Vieux Geek, épisode 31 : Le premier Mac Mini d’Apple.

Nous sommes le 11 janvier 2005. Lors du Macworld Conference & Expo de l’année, en parallèle du premier iPod shuffle, Steve Jobs annonce le Mac le plus abordable, financièrement parlant, le MacMini.

J’ai utilisé un exemplaire de ce premier MacMini. J’avais le modèle utilisant un PowerPC G4 à 1,42 Ghz, un disque de 80 Go, 512 Mo de mémoire vive, et un lecteur de DVD qui était aussi graveur de CD. Fourni avec MacOS-X Panther (10.3), j’avais acheté à l’époque MacOS-X Tiger (10.4). Il ne fallait lui rajouter qu’un écran, un clavier et une souris. C’était une machine pour inciter les utilisateurs de MS-Windows XP d’aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs 🙂

C’était – malgré son petit prix pour du Mac (649€ de mémoire) – une bonne machine, bien qu’un peu fragile. Si vous jetez un oeil dans les archives du blog entre les mois de septembre 2005 et février 2006, vous verrez quelques articles que j’avais écrit avec, et un style assez différent 😉

C’était aussi un machine franchement bien équipée pour l’époque, malgré sa compacité, côté ports : 2 ports USB 2.0, un port Firewire, un port ethernet, et un port modem classique en option.

Ce fut mon seul Mac. Avec le recul, je le regrette un peu, mais ce fût aussi le début de la création d’une prison dorée qui est de plus en plus présente dans la stratégie d’Apple de nos jours. D’ailleurs, c’est un peu la cinquième roue du carosse, surtout quand on voit que sur certains plans, la version en 2012 est plus intéressante que sa version sortie en 2014 !

Je voulais pour les 10 ans du premier Mac Mini, qui était un bijou de design, écrire un petit article. C’est une page sombre de mon passé de passionné d’informatique. Après tout, il faut bien avoir aussi commis des erreurs dans sa vie, non ? 🙂

Prédictions 2014, le bilan final ;)

Le lendemain de noël 2013, je faisais un billet pour esquisser mes prédictions pour l’année qui vient de s’écouler. Après un premier bilan fin mai 2014, voici donc le bilan qu’on peut esquisser en ce dernier mois de l’année 2014.

Voyons à quel point j’ai pu ou pas me planter. Ce ne pourras être pire que les prédictions économiques 🙂

La bulle 2.0 ? Cette sale bête ne s’est pas encore décidé à éclater. Diaspora* a repris un peu de forces, surtout avec le projet framasphere* qui n’est pas si mal que cela. On est un peu moins dans le réseau de barbus pour barbus.

Côté réseaux sociaux pour professionnels, j’ai viré mon compte sur Viadeo. Quant à mon compte sur linkedin, je ne pense pas qu’il verra Noël 2015. Pour le moment, je le conserve ouvert, mais un réseau social où il faut faire chauffer la carte bleue pour avoir la moindre option un peu intéressante, bof 🙁

Pour le panier de crabe libre, euh, les distributions GNU/Linux, je disais :

Sur les distributions qui auront du mal à voir vivante la fin de l’année 2014, je pense qu’OpenMandriva fera partie du lot. La sortie aux forceps de sa version 2013.0 n’est pas un très bon signe.

Bon, je me suis planté. La OpenMandriva est encore vivante, même si son actualité n’est pas des plus vivantes. La 2014.1 est sortie en septembre 2014, et depuis rien de bien palpitant sur le blog officiel de la distribution?

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Fin de vie de Microsoft Windows XP : retour du syndrome 631 ?

Après une longue vie, prolongée par la fiasco de Microsoft Windows Vista, Microsoft Windows XP va s’éteindre début avril 2014. Et nous verrons revenir le syndrôme du 631, celui qui avait déjà frappé à l’époque du fiasco de Microsoft Windows Vista.

631 ? Simplement la répartition de la population des personnes utilisant Microsoft Windows XP dans les options principales de migration :

  • 6 sur 10 migreront vers une version plus récente de Microsoft Windows, soit vers la version 7 si leur machine est assez puissante, soit vers la version 8.x en achetant une nouvelle machine
  • 3 sur 10 casseront leurs tirelires et iront voir chez Apple
  • 1 sur 10 ira voir du coté des OS alternatifs

Même si depuis 8 ans, des progrès énormes ont été accomplis du côté du libre, il souffre encore d’une image tenace : celle d’un monde pour fondus d’informatique, où rien ne fonctionne aussi bien sur le plan logiciel que matériel, à la logithèque faible (c’est vrai qu’il n’y a pas 14,5 millions de « zippeurs » comme pour Microsoft Windows), et qui demande de se griller la moitié des neurones à la moindre opération.

