d’E17.

J’ai donc lancé une machine VirtualBox car c’est pas le grand amour entre E17 et qemu-kvm.

La distribution est ultra légère, ne demandant seulement que 1,2 Go à l’installation. Mais tout est mieux expliqué en vidéo. J’ai voulu montrer l’installation et l’utilisation, ayant pensé que les deux se mariait bien pour cette distribution.

Pour la petite histoire, j’ai du recommencer deux fois la vidéo, la première fois, j’avais merdé sur le plan du mot de passe, irrécupérable en qwerty 🙁

Les seuls points noirs : le mélange de franglais qui accompagnent parfois l’expérience utilisateur. Mais c’est super fluide à l’utilisation, cela fait plaisir. Bon, je l’avoue, j’ai poussé le bling-bling au maximum dans mes choix, mais c’est marrant, faut d’être complètement lisible par moment 😉