Vieux Geek, épisode 169 : Duke Nukem 1 et 2 ? Des jeux de plateformes !

Quand j’ai acheté mon exemplaire de Duke Nukem 3D en 1996, il y avait sur le CD des jeux en version shareware (ou partagicielle pour les canadiens francophones) qui retraçait l’histoire de Duke Nukem.

Duke Nukem 3D était le troisième opus des aventures de Duke Nukem. Les deux premiers étaient des jeux de plateformes classiques, jeux que j’ai horreur… Devoir sauter sur une plateforme au quart de poil de cul de chameau près sous peine de recommencer le niveau en entier, bof !

En 1990, le premier opus sort. Pour des raisons de nom déposé par un dessin animé « Captain Planet », le jeu s’appela Duke Nukem, puis Duke Nukum. Il s’avéra que l’information était incorrecte, ce qui permit à Apogée de récupérer le nom d’origine.

Plus ou moins basé sur un moteur ressemblant à celui de Commander Keen – d’ailleurs id software est remercié dans les crédits du jeu – on est face à un jeu de plateforme très dur. Les sons sont gérés par le haut parleur des PC. Bref, c’est pas la joie.

Dans ce premier opus en trois épisodes dont deux payants, on incarne Duke Nukem qui doit combattre le docteur Proton qui veut dominer le monde. Très développé comme scénario, n’est-ce pas… D’ailleurs, qui a besoin d’un scénario développé pour un jeu de plateforme ou un FPS ?

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Vieux Geek, épisode 155 : Hovertank, le premier FPS d’ID Software.

Si on pense FPS et ID Software, le premier nom qui vient à l’esprit, c’est Wolfenstein 3D sorti en 1992. Mais ce n’était en réalité que le « petit-fils » du premier titre développé par ID Software dans ce domaine.

Dans un article du mois d’avril 2017, j’avais parlé de Catacomb 3D, sorti en novembre 1991. Cependant, quelques mois auparavant en relation avec Softdisk Publishing, le tout jeune ID Software publiait son premier FPS en 3D, Hovertank.

Contrairement à son descendant, Hovertank est des plus austères. Les labyrinthes sont en 3D, mais aucune texture n’est appliquée, que ce soit pour les murs ou les plafonds. C’est juste de la 3D avec des murs à 90° avec des affichages en couleurs pleines.

On pilote un tank qui doit secourir des otages tout en évitant et tuant des méchants ennemis de divers types.

Venir à bout des 20 niveaux du jeu sans avoir une nausée monstrueuse tient de l’exploit, surtout avec le mouvement saccadé de déplacement du tank. Évidemment, c’était plutôt austère, mais il ne faut pas oublier la puissance des ordinateurs en avril 1991… On était loin des monstres multi-coeurs de la plupart des PCs qui fonctionnent de nos jours !

Vieux Geek, épisode 129 : « Infernal House », le meilleur jeu d’aventure point’n’click de l’Amstrad CPC.

Les jeux d’aventures sur Amstrad CPC à la fin des années 1980 jusqu’en 1993, c’est essentiellement du textuel, du semi-textuel avec des images représentant les différents lieux et beaucoup plus rarement du point’n’click comme sur les Atari, Amiga et autre PCs de l’époque.

Il y a eu quelques ovnis comme le Manoir de Mortevieille, sorti en 1988 ou 1989 chez Lankhor. Toujours chez Lankhor, 1991 verra la sortie d’un point’n’click du nom d' »Infernal House ». Graphiquement et techniquement, c’est une sacrée claque.

On y joue le rôle d’un détective privé qui voir une vieille affaire revenir à l’actualité, suite à la disparition d’une amie proche, Sophie.

L’interface est entièrement graphique, le pointeur étant contrôlé par les touches fléchées et la barre d’espacement. On a une dizaine d’actions disponibles pour résoudre cette énigme dans un temps plutôt limité : 2 h 30 et pas une seconde de plus.

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Vieux geek, épisode 85 : les oubliés MS-Word 5.5 et 6.0 pour MS-DOS…

Même si j’utilise couramment LibreOffice Writer pour mes textes plus ou moins sérieux, plus ou moins administratif, j’ai comme de nombreuses personnes qui ont fait leurs premières armes sur PC au milieu des années 1990 commencés sur MS-Word 6.0 pour MS-Windows 3.1, et pour les plus friqués à l’époque sur MS-Word 7.0 (alias 95) pour MS-Windows 95.

Même si j’ai pu via mon – inutile ? – passage sous les drapeaux récupérer la totalité du pack MS-Office 4.2, il ne faut pas oublier que la carrière de Microsoft Word pour MS-DOS ne s’est pas arrêté en 1992 avec la popularisation de MS-Windows 3.1. Loin de là.