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Suis-je un mauvais geek ? :)

J’avoue que j’en suis arrivé à me poser la question récemment. En lisant un article de Nikopik sur le moteur de recherche en mousse de Facebook, je me suis dit : « Merde, je ne suis plus sur Facebook depuis environ trois années, et peut-être même un peu plus. »

Est-ce que cela fait de moi un mauvais geek ? Je suis bien présent sur twitter après une période où je l’ai quitté pour aller sur le fantomatique identi.ca avant de revenir sur Twitter.

J’avoue que par moment, avec la palanquée de gamin(e)s qui balancent des insanités homophobes en jurant leurs grands dieux ne pas être homophobe (j’ai du en bloquer environ 200 en l’espace d’une année), les propos d’appels aux meurtres en raison de l’orientation sexuelle d’une personne, ça donne vraiment envie de rester sur le réseau en question.

Ouvrons une rapide parenthèse.

Sur le plan des propos homophobes, nombre de gamin(e)s qui se découvriront homosexuels, lesbiennes ou bisexuel(le)s après avoir balancé des saloperies digne des bons Français sous Vichy, feront la fortune des psychologues et autres psychiatres, mais c’est un autre sujet.

Fermons cette rapide parenthèse.

J’avoue aussi que ma présence sur les réseaux sociaux est assez classique : un compte sur Linked In, un autre sur Viadeo (qui ne me servent pas à grand chose surtout si on refuse de sortir la carte bleue), un sur Google Plus. Diaspora* ? Je dirais par simple charité que c’est l’exemple de la bonne idée gachée.

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La convergence des écrans, nouvelle « marotte » de l’informatique ?

J’aurais bien employé le terme de mode à la place de celui de marotte. Depuis plusieurs années, après avoir voulu appliqué le principe généreux du « écrire une fois du code, pouvoir le lancer partout », on est passé à la volonté, tout aussi généreuse de vouloir faire du code et des interfaces utilisateurs qui soient utilisables sur les principaux écrans de la vie quotidienne.

En clair, vouloir proposer une interface identique pour les téléphones intelligents, les tablettes tactiles, les ordinateurs classiques, et pour les téléviseurs connectés. Une interface commune pour des écrans allant de 4 à 60 pouces, soit de 10,24 cm à 153,6 cm de diagonale.

Il y a trois acteurs principaux dans ce domaine. Un ancien, Apple, qui depuis la sortie de son iPhone premier du nom en 2007 propose un iOS qui fonctionne aussi bien sur téléphone que sur sa tablette iPad, mais pas sur ordinateur (quoique MacOS-X se « iOS »ise de plus en plus).

Un plus jeune, Microsoft. En 2012, il sort MS-Windows 8 et son interface « Modern UI » qui est clairement pensée pour les tablettes tactiles. Continuation de l’ergonomie introduite avec son OS pour téléphone Windows Phone. D’ailleurs sa tablette tactile maison, avec un clavier qui fait penser à celui du zx80 de Sinclair, n’est pas ce qu’on peut appeler un franc succès.

Vu la réaction à la sortie de l’interface ModernUI, on peut se dire qu’il reste du pain sur la planche.

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Mes prédictions pour 2014.

Il y a un peu plus d’un an, je regardais dans ma boule de cristal informatique, pour donner mon point de vue sur ce que serait l’année 2013.

Et il y a une grosse quinzaine de jours, j’ai fait un bilan, qui n’était pas aussi mauvais que cela dans l’ensemble.

Voici donc le jeu habituel de fin d’années, qui est aussi fiable que les théories économiques actuelles le sont dans le domaine de la répartition des richesses produites.

Mes prédictions seront par ordre de pagaille, c’est encore le meilleur qui existe. Commençons par le côté économique de l’informatique.

Je pense que 2014 sera l’année qui verra la Bulle 2.0 se dégonfler. Les réseaux sociaux commencent à saturer. Surtout, il y a trop de réseaux sociaux. Ne parlons pas du fantomatique Diaspora*, ou de ce qui reste de MySpace, mais plutôt de l’éléphantesque Facebook, de Google Plus qui suit le même chemin.

