ZenWalk 5.2 « Gnome Edition » : un petit tour du « propriétaire »

La ZenWalk est dérivé de la distribution slackware, tout en incluant des paquets assez récent. Bien qu’utilisant principalement l’environnement Xfce, une version utilisant l’environnement gnome est disponible. Du moins, en version béta 😉

Ayant téléchargé l’image ISO, j’ai créé une machine virtuelle et comme la distribution est assez légère, je ne lui ai donné que 16GiO de disque. Et avec une mémoire vive de 768 Mo, j’ai donc utilisé la ligne de commande suivante :


fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f raw zenw.img 16GFormatting 'zenw.img', fmt=raw, size=16777216 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda zenw.img -k fr -localtime -soundhw all -cdrom zenwalk-gnome-5.2beta.iso -boot d &

L’installation se fait en mode semi-graphique, dans un anglais assez simple, et le tout est assez automatisé. J’ai pu noté que le formatage des partitions d’installation (une / et une /home) utilise le format xfs au lieu du classique ext3fs.

Après l’installation des paquets, l’ajout de l’utilisateur et le support du circuit son sont effectués au premier redémarrage. Ensuite, on arrive sur un écran de connexion tout ce qu’il y a de plus classique.

écran de connexion de la Zenwalk 5.2 gnome edition

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Et si le logiciel libre était répulsif à cause de la liberté de choix qu’il propose ?

Chaque année depuis 1998, on nous promet que ce sera l’année de l’envol pour Linux version bureau. Et chaque année, de repousser cet avènement à l’année suivante.

Si un OS alternatif à Windows commence à lui tailler des croupières, c’est bien le bon vieux Mac, qui s’est offert avec MacOS-X dans les années 2001 une cure de jeunesse bienvenue à un MacOS mis à jour constamment depuis ses premières versions datant de 1984…

Cependant, la répartition est toujours du genre : 95% de Windows (grace à la vente liée et à la création d’un marché captif par la facilité de pirater Windows), 4% de MacOS-X, et 1% pour Linux et autres OS libre.

Une des raisons du succès de Windows, c’est d’offrir du « pré-maché », même s’il faut rajouter sur un windows – quelque soit sa génération – au minimum un duo anti-virus et anti-espiogiciel. Ce dernier ayant pris de l’importance depuis une bonne demi-douzaine d’années environ.

Si on regarde un windows typique, tout est « prémaché » pour l’utilisateur :

  • Pour la navigation internet : Internet Explorer.
  • Pour la lecture des fichiers multimédia : Windows Media Player
  • Pour le courrier : Outlook Express devenu Windows Mail sous Windows Vista

Même si ce sont des outils loin d’être parfaits, ils forment une limite basse de qualité. Il suffit de comparer la qualité du rendu ou du niveau de support des normes internationales en matières de pages internet que propose la concurrence à Internet Explorer, en l’occurence les navigateurs basés sur Gecko, sur Webkit ou encore le navigateur Opera. IE est à chaque fois battu à plate couture.

L’ignorance de l’existance de la concurrence et / ou le codage des pages ont permis à IE de conserver un niveau de parts de marché de 75% environ en Europe. Soit une chute de 20 points en l’espace de 4 ans.

Ce qui est vrai pour IE, l’est aussi pour les autres outils que fournit Microsoft, comme le montre la liste aussi longue que le bras de paquets de codecs pour Windows Media Player ou encore le nombre de clients courriers pour Windows : Mozilla Thunderbird, The Bat!, Claws Mail, etc…

Malgré les défauts souvent énormes, Windows et les logiciels Microsoft conservent leur place de logiciels étalons.

Prenons le monde du logiciel libre. Pour chaque tache, il suffit de voir que le nombre d’outils de trois, voire plus.

Par exemple, pour naviguer sur internet, l’on a le choix entre des navigateurs utilisant Gecko (Mozilla Firefox, Epiphany jusqu’à ses versions 2.22.x), Konqueror utilisant KHTML qui serait remplacé à terme par Webkit, Midori (utilisant Webkit, le coeur de Safari d’Apple), Opera.

