Y aurait pas comme un goût de pomme ?

J’ai longtemps hésité avant de décider de ne pas mettre ce billet sur le planet-libre, car c’est un billet qui pourrait tellement pousser à la polémique que j’ai préféré m’abstenir. Et que je n’avais pas envie de lancer une guerre sainte.

Selon Louis Roche, dans un article où les commentaires ont été assez assassins, et sur lequel Cyrille Borne a fait un billet assez corsé, la distribution reine irait lentement du coté obscur de la Force, au moins sur son apparence esthétique.

J’ai donc récupéré une image iso d’une post alpha3 pré-alpha4 de la Ubuntu Lucid Lynx, puis lancé mon qemu.

fred@frugalware:~/download$ qemu-img create -f qcow2 lucid.img 32G
Formatting 'lucid.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
fred@frugalware:~/download$ kvm64 -hda lucid.img -cdrom lucid-alternate-amd64.iso -boot d &

Après l’installation, j’ai eu un environnement qui me rappelle franchement une époque de ma vie, vers 2006. Par exemple, voici ce que donne le Mozilla Firefox 3.6 et ce que j’avais à l’époque avec une pré-version de Mozilla Firefox 1.5

Ubuntu Lucid Lynx post-alpha3

Et en 2006…

fx-cocoa-widgets

Et il est intéressant de voir à quel point le thème de Lucid Lynx – du moins de cette version alpha – a des ressemblances avec l’interface de MacOS-X.

Les boutons de gestion des fenêtres en haut à gauche de la fenêtre, la simplification / concentration des icones en haut à droite de l’écran.

Modulo l’absence du dock, on pourrait presque se demander quelles sont les grandes différences au niveau de l’interface. Si, un thème plus gris foncé 😉

C’est dommage de copier ainsi une interface connue, mais si cela permet de démocratiser gnu/linux, pourquoi pas.

Et pour paraphraser un célèbre dirigeant chinois : « Peu importe que le chat soit noir ou gris; S’il attrape les souris, c’est un bon chat »

Maintenant à chacun de se faire son avis.

Gnome 2.29.91 sous Frugalware : installation et aperçu rapide.

Cet article est surtout « pédagogique ». Il essaye de montrer comment – en rajoutant un dépot tiers – on peut avoir un aperçu d’une future version de Gnome sous Frugalware.

NB : c’est une manipulation qui peut réduire une frugalware à un ensemble inutilisable. Donc, il est fortement conseillé de passer par une machine virtuelle.

C’est en lisant cet article sur le forum du site francophone de la frugalware que j’ai eu envie de voir à quoi ressemblait Gnome 2.29.91 sous Frugalware.

J’ai lancé ma machine qemu-kvm habituelle, avec un clavier français, 1500 MiO de mémoire vive, 32 GiO de disque :

$ qemu-img create -f qcow2 frug.img 32G
Formatting 'frug.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
$ kvm64 -hda frug.img -cdrom frugalware-1.1-x86_64-net.iso -boot d &

kvm64 étant un alias pour :


qemu-system-x86_64 -enable-kvm -m 1500 -soundhw all -localtime -k fr

Continuer la lecture de « Gnome 2.29.91 sous Frugalware : installation et aperçu rapide. »

Aperçu rapide de PC-BSD 8.0, un « MacOS-X » à la sauce libre.

PC-BSD 8.0, c’est une version « end-user friendly » de FreeBSD 8.0 avec une interface KDE 4.3.

C’est en gros cela. Disponible sous la forme d’un live-DVD installable (option qu’on peut choisir au démarrage du DVD), il propose des logiciels variés et récents (OpenOffice, Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, K3B, VLC).

Bref, rien que du bien classique. Quel différence avec une distribution linux lambda ?

Une de taille. C’est que le socle ce n’est pas le duo noyau linux + outils gnu, c’est le système FreeBSD 8.0 (noyau et outils dans une seul et même paquet d’ensemble).