Coté réseaux sociaux professionnels, il faut sortir la carte bleue pour la moindre option intéressante. Si je suis présent sur Linked In et Viadeo, c’est par pure exhaustivité, et rien d’autre au final.

Une purge va mécaniquement se produire. Surtout quand on voit les sommes folles dépensées pour racheter des boites qui ne font aucun bénéfice réel.

L’année 2014 risque d’être intéressante et de montrer que la valeur des données sur les réseaux est toute relative.

Passons maintenant à une partie plus intéressante, le panier de crabe…euh, je voulais dire les distributions GNU/Linux 😉

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Vers une nouvelle ère de l’informatique annoncée par la gratuité progressive des systèmes d’exploitation ?

Durant des années, en gros depuis le début de l’informatique personnelle, il y a eu les combats du genre Atari et son TOS contre Amiga et son Workbench. Pour les machines « professionnelle », il y a eu les combats PC contre les Macs d’Apple et les différentes versions de MacOS depuis 1984.

Mais aussi des combats fraticides au sein même du camp du PC : MS-Dos contre DR-Dos, OS/2 d’IBM (au début co-développé avec Microsoft) contre Microsoft Windows. Et les distributions GNU/Linux contre Microsoft Windows. Vous avez noté que dans ce court chapeau d’introduction, j’ai cité au moins 8 noms de systèmes d’exploitation.

Le 22 octobre 2013, Apple lors de sa keynote a lancé une annonce fracassante : Mavericks, alias MacOS-X 10.9 serait gratuit. Quoi ? Un système d’exploitation gratuit ? Autant dire que pour les personnes ne jurant et ne connaissant souvent que par l’informatique non-libre, c’est une révolution.

Pour les vieux baroudeurs de l’informatique alternative, c’est la normalité. Si on ne fait pas payer le système d’exploitation, on a toujours un autre moyen de se financer. La réponse dans le cas d’Apple est simple et double :

  1. La vente de matériel : ordinateurs, écran, clavier, souris
  2. Son magasin de logiciels

Le logiciel libre se finance en faisant payer le support technique ou encore par des dons. C’est d’ailleurs un des problèmes cruciaux du logiciel libre : comment se financer. Les déboires de Canonical dans ce domaine (Affaire « amazon », un spyware pour la Free Software Foundation, ou encore les démélés avec Banshee) montre la difficulté de trouver une forme de pérennité financière.

D’ailleurs, il ne reste plus désormais que Microsoft Windows, dans le domaine de l’informatique personnelle, dont les mises à jours et les versions complètes sont payantes. La question reste : pour combien de temps ?

Car sans la vache à lait qu’est Microsoft Office et l’autre que sont les ventes de licences auprès des constructeurs, Microsoft aurait des problèmes pour financer ses développements.

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En vrac’ plus ou moins libre

Un petit florilège de liens pour ce jeudi, à la fois dans le domaine du libre et de la vie réelle..

C’est tout pour aujourd’hui. Bonne fin de journée.

De l’infantilisation des utilisateurs et de l’importance du logiciel libre sur le bureau.

Récemment, l’aperçu d’une fonctionnalité du futur OS d’Apple, 10.8 alias Mountain Lion a fait couler de l’encre numérique.

En effet, une énorme nouveauté est apparue : gatekeeper, qu’on peut traduire par gardien, mais qui serait plus au final un douanier.

En liaison avec le magasin d’applications d’Apple, cela permettra d’être tranquille : on pourra soit utiliser uniquement des applications en provenance du magasin d’applications d’Apple, soit les applications en provenance du magasin d’applications d’Apple et de développeurs autorisés, soit – et c’est le comportement actuel, de partout, et même des sites officiels des logiciels.

Tristan Nitot sur son blog a parlé en terme clair de ce douanier. Je cite la conclusion de l’article :

Au final, Apple joue sur la peur des utilisateurs et l’envie des développeurs d’utiliser des fonctionnalités innovantes pour gagner encore plus de contrôle sur son écosystème, aux dépends des utilisateurs. Je pense que c’est un modèle de société qui est à l’opposé de ce que je souhaite : je préfère la liberté et le désordre occasionnel à l’ordre parfait.

