En vrac’

Quelques nouvelles en vrac’ :

Dis, cela prend combien de temps pour compiler un Mozilla Firefox ?

Adepte des versions de développement des logiciels de la Fondation Mozilla depuis Mozilla 0.8 (en gros depuis février 2001), j’ai toujours voulu connaître le temps nécessaire à la compilation d’une version « from scratch », en clair, en repartant de zéro.

Ayant récupéré le code source en utilisant les instructions disponibles à l’adresse https://developer.mozilla.org/En/Developer_Guide/Source_Code/Mercurial, en clair en entrant sur une ligne de commande :

hg clone http://hg.mozilla.org/mozilla-central/ src
cd src

Puis en actualisant le code source avec un petit :

hg --verbose pull -u

J’ai ensuite utilisé le fichier .mozconfig suivant :

#
# See http://www.mozilla.org/build/ for build instructions.
#

export AUTOCONF=autoconf-2.13

. $topsrcdir/browser/config/mozconfig

mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/../objdir-fx

# Options for ‘configure’ (same as command-line options).
ac_add_options –enable-optimize
ac_add_options –disable-debug
ac_add_options –disable-tests

Pour des raisons techniques, il faut installer l’ancienne version d’autoconf, connue sous le nom d’autoconf-compat sur Archlinux.

J’ai divisé la compilation en deux temps : un pour les dépendances, l’autre pour la compilation proprement dite.

Pour les dépendances :

make -f client.mk depend

Pour la compilation :

make -f client.mk build

Et le temps nécessaire ? Il suffit d’ajouter la commande time devant les commandes make.

Pour les dépendances :

real    2m49.202s
user    1m30.977s
sys    0m44.534s

Pour la compilation :

real    43m33.043s
user    39m33.562s
sys    3m38.266s

Pour info, ma configuration :

Acer Aspire 5520, donc :

  • AMD Athlon X2 TK 55 (800 à 1800 Mhz)
  • 2 GiO de mémoire vive
  • 120 GiO de disque dur
  • Circuit vidéo GeForce7000M

Sur le plan logiciel :

  • Archlinux 2009.02 à jour avec le dépot testing activé
  • Gnome 2.28.0
  • gcc / g++ 4.4.1

45 minutes, sur un portable acheté en février 2008, ce n’est pas si mal que cela 😉

Amarok 2.2.0 « Sunjammer » vient de sortir.

La version 2.2.0 d’Amarok vient d’être annoncée. Parmis les grandes nouveautés, liste non exhaustive, bien entendue :

  • On peut modeler l’interface à son goût, les éléments pouvant se déplacer à volonté.
  • La liste de lecture permet de nouvelles choses, comme la lecture aléatoire des pistes, le rassemblement de pistes par années et bien d’autres possibilités.
  • L’import direct d’un CD audio dans Amarok est possible.

Pour la série des versions 2.2.x d’Amarok, elles seront produites avec un intervalle d’environ 6 semaines pour apporter des correctifs et des stabilisations.

Etant donné que la version officiellement disponible n’est encore que la 2.2rc1 pour Archlinux, j’ai récupéré le PKGBUILD et le fichier amarok.install, et modifié le PKGBUILD pour qu’il compile le code source de la version 2.2.0. Voici à quoi ressemble le PKGBUILD en question :

# $Id: PKGBUILD 52971 2009-09-23 22:03:36Z giovanni $
# Contributor: Andrea Scarpino
# Contributor: damir

pkgname=amarok
replaces=(‘amarok-base’ ‘amarok-engine-xine’ ‘amarok-base-mysqlfree’)
pkgver=2.2.0
pkgrel=1
pkgdesc= »A media player for KDE »
arch=(« i686 » « x86_64 »)
url= »http://amarok.kde.org »
license=(‘GPL2’ ‘LGPL2’ ‘FDL’)
depends=(‘mysql>=5.1.37’ ‘kdebase-runtime>=4.3’ ‘libmtp>=0.3.7’ ‘libgpod>=0.7.2’
‘libmp4v2’ ‘qtscriptgenerator>=0.1.0’ ‘taglib-extras>=1.0.1’
‘liblastfm>=0.3.0’ ‘loudmouth>=1.4.3’)
makedepends=(‘pkgconfig’ ‘automoc4’ ‘cmake’)
install=amarok.install
source=(« http://download.kde.org/stable/${pkgname}/${pkgver}/src/${pkgname}-${pkgver}.tar.bz2 »)
md5sums=(‘5a0188c5eb7d343109b82964942d8eb5’)

