Ah, la grande famille Archlinuxienne ;)

C’est un commentaire d’Éric sur mon précédent billet en vrac’ qui m’a donné envie de faire ce court billet. Car il faut le dire : se retrouver dans la famille Archlinuxienne, ce n’est pas évident.

Il y a un peu de tout, et surtout n’importe quoi. Mais essayons de faire un inventaire de l’ensemble sans oublier trop de monde au passage.

Outre la maison mère, on trouve les projets qui sont des Archlinux plus ou moins pures dont voici la liste, du moins les projets encore activement développés au moment où je rédige cet article :

  1. EndeavourOS
  2. RebornOS
  3. Anarchy (un installateur)
  4. Zen Installer (un autre installateur)
  5. Arco Linux et ses innombrables images ISO
  6. Artix Linux, anciennement Archlinux OpenRC
  7. Obarun, une Archlinux avec s6 comme init par défaut
  8. Parabola GNU/Linux, la Archlinux 100% Libre
  9. Garuda Linux, un peu spéciale 🙂

Les distributions qui y ressemblent sans en être vraiment ? On peut citer KaOS qui est une cousine d’Archlinux, car elle utilise pacman mais sans être une base Archlinux, mais une base Linux From Scratch.

Il serait dommage d’oublier la fille la plus célèbre d’Archlinux, j’ai dénommé Manjaro Linux qui n’est pas en odeur de sainteté dans certains cercles bien informés 🙂

Sans oublier l’idéologique TromJaro, qui me fait demander si les personnes derrière le projet n’abuse pas de gateaux spatiaux… 😀

Enfin, pour finir, je citerais le duo de script archfi / archdi qui permettent l’installation d’une base Archlinux en partant de l’image d’installation officielle.

Une douzaine de projets et encore, j’ai dû en oublier au passage, je tiens à m’excuser pour les dits oublis. Autant dire qu’une araignée n’y retrouverait pas ses petits…

Mais, c’est ainsi que vit le logiciels libre, de forks en forks, qu’ils soient plus ou moins bien justifiés, plus ou moins bien assumés.

Déjà un an EndeavourOS ? Bon anniversaire alors !

En septembre 2019, j’écrivais un article où je précisais que j’étais un des membres de l’équipe de modération du forum d’EndeavourOS, un installateur pour Archlinux de très bonne qualité. Au point d’avoir été cité à l’époque dans un article qui parlait des « héros cachés » du projet.

Fred Bezies – For bringing out bug reports on our ongoing work on the Github page.

Ce qui m’a valu une place de modérateurs et la confirmation que le surnom que je me suis auto-attribué – et qui fait toujours rire – de BugMan est justifié. Je me suis aussi impliqué à mon niveau – mais moins qu’à l’époque Tux’n’Vape – dans le projet. J’ai une machine virtuelle qui me permet de compiler des images ISO quand j’en ai besoin qui est vieille de plusieurs mois et qui est toujours en excellent état.

Mon implication la plus forte reste sur le forum où je donne des coups de main de temps à autres, et surtout à la traduction des annonces – fortement aidé par Deepl.com pour gagner du temps – et de l’outil d’accueil « Welcome » dont Florent (ou Florian ?) alias FLVAL avait commencé la traduction et que j’ai repris.

Si je me suis approché du projet, c’est qu’il a compris dès le départ ce qui avait été l’échec d’Antergos, en dehors d’un installateur en éternelle version bêta : vouloir trop en faire.

Dans les notes de publication de l’image ISO du premier anniversaire, la plus grande annonce, c’est l’arrivée d’une version pour ARM.

C’est logique après tout. Mais ce qui est bien avec ce projet dont les serveurs sont financés pour les deux ans à venir, c’est qu’en cas d’arrêt total, les installations pourront continuer d’être mises à jour, car c’est une Archlinux pure et dure qui est installée, avec les petits inconvénients que cela entraine.

Mon cadeau à ce premier anniversaire, c’est une vidéo pour montrer en action les nouveautés de l’outil Welcome en version 3.0 et de l’excellent AKM.

