Vieux Geek, épisode 95 : La gamme Plus des Amstrad CPC.

Nous avons tous nos madeleines de Proust. En informatique, j’en ai plusieurs, mais la plus puissante, c’est celle de ma première expérience en informatique, et donc l’Amstrad CPC.

J’ai connu le modèle CPC 6128 avec son lecteur de disquette. Mais j’avoue que j’ai longtemps louché sur la gamme améliorée sortie en 1990 pour relancer l’intérêt des consommateurs. La gamme dite « Plus » apportait des nouveautés intéressantes comme les sprites hardware, une palette de 4096 couleurs (au lieu de 27), un port cartouche pour lancer les jeux et logiciels plus rapidement.

J’avais pu baver sur le CPC 6128+ d’une connaissance, bien que n’ayant pas le droit de toucher à cette machine de « rêve » pour l’adolescent acnéique que j’étais à l’époque.

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Vieux geek, épisode 77 : 1985 à 1990, les premiers MS-Windows…

Si MS-Windows est devenu plus ou moins incontournable à partir de MS-Windows 3.1, le chemin qui y a mené n’a pas été des plus roses. Heureusement pour Microsoft, MS-DOS et les logiciels développés pour lui seront une vache-à-lait bien généreuse…

Après que Microsoft ait pris possession du QDOS (Quick and Dirty OS) développé par Seattle Computer Products pour le renommer MS-DOS 1.0 et le vendre à IBM pour son premier IBM PC en 1981, les interfaces graphiques utilisateurs commencèrent à pointer le bout de leur museau.

Sur QDOS et le premier IBM PC, je vous renvoie à cette vidéo de la série « Dis Tonton Fred ».

Bref, quand en 1983, les premières interfaces graphiques commencent à arriver et Microsoft a la trouille de sa vie. La conséquence sera la sortie en 1985 de MS-Windows 1.0. Il est très limité, car Microsoft est tenu par des accords avec Apple. Pas de fenêtres que l’on peut déplacer, modifier ou encore réduire. Quant au support des souris, le format PS/2 des claviers et des souris devenu un standard par la suite, et qui est la norme pour les logiciels d’émulation, mais c’est une autre histoire. Il faut dire aussi que le PS/2 est sorti à la fin de vie de MS-Windows 1.0x en 1987.

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Vieux geek, épisode 60 : Quand les développeurs se sortaient les doigts du fondement… Les jeux pour Amstrad CPC en overscan.

Déjà le 60ième épisode de ma série « Vieux Geek ». Quand j’ai commencé la série en août 2012, je ne comptais pas arriver à un tel résultat 🙂

Pour cet épisode, j’ai décidé de faire un bond d’un gros quart de siècle, et revenir au début des années 1990. Pour revenir à mon tout premier amour en terme d’informatique personnelle. Oui, je vais faire mon vieil insatisfait, et revenir à une époque où les développeurs de jeux devaient sortir optimiser le code de leurs jeux, et ne pas compter sur la dernière carte graphique accélératrice à la mode.

Oui, les graphismes piquaient les yeux, mais au moins, on sentait qu’optimiser le code source n’était pas un vain mot. Sur le plan des jeux qui étaient vraiment travaillés entre 1990 et 1992 date de fin de vie officielle de l’Amstrad CPC, trois titres me viennent à l’esprit : Plumpy, Axys et Xyphoes Fantasy.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 19 : « Benny Hill », presque un mauvais souvenir d’enfance.

Les enfants des années 1970 ont un point en commun : toute leur scolarité a été marquée par des week-end réduit d’un quart. Le samedi matin travaillé tuait le week-end et ne laissait pas une coupure complète pour reprendre ses esprits.

Le pire, c’était la journée du dimanche. Outre la messe télévisuelle qu’était Dimanche Martin et l’ancètre de la Massacr’Academy qu’était l’École des Fans, il y avait un passage incontournable le dimanche soir : l’émission hebdomadaire de Benny Hill sur FR3. France 3 n’est née qu’en 1992.

Dès les premières notes du générique, alors que le logo « Thames Television » se dessinait à l’écran, on savait qu’après une grosse demi-heure de sketchs plus ou moins porté sur la chose on aurait droit à la course poursuite traditionnelle en mode accéléré. Voici quelques sketchs assez cultes de la longue série d’émission.

