Étroniciels et squaticiels : deux plaies purulentes dans le petit monde des distributions GNU/Linux.

Après un article qui a eu des répercussions dans la blogosphère libriste francophone, j’ai eu envie de parler d’un problème que je résume avec deux néologismes : étroniciels et squaticiels.

Même si les deux termes sont assez parlants et sont parfois synonymes, définissons-les. Un étroniciel est souvent constitués au moins des deux élements suivants :

  1. Une base Ubuntu, car c’est devenu la distribution la plus utilisée pour faire des dérivées
  2. Une série plus ou moins longue de dépots tiers qui laisse douter de la stabilité sur le long terme

Le squaticiel est complémentaire à l’étroniciel dont il reprend parfois les bases. Il faut lui rajouter un élement : celui d’être complètement inutile ou presque par rapport à l’offre déjà existante, car la clonant avec une qualité parfois douteuse.

Des exemples ? Pour l’étroniciel, le premier exemple qui me vient à l’esprit est celui de la UUMate alias Update Ubuntu Mate. Cette distribution amélioré est tellement surchargée qu’on se demande parfois comment elle fait pour démarrer. Pour la liste des dépots tiers, dans mon article du mois de février 2015 à un total de 27 !

Et les squaticiels, me direz-vous ? Il y a un exemple parfait, dont j’ai parlé en mars 2014 et qui existe depuis 2012, si j’en crois ce vieux billet du blog de Clapico, la Cubuntu. Il m’est difficile de ne pas faire un jeu de mot sur la prononciation du nom de la distribution par des francophones. Mais je suis sûr que vous en avez déjà trouvé un ou deux en l’espace de quelques secondes.

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Top 5 et flop 5 des distributions GNU/Linux que j’ai eu sous la souris ? Le retour.

En juillet 2012, j’avais rédigé deux articles concernant les 5 pires et les 5 meilleures distributions GNU/Linux qui ont atterri sur mon disque dur.

Pour mémoire, le flop 5 :

  1. PearOS – paix à ses octets
  2. OpenMamba
  3. GoboLinux
  4. OpenSuSE
  5. KahelOS – paix à ses octets

Et le top 5 :

  1. ArchLinux
  2. Frugalware Linux
  3. Fedora Linux
  4. Viperr
  5. LinuxMint Debian Edition

Trois ans sont passés, et quelques modifications doivent être apportés aux deux classements. Commençons par le flop 5, étant donné que deux ont passés l’arme à gauche. J’ai cependant enlevé OpenSuSE, car j’ai trouvé pire entre temps 🙂

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Le problème des distributions GNU/Linux parasites… Inhérent au logiciel libre ?

Dans l’ADN du logiciel libre, il y a la liberté de prendre le code d’un logiciel et de le forker. Dixit les quatre libertés définies par la Free Software Foundation, c’est la liberté 3, que je recopie ci-dessous :

la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l’accès au code source est une condition nécessaire.

Cependant, cette nécessaire liberté est utilisée d’une manière plus qu’abusive… Spécialement dans le petit monde des distributions GNU/Linux à utilisation bureautique, je mets volontairement de côté les distributions spécialisées, où cela devient paroxystique et caricatural.

On arrive ainsi à une propagation de distributions parasites qui générent un tel bazar qu’une araignée n’y retrouverait pas ses petits.

Pour parasite, je prends la définition suivante, celle de l’adjectif, dixit le Larousse en ligne : « Qui se développe de façon gênante et inutile ».

D’ailleurs, il faut dire les choses comme elles sont, toutes ces distributions qui n’apportent strictement rien, ça me brouille l’écoute (oui, il y a une contrepèterie).

Des exemples ? On peut prendre les distributions qui reproduisent le schéma de la Linux Mint, qui a conçu l’environnement Cinnamon. À savoir une base ubuntu avec Cinnamon au-dessus. Deux exemples me viennent à l’esprit : la médiocre (oui, je suis dans une période de bonté) Micro-R OS dont j’ai parlé en septembre 2014 ou encore Cubuntu (rien que le nom, bref)…

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Cubuntu : une distribution qui veut être calife à la place du calife mentholé ?

Par mentholé, je pense bien entendu à la plus célèbre des dérivées de la distribution de Canonical, Linux Mint. En effet, il y a une distribution qui reprend la base de la Linux Mint : Ubuntu en remplaçant Unity par Cinnamon.

Donc, en clair, reproduire ce qu’est la Linux Mint. D’ailleurs, il faut pas oublier que le projet Cinnamon est développé par les codeurs de la Linux Mint.

Avec l’approche de la nouvelle version LTS d’Ubuntu, à savoir la 14.04, les distributions GNU/Linux dérivées commencent à proposer leurs versions « alphas ». Parmi elle, la Cubuntu.

Elle se définit comme étant, je cite le site officiel :

Profitez du meilleur d’Ubuntu avec Unity en version améliorée + Cinnamon + Gnome, OpenBox & de très nombreux Extras

Avec Cubuntu vous ne serez pas perdu, c’est 100% Ubuntu dans une édition Deluxe, nous avons ajouté le meilleur sans rien retirer.

Pour info, la version 17 de la LinuxMint a été annoncée récemment par l’équipe qui propose la distribution pour une sortie prévue fin mai 2014.

Ce qui laisse poser la question : pourquoi faire une énième distribution dérivée de la Ubuntu ? Mais ne soyons pas négatif, et récupérons donc la dernière image de développement de la Cubuntu 14.04 LTS. Autant dire que je ne parlerais pas des problèmes de stabilité inhérent à une version non définitive.

Je dois dire que je n’aurais pas pensé à parler de la distribution si elle n’avait été rajouté récemment à la liste des distributions en attente d’indexation sur Distrowatch. La seule fois que j’en avais parlé, c’était sur un billet concernant les 6 mois de Cinnamon, en… juin 2012, qui pointait vers un article de Clapico.

Bref, j’ai récupéré l’ISO « 14-04-64bits-v158b.iso » apparemment produite le 20 mars dernier, si j’en crois les informations fournis par l’onglet propriétés de Nautilus.

Bref, j’ai décidé de voir l’ensemble dans une machine VirtualBox pour éviter que l’ensemble ne ralentisse pas trop. Déjà que Cinnamon n’est pas une foudre de guerre à se lancer, je n’ai pas voulu l’handicaper en passant par Qemu. Pour gagner en souplesse, j’ai décidé de lancer l’installation dès le départ.

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Cinnamon, la petite interface qui monte, qui monte :)

Cinnamon, le « fork » de Gnome-Shell qui est né il y a à peine 6 mois – et sur lequel j’ai eu la dent dure au démarrage – continue son bonhomme de chemin.

En dehors de sa présence dans les versions rolling release et classique de Linux Mint, il faut rajouter :

En 6 mois, on peut dire que l’adoption est assez rapide. J’avoue que je suis étonné de la vitesse à laquelle cet environnement monte en puissance. A voir si le mouvement continuera… ou pas 😉