On passe d’un un*x décentralisé (un groupe apporte le noyau, un second les outils), à une approche plus centralisée : un seul groupe pour le noyau et le reste du système. A noter qu’Apple utilise du code de FreeBSD comme base de son MacOS-X.

Continuer la lecture de « Aperçu rapide de PC-BSD 8.0, un « MacOS-X » à la sauce libre. »

Parfois repartir de zéro, cela sert ;)

Il y a une semaine, j’installais une frugalware sur ma machine. Mais faisant l’autruche, j’avais une grosse installation dès le départ (avec Gnome et tout le toutim). Ce qui m’a emmené à pas mal d’ennuis, surtout quand il a fallu trifouiller pour m’aider à comprendre un bug assez ennuyeux dont j’ai déjà parlé.

Résultat des courses : une installation très lourde, ultra-difficile à nettoyer, et surtout surchargée.

Profitant de la sortie de la deuxième release candidate de la Frugalware 1.2, j’ai suivi le conseil jadis donné par Devil505, à savoir installer le strict minimum (base + applications), et installer ensuite le métapaquet gnome-minimal pour avoir un gnome utilisable.

J’ai cependant rajouté le groupe devel. Une fois cette base installée depuis un DVD-RW contenant la première ISO de la Frugalware 1.1, je suis passé en current, et j’ai installé ensuite : Xorg, gnome-minimal, et les outils que j’utilise : gimp, openoffice.org, vlc, xsane, empathy, xchat, pino, compiz, wicd, cheese, sans oublier VirtualBox.

Pour les opérations post-installation et passage en current, je me suis basé sur les pages du wiki de la Frugalware.

Cela m’a demandé deux heures et demi, sachant que j’ai perdu près d’une demi-heure pour configurer Xorg. En effet, utilisant le pilote propriétaire nvidia, et comme l’outil xconfig gelait, je me suis souvenu de l’outil nvidia-xconfig qui m’a sauvé la mise.

Cependant, l’installation qui en résulte est assez lourde. De plus, quand on installe VirtualBox, il faut installer le paquet kernel-source qui pèse à lui seul près de 400 Mo !

Après avoir installé l’outil localepurge, j’ai lancé une première purge…

Localepurge en action

Le gain est d’environ 300 Mo… Donc, de 4,4 GiO, on passe à 4,1 GiO… Ce qui est encore assez important. Passons donc une deuxième couche, en virant le paquet kernel-source… Et on gagne 400 MiO de plus.

Et on vire kernel-source ;)

En gros, l’installation qui comprend les outils de développement, OpenOffice, gnome et compagnie ne prend plus que 3,7 GiO… Donc, une baisse de 15,90%…

Comme quoi les petits outils sont souvent plus puissants que l’on imagine 😉

Pino, enfin un client léger pour le duo Gnome + Identi.ca

Pino, c’est un programme rédigé en Vala, qui permet d’avoir enfin un client léger pour le protocole identi.ca.

En tout cas, si on compile le code source actuellement en développement.  Etant donné que je ne suis vraiment pas un grand empaqueteur sous Frugalware pour le moment, j’ai préféré suivre les recommandations du développeur.

Ce qui donne les instructions suivantes dans une console, en ayant comme pré-requis installé les paquets webkit, vala, libgee.


hg clone https://pino-twitter.googlecode.com/hg/ pino-twitter
cd pino-twitter
./waf configure --prefix=/usr
./waf build
sudo ./waf install

Et on peut enfin utiliser un client léger pour Identi.ca sous Gnome. Ce qui me fait extrèmement plaisir 🙂

Un compte identi.ca sous Pino

Un compte identi.ca sous Pino, version post 0.1.5

Vivement la 0.1.6 officielle pour le support d’identi.ca de manière complètement officielle !

En vrac’ rapide et libre ;)

Un petit en vrac’ rapide et libre.

C’est tout pour aujourd’hui !

Gnash 0.8.7… Peut mieux faire !