On se dit – pour ce sujet – rendez-vous dans un article pour juillet 2021 et le deuxième anniversaire d’EndeavourOS ? 🙂

C’est vrai, c’est bien connu, Archlinux ça ne tient pas le choc dans le temps :)

Un petit billet d’humour sur une rumeur tenace sur Archlinux. Je suis Archlinuxien depuis plus de 10 ans. Et en moyenne, mes installations tenaient dans les deux ans. Il faut dire que je leur en mettais plein la… figure et j’étais bien content de les voir tenir aussi longtemps 🙂

Cependant, en ce 15 juin 2020, je viens de m’apercevoir que mon installation actuelle d’Archlinux faite à l’époque en utilisant l’outil Anarchy – pour gérer l’UEFI que je ne maitrisais pas franchement en 2018 – approche petit à petit des 900 jours. Oui, 900 !

Pour être plus précis, 839 jours. Donc au 15 août 2020, les 900 jours seront atteints. Les 1000 ? Au 23 novembre 2020. Tiens, une idée pour un billet dans quelques mois, c’est cool 🙂

Comme quoi, on peut très bien avoir des installations vieilles de deux ans voire plus qui sont toujours en vie sur une Archlinux.

Il y a une formule du droit romain qui dit ceci : « Quod gratis asseritur, gratis negatur » ce qu’on peut traduire par : « Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve ».

Voici donc la sortie de la commande head /var/log/pacman.log -n 20. En gros, les 20 premières lignes du fichier qui enregistre les activités de pacman.


[2018-02-27 17:39] [PACMAN] Running 'pacman -r /mnt -Sy --force --cachedir=/mnt/var/cache/pacman/pkg --noconfirm bash bzip2 coreutils cryptsetup device-mapper dhcpcd diffutils e2fsprogs file filesystem findutils gawk gcc-libs gettext glibc grep gzip inetutils iproute2 iputils jfsutils less licenses linux logrotate lvm2 man-db man-pages mdadm nano netctl pacman pciutils pcmciautils perl procps-ng psmisc reiserfsprogs s-nail sed shadow sysfsutils systemd-sysvcompat tar texinfo usbutils util-linux vi which xfsprogs alsa-utils base-devel cpupower cups cups-pdf dialog efibootmgr ffmpegthumbnailer git grml-zsh-config grub gst-libav gst-plugins-bad gst-plugins-base gst-plugins-good gst-plugins-ugly gtk3-print-backends gtk-engine-murrine gvfs gvfs-mtp gvfs-smb libreoffice-fresh libreoffice-fresh-fr lightdm lightdm-gtk-greeter lightdm-gtk-greeter-settings linux-headers mate mate-extra mesa-libgl networkmanager network-manager-applet ntfs-3g pamac-aur pavucontrol pulseaudio pulseaudio-alsa screenfetch ttf-dejavu unzip vim wget wireless_tools wpa_actiond wpa_supplicant xdg-user-dirs xf86-video-ati xorg-apps xorg-server xorg-xinit xterm zsh zsh-completions zsh-syntax-highlighting'
[2018-02-27 17:39] [PACMAN] synchronizing package lists
[2018-02-27 17:44] [ALPM] transaction started
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed linux-api-headers (4.14.8-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed tzdata (2018c-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed iana-etc (20180221-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed filesystem (2017.10-2)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed glibc (2.26-11)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed gcc-libs (7.3.0-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed ncurses (6.1-3)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed readline (7.0.003-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed bash (4.4.019-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed bzip2 (1.0.6-7)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed attr (2.4.47-3)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed acl (2.2.52-4)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed gmp (6.1.2-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed libcap (2.25-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed gdbm (1.14.1-1)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed db (5.3.28-3)
[2018-02-27 17:44] [ALPM] installed perl (5.26.1-2)

En l’espace de presque 940 jours, je suis passé d’un noyau Linux 4.14.x ou 4.15.x au 5.7.2. Soit une quinzaine de versions (du 4.14 ou 15 au 4.20, puis du 5.0 au 5.7). Sans oublier la tétrachiée de versions mineures intermédiaires. De même, mon installation est passée de gcc 7.3.x à la version 10.1, de la glibc 2.26 à la 2.31, a connu Mate-Desktop 1.20, 1.22, 1.24 et actuellement Gnome 3.36. Autant dire que ça a pas mal bougé 🙂

Sans oublier les logiciels installés une fois puis viré, les émulateurs, les virtualisateurs, etc… Mon installation a même survécu – grâce aux bons soins d’un certain BabaOrhum – au passage du système d’un disque dur vers un nvme…

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Archlinux et la mise à jour moisie de Samba, suite mais pas fin ?