On veut lire un fichier multimédia ? VideoLanClient, Mplayer, Totem sont proposés.

Du traitement de texte ? OpenOffice.org Writer, Abiword, Kword sont disponibles.

Du tableur ? OpenOffice.org Calc, Gnumeric, Kspread sont disponibles.

Et contrairement à Windows, l’interface graphique n’est pas autant figé. On peut choisir entre :

Si on veut du plus léger ? Les gestionnaires de fenêtres sont alors très nombreux : fvwm, fluxbox, openbox, windowmaker, etc…

Et que dire du choix des distributions ? On peut tout choisir dans le monde libre. C’est peut-être donc ce choix hypertrophié fait peur aux personnes qui veulent quelque chose de louable : quelque chose qui fonctionne sans que l’on se pose de question, mettant aux toilettes un point primordial : c’est au logiciel de s’adapter à l’utilisateur et non l’utilisateur à s’adopter au logiciel.

Vers un coeur commun entre Shiretoko, Shredder et SeaMonkey 2 ?

C’est une idée envisageable, étant donné que le dépot du code source de Shredder et de SeaMonkey pré-2.0 viennent de migrer, abandonnant le vieux dépot CVS vers un dépot mercurial.

Si l’on veut compiler soit-même le code source dit du « tronc » des logiciels de la Fondation Mozilla, que ce soit Shiretoko, Shredder ou SeaMonkey pré-2.0, il faut maintenant passer par des dépots mercurial.

Si le développement de Shiretoko est maintenant bien ancré sur un dépot mercurial, à savoir mozilla-central, c’est loin d’être le cas pour Shredder et SeaMonkey pré-2.0. Voici donc comment compiler Shredder ou SeaMonkey en utilisant le dépôt mercurial comm-central.

Déjà, il faut avoir autoconf 2.13 et mercurial pré-installé. Pour cela, il faut se conférer à la documentation de votre distribution pour savoir comment faire.

Ensuite, il faut récupérer le code source commun à Shredder et SeaMonkey pré-2.0 :

hg clone http://hg.mozilla.org/comm-central/ src

Une fois le code récupéré, il faut récupérer le complément à savoir le code en commun avec Shiretoko :

python client.py checkout

Pour cette partie, l’outil CVS configuré correctement est indispensable. En clair, il faut que la variable CVSROOT soit définie ainsi :

export CVSROOT= »:pserver:anonymous@cvs-mirror.mozilla.org:/cvsroot »

Vient le moment stratégique, préparer le .mozconfig pour les options de compilation. Il faut ajouter les deux lignes suivantes :

ac_add_options --enable-application=mail
mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/objdir-tb

Et virer un . $topsrcdir/mail/config/mozconfig qui aurait pu s’y trouver si on récupère un vieux fichier .mozconfig

Voici pour information mon .mozconfig pour Shredder :

#
# See http://www.mozilla.org/build/ for build instructions.
#

ac_add_options –enable-application=mail
mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/objdir-tb

# Options for ‘configure’ (same as command-line options).
ac_add_options –enable-optimize= »-Os -march=native -w -pipe »
ac_add_options –disable-debug
ac_add_options –disable-tests
ac_add_options –enable-default-toolkit=cairo-gtk2
ac_add_options –enable-static
ac_add_options –disable-shared

Ensuite, il suffit de lancer la compilation et d’attendre.

Et voici ce que donne une boite « about » d’un Shredder compilé avec le code source du dépôt mercurial comm-central.

Shredder pré-alpha2 ?

Les pages qui m’ont aidé pour rédiger cet article :

http://wiki.mozilla.org/SeaMonkey:hg-based_build
http://developer.mozilla.org/en/docs/Mozilla_Source_Code_(Mercurial)
http://developer.mozilla.org/en/docs/Comm-central_source_code_(Mercurial)
http://developer.mozilla.org/en/docs/comm-central

Debian 5.0 alias Lenny… Deuxième reprise ;)

Au mois de mai dernier, j’avais fait un tour rapide de la Debian Lenny. Maintenant que la version finale de Lenny approche à grand pas – elle est prévue pour septembre ou octobre prochain – j’ai téléchargé une version de développement récente (image iso datée du 21 juillet) pour voir ce que donne cette version 5.0 de la distribution Debian.