J’ai fait compilé sur ma Frugalware current la version 0.8.7 de Gnash sortie tout récemment. Pour arriver à ce but, j’ai pris le FrugalBuild de la version 0.8.5-2.

J’ai juste remplacé le pkgver par un 0.8.7, et le sha1sum par une version qui corresponde au paquet de source en tar.bz2. En clair, deux modifications assez rapide à faire.

Compilation de Gnash 0.8.7 sur Frugalware current

Après une compilation d’environ 50 minutes, j’ai tenté de voir le résultat, en utilisant par exemple des vidéos sur Youtube ou encore Dailymotion… Et le résultat est simple :

Je sais que c’est totalement injuste de juger de la valeur d’un logiciels sur deux sites, mais comme ce sont des sites ultra connus et qui sont aussi ceux qui utilise Flash pour fonctionner…

En tout cas, une chose est sure… Le chemin est encore long pour que Gnash soit une implémentation viable et libre de Flash 🙁

Mon premier FrugalBuild – avec sa version « modifiée »

A peine une journée sous Frugalware Linux, et voici que je propose mon premier FrugalBuild. En me basant sur le travail de Jercel pour Liferea, j’ai empaqueté la version subversion de Liferea.

# Based on Jercel work for liferea-stable.

pkgname=liferea-svn
pkgver=5302
pkgrel=1
pkgdesc= »Liferea is a news aggregator for online news feeds. »
license= »GPL2″
groups=(‘gnome-extra’)
archs=(‘i686’ ‘x86_64’)
depends=(‘gconf’ ‘libxslt’ ‘libglade’ ‘webkit’ ‘libice’ ‘libnotify’ ‘atk’ ‘libxau’ ‘libxdmcp’ ‘zlib’ \
‘libxinerama’ ‘libxi’ ‘libxrandr’ ‘libxcursor’ ‘libxdamage’ ‘libjpeg’ ‘libxt’ ‘e2fsprogs’ ‘libgcc’ ‘lua’ ‘unique’)
makedepends=(‘intltool’)
options=(‘scriptlet’)
replaces=(‘liferea’)
_F_gnome_schemas=(‘/etc/gconf/schemas/liferea.schemas’)
_F_gnome_desktop= »y »
_F_gnome_iconcache= »y »

_F_scm_type= »subversion »
_F_scm_url= »https://liferea.svn.sourceforge.net/svnroot/liferea/trunk »
_F_scm_module= »liferea »
Finclude scm
build()
{
Funpack_scm
cd liferea
autoreconf -i
intltoolize
sh autogen.sh
./configure
Fbuild
}

# optimization OK

Bien que ce soit encore assez « sale », c’est déjà un premier pas 🙂

J’attends les commentaires de Jercel et bien entendu de Devil505 sur ce premier paquet. Prochaine étape ? Gthumb-git 😉

Ajout du 16 février :

Voici une version « plus propre » du fichier, d’après les conseils éclairés de Devil505 et d’Exceed.

# Based on Jercel work for liferea-stable.
# Just to make a package for frugalware and my own fun.
# Only tested on x86_64 🙂
# Basé sur le travail de Jercel pour Liferea-stable
# Dans le but de faire un paquet pour frugalware et mon propre plaisir.
# Uniquement testé sur x86_64

pkgname=liferea-svn
pkgver=5302
pkgrel=1
pkgdesc= »Liferea is a news aggregator for online news feeds. »
license= »GPL2″
groups=(‘gnome-extra’)
archs=(‘x86_64’)
depends=(‘gconf’ ‘libxslt’ ‘libglade’ ‘webkit’ ‘libice’ ‘libnotify’ ‘atk’ ‘libxau’ ‘libxdmcp’ ‘zlib’ \
‘libxinerama’ ‘libxi’ ‘libxrandr’ ‘libxcursor’ ‘libxdamage’ ‘libjpeg’ ‘libxt’ ‘e2fsprogs’ ‘libgcc’ ‘lua’ ‘unique’)
makedepends=(‘intltool’)
options=(‘scriptlet’)
replaces=(‘liferea’)
_F_gnome_schemas=(‘/etc/gconf/schemas/liferea.schemas’)
_F_gnome_desktop= »y »
_F_gnome_iconcache= »y »