Dans un précédent article, je parlais de l’arrivée d’une version moisie – une version de développement vieille de près de 4 mois – de Samba sur Archlinux.

Outre le fait qu’il y avait un bug lié à Python 3.8 qui cassait le fonctionnement de samba-tool, une deuxième couche du problème est rapidement apparu, et ne concerne que certains périphériques.

La version 4.12.0 – on en est à la 4.12.0-3 en ce 2 avril 2020 – est arrivée sur les dépôts de test. J’ai donc profité de l’occasion pour débloquer les paquets ignorés. Un redémarrage plus tard, j’avais toujours le même problème : impossible d’accéder aux partages de ma FreeBox Revolution serveur.

Après quelques recherches, je me suis aperçu que le code de la FreeBox pour cette fonctionnalité est restée bloquée sur le protocole SMBv1… Un bug a été ouvert sur l’outil de suivi de Free en octobre 2017 et n’est toujours pas clos.

Si on en croit les commentaires, c’est le passage du code en GPLv3 qui bloque la montée en version du protocole.

Bref, c’est la mouise… Comment le contourner ? Si vous avez un périphérique bloqué sur cet ancien protocole déprécié et que vous utilisez une Archlinux, il faut modifier le fichier /etc/samba/smb.conf et rajouter dans la section [global] ceci, dixit un message de David C. Rankin sur la liste de publication arch-general.


client min protocol = NT1
server min protocol = NT1

Une autre option étant d’employer CORE à la place de NT1.

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Il arrive qu’Archlinux chie dans la colle : la preuve avec l’arrivée d’une version pourrie de Samba sur les dépôts stables.

Je m’étais promis de ne plus parler des distributions GNU/Linux, mais cette fois, je suis obligé de pousser une gueulante sur une manipulation malheureuse d’Archlinux.

Depuis le mois de novembre 2019, il y a un bug qui traîne sur l’outil de suivi d’Archlinux liée à l’arrivée de Python 3.8 : il devient impossible d’accéder aux partages Samba.

J’avais été obligé à l’époque d’utiliser l’outil downgrade et de bloquer la liste des paquets suivants :

  1. samba
  2. libwbclient
  3. smbclient
  4. ldb

Le blocage passant par la modification de la ligne IgnorePkg dans le fichier /etc/pacman.conf :

IgnorePkg = samba libwbclient smbclient ldb

J’ai constaté en ce matin du 29 mars que l’équipe d’Archlinux avait envoyé une version cassée de Samba – et de ses dépendances – sur le dépôt extra. Une sacrée erreur.

Voici ce qui arrive avec la version cassée de Samba quand on veut accéder à un partage samba, le tout dans une machine virtuelle avec EndeavourOS à l’intérieur.

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N’ayons pas peur des mots : il faut une rationalisation des distributions GNU/Linux « bureautiques ».

Je parle de celles qui ont pour cible « monsieur et madame tout le monde. »

Je sais déjà que certaines personnes vont jouer les « vierges effarouchées » en psalmodiant : « il faut du choix, il faut de la liberté ». À ces personnes je répondrai deux choses :

  1. « Trop de choix tue le choix », cf cette conférence de Barry Schwartz sur le paradoxe du choix.
  2. « Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! », citation attribuée à Manon Roland le jour de son exécution, le 8 novembre 1793 ou 18 brumaire an II.

Si on voulait arrêter la masturbation intellectuelle à chaque nouvelle publication d’un projet à destination bureautique, et rationaliser tout cela en ne prenant au maximum que 4 à 5 distributions GNU/Linux par famille ?