Je passe sur les détails techniques de la machine virtuelle qui sont toujours les mêmes. J’ai utilisé le nouvel installateur graphique en version « graphique expert ».

Lancement de l'installation de la Debian Lenny en mode graphique expert

Après avoir choisi le français, l’installation est très simple, et se résume à une série de saisie d’informations et de presse bouton qui donne un coté « simple » à cette opération d’une complexité non dissimulée 😉

Notons qu’un noyau 2.6.25 est proposé à l’installation. Un noyau aussi récent pour une debian, cela dépote 😉

Noyau 2.6.25 sous Debian Lenny

Notons aussi que Grub 2 est proposé par l’installateur. Bien qu’encore expérimental, j’ai décidé pour cette machine virtuelle d’installer cette version.

Grub ou grub 2 ?

L’écran de démarrage graphique est du plus bel effet et donne un coté jeune à la Debian.

Grub 2 en action

Une fois l’installation terminée, une vingtaine de mises à jour sont proposée, dont OpenOffice.org 2.4.1. La version débianisée de Firefox, le dénommé IceWeasel est toujours en version 3.0, et que Gnome est en version 2.22.3.

Iceweasel et Gnome 2.22.3 sous Debian Lenny

Le seul gros problème, c’est que la résolution de X est trop faible.

J’ai donc du modifier le fichier /etc/X11/xorg.conf et modifier les sections Device, Monitor et Screen pour avoir quelque chose de potable : du 1024×768…

Section « Device »
Identifier    « Configured Video Device »
Driver        « cirrus »
EndSection

Section « Monitor »
Identifier    « Configured Monitor »
HorizSync    30-70
VertRefresh    50-160
EndSection

Section « Screen »
Identifier    « Default Screen »
Monitor        « Configured Monitor »
Device        « Configured Video Device »
Device        « Configured Video Device »
DefaultDepth    24
SubSection « Display »
Depth    24
Modes    « 1024×768 » « 800×600 » « 640×480 »
EndSubSection
EndSection

Mis à part ce bogue, la debian lenny s’annonce sous les meilleures auspices. J’attends avec impatience la version finale de cette distribution pour peut-être y migrer, ou l’installer sur un PC fixe qui n’a pas besoin des derniers logiciels en date 😉

Quand Linus prend sa revanche du Theo De Raadt…

En juin 2005, le fondateur du projet OpenBSD avait descendu en flamme le projet linux, déclarant entre autre que :

« It’s terrible, » De Raadt says. « Everyone is using it, and they don’t realize how bad it is. And the Linux people will just stick with it and add to it rather than stepping back and saying, ‘This is garbage and we should fix it.' »

Ce qui donne traduit :

« C’est terrible, » déclare De Raadt. « Tout le monde l’utilise, et ils ne réalisent pas à quel point c’est mauvais. Et les linuxiens restent avec et ajoute des trucs au lieu de faire marche arrière en disant : ‘c’est de l’ordure et on devrait corriger cela. »

Un peu plus de trois ans plus tard, dans un courrier concernant la sortie de la version 2.6.25.10, Linus Torvalds prend sa revanche.

Je cite :

Btw, and you may not like this, since you are so focused on security, one
reason I refuse to bother with the whole security circus is that I think
it glorifies – and thus encourages – the wrong behavior.

It makes « heroes » out of security people, as if the people who don’t just
fix normal bugs aren’t as important.

In fact, all the boring normal bugs are _way_ more important, just because
there’s a lot more of them. I don’t think some spectacular security hole
should be glorified or cared about as being any more « special » than a
random spectacular crash due to bad locking.

Security people are often the black-and-white kind of people that I can’t
stand. I think the OpenBSD crowd is a bunch of masturbating monkeys, in
that they make such a big deal about concentrating on security to the
point where they pretty much admit that nothing else matters to them.