On pourrait se dire : c’est le patron de Mozilla Europe, qui produit un navigateur concurrent à Safari, donc il casse l’idée d’Apple.

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La prison dorée fruitée : tout cela pour l’image de marque qu’on en retire?

Les produits de la firme fruitée sont de bonne qualité, et joue sur l’image de marque pour attirer les utilisateurs, les enfermant ensuite dans une prison dorée un écosystème informatique assez resseré.

Il est vrai que ce sont des produits au design léché, mais parfois moins complet que la concurrence en terme de formats supportés, et surtout, ils imposent – sauf à faire des manipulations (du doux nom de jailbreak, littéralement évasion de prison) dont le résultat est assez aléatoire – de passer par un fournisseur exclusif : iTunes.

Et comme iTunes sur MS-Windows n’est pas vraiment séduisant, c’est une incitation à passer à l’étape suivante : acheter l’ordinateur Mac qui propose l’environnement avec un iTunes potable. L’iPhone comme l’iPod sont ce qu’on dénomme en économie des produits d’appel (luxueux dans ce cas).

J’ai eu à une époque le duo ordinateur Apple (mac mini première génération) et un iPod (le shuffle première génération aussi).

Les deux me forçait à utiliser iTunes pour que je sois tranquille pour gérer ma musique.

Et à l’époque de mon utilisation, je n’y voyais aucun inconvénient. Il suffit de jeter un oeil aux archives du blog entre septembre 2005 et mai 2006.

Les deux ont ensuite claqués en l’espace de quelques semaines. D’abord l’ordinateur – une mauvaise série surement – puis le baladeur peu de temps après. Deux mauvaises séries, ça fait un peu beaucoup dans l’histoire.

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Mac4Ever = manipulation et désinformation ?

Je ne porte pas les magazines sur la toile dans mon coeur, voici un évènement qui me donne envie de vomir.

Tels des staliniens qui maquillaient des photos pour manipuler les informations, voici qu’un article reproduit une citation tronquée en 2 endroits de Richard M. Stallman.

La version intégrale est disponible à l’adresse : http://stallman.org/archives/2011-jul-oct.html#06_October_2011_%28Steve_Jobs%29

Il manque en effet deux morceaux importants, l’introduction du billet, et un adjectif qualificatif important.

Premier morceau manquant, non repris dans l’article fallacieux du site :

« Steve Jobs, the pioneer of the computer as a jail made cool, designed to sever fools from their freedom, has died. »

Qu’on peut traduire par :

« Steve Jobs, le pionnier de l’informatique comme une prison dorée, conçue pour couper des imbéciles de leur liberté, est mort. »

La suite de la traduction est juste, sauf qu’il manque un morceau important :

As Chicago Mayor Harold Washington said of the corrupt former Mayor Daley,

J’ai mis en gras le morceau manquant :

Comme le maire de Chicago, Harold Washington l’avait dit pour son prédécesseur Daley

Où est passé le terme corrompu dans cette histoire ?

Enfin, voici une traduction plus honnête de la totalité du message :

« Steve Jobs, le pionnier de l’informatique comme une prison dorée, onçue pour couper des imbéciles de leur liberté, est mort.

Comme le Maire de Chicago Harold Washington a dit de l’ancien maire corrompu Daley, « je ne suis pas heureux qu’il soit mort, mais je suis heureux qu’il soit parti. » Personne ne mérite de devoir mourir – pas des Jobs, pas M. Bill, ni même les gens coupables de maux plus grands que les leurs. Mais nous méritons tous la fin de l’influence nuisible de Jobs sur l’informatique. Malheureusement, cette influence continue malgré son absence.

Nous pouvons seulement espérer ses successeurs, comme ils essayent de continuer son héritage, seront moins efficace.  »

Maintenant à vous de voir qui manipule qui dans l’histoire.

Pour mémoire, un célèbre coup de gueule, de 1972, qui reflète complètement mon point de vue ici :

Note rajoutée à 19 h 44 : apparemment, le morceau coupé est revenue, mais l’expression « prison dorée » est remplacée par « prison devenue cool » et le « conçue pour couper des imbéciles de leur liberté, est mort. » est remplacé par : « conçu pour divertir les fous de leur liberté, est mort », ce qui ne veut strictement rien dire.

Donc, nouvelle manipulation en truquant volontairement la traduction…

En vrac’ rapide en petite tenue…

Car il fait bien 28°C dans l’appartement, rideaux baissés… Je hais le mois d’août !