Cela donnerait quelque chose de ce style, par ordre alphabétique, en dehors de la distribution mère qui définit la famille en question :

Pour la famille Archlinux :

  1. Manjaro
  2. EndeavourOS
  3. Anarchy Linux en cas de défaillance de la EndeavourOS

Pour la famille Debian :

  1. Ubuntu et ses saveurs officielles : Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubuntu Mate pour ne citer que les principales.
  2. Linux Mint
  3. Emmabuntüs DE (pour les vieilles machines)
  4. Q4os (pour les vieilles machines)

Est-ce que les Gentoo et distributions à base de code source peuvent être appliquées aux particuliers ? Idem pour la famille des Slackware ?

Pour la famille des RedHat :

  1. Fedora
  2. OpenSuSE

Oui, cela ne fait pas grand chose. En comptant les saveurs officielles d’Ubuntu, on arrive à quoi ? Une vingtaine de distributions ?

Je ne pense pas avoir oublié de distributions incontournables dans cette liste et qui apporte des fonctionnalités que leur disparition changerait la face de ce petit monde qu’est celui des distributions GNU/Linux.

Les premières distributions GNU/Linux remontent à 1992. Qu’est-ce qui n’a pas été inventé en presque 30 ans qui pourrait l’être ?

Je n’ai pas parlé des distributions 100% libres, car il n’y en a quasiment aucune qui tienne réellement le choc dans la réalité sans jongler au niveau du matériel à acheter.

Je sais que ces propos ne vont pas plaire, et je m’attends dans les commentaires à des réponses du genre : « oui, mais tu as oublié telle distribution » ou encore du « tu es un anti-insérez la distribution- primaire. »

Non, j’ai juste utilisé des distributions GNU/Linux depuis 1996 et au quotidien depuis 2006. C’est tout 🙂

Mes tops de 2010 à 2019.

Après l’article des flops qui a provoqué l’arrivée des commentaires pavloviens habituels sur certains sujets, autant attaquer ce qui a été positif dans les dix années qui viennent de s’écouler.

Commençons par l’informatique. Le monde du logiciel libre, ce n’est pas seulement Saint iGNUcius et sa toge, l’échec de GNU/Hurd ou encore Gnash.

C’est aussi des très bonnes surprises comme LibreOffice. Qui aurait parié sur la survie du fork d’OpenOffice.org que laissait pourrir sur pied Oracle ? Pas grand monde. Tout comme Mate-Desktop, né en juin 2011 sur le forum d’Archlinux ? J’avoue que je n’y croyais pas trop au début… Mais c’est devenu mon environnement près de 4 ans depuis sa version de développement 1.13.0… De mémoire, bien entendu.

Sur le plan des distributions GNU/Linux, j’ai fini par trouver ma maison : Archlinux. Même si j’ai passé un peu moins de trois mois en deux temps sur Frugalware Linux, au 1er janvier 2010 j’étais sous Archlinux. Au 1er janvier 2020, idem. Comme quoi, pour une distribution dont les détracteurs disent qu’elle ne tient pas la route, c’est pas mal 🙂

Autre très bonne surprise, malgré quelques couilles dans le potage, c’est Manjaro Linux qui fait vivre mon vieil ordinateur portable, et dont l’installation approche tranquillement des 18 mois 🙂

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Pamac 9.2.0, une évolution en douceur pour ce gestionnaire de logiciels graphiques pour la grande famille Archlinuxienne.

Il y a des outils qui sont sensibles à mettre à jour, un gestionnaire de logiciels en fait partie. Dans la famille Archlinuxienne dans son acception la plus large, Pamac est devenu un outil reconnu. Je maintiens depuis septembre 2017 (soit un peu plus de deux ans au moment où je rédige ce billet) sa version de développement sur AUR.

En septembre 2017, c’était la version 5.1.1… Comme le temps passe vite 🙂

Depuis, on en est arrivé à la neuvième génération, et la version 9.2.0 est disponible en release candidate depuis le 30 novembre 2019.

Quand on arrive à la neuvième génération majeure d’un outil, on est plus dans l’évolution que dans les révolutions constantes. On est plus dans le polissage et la finition que les grands chamboulements.