_F_scm_type= »subversion »
_F_scm_url= »https://liferea.svn.sourceforge.net/svnroot/liferea/trunk »
_F_scm_module= »liferea »
Finclude scm
build()
{
Funpack_scm
cd liferea
Fautoreconf
intltoolize || Fdie
Fconf
Fbuild
}

# optimization OK

Après 9 mois avec Archlinux, me voici utilisateur de la Frugalware.

Cela faisait un petit mois que je voulais migrer de la Archlinux vers la Frugalware, mais je n’avais pas trouvé le temps – ni le courage – d’effectuer la migration.

Car migrer d’une distribution à une autre, c’est prendre de nouveaux points de repères, presque repartir à zéro.

De mes neuf mois sous Archlinux, j’ai regagné le goût d’une distribution avec des logiciels jeunes, mais pour tout dire, j’en ai eu un peu assez de devoir aller dans les fondements du système lorsqu’une grosse mise à jour arrive.

La Frugalware offre la possibilité d’avoir des mises à jour avec des logiciels récents, mais tout en évitant de trop plonger dans les fondements du système. Même si la Frugalware est parfois un peu en retard sur le noyau ou sur une bibliothèque, elle est plus facile d’accès, et demande moins de temps à l’administration.

C’est donc avec le coeur un peu gros que j’ai quitté Archlinux, mais ma vie personnelle ne me permet plus de passer trop de temps à trifouiller le système pour la moindre opération un peu lourde.

Les seuls points noirs de la Frugalware ? Ne pas avoir sur les dépots officiels le logiciel Network-Manager. Et d’être un peu plus lourde que la ArchLinux pour un équipement logiciel équivalent.

Bah, c’est toujours une rolling release, donc l’honneur est sauf ! 🙂

Et puis, je pense que je m’investirais plus tard dans la vie de la Frugalware quand j’aurais appris à utiliser la distribution fraichement installée sur mon disque dur 😉

Adieu Rhythmbox, bonjour Quodlibet.

Sur les conseils de Devil505, j’ai jeté un oeil à Quodlibet, et j’avoue, que j’ai abandonné Rhythmbox pour Quodlibet.

Quodlibet, c’est un logiciel écrit en python avec une interface GTK, autant modulaire, qui est très rapide, et après un rapide temps d’adaptation, est aussi puissant que Rhythmbox. Le seul point ennuyeux, c’est le non-import automatique des jaquettes des albums. Il faut faire la récupération de chaque jaquette à la main. Ce qui peut devenir un peu long 🙂

Très léger, il ne pèse un peu moins de 4 MiO.

fred ~ $ yaourt -Qi quodlibet
Nom : quodlibet
Version : 2.2-1
URL : http://code.google.com/p/quodlibet/
Licences : GPL2
Groupes : —
Fournit : —
Dépend de : gstreamer0.10-python>=0.10.13-2
gstreamer0.10-base-plugins gstreamer0.10-good-plugins
gstreamer0.10-ugly-plugins mutagen pygtk>=2.13.0-2
Dépendances opt. : gstreamer0.10-ffmpeg: for ffmpeg (ASF/WMA) support
gstreamer0.10-bad-plugins: for MPEG-4 (AAC) and Musepack
support
dbus-python: for dbus support
libgpod: for ipod support
python-feedparser: for audio feeds (podcast) support
hal: for media devices support
Requis par : quodlibet-plugins
Est en conflit avec : —
Remplace : —
Taille (installé) : 3636,00 K
Paqueteur : Eric Belanger
Architecture : x86_64
Compilé le : mer. 03 févr. 2010 23:57:49 CET
Installé le : ven. 12 févr. 2010 20:09:53 CET
Motif d’installation : Installé comme dépendance d’un autre paquet
Script d’installation : Non
Description : An audio player written in pygtk