build() {
cd ${srcdir}
mkdir build
cd build
cmake ../${pkgname}-${pkgver} \
-DCMAKE_BUILD_TYPE=Release \
-DCMAKE_SKIP_RPATH=ON \
-DCMAKE_{SHARED,MODULE,EXE}_LINKER_FLAGS=’-Wl,–no-undefined -Wl,–as-needed’ \
-DCMAKE_INSTALL_PREFIX=/usr
make || return 1
make DESTDIR=${pkgdir} install || return 1
}

Ensuite un petit duo :

makepkg ; yaourt -U amarok-2.2.0-1-x86_64.pkg.tar.gz

Et un Amarok 2.2.0 a répondu présent 😉

amarok-2.2.0 dans Archlinux

Maintenant, bonne écoute !

Test de KahelOS, un dérivé d’Archlinux.

KahelOS est une distribution dérivée d’Archlinux pour i686 et x86_64, bien que l’image iso pour x86_64 soit introuvable pour le moment. Ce dérivé utilise Gnome.

KahelOS

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Sorties libre en’vrac ;)

Un petit « en vrac' » consacrée aux sorties liées au logiciel libre depuis le début de la semaine :

Angband, le jeux de rôles geekesque.

J’avoue que j’ai toujours aimé les jeux d’aventures « dont vous êtes le héros », je n’avais jamais été un grand fan des jeux de rôles. Sauf que lors que j’ai eu mon amiga 1200 (vers 1993), j’ai découvert un jeu qui a marqué ma mémoire : Moria.

Version graphique du rogue-like textuel, je suis devenu accroc à ce genre de jeux de roles qui se résument au trio : « porte – monstre – trésor ».

Hier, me promenant sur la toile, j’ai téléchargé la version 3.11 béta d’Angband. Rogue-like au format texte (comme tout rogue-like qui se respecte), après avoir récupéré le code source, j’ai installé les paquets sdl_ttf et sdl_mixer : yaourt - S sdl_ttf sdl_mixer

Angband 3.11 beta

J’aurais bien utilisé le paquet disponible sur aur.archlinux.org, mais celui-ci ne permet pas la compilation des options graphiques 🙁

Dans mon répertoire de téléchargement, j’ai lancé la commande suivante :

./configure --enable-sdl --prefix=$HOME

Suivi d’un duo make ; make install

Les données du jeu s’installant dans un répertoire share de mon espace personnel.

Ensuite, lancer angband en mode graphique, depuis le répertoire de compilation des sources du jeu :

./angband -g -m sdl &

Après avoir créé un personnage, j’ai tenté d’appliquer la règle d’or d’Angband, qui se base sur deux principes : avoir un personnage protégé au maximum, et être prudent à l’extrême.

En effet, même si l’on doit descendre au 50ième sous-sol et récupérer l’amulette de Yendor, mieux vaut gagner un maximum d’argent et d’expérience auparavant.

Bref : mieux vaut être un lâche vivant (et mettre les bouts quand la situation s’envenime) qu’un héros mort… Etre trop téméraire, cela se paye au prix cher…

Ce qui est bien, c’est l’exhaustivité du jeu : on peut créer une douzaine de personnage différent (guerrier, paladin, magicien, etc…), dans autant d’espèce différente (humain, elf, demi-humain, etc…). Le coté aléatoire des niveaux rallonge énormément la durée de vie du jeu. Pour être honnête, j’ai rarement eu des personnages qui ont dépassé le 8 ou 9ième niveau d’expérience, et je suis rarement allé au dela du 6ième sous-sol.

Il faut dire qu’une partie peut durer de 5 minutes à plusieurs semaines… Et qu’en moyenne, je ne dépasse pas les deux jours…

3 mois sous Archlinux… Et une migration vers KDE 4.3…

Depuis plus de 3 mois maintenant, j’utilise ArchLinux. Il y a une dizaine de jours environ, je testais par curiosité KDE 4.3rc3 qui venait juste d’être annoncé dans une machine virtuelle Kvm. Et j’avoue que cela a été le choc.