C’est tout pour aujourd’hui… Je retourne chercher la fraicheur !

En vrac, rapide, plus ou moins libre.

Pour finir cette semaine du mois d’août qui n’a pas été des plus « productives », un petit en vrac’.

Et pour finir, une petite vidéo, spéciale dédicace à l’Angleterre… 1976…

Quand les majors savaient produire autre chose que de la daube faisandée gavée de musique électronique… Nostalgie, quoi !

Comment Apple est devenu l’alpha et l’omega de certains acteurs du logiciel libre – partie 2.

Pour cette deuxième partie, j’ai envie de parler de la tendance de certains membres du libre à pomper allègrement – avec plus ou moins de finesse – ce que fait Apple.

Comme apéritif, je vais utiliser une certaine version de la Debian 5.0 (alias Lenny) qui propose une version KDE, la 3.5.9.

J’ai donc récupéré l’image iso via wget :

fred@frugalware:~$ wget -c http://cdimage.debian.org/debian-cd/5.0.4/amd64/iso-cd/debian-504-amd64-kde-CD-1.iso
–2010-04-16 14:29:07– http://cdimage.debian.org/debian-cd/5.0.4/amd64/iso-cd/debian-504-amd64-kde-CD-1.iso
Résolution de cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)… 130.239.18.173, 130.239.18.163, 2001:6b0:e:2018::173, …
Connexion vers cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)|130.239.18.173|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…302 Found
Emplacement: http://caesar.acc.umu.se/debian-cd/5.0.4/amd64/iso-cd/debian-504-amd64-kde-CD-1.iso [suivant]
–2010-04-16 14:29:07– http://caesar.acc.umu.se/debian-cd/5.0.4/amd64/iso-cd/debian-504-amd64-kde-CD-1.iso
Résolution de caesar.acc.umu.se (caesar.acc.umu.se)… 130.239.18.142, 2001:6b0:e:2018::142
Connexion vers caesar.acc.umu.se (caesar.acc.umu.se)|130.239.18.142|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 679571456 (648M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «debian-504-amd64-kde-CD-1.iso»

100%[======================================>] 679 571 456 523K/s ds 20m 23s

2010-04-16 14:49:31 (543 KB/s) – «debian-504-amd64-kde-CD-1.iso» sauvegardé [679571456/679571456]

Et j’ai ensuite utilisé le protocole habituel de test :


fred@frugalware:~/download$ qemu-img create -f qcow2 deb.img 32G
Formatting 'deb.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
fred@frugalware:~/download$ kvm64 -hda deb.img -cdrom debian-504-amd64-kde-CD-1.iso -boot d &

Ensuite, une fois installé, on peut très bien avoir un comportement des fenêtres avec les applications KDE à la MacOS. Il faut ouvrir le centre de contrôle, et aller dans « Bureau / Comportement » et « Barre de menus de l’application courante (Comme MacOS) ».

Un KDE 3.5 à la sauce Apple ?

Konsole 3.5.x en mode macos

Pour un environnement qui se basait sur Microsoft Windows pour ses grandes lignes (bouton K en lieu et place du Menu Démarrer), navigateur natif (Konqueror), etc, cela faisait un peu étrange. Mais passons sur cette fonctionnalité anecdotique, et voyons le coeur du problème : combien de technologies et de fonctionnalités de MacOS ont été réprise dans le monde du libre :

Et on pourrait continuer la liste, mais je me suis basé aux premiers exemples qui me sont venus, car ce sont les plus visibles.

Entendons-nous bien sur un terme, l’innovation :

Ensemble du processus qui se déroule depuis la naissance d’une idée jusqu’à sa matérialisation (lancement d’un produit), en passant par l’étude du marché, le développement du prototype et les premières étapes de la production.

Maintenant, il faudrait presque penser que l’innovation est devenu une grossièreté. Qu’y a-t-il de réellement novateur dans des logiciels comme Cairo-Dock ?

De quand date un projet réellement novateur dans le domaine du logiciel libre et opensource ? J’avoue que j’ai du mal à répondre. Il semblerait que la communauté du libre soit devenue un peu plus frileuse en ce moment, en se limitant presque à recoder des idées déjà testées ailleurs.