To me, security is important. But it’s no less important than everything
*else* that is also important!

Ce qui donne traduit :

A propos, et vous ne pourriez pas aimer cela, puisque vous êtes tellement concentré sur la sécurité, une raison pour laquelle je refuse de m’ennuyer avec tout le cirque sécuritaire est car je pense que cela nous entraine dans une mauvaise direction.

Cela fait des « héros » des personnes de la sécurité, comme si les personnes qui corrigeaient les bogues n’étaient pas aussi importantes.

En fait, tous les ennuyeux bogues normaux sont bien plus important, car ils y en a beaucoup plus. Je ne pense pas qu’un spectaculaire trou de sécurité devrait être glorifié ou plus pris en compte comme quelque chose de « spécial » qu’un plantage aléatoire et spectaculaire du à un mauvais verrouillage.

Les personnes s’occupant de la sécurité sont souvent des personnes voyant tout en noir et blanc et cela m’insupporte. Je pense que les gens d’OpenBSD sont un paquet de singes se masturbant dans le sens où ils se concentrent tellement sur la sécurité au point qu’ils finissent par admettre que rien d’autre n’existe pour eux.

Pour moi, la sécurité est importante. mais ce n’est pas moins important que *tout* le reste qui est aussi important.

J’avoue que je suis d’accord en partie avec Linus, même si j’avoue avoir un petit faible pour le cryptique OpenBSD. Mais après tout, entre deux grandes gueules comme Linus Torvalds et Theo de Raadt, que demander de plus ? 😉

Vrac’ons librement.

Un en’vrac rapide consacré au logiciel libre.

  • Sortie de WordPress 2.6 ce matin. Pour avoir un aperçu des nouveautés en vidéo, cf cet article. La version française ne saurait tarder.
  • Sur son blog, Antistress nous annonce que Gnome 3.0 s’approche enfin. Et ce que ce serait la version 2.28 qui sera suivi par la 3.0. Donc, si le cycle des 6 mois est respecté, Gnome 2.24 en septembre prochain, la 2.26 en mars 2009, la 2.28 en septembre 2009. Donc Mars 2010 pour la version 3.0 ? 🙂
  • Ce matin, pour les utilisateurs d’Hardy Proposed, en plus d’une mise à jour de sécurité concernant pcre, on a droit à des mises à jour des traductions… Qui permettent d’avoir un firefox 3.0.1 entièrement traduit.

Voila, c’était du rapide, mais j’avais besoin de le faire 😉

Sortie du noyau linux 2.6.26 !

En jettant un oeil sur kernel.org, j’ai pu voir arriver un certain 2.6.26 après 9 versions rc. En attendant un résumé sur linuxfr.org, je suis allé sur Kernel Newbies histoire de voir les nouveautés de cette version.

En gros :

  1. Kvm a été porté sur architecture s390, powerpc et ia64. Sympa pour les utilisateurs de ces plateformes.
  2. Support des webcams améliorés. Joie 🙂
  3. Support du futur standard internet sans fil 802.11s.
  4. Ajout d’un débogueur au niveau du noyau
  5. Ajout d’un testeur de mémoire intégré au noyau
  6. Support des OLPC

Bref, pas mal de bonnes choses. Surtout un meilleur KVM, ce qui est quand même assez plaisant pour les fondus d’émulation dont je fais parti 😉

J’avoue attendre avec impatience le compte rendu sur linuxfr.org, car ce sont des articles souvent très intéressant, comme pour l’arrivée du noyau 2.6.25 en avril dernier.

Rajout à 11 h 25 : excellent article sur linuxfr.org concernant le noyau 2.6.26.

En suivant le flux « Planet-Debian »…

Je suis tombé sur cet article qui regroupe un certain nombre de projets libre ou open-source.