J’avais déjà été impressionné par la qualité de la version Rc1 de KDE 4.3. Pour tout dire, j’ai eu un coup de coeur pour cette version de KDE 4, qui est pour moi, l’une des premières vraiment utilisable. K3b et Amarok sont enfin disponible en version native KDE 4.x, et c’est bien.

KDE 4.3rc3 avec le fond "plage" sous Archlinux 64 bits

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Une idée reçue : les logiciels en mono sont plus lourd que leur équivalent en C/C++.

Dans mon billet précédent, je disais que les logiciels en mono était parfois jusqu’à trois fois plus lourd… Je faisais erreur. Je m’explique.

En effet, j’avais pu voir dans une machine virtuelle contenant une Ubuntu Jaunty que Tomboy prenait 24 ou 25 MiO au démarrage… J’ai donc voulu voir ce que donnait des versions récentes de Mono, en utilisant comme outil Tomboy et Banshee, tout en comparant avec leur équivalent en C/C++ que sont gNote et Rhythmbox.

Cet article n’est pas à visée scientifique – et il n’en a pas la prétention – mais j’ai envie de tordre le cou à une idée reçue. Il aurait fallu tester deux ou trois autres logiciels, mais je me suis limité aux logiciels existant aussi bien en mono qu’en langage C/C++.

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Deux mois déjà…

…que je suis revenu sous Archlinux. Encore un petit mois, et j’aurais dépassé mon précédent record d’utilisation d’Archlinux (fin décembre 2007 à fin mars 2008).

Entre temps, j’ai gagné en connaissance technique, et je ne suis plus trop effrayé pour recompiler certains composants, comme gnome-keyring 2.26.3 qui est – au moment où j’écris ce billet – indisponible et qui bloque l’installation de Gnome 2.26.3.

Gnome 2.26.3 sous Archlinux

Il est vrai que l’idée d’ArchLinux et de garder des logiciels aussi peu « rustinés » que possible est bien agréable. De plus, maintenant, j’apporte un peu ma pierre à l’édifice, ayant repris la maintenance d’un paquet sur AUR qui permet d’avoir une version de développement de Liferea.

Bref, je ne pense pas que l’arrivée de la version Karmic Koala d’Ubuntu me fera changer d’avis, surtout vu le virage pris avec l’intégration d’outils en Mono – technologie que je trouve très gourmande et surtout trop liée à Microsoft – pour la future version.

J’ai d’ailleurs remplacé l’outil Tomboy par Gnote (et la consommation mémoire a été divisée par trois environ, un article suivra concernant ce point précis).

Bref, j’attaque sereinement le troisième mois d’utilisation. Ce que je crains le plus ? La migration de Gnome 2.26.3 vers Gnome 2.28.0.

Y a pas eu que Mozilla Firefox 3.5 aujourd’hui… VirtualBox 3.0 est sorti aussi.

L’outil de virtualisation de Sun d’Oracle est sorti aujourd’hui en version 3.0.

VirtualBox 3.0

Un paquet sur AUR permet une installation simplifiée sur ArchLinux.

Un simple yaourt virtualbox_bin (il peut y avoir un conflit avec la version 2.2.4 disponible sur le dépôt ArchLinux.fr permets d’installer le paquet.

Les consignes post-installation sont simples :

  1. Ajouter le module vboxdrv à la ligne MODULES dans /etc/rc.conf
  2. Ajouter le groupe vboxusers à l’utilisateur avec un petit : sudo gpasswd -a utilisateur vboxusers
  3. Si on veut le support de l’USB, il suffit de rajouter la ligne suivant dans le fichier /etc/fstab :

none /proc/bus/usb usbfs auto,busgid=108,busmode=0775,devgid=108,devmode=0664 0 0'

Un petit redémarrage plus tard, et Virtualbox est prêt à l’emploi. Coté nouveautés ? Principalement :

  • support du multiprocesseurs, jusqu’à 32.
  • l’opengl 2.0 (support de la 3D) pour les versions linux, windows et solaris
  • direct3D 9 est supporté par pour les hôtes Windows, bien que ce soit encore expérimental.

Cependant, je vais rester fidèle à kvm pour plusieurs raisons :

  1. C’est libre.
  2. On peut utiliser 1 GiO de mémoire en virtuel, contrairement à VirtualBox qui hurle dans ce cas.
  3. C’est plus simple à mettre en oeuvre, même si l’USB manque ainsi qu’une interface graphique
  4. Pas d’obligation de devenir un « abonné » pour utiliser le logiciel.

