Le monde du libre actuel part en couilles ? Conclusion : tout va très bien…

Oui, pour la conclusion de cette série, je reprends le titre sortit par Ray Ventura et ses collégiens en 1935 :

Oui, je sais que le contenu est clairement à contre-sens du titre. Je tiens aussi à préciser que je ne publierai pas cet article sur le journal du Hacker comme je comptais le faire à l’origine. Il faut dire que ce genre de réactions me fait dire que les personnes qui ont tendance à produire de l’urine proche du zéro absolu sont légion dans le monde du libre.

Quoiqu’il en soit, après onze billets, j’ai pu tracer le tableau de l’aveugleument du monde du libre.

Entre les développeurs et les utilisateurs qui ne peuvent pas se sentir à cause de la proportion de cons et de connes dans chaque entité…

Entre les guerres intestines pour des points de techniques ou encore les communautés qui ne peuvent pas se sentir

Entre les développeurs qui passent à l’as les tests préliminaires, l’envie de garder un jouet pour geeks ou encore l’oubli que nombre de développeurs ont été aussi des débutants

On arrive à des résultats qui feraient bondir de rage le linuxien ou la linuxienne type des années 1990… À raison, j’y viens dans la suite de l’article.

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En vrac’ de début de semaine.

Pour commencer la dernière semaine de ce mois de février 2015, un en vrac’ varié. Commençons par le logiciel libre.

Et en mode fourre-tout ? 🙂

Voila, c’est tout pour aujourd’hui !

L’industrie du livre se croit-elle encore dans les années 1990 ?

Tout commence par le conseil d’un ami portraitiste qui me me conseille le bouquin d’une connaissance, « Les pigments d’éternité » de Philippe Nonie.

Alléché par le quatrième de couverture, je vais donc sur Amazon, et j’avoue que je suis attéré en voyant le prix proposé pour la version numérique, celle qui m’intéresse au premier abord.

Mais j’ai vite déchanté. Un fichier numérique DRMisé (ce qui existe aussi sur les autres plateformes de ventes de livres numérique, ce qui est une hérésie, pourquoi ne pas imposer tant qu’on y est une paire de lunettes avec chaque livre vendu pour les déchiffrer ?), d’à peine 420 Ko. Soit le tiers d’une disquette 3,5 pouces pour PC, pour les personnes ayant connu cette époque éloignée.

Amazon - Bouquin de Philippe NonieLa capture d’écran est claire : 14,42 € pour un fichier ! Au fou ! Quel manque de réalisme ! Surtout que le livre en question en version papier coute 19 €.

Je dois être particulièrement malformé au niveau du cerveau pour considérer qu’un bouquin numérique devrait au maximum être au prix du livre de poche, soit dans les 5 €.

Quels sont les frais d’impression d’un livre numérique ? De papier ? De reliure ? De stockage ? Nul – au sens étymologique du terme – me semble être la bonne réponse.

L’industrie du livre reproduit les mêmes bétises que l’industrie du disque : vendre à des prix honteux et sans aucune explication autre que le fallacieux : « faut bien financer des nouveaux talents », alors que les frais de productions sont proche de zéro.

Qu’on me comprenne bien, je ne suis pas contre les auteurs, étant moins même un écrivaillon qui essaye de pondre mille mots par jour, et si possible tous les jours.

Cependant, il est inconcevable et franchement idiot de vouloir vendre un fichier au prix d’une version physique qui nécessitent des frais de fabrications, de manutention et de stockage.

L’industrie du livre ne s’aperçoit pas – ou se masque les yeux – devant son propre suicide.

Je terminerai ce court article avec une citation de George Santayana : « Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter. »

Dommage pour Philippe Nonie, mais je n’achèterais pas son livre, même s’il était excellent. Je considère que payer plus de 5 € pour un livre électronique, c’est du vol pur et simple. Et mieux vaut faire une vente à 5 € qu’aucune à 14,42 €.