Devinette liée aux projets libres et open-source

J’en ai identifié 13 projets, bien que je pense en avoir raté un ou deux. Donc, quels sont les projets que vous avez identifié ? 🙂

Bien entendu, copier / coller les réponses tirés des commentaires de l’article source sera une forme de tricherie non acceptable 🙂

A vos réponses dans les commentaires 😉

Les aléas du dépot « proposed ».

Si utiliser le dépot « proposed » d’une distribution Ubuntu Linux est souvent intéressant, il y a parfois quelques effets de bords qui sont plus ou moins génants.

Si, en gros, 99% du temps, une mise à jour ne pose quasiment aucun problème, le dernier pourcent restant peut être ennuyeux, pour ne pas dire qu’il facilite franchement le transit intestinal.

Ce matin, les dépots proposed ont installés une mise à jour 3.0.1 pour un certain Firefox 3, ce qui :

  1. Laisse penser que Firefox 3.0.1 ne va pas tarder
  2. Que les équipes de veille d’Ubuntu Linux ont vraiment l’oeil à tout

Voici ce que l’on pouvait voir :

Firefox 3.0.1 dans Hardy Proposed

Bref, une mise à jour classique. Classique, pas franchement. Car désormais, les extensions sont vérifiées à chaque démarrage – en mode silencieux. Et manque de pot, les traductions ne sont pas « compatibles ». Voici le message d’erreur qu’on peut avoir :

Extensions incompatibles ?!

Moralité ? Le firefox disponible démarre alors en anglais. Voir le bogue 247494 en ce qui concerne le problème. Cela ne me dérange pas outre mesure, n’utilisant pas la version 3.0, et encore moins la traduction française qui souffre – selon moi – d’une mauvaise traduction du terme « bookmarks » en marque-pages alors que le terme de signets était utilisé auparavant.

Bref, il faudra attendre une mise à jour du paquet language-pack-gnome-fr-base qui contient les fichiers de traduction de Firefox et du xulrunner désactivé par sécurité. Quelques jours d’attente, donc, pas de quoi casser 3 pattes à un canard 😉

Y a pas à dire, c’est de l’alpha !

Alors que ma cafetière moka – ou cafetière à l’italienne – est en train de chauffer pour remplir mon mug de geek « homo informaticus« , j’ai eu l’idée de vouloir voir à quoi ressemble actuellement la future distribution Ubuntu Linux Intrepid Ibex Alpha 2. Pré-alpha2, car la version alpha2 de cette distribution devrait sortir aux alentours du 10 juillet.

Le tout avec comme musique de fond le double album « Tommy » des Who, sorti en 1969. Une ambiance tout ce qu’il y a plus de geek 🙂

J’ai donc récupéré une iso de l’alpha1, les versions nocturnes de test étant légèrement « obèse », ou pour être plus informatiquement correct, « oversized ».

Bref, avec la machine virtuelle habituelle, j’ai lancé l’installation de la version alpha1 d’Ubuntu Linux Intrepid Ibex.

Pour la petite histoire, kvm a du mettre mis à jour, à cause d’une incompatibilité avec la pré-version du noyau linux 2.6.26 utilisé par les versions de développement d’Intrepid Ibex.

Cf le bogue 243677 pour plus d’informations.

La version alpha1 est fournie avec gnome 2.23.3. En tout cas, les dégradés de gris sont agréables, et change un peu des couleurs orangées et marrons des précédentes incarnations d’ubuntu. Reste à savoir si le thème changera complètement ou pas.

Gnome 2.23.3 sous Ubuntu Intrepid Ibex Alpha1

Quand j’ai voulu lancer l’outil de mise à jour, une mise à jour partielle m’est annoncée.

Mises à jour partielles d'ubuntu Intrepid Ibex

Après avoir modifié la source des dépots, et lancé une mise à jour en ligne de commande, j’ai pu voir que certains de paquets annoncés comme non disponible l’était finalement.

Parmis eux, un paquet étiquetté comme Xorg 7.4, alors que ce dernier n’est toujours pas sorti. Une autre préversion… En espérant que d’ici septembre prochain, Xorg 7.4 soit d’actualité 😉

xorg 7.4 ?!