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Ah, les mises à jour majeures de pacman dans la grande famille d’Archlinux…

Une fois par an, le génialissime pacman – n’ayons pas peur de tomber dans les superlatifs comme d’autres personnes le font pour les incongruités comme le énième fork d’ubuntu condamné à disparaître avant 6 mois – connait une version majeure. À chaque fois, des nouvelles fonctionnalités sont introduites ou d’autres tombent en désuétude.

On est avec pacman 5.2 dans le deuxième cas. Dans l’article d’annonce publié par Allan McRae, on apprend qu’une fonctionnalité peu utilisée, à savoir les mises à jour en utilisant des deltas (qui permette de ne pas récupérer la totalité d’un paquet mais juste les différences) a été envoyé ad-patres. Il y a aussi la fonction –force qui est désormais désactivée et remplacée par la plus subtile option –overwrite.

Le retrait du support des mises à jour via les deltas a fait très mal. Non seulement, l’outil Kalu est dans les choux pour sa compilation, bug que j’ai rapporté, mais cela a aussi obligé les développeurs de yay à sortir une nouvelle version, la 9.4.0, pour officialiser le support de pacman 5.2.

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Tout change pour que rien ne change, grand classique à conjuguer au quotidien !

On est vendredi après-midi, il fait encore une chaleur digne des derniers jours d’été par chez moi. L’automne commence dans quelques heures.

Je n’ai pas cédé à la tentation de faire un article sur la démission de Richard Matthew Stallman, le sexagénaire et son folklorique déguisement de Saint iGNUcius, à savoir la toge et le plateau de disque dur sur la tête. Folklorique, sûrement. Marrant, tout autant. Mais pour la crédibilité du logiciel libre au niveau du grand public, ça n’est pas la joie.

Le Monde a fait un excellent article sur ce sujet auquel je vous renvoie par ailleurs.

Ma réaction a été de faire une vidéo où je me moque gentiment de la Free Software Foundation et de ses nombreuses réussites en plus de 35 ans d’existence pour libérer l’utilisateur des griffes du diabolique logiciel non-libre.

Je ne suis pas le seul à critiquer le côté caricatural de la politique de la Free Software Foundation. J’ai trouvé ce long article en anglais qui clâme tout son amour pour le librisme à la Stallman.

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Et si Tux’n’Vape disparaissait du jour au lendemain ?

Cette question m’est venue après les déboires de certains projets dont Antergos est l’exemple le plus récent. Aucun projet n’est éternel et croire le contraire est plutôt la preuve d’un manque de réalisme.

Qu’arriverait-il si du jour au lendemain, l’équipe dont je fais partie disait : « on en a assez, on arrête les frais ? » Si du jour au lendemain, nous enlevions les images ISO et nous demandions le retrait des liens au format torrent ?

Sur le plan technique, rien ou presque. Notre projet est une personnalisation de Manjaro dont la compatibilité est assurée à 99,99%. Contrairement à Antergos qui nécessite des actions spécifiques pour être archlinuxisée – cf la vidéo ci-après – une Manjaro Tux’n’Vape c’est du direct. Pas de dépot à désactiver, de manipulations plus ou moins bizarre. Autant dire que côté transparence, c’est difficile de faire plus simple.

Le gain immédiat pour l’équipe serait de ne plus avoir à payer de sa poche les frais d’hébergement. Même si ce n’est qu’une poignée d’euros chaque mois, c’est toujours mieux d’utiliser l’argent en question pour les dépenses de la vie réelle. Le projet Tux’n’Vape a été lancé pour aider les personnes à utiliser une distribution GNU/Linux, pas pour se remplir les poches avec la monétisation des vidéos 🙂

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Se couper un brin de la folie du monde virtuel, quel plaisir !

Tandis que j’écoute l’excellent deuxième album de Grimlake intitulé « Memories » – dont je dois faire la chronique très rapidement ! – j’ai eu envie de faire un point rapide sur la grosse semaine passée sans écrire le moindre billet.

Il faut dire qu’en ce moment – je rédige ce billet le 29 mai 2019 au soir – la vraie vie m’accapare pas mal. Je ne m’étendrai pas sur ce qui me fait avoir une vie réelle actuellement étant donné que cela concerne ma sphère privée.

