En vrac’ rapide en petite tenue…

Car il fait bien 28°C dans l’appartement, rideaux baissés… Je hais le mois d’août !

C’est tout pour aujourd’hui… Je retourne chercher la fraicheur !

LOPSI 2 ? Bienvenue en République Populaire de Ch… de France.

Avec LOPSI (loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) présentée à la chambre d’enregistrement…euh, je voulais dire Assemblée Nationale, l’internet en France sera à l’image de l’internet en Iran, en République Populaire de Chine : censuré à mort.

En effet, les fournisseurs d’accès devront bloquer sans délai des sites sur une liste apparement tenue au secret, sans intervention du pouvoir judiciaire pour légitimer les demandes de blocage.

Tout cela au nom de la lutte juste contre la pédo-pornographie. Mais cela risque au contraire de créer d’effroyables dégats collatéraux. Les pays qui ont testés ce genre de mesure se sont aperçus des effets secondaires de ce genre de filtrage :

En Australie, le filtre avait mis hors ligne des sites de jeux en ligne ou encore des sites proposant les liens bittorrent ; quel lien avec la pédopornographie ?

En Allemagne, seul 1,5% des sites listés étaient réellement liés à de la pédopornographie !

Dès que la lopsi 2 sera votée et les décrets d’applications publiés, les contenus réellement pédopornographique utiliseront des technologie de chiffrage encore plus importante, se rendant encore plus invisible, donc impossible à combattre.

Le vrai but de lopsi 2, c’est,  au final, non pas la lutte contre la pédopornographie, mais contre un internet qui ne peut pas être controlé par les gouvernements. Il suffit de voir la dernière idée de Silvio Berlusconi pour voir cette volonté de mettre au pas l’internet.

Et je finirais cet article avec une citation de Benjamin Franklin :

Celui qui est prêt à sacrifier un peu de sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

Même cause, même effet : la riposte graduée automatisée inconstitutionnelle.

La mesure phare et dite « pédagogique » de la loi internet et création (ou loi HADOPI) est déclarée inconstitutionnelle.

En 2006, DADVSI appliquait un mécanisme comparable, qui utilisait uniquement des amendes. Et le texte avait été censuré à l’époque.

Et comme aurait un certain Siddharta Gautama, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

En déchiffrant la décision du Conseil Constitutionnel, on apprend que :

  • Seule la justice peut couper l’accès internet d’une personne.
  • Internet fait partie de la liberté d’expression, droit constitutionnel
  • C’est la présomption d’innocence qui est le fondement juridique en France et non la présomption de culpabilité.

A quand une DADVSI troisième version ? Qui prend le pari que la licence globale arrivera dans les deux ans ?