Parmis les nouveautés, dans les options de démarrage disponible quand on appuie sur la touche échap (ou esc), c’est un mode qui permet de démarrer en utilisant la dernière configuration connue comme fonctionnelle. Une fonctionnalité qui doit remonter aux alentours de Windows 2000 dans le doux monde de Microsoft 😉

Options de démarrage d'Ubuntu Intrepid Ibex

Cependant, il m’est impossible de démarrer l’interface graphique. Surement un bogue lié au nouveau Xorg, ou au bogue 246269 ?

Bref, attendons pour voir la suite. Et comme la distribution ne sort qu’en octobre prochain, le problème sera corrigé d’ici là ! 🙂

Sortie des *buntu 8.04.1 LTS.

Même si la page n’a pas été complètement mise à jour sur le site d’Ubuntu Linux, la première révision majeure de la Ubuntu Linux 8.04 LTS vient de sortir.

Dans ce message de la liste de publication « ubuntu-annonces », on peut apprendre entre autre que la version 8.04.1 LTS contient :

  • Gnome 2.22.2
  • Firefox 3.0 finale à la place de la version béta 5 conspuée par de nombreux utilisateurs
  • OpenOffice.org 2.4.1
  • Des corrections dans le protocole Samba
  • Les serveurs Xorg pour les circuits Intel et pour les circuits AMD Geode ont été mis à jour.
  • Des correctifs sur l’installateur comme un meilleur support des versions françaises de Windows XP.
  • Le correctif pour la faille OpenSSL du paquet Debian est incluse.
  • gvfs fonctionne enfin un peu mieux 🙂

Si vous utilisez déjà Ubuntu 8.04 et que vous avez maintenu à jour votre distribution, vous avez déjà la version 8.04.1 LTS. En cas de doute, lancez un terminal gnome et tapez la commande suivante :

cat /etc/issue.net

Et si vous obtenez la réponse suivante :

fred@fred-laptop:~$ cat /etc/issue.net
Ubuntu 8.04.1

C’est que vous avez déjà la version 8.04.1 LTS installée. Maintenant, les codeurs et mainteneurs vont pouvoir concentrer leurs efforts sur la version alpha2 de la ubuntu Linux Intrepid Ibex, en espérant que cette version alpha2 puisse se lancer dans une machine virtuelle KVM 😉

ForeSight Linux 2.0.3 : tour rapide de la distribution.

La distribution ForeSight Linux est une distribution qui existe aussi bien en x86 qu’en AMD64.

Après avoir récupéré l’image ISO du DVD en AMD64, j’ai lancé une machine virtuelle avec l’équipement habituel : 32 Go de disque, 768 Mo de mémoire vive, un circuit son es1370, et un clavier français.

Donc, dans un terminal :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 for203.img 32G
Formatting 'for203.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -localtime -hda for203.img -soundhw es1370 -cdrom foresight-2.0.3-x86_64-dvd1.iso -boot d &

A noter qu’en plus de grub, un outil nommé extlinux est proposé pour le démarrage. A noter que c’est Anaconda, un outil développé pour la distribution Fedora qui est utilisé par la ForeSight Linux« >Foresight Linux.

Les programmes de démarrage disponible sous Foresight Linux<br />

Temps annoncé de copie de fichiers d’installation : environ 10 minutes, selon les infos trouvées sur le site. Temps remarqué : 12 minutes. Comme quoi, pour une fois, ce n’est pas de la publicité mensongère 😉

Début de l'installation de Foresight Linux 2.0.3

Et 12 minutes plus tard :

Fin de l'installation, 12 minutes plus tard.

Au premier démarrage, on a droit à une première vérification des mises à jour disponible. Et malgré la jeunesse de la version, 9 mises à jour sont annoncées.

Et étant donné que j’ai eu des légers problèmes pour installer les mises à jour via l’outil graphique, j’ai utiliser la commande sudo conary updateall dans une console.

Coté logiciel, on a droit à du récent : Gnome 2.22.3 et Firefox 3.0 par exemple.