Mais il faut dire que depuis une semaine, en gros depuis le 21 mai 2019, pas mal de petites choses se sont passées.

Entre l’affaire « Thomas Cyrix » qui s’est terminé en lynchage numérique de celui-ci (30 000 abonnés perdus en l’espace d’une semaine ) – et peu importe si le monde réel n’est pas aussi simple avec un grand méchant d’un côté et des petits gentils de l’autre – ou encore l’acharnement thérapeutique sur le cadavre encore chaud d’Antergos, je me suis aperçu à quel point le monde virtuel peut être toxique.

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La mort d’Antergos, une nouvelle preuve qu’Archlinux et installateur simplifié ne font pas bon ménage ?

La nouvelle a été annoncée le 21 mai 2019 par les développeurs derrière le projet Antergos jadis né sous le nom de CinnArch en 2012 : le projet met la clé sous la porte.

Outre le fait que l’équipe s’autocongratule pour le travail effectué en 7 ans (avec plus de 930 000 téléchargements depuis 2014), une mise à jour à venir qui désactivera le dépot tiers de la distribution pour lui permettre de survivre quoiqu’il arrive.

C’est un mouvement dans la bonne direction, mais il ne faut pas oublier le passif plutôt chargé de la distribution basée sur Archlinux :

  1. un gestionnaire de session qui charge un moteur de navigateur internet, j’ai nommé lightdm-webkit2-greeter
  2. un installateur qui est continuellement resté en bêta depuis les premiers pas de CinnArch en 2012. Au bout de 7 ans, ça fait long !
  3. un dépôt tiers imposé sur les dépôts officiels avec des effets collatéraux comme l’absence de mise à jour de Pamac-aur durant de longues périodes, comme avec ce bug que j’avais ouvert en novembre 2018. Ce n’était pas le seul logiciel concerné d’ailleurs.
  4. L’imposition de ce qui est au final devenu synonyme de thème d’icones flat pour le monde linuxien, Numix.

Sans oublier les périodes où l’installateur vous explosait dans les mains sans raisons apparentes, les périodes où on ne pouvait pas installer une saveur pourtant officiellement proposée comme Mate-Desktop en juin 2016. Est-il besoin de tirer sur l’ambulance, ici ?

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Pantheon sur Archlinux, ça donne quoi en février 2019 ?

Mon expérience en tant que linuxien qui remonte à 1996, j’ai connu toutes les modes que ce soit au niveau de la distribution à utiliser où l’environnement à privilégier. J’ai fini par en tirer une leçon : ne jamais faire dépendre un environnement d’une distribution donnée.

C’est pour cela que je tirais à boulets rouges sur Unity entre 2011 et 2017, car c’était un environnement qui était conçu pour dépendre uniquement d’une seule distribution. Le port d’Unity pour Archlinux allait du : « ça compile mais ça se lance pas » à « c’est tout juste utilisable et encore faut pas trop lui en demander ».

Dans les environnements neutres, il y a les ténors comme Gnome, KDE, les plus légers Xfce et Mate-Desktop ou encore Cinnamon qui est quand même un brin plus lourd. Dans les environnements un peu plus limite, il y a Deepin Desktop, voire Budgie.

Cependant, il y a un projet que je surnomme Mac junior, c’est Pantheon, l’interface graphique du projet ElementaryOS.

En lisant la documentation d’Archlinux, j’ai pu voir que l’environnement n’est vraiment disponible que sous forme de paquets à faire compiler, et encore, ce sont des paquets en version de développement…

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Mise à jour de mon tutoriel pour Archlinux de Janvier 2019

Un petit billet pour effectuer une mise à jour bienvenue du guide publié le 1er janvier 2019.

En effet, j’ai effectué des modifications au niveau de la lisibilité – quelques lourdeurs en moins ! – ainsi qu’au niveau de la section de Cinnamon. L’arrivée des KDE Frameworks 5.54 ont été l’occasion rêvée de mettre à jour le guide. La version 62b est donc disponible.

Comme d’habitude, les versions sur github et framagit sont toujours – ou presque – à jour 🙂

Bon téléchargement et bonne lecture 🙂