Il faudrait alors enfiler son pyjama, et se préparer à deux longues journées d’écoles avant de goûter à la coupure du mercredi…

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Sdaw : un de premiers jeux que j’ai acheté… 22 ans déjà :D

Entre 1989 et 1993, j’ai utilisé une machine qui ferait se pisser de rire le premier djeunz venu, à savoir l’Amstrad CPC 6128. Je n’ai acheté en tout et pour tout que 5 ou 6 jeux (dont une compilation contenant Fugitif et La Secte Noire). Il faut dire que les jeux sur disquettes coutaient 149 F (soit 22,71 €), oui seulement, mais pour un budget d’adolescent boutonneux, c’était pas une petite dépense. Il faut dire aussi que j’achetais tous les magazines qui proposaient des listings pour avoir des jeux, même s’ils n’étaient pas toujours extraordinaires 🙁

En 1990, après avoir lu un article dans un des meilleurs magazines de l’époque consacré à l’Amstrad CPC, j’avais cassé ma tirelire et acheté le jeu « SDAW » édité par Lankhor.

C’est un mélange de jeu d’aventure avec Dungeon Master pour le coté labyrinthe à explorer. Quelques subtilités avaient été ajoutées : pas plus de 3 objets à la fois, limitation énergétique (5 * 50 déplacements au maximum), et au moins un passage à réponse aléatoire à chaque partie.

L’introduction était quand même bien faîte pour l’époque, avec un départ flippant à souhait, surtout quand on a uniquement 16 ans. Quelques voix numérisées, et une musique faisant penser à un rythme de rap à la sauce électronique.

Cependant, vu la difficulté du jeu, cette séquence était très pour ne pas dire trop fréquente.

Oui, les graphismes sont pourris, les sons idem, mais il faut se souvenir que le jeu est sorti il y a… 22 ans 😉

Castle Master sur Amstrad CPC… Mon premier jeu jamais acheté !

En 1990, j’ai 16 ans, et je lis dans le magazine Amstrad 100 pour 100 du mois de mai 1990 un test sur un jeu « Castle Master ». Très bien noté (83%), ce jeu en FreeScape permet à un utilisateur d’Amstrad de se promener dans un univers 3D temps réel.

Bien entendu, on est encore très loin de ce que sera Quake premier du nom 6 ans plus tard, mais pour une petite machine avec un microprocesseur de 3,3 mhz et équipé de 128 Ko (oui, il n’y a pas de faute de frappe), c’est purement et simplement très bon.

Ayant déboursé la somme pharaonique de 169 F (26 € environ), je reçois une semaine après la commande une boite cartonné contenant le jeu sur une disquette 3 pouces, le manuel d’instruction. Et je lance le jeu. J’avoue que je mettrais la première fois près de 5 heures sur deux semaines pour en voir la fin.

Cet après midi, une crise de nostalgie m’a pris, et j’ai lancé Castle Master dans WinApe (le seul qui me permette facilement l’enregistrement de vidéo).

Et j’ai joué à Castle Master, en essayant de faire fonctionner ma mémoire, n’ayant plus joué à ce jeu depuis la mort de mon Amstrad CPC 6128 il y a un douzaine d’années environ.

J’ai posté la vidéo de 50 minutes sur youtube. Il faut dire que je me suis pas mal paumé dans les catacombes, et que j’aurais surement pu faire 10 minutes de moins. Mais le plaisir de jeu est toujours présent.

Que les petits jeunots qui ne jurent que par les PS3, Xbox 360 ou encore Nintendo Wii voient comment la génération de leurs parents a débuté dans le monde des jeux vidéos 😉

Elle s’accroche vivement… Ou comment Mazzy Star explose dès son premier album.

J’ai volontairement traduit le titre du premier album de Mazzy Star, dont la chanteuse n’est autre qu’une certaine… Hope Sandoval.

« She Hangs Brightly » est sorti en 1990, et déjà ce qui fera le succès du deuxième album (le meilleur selon moi) des Mazzy Star est déjà là : mélodie jazz pop, la voix magique d’Hope Sandoval, le coté éthéré de certaines composition. Dans une autre vie, il y a plus de 3 ans, j’avais posté un article sur « Fade Into You », tiré du deuxième album des Mazzy Star.

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