Après avoir fouillé aux endroits bien pourvus en dinosauriciels, j’ai pu mettre la souris sur le duo MS-Word 5.5 pour MS-DOS (en français) sorti en 1991, et un MS-Word 6.0 pour MS-DOS (en anglais) sorti en… 1993 !

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Vieux geek, épisode 83 : Microsoft OS/2 1.30, le dernier effort collaboratif entre le papillon et Big Blue…

Avant de dire que j’ai fumé quelques substances illicites, il faut se souvenir de l’histoire mouvementé d’OS/2, qui survit de nos jours avec le projet Arca Noae.

1987 : Microsoft et IBM voyant que les limites du QDOS revampé par Microsoft en MS-DOS atteint ses limites, les deux entités se mettent au travail pour produire le successeur qui sera OS/2. Décembre 1987,OS/2 1.0 sort et n’est au final qu’une simple interface texte, même si le multitâche tant recherché par IBM et Microsoft est disponible.

Novembre 1988 : c’est la sortie d’OS/2 1.1 qui propose une interface graphique, Presentation Manager (qui a quelques ressemblances à ce que sera MS-Windows 3.0x en 1990)

Novembre 1989 : au tour d’OS/2 1.2, qui propose un système de fichier moderne, le HPFS, et dépasse la limite des 8+3 caractères pour les noms de fichiers.

1990 : des dissensions se font sentir entre les deux acteurs. MS-Windows 3.0 est sorti et son interface graphique proche de celle d’OS/2 fait du mal à IBM.

1991 : c’est la sortie d’OS/2 1.30.x, et la rupture est consommé entre les deux acteurs. Microsoft garde le code prévu pour OS/2 3.0 (qui deviendra MS-Windows NT comme évoqué dans ce billet vieux geek de février 2016), et IBM se lance à corps perdu dans le développement de sa version d’OS/2 2.0, qui contrairement à la génération 1.x sera 32 bits.

J’avais toujours eu envie de mettre la main sur la version Microsoftienne d’OS/2. En fouillant un peu, j’ai pu trouver quelques pépites : MS-OS/2 1.30.1 et des versions de MS-Word et MS-Excel pour OS/2.

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Vieux geek, épisode 75 : Catacomb 3D, la préversion de Wolfenstein 3D

Début mai 2017, nous allons fêter les 25 ans d’un jeu mythique, celui qui a donné naissance par la suite à Doom (en 1993) et par extension à une famille plus que prolifique, j’ai nommé les FPS (First Person Shooter ou jeu de tir en vue subjective).

Cependant, ce n’était pas le coup d’essai de la petite entreprise qu’était Id Software à l’époque. Il y a bien entendu eu la série des Commander Keen qui était dans la plus pure tradition des jeux de plateformes. Il fut publié par Softdisk.

Mais avant Wolfenstein 3D, le prototype le plus avancé s’appellait Catacomb 3D. Sorti en novembre 1991, il nous plonge dans un monde en pseudo-3D (préparant la révolution Wolfenstein) avec un environnement qui nous plonge en 3D (simplifiée, les murs étant tous à 90°) en temps réel.

Pas d’effet de lumières, ni de hauteur. Cela sera développé pour Doom en 1993.

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Vieux geek, épisode 40 : « 3D Construction Kit » sur Amstrad CPC.

En mai 2012, j’ai rédigé un billet où je parlais d’un des premiers jeux vidéo que j’ai acheté, alors que j’avais un Amstrad CPC 6128 : Castle Master.

Programmé en FreeScape, ce jeu de 1990 offrait une 3D un peu chaotique mais fonctionnelle sur des ordinateurs sorti entre 1984 et 1985. Autant dire, des ordinateurs des centaines de fois moins puissant qu’une carte Raspberry Pi.

En 1991, les créateurs de Castle Master proposèrent un outil de création d’environnement de jeu en 3D, se basant sur le FreeScape, 3D Construction Kit. Il proposait un environnement de création de décor en 3D avec un langage de programmation simplifié mais adapté à ce genre de titre.

Le logiciel fut disponible pour Amstrad CPC, C64, Spectrum, Atari, Amiga et PC. Une deuxième mouture sortie en 1992 ne fut disponible que pour Atari, Amiga et PC.

Je me souviens encore du coffret avec sa cassette VHS de présentation rapide d’une durée d’une demi-heure, son manuel en anglais et les quelques disquettes qui accompagnaient l’ensemble.

J’ai donc capturé en vidéo l’outil en question avec le jeu qui était fourni en démonstration.

On était loin d’un Quake, mais il faut se souvenir que l’outil est sorti en 1991. Le langage était limité, mais c’était un vrai plaisir de que proposer un jeu à ses amis après y avoir passé un week-end ou deux à tout créer.