Rhythmbox ? Environ 16 MiO…

fred ~ $ yaourt -Si rhythmbox
Dépôt : extra
Nom : rhythmbox
Version : 0.12.6-1
URL : http://www.rhythmbox.org
Licences : GPL
Groupes : —
Fournit : —
Dépend de : libgpod>=0.7.2 libsoup-gnome>=2.28.1
gnome-media>=2.28.0 totem-plparser>=2.28.1
musicbrainz>=2.1.5 libmtp>=0.3.7 libnotify>=0.4.5
lirc-utils desktop-file-utils
gstreamer0.10-python>=0.10.16
gstreamer0.10-base-plugins gstreamer0.10-good-plugins
pygtk>=2.16.0 gvfs>=1.4.1 hicolor-icon-theme
Dépendances opt. : gstreamer0.10-ugly-plugins: Extra media codecs
gstreamer0.10-bad-plugins: Extra media codecs
gstreamer0.10-ffmpeg: Extra media codecs
brasero: cd burning
gnome-python: various plugins
Est en conflit avec : —
Remplace : —
A télécharger : 5574,38 K
Taille (installé) : 16612,00 K
Paqueteur : Biru Ionut
Architecture : x86_64
Compilé le : lun. 23 nov. 2009 12:01:42 CET
somme MD5 : 4a238c4add3b976057c07c4ed3f201dd
Description : An iTunes-like music player/libary

Autant dire que désormais, Quodlibet sera mon lecteur audio qui est très rapide, très souple.

On trouve de nombreux greffons, et la présentation des albums est légère.

Le seul point noir : obligé d’utiliser SoundJuicer pour ripper mes nouveaux CDs. Bah, ce n’est pas si grave que cela au final 😉

Quand le syndrome YAPF frappe : Paldo GNU/Linux.

YAPF ? « Yet Another Package Format » = « Encore un format d’empaquetage ».

Dans le « petit monde » des distributions GNU / Linux, il existe une poignée de formats assez répandus :

Et des formats plus exotiques :

Et enfin le format upkg utilisé par la Paldo Gnu/Linux.

C’est une distribution qui existe à la fois en 32 et 64 bits pour processeurs AMD et Intel. C’est une distribution qui se veut légère, suivant les recommandations de la LSB.

Au démarrage, elle propose de se lancer dans une demi-douzaine de langues différentes :

L’environnement d’utilisation est un Gnome à jour, très léger, avec juste ce qu’il faut d’applications.

L’installateur est très simple, même si un truc m’a fait tiqué : la partition swap serait donc optionnelle ?

Une fois l’utilisateur créé, l’installation dure deux à trois minutes. C’est vraiment super rapide.

C’est une distribution très rapide à installer, mais qui souffre d’une grande pauvreté en terme de logiciels disponibles. Un autre point qui pourrait faire tiquer certains puristes, c’est que l’outil de gestion de paquets, upkg est un logiciel écrit en C#, donc qui demande mono pour fonctionner.

Upkg is a package management and build system using Mono. It builds, installs and keeps track of packages using XML specifications in Upkg repositories.

Ce qui donne traduit :

Upkg est un système de gestion de paquets et de compilation qui utilise Mono. Il compile, installe et surveille des paquets suivant des cahiers de charges XML dans des dépots Upkg.

C’est donc une distribution assez spéciale, qui se destine aux personnes qui aiment à mettre les mains dans la cambouis et qui ne sont pas franchement regardant sur le niveau de liberté de leurs logiciels.

Maintenant, à chacun de se faire son idée sur cette distribution.

Que devient la distribution GNU/Linux reine-mère ?

La plupart des distributions GNU/Linux actuelles sont plus ou moins apparentées aux distributions historiques nées vers 1993 – 1994, quelques soit le format d’empaquetage (rpm, deb, tar.gz) utilisé.

Bien que la distribution reine soit presque omniprésente sur les blogs libristes francophones – avec des effets de bords assez indésirables à terme – il ne faut pas oublier sa noble mère, j’ai nommé la Debian GNU / Linux.