Firefox 3 et Gnome 2.22.3 sous Foresight Linux 2.0.3

Certains outils manquaient à l’appel, comme Gimp, ou encore VLC. J’ai du utiliser l’enrobage PackageKit de l’outil Conary pour les récupérer. A noter qu’OpenOffice.org n’est pas disponible en français par défaut. Ce qui est dommage pour les utilisateurs un brin allergique à l’anglais.

VLC semble par contre introuvable, car non empaqueté ?!

Comme avec ubuntu Linux, il n’y a pas d’accès direct à root. Si on veut y accéder, il faut passer par sudo ou gksu.

Bilan : distribution très à jour, mais dont le système de paquet est d’une lenteur effrayante – même yast ou yum sont plus rapides. Une distribution intéressante, mais il est dommage cependant qu’on ait l’impression d’avoir une distribution mal « fagotée », voire mal équipée à cause de l’absence de Gimp dans l’installation par défaut.

Il est vrai que le format de paquet conary ne semble pas être un avantage énorme au final, vu le manque de certains logiciels.

Au contraire, avoir dès le départ des greffons comme flash est un avantage pour l’utilisateur lambda.

Un rapide tour du propriétaire pour la distribution ArchLinux 2008.06 alias Overlord.

Archlinux est une excellente distribution qui m’avait donné beaucoup de plaisir durant deux mois. C’est donc avec la sortie de sa version 2008.06 que j’en profite pour l’installer dans une machine virtuelle KVM.

La dite machine suivant mon protocole classique : clavier français, disque virtuel de 32 Go, 768 Mo de mémoire vive et un circuit son es1370. Donc les classiques commandes dans un terminal :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 arch.img 32G
Formatting 'arch.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -localtime -hda arch.img -cdrom archlinux-2008.06-core-x86_64.iso -soundhw es1370 -boot d &

L’installateur a été refondu. D’ailleurs, si on fouille dans les options du menu de démarrage, on peut trouver un clone d’un célèbre jeu vidéo. Pour y accéder ? Menu Tools / Space Invaders !

Accès à Space Invaders avec l'Archlinux.

Le début de la partie...

Fin de partie

L’installation se fait comme d’habitude. Après le premier démarrage, j’ai ajouter au fichier /etc/pacman.conf le serveur d’Archlinux.fr pour avoir accès à Yaourt. Donc, j’ai rajouté le dépot situé à l’adresse http://repo.archlinux.fr/x86_64/.

# pacman -S yaourt
# yaourt -S libx86 xorg hwd

Configuration de Xorg :

# hwd -u : hwd -xa

Ajout de Gnome ; je me suis basé sur l’article que j’avais jadis rédigé sur le wiki d’Archlinux.fr.

# yaourt -S gnome gnome-extra gnome-system-tools

Pour le support du gvfs, il suffit d’ajouter le module « fuse » à la ligne qui va bien dans le fichier /etc/rc.conf

Ajout du serveur Pulse-Audio, en se basant sur cet autre article que j’avais traduit depuis le wiki d’Archlinux.org.

Ensuite, j’ai crée un compte utilisateur en lui donnant les droits d’accès sur : wheel, audio, storage, optical, stb-admin et pulse-access.

J’ai utilisé GDM pour lancer le Gnome 2.22.2 installé.

Gnome 2.22.2 sous Archlinux

Pour finir, j’ai voulu voir s’il était facile de compiler Shiretoko.

J’ai ensuite utilisé le tarball du code source que j’utilise sur mon Ubuntu, et j’ai lancé la recompilation de Shiretoko avec le .mozconfig suivant :

. $topsrcdir/browser/config/mozconfig

# Options for ‘configure’ (same as command-line options).
ac_add_options –enable-optimize= »-Os -march=native -w -pipe »
ac_add_options –disable-debug
ac_add_options –disable-tests
ac_add_options –enable-default-toolkit=cairo-gtk2
ac_add_options –enable-strip

40 petites minutes d’attente, et voici un Shiretoko qui nous donne un aperçu du test Acid3.