Quelques captures : l’abonnement au premier lancement, ou encore les deux processeurs vus sous une Ubuntu Linux 9.04 :

Bref, que du bon sous le capot 😉

Un aperçu de KDE 4.3 rc1 en vidéo.

Même si – au 28 juin – la version de développement officiellement disponible est la 4.3 béta2 – un fil sur le forum d’Archlinux.fr permet d’avoir un aperçu de ce que sera KDE 4.3 final fin juillet.

Ayant suivi les recommandations et après avoir rajouter Amarok 2.1 et K3b 1.66, j’ai effectué une vidéo. Elle est muette cependant, par impossibilité de capturer le son.

Evidemment, le résultat est bien plus rapide que ce que montre la vidéo… En tout cas, le thème par défaut est plus joli – avis personnel – que cela de KDE 4.2.x…

Maintenant, attendons tranquillement la sortie de KDE 4.3 pour juger sur pièce 😉

Adieu Twitter, je reste avec identi.ca

Twitter, le célèbre réseau de micro-blogging, je l’ai utilisé durant près de deux mois. Mais, ayant découvert identi.ca (largement moins « pollué » par le spam) que Twitter, j’ai fait le grand saut.

fin d'utilisation de twitter au profit d'identi.ca
Good bye, twitter

Pour info, ma page sur identi.ca, un twitter en mieux, car basé sur du logiciel libre : http://identi.ca/fredbezies/

Cela me fait me souvenir d’un article qui parlait de l’abandon rapide de l’utilisation de Twitter par ses utilisateurs, de l’ordre de 60% au bout d’un mois…

Syllable 0.6.6 : enfin :)

Bien que je comptais tester la version 2.1.1 de Foresight Linux, j’ai décidé de tester la version 0.6.6 de Syllable. Cet OS sympathique – bien qu’encore en version de développement – un des projets les plus intéressants qui existe depuis des années.

J’avais – il y a plus d’un an – testé la version 0.6.5 de cet OS libre. Un peu plus tard, j’avais testé une pré-version de la 0.6.6. J’ai donc récupéré l’image ISO de Syllable 0.6.6 pour juger des différences apportées depuis.

Syllable 0.6.6 – KVM

Pour être tranquille, j’ai utilisé KVM avec une image disque de 16 GiO, 1 GiO de mémoire vive, tous les circuits sons activés, le clavier français. Ce qui donne en ligne de commande :

fred ~/download $ qemu-img create -f qcow2 syl.img 16G
Formatting 'syl.img', fmt=qcow2, size=16777216 kB
fred ~/download $ qemu-kvm -m 1024 -k fr -localtime -soundhw all -hda syl.img -cdrom SyllableDesktop-0.6.6.i586.iso -boot d &

Si l’installation en mode semi-graphique est toujours aussi simple, l’utilisation est encore simplifié. Le réseau a été reconnu dès le début. L’OS est assez rapide. Webster – le navigateur internet – semble toujours basé sur la même version de Webkit, mais c’est déjà largement meilleur que certains autres moteurs d’affichage, comme celui du majoritaire Internet Explorer 😉

Le seul hic est finalement l’absence de création d’un utilisateur avec droits limités dès le début. Mais ce « bug » sera surement corrigé pour la sortie d’une version 1.0… Mais ne soyons pas trop pressés… Syllable, bien qu’encore « jeune » est très agréable d’utilisation.

Laissons donc le temps au temps et ce sera un sérieux concurrent pour les distributions linux !

C’est c** d’avoir raison trop tôt.

En septembre 2007, j’annonçais que SpiralFrog était un service qui était mort-né dans le principe. En jettant un oeil sur la feuille de chou webzine Generation-NT, je viens de voir que SpiralFrog mettait la clé sous la porte.

Y a pas à dire, c’est quand même c** d’avoir raison trop tôt…

Les deux nouveaux fonds d’écran officiels pour Ubuntu viennent d’arriver.

Et ils sont plutôt classe. Des captures d’écran sont plus parlantes.

Le thème par défaut :

Le fond d'écran officiel d'Ubuntu Linux Jaunty Jackalope

Le thème alternatif :

Le fond d'écran alternatif d'Ubuntu Linux Jaunty Jackalope

Cela fait moins préhistorique que le fond d’écran officiel d’Ubuntu Linux Intrepid Ibex, non ? 🙂