Sa version de développement connu sous le nom de code de Squeeze va entrer en période de freeze courant mars 2010. Après avoir consacré un article à la Debian Squeeze en octobre 2009, les détails technique étant les mêmes, je ferais impasse sur ceux-ci.

Comme je l’avais déjà dénoté pour l’article d’octobre 2009, les versions de logiciels sont vraiment récentes, ce qui donnerait presque envie de n’utiliser que Debian testing 🙂

Une capture d’écran – avec l’environnement KDE SC 4.3.4 résume la situation :

KDE 4.3.4 sous Debian Squeeze

Debian GNU / Linux est connue pour être une distribution assez conservatrice, mais j’avoue qu’une version aussi bleeding edge est de bonne augure pour les personnes qui n’utilisent que Debian Debian GNU / Linux, par choix ou par goût.

Maintenant, à partir du freeze, le tout est de savoir le temps qui sera mis avant la sortie de la version finale. Si la Debian Squeeze (alias 6.0) sort d’ici septembre 2010, elle sera vraiment, mais vraiment une distribution qui pourra grapiller quelques parts de marché et rendre le monde des distributions linux pour utilisateurs « finaux » plus varié.

Dis, monsieur le publicitaire, c’est quoi un système d’exploitation ?

Ayant reçu un prospectus pour m’abonner à un hebdomadaire papier, on nous vante les mérites d’un ultraportable avec un écran de 7 pouces, soit une diagonale de 17,78 cm… Soit la taille d’écran du premier eeePC sorti il y a environ 2 ans…

Mis à part un équipement largement en dessous du eeePC de 2008 (dont 4 fois moins de mémoire vive) (cf la capture d’écran en bas d’article), il y a un point qui m’a fait exploser la vessie à force de rire. Je le reproduit verbatim :

Dans la section caractéristiques :

Système d’exploitation : Linux 2.6 (compatible Microsoft Office)

Et dans la section descriptif :

Système d’exploitation Linux : interface familiale destinée à tous les utilisateurs expérimentés ou débutants.

Etrange de noter que dans la brochure, on peut d’abord considérer que Linux (quid des outils GNU ?) est un ensemble bureautique, puis une interface.

Mais si déjà, on définissait correctement ce qu’est un système d’exploitation ?

Le système d’exploitation, abrégé SE (en anglais operating system, abrégé OS), est l’ensemble de programmes central d’un appareil informatique qui se place à l’interface entre le matériel et les logiciels applicatifs.

En clair, c’est le logiciel le plus important sur tout ordinateur, sans lequel on n’a qu’un ensemble de circuits imprimés sans grande utilité.

Bref, dans le but de refourguer une incongruité technique – 128 MiO de mémoire vive, 2 GiO de disque SSD, et donc une interface à la lxde (la seule qui soit suffisamment peu gourmande pour tourner dessus), on utilise un terme à la mode, Linux…

Cela embobinera surement quelques personnes peu informées en informatique. Et surement les écoeurer de tout système GNU / Linux.

Il y a de quoi se dire que MS Windows a encore de belles années devant lui avec de telles bétises.

c'est quoi un système d'exploitation ?

Coup de gueule : Ubuntu devient-il vraiment le Microsoft du logiciel libre ?

Je voudrais pousser un coup de gueule contre Ubuntu et les technologies qu’elles developpent pour forcer à l’utilisation de sa distribution au détriment des autres distributions.

L’exemple parfait est la technologie desktopcouch, surcouche de couchdb. Conçue pour fonctionner plus ou moins uniquement sur ubuntu, même si on peut trouver des références sur le site freedesktop, elle est une des composantes essentielles de la future version de Gwibber, la 2.30 (?).

On appelle ceci d’une manière très claire : la méthode du cheval de Troie.

J’ai relaté dans un billet précédent mes doutes concernant l’intérêt des développeurs de gwibber pour les autres distributions qu’Ubuntu.