Shiretoko sous Archlinux.

Que dire de plus ? Qu’Archlinux est toujours une aussi bonne distribution, mais que devoir parfois trifouiller les tripes de l’OS est lassant 🙁

Piratage, ennemi du logiciel libre, allié du logiciel propriétaire ?

Derrière ce titre volontairement provocateur, je voudrais démontrer une vérité. Le logiciel libre a tout à perdre du piratage.

Mais le plus simple, c’est de dire que le logiciel propriétaire, même s’il critique – avec quelques raisons – le piratage en a extrêmement besoin.

En 1998, un certain William Gates sort la phrase suivante à l’université de Washington :

« About 3 million computers get sold every year in China, but people don’t pay for the software. Someday they will, though. As long as they are going to steal it, we want them to steal ours. They’ll get sort of addicted, and then we’ll somehow figure out how to collect sometime in the next decade. »

Ce qui donne traduit :

« Environ 3 millions d’ordinateurs sont vendus chaque année en Chine, mais les personnes ne payent pas les logiciels. Un jour, ils le feront. Aussi longtemps qu’ils les volent, autant qu’ils volent les notres. Ils en deviendront accrocs, et alors nous verrons comment nous faire payer dans la prochaine décennie ».

Et le principe pourrait être le même pour la musique, même si les intermédiaires que sont les majors jurent du contraire, et se font des testicules en or en vendant de l’excrément – qui a dit Star’Ac ? Nouvelle Star ? – qui finiront la plupart du temps dans un placard au mieux, dans une poubelle au pire.

Il est vrai que le « formatage » est tellement poussé, qu’imaginer qu’il existe quelque chose en dehors de Windows, d’Internet Explorer, Windows Media Player, Nero Burning Rom est inconcevable pour nombre de personnes.

Et c’est surtout un réflexe « moutonnier », être sûr d’être pareil que les autres, bref, se fondre dans la masse.

Après tout, la différence a fait toujours peur. Et il est vrai que dans le monde du logiciel libre, mis à part deux ou trois distributions payantes (RHEL, Mandriva Powerpack, Vector Linux SOHO), le reste est souvent gratuit. Ce qui entretient finalement la confusion entre liberté et gratuité.

Je voulais pousser un petit coup de gueule, car il fallait bien le faire 🙂

Et OpenSuSE 11.0 version KDE ?

Comme on me l’a fait remarquer, SuSE est assez proche de KDE. Donc, je vais faire un tour rapide du propriétaire de l’OpenSuSE 11.0 avec le live CD KDE pour AMD64. Le protocole de test est similaire à celui de l’article précédent. A savoir : une image disque de 32 Go, une machine virtuelle avec 768 Mo de mémoire vive, un circuit sonore es1370, le clavier français.


fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 os11.img 32GFormatting 'os11.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda os11.img -cdrom openSUSE-11.0-KDE4-LiveCD-x86_64.iso -soundhw es1370 -k fr -localtime -boot d &

Un des écrans d'installation de la version KDE d'OpenSuSE 11.0

Comme pour la version sous Gnome, les mises à jour sont automatisées, bien qu’un peu plus lourde que pour la version Gnome. On doit télécharger 500 Mo de mises à jour environ. Dont fait partie un certain Mozilla Firefox 3.0.

Récupération des mises à jour sous OpenSuSE et KDE 4.0

D’ailleurs, désirant tester Konqueror 4.0.4, je me suis aperçu d’un bogue : il lui a été impossible de se connecter, alors que le firefox 3.0 fourni s’est connecté sans problème.

Firefox 3.0 et Konqueror 4.0.4 sous OpenSuSE 11.0

Sinon, l’interface est assez rapide à l’utilisation, quoiqu’un peu « fouillie ». Le menu est tout aussi peu ergonomique que le Slab pour Gnome. Mais, peut-être est-ce mon coté « vieux con » qui parle ici.

Voila, j’ai fait un tour rapide, même si KDE me donne de l’urticaire, et que mon record de survie sous cet environnement a été d’une petite semaine.