Tout compte fait, le seul gros logiciel vraiment novateur, ce sera peut-être Gnome-Shell, qui devrait sortir avec Gnome 2.32 alias Gnome 3.0, car il bouleversera complètement l’interface telle qu’on la conçoit actuellement.

Je me souviens d’une époque pas si lointaine où les projets innovants provenaient du monde du libre et que le monde du « privateur » adaptait tant bien que mal.

J’ai bien aimé le commentaire de Respawner sur l’article précédent et surtout une phrase :

Et pensez à un truc, l’innovation passe aussi par la copie et la reprise de certaines idées.

Si copier est innover, alors l’interface de MS Windows qui est la parfaite symétrie horizontale de MacOS (ou presque) est énormément innovatrice.

Il est vrai qu’Apple est un mètre étalon en ce qui concerne l’ergonomie et la facilité d’utilisation, c’est ce que je disais lors du premier anniversaire de mon époque d’utilisateur de Mac.

Mais à trop vouloir copier l’interface du Mac, on finit par tomber dans les mêmes travers : contrôler l’utilisateur en lui faisant croire qu’il est libre de choisir les logiciels qu’il veut utiliser.

On pourra toujours faire croire à l’utilisateur que l’informatique c’est magique, mais c’est tout sauf cela. L’informatique, c’est quelque chose de mécanique.

A trop vouloir cacher la réalité des choses, on finit par rendre les utilisateurs complètement incapable de penser par eux-même, et on finit à des réinstallations semestrielle car la mise à jour via le réseau se sera mal passée.

Si j’aime la communauté du libre, c’est à cause de la possibilité de pouvoir dépanner une machine sans avoir besoin de formater, comme cela est le cas dans le monde du logiciel privateur (bien que ce soit surtout vrai chez Redmond).

Maintenant, si vous considérez qu’en codant des beagle, tracker, amarok ou autre Cairo-Dock, on innove en copiant, c’est votre choix. Je vous le laisse, mais je ne le partage pas le moins du monde.

Finissons de MacOS-Xiser une Ubuntu Linux 10.04… ou comment Apple est devenu l’alpha et l’omega de certains acteurs du logiciel libre – partie 1.

NB : J’ai longtemps hésité avant de poster cet article sur le planet-libre, mais comme il parle de logiciels libres sans se limiter à un bête coup de gueule, je l’ai posté. Si un de mes camarades administrateurs ou modérateurs décide de l’enlever, je n’y verrais aucun inconvénient.

J’ai déjà plusieurs fois parlé de la tendance de Canonical à copier l’interface d’Apple et de son MacOS-X. Au moins sur deux billets, dont le dernier est assez humoristique sur le plan du titre.

J’ai donc récupéré l’image iso d’une version récente de développement d’Ubuntu Linux 10.04 via wget :

fred@frugalware:~/download$ wget -c http://cdimages.ubuntu.com/daily-live/current/lucid-desktop-amd64.iso
–2010-04-16 11:29:28– http://cdimages.ubuntu.com/daily-live/current/lucid-desktop-amd64.iso
Résolution de cdimages.ubuntu.com (cdimages.ubuntu.com)… 91.189.88.34
Connexion vers cdimages.ubuntu.com (cdimages.ubuntu.com)|91.189.88.34|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 728909824 (695M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : «lucid-desktop-amd64.iso»

100%[======================================>] 728 909 824 689K/s ds 17m 17s

2010-04-16 11:46:45 (687 KB/s) – «lucid-desktop-amd64.iso» sauvegardé [728909824/728909824]

Et j’ai ensuite utilisé le protocole habituel de test :


fred@frugalware:~/download$ qemu-img create -f qcow2 ubu.img 32G
Formatting 'ubu.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
fred@frugalware:~/download$ kvm64 -hda ubu.img -cdrom lucid-desktop-amd64.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 est un alias pour :


qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 1500 -soundhw all -localtime -k fr

On va maintenant rendre Ubuntu Linux 10.04 copie presque conforme à MacOS-X. Et il suffit de quelques minutes et d’utiliser uniquement des logiciels disponibles dans les dépots par défaut.

Comment ? Suivez le guide 🙂

Après avoir effectué les mises à jour, j’ai lancé l’installation de cairo-dock. A cause de certaines limitations de la machine virtuelle, l’ensemble n’est pas très rapide à l’usage. Il suffit d’aller dans la Logithèque Ubuntu et de chercher cairo-dock, puis de l’installer.

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