A la suite de commentaires où l’on m’a fait comprendre que j’étais paranoiaque, une partie d’un commentaire a levé le lièvre dont j’attendais la confirmation :

Ce n’est pas la faute des développeurs Ubuntu si DesktopCouch est cassé sur Arch mais bien la faute des mainteneurs Archlinux.

C’est toi qui te fous de la gueule du monde a réclamer de la stabilité et un fichier INSTALL sur une version trunk. C’est comme si j’espérais que tout soit parfait sur Lucid Lynx 3 mois avant sa sortie

Et surtout :

Maintenant je ne peux que t’encourager a lire cette page : http://doc.ubuntu-fr.org/desktopcouch et quand tu aura compris que DesktopCouch ne fonctionne pas sur ta machine alors peut être que tu reverra ton jugement.

Le plus con pour la personne qui a balancé ce commentaire, c’est que j’ai pu utiliser des versions de Gwibber utilisant desktopcouch et qui était fonctionnelle, comme pour l’article où je parlais justement de cette nouvelle version revampée de Gwibber.

En ce qui me concerne, je ne toucherais plus à Gwibber et je resterais à la version 2.0 du logiciel, en attendant que Pino ou un autre client pour twitter et identi.ca vraiment léger sorte.

J’ai adoré utiliser les versions d’Ubuntu entre la Dapper et la Jaunty, soit deux ans et demi, mais trop c’est trop.

Y en a marre de cette équation Ubuntu = GNU / Linux qui pourrit la vie des utilisateurs qui sont passés par Ubuntu puis à une autre distribution.

PS : merci à Stricore pour sa dernière réflexion : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=3401&cpage=1#comment-11995

« gros boulet »….

Je n’en attendais pas moins.

Pour les codeurs de gwibber, ubuntu n’est que la seule distribution à gérer ?

Je parlais il y a quelque jours de la nouvelle version de Gwibber, qui paraissait bien alléchante, malgré l’ajout d’une couche supplémentaire de dépendance, répondant au nom de Desktopcouch qui installe une bonne dizaine de paquets supplémentaires.

Il y a 5 jours, arrive la révision 503, qui part d’une bonne idée. Comme desktopcouch est indispensable au fonctionnement de cette version de gwibber, autant vérifier qu’elle démarre avant gwibber… Et patatras… Gwibber se viande en beauté au démarrage, balançant une erreur qui met clairement en cause desktopcouch :

Traceback (most recent call last):
File « /usr/bin/gwibber », line 45, in
obj = dbus.SessionBus().get_object(« org.desktopcouch.CouchDB », « / »)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/bus.py », line 244, in get_object
follow_name_owner_changes=follow_name_owner_changes)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/proxies.py », line 241, in __init__
self._named_service = conn.activate_name_owner(bus_name)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/bus.py », line 183, in activate_name_owner
self.start_service_by_name(bus_name)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/bus.py », line 281, in start_service_by_name
‘su’, (bus_name, flags)))
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/connection.py », line 622, in call_blocking
message, timeout)
dbus.exceptions.DBusException: org.freedesktop.DBus.Error.Spawn.ChildExited: Launch helper exited with unknown return code 1

[1]+ Exit 1 gwibber

Un bug dédié est ouvert, mais impossible de faire comprendre la culpabilité de la révision citée au-dessus. Tant que cela fonctionne avec Ubuntu, les autres distributions, vous savez où vous pouvez aller ?

J’ai donc pris le taureau par les cornes, et j’ai adopté le paquet qui permettait à une époque de compiler Gwibber 2.0 sur Archlinux. Ayant corrigé le PKGBUILD en question, désormais – même si la branche 2.0 de Gwibber n’aura plus de mise à jour, au moins, il y aura un gwibber fonctionnel sur Archlinux !

C’est quand même assez écoeurant de voir un tel manque de respect envers les non-utilisateurs d’ubuntu… Je sens que je vais me faire traiter de tous les noms, mais comme les infos sont disponibles…