Jean-Philippe Smet n’est plus ? Le nécro-commerce musical se frotte déjà les mains…

C’était prévisible. Le plus belge des rockeurs français du début des années 1960 est parti peu après Jean d’Ormesson.

Heureusement pour l’académicien qui – dans le cas contraire – n’aurait eu droit qu’à un entrefilet en bas de page des quotidiens nationaux. Déjà, ses ami(e)s vont venir alimenter le « bal des pleureuses médiatiques » et louer son talent.

Oui, j’emploie cette expression sexiste selon les personnes qui considèrent que l’on doit aseptiser la langue française et ne plus dire aveugle mais non-voyant, que l’on doit mettre en place l’écriture inclusive au nom de la lutte contre les discriminations sexuelles en oubliant que cela en fait une bouillie indescriptible et inaudible pour les personnes utilisant des lecteurs d’écrans à cause d’une cécité ou d’une vue défaillante.

Mais inutile de revenir sur la bêtise liée au proverbe qui veut que « la route de l’Enfer soit pavée de bons sentiments ». Il y aurait de quoi remplir des bottins.

Derrière la tristesse réelle ou simulée des anonymes et des célébrités, il se cache quelque chose de plus ignoble, que l’on aime ou que l’on se contrefoute des créations de Jean-Philippe Smet : la préparation des albums hommages, des compilations (et il y a de quoi faire avec une carrière qui court sur près de 60 ans), des enregistrements inédits.

En clair, le bon vieux nécro-commerce qui nous propose depuis des années ce genre de pépites soit disant trouvées par hasard.

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2016, l’année où une partie de mon enfance et de mon adolescence est morte.

Chaque année apporte son lot de disparitions de personnes célèbres que ce soit dans le domaine de la télévision, du cinéma ou de la musique.

Mais 2016 a été une année qui a été une vraie hécatombe en ce qui me concerne. Si on peut dire que devenir adulte c’est faire le deuil de son enfance et de son adolescence, cette année j’ai été servi.

Commençons par le plan musical.

Je dois commencer par un aveu. J’ai été biberonné avec des radios comme Nostalgie. J’ai été bercé par les chanteurs français des années 1960 et 1970. C’est cela que d’être un enfant du milieu des années 1970.

L’annonce de la mort de Michel Delpech a été déjà une claque pour moi, qui avait eu droit à du « Wight is Wight » ou encore à la ballade des « Divorcés » (1973).

8 jours plus tard, c’est la mort de David Bowie. Comment passer à côté du sublime « Space Oddity » qui lança la carrière du chanteur ?

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