Encore un appeau à geek… Le test de compatibilité d’EcmaScript. Partie 1.

EcmaScript ? C’est le nom « officiel » de javascript, langage interprété qui est à la base de nombreuses applications sur la toile. Avec HTML5, CSS3 et d’autres technologies standardisées et ouvertes, on pourrait – presque entièrement – se passer du standard de fait qu’est Adobe Flash.

Google avec Chrome a fait de la rapidité d’interprétation de ce langage son cheval de bataille, avec son célèbre test, le V8.

Cependant, même si tous les navigateurs modernes proposent désormais une vitesse d’interprétation plus que correcte de ce langage, quel est leur niveau de compabilité avec la norme EcmaScript ?

J’ai donc comparé les résultats de Chromium (17, donc Google Chrome 15 va pas tarder à faire les bonnes pages de la presse informatique), la nightly de Mozilla Firefox (actuellement en 10.0a1pre), Epiphany 3.21.

Et pour faire un bon rapport, la version 12 alpha (build 1105) du navigateur scandinave, via cette adresse : http://snapshot.opera.com/unix/alpha_12.00-1105/

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XSane2Tess : ou comment marier Tesseract et XSane.

Il y a plus d’un an, je parlais du logiciel « gImageReader », bien pratique pour avoir une interface « sociale » pour l’outil d’OCR Tesseract.

Cependant, le logiciel est depuis quelques temps au point mort (la dernière modification datant d’août dernier).

Et comme je suis le mainteneur du paquet sur AUR, j’ai reçu récemment un message m’informant que le logiciel ne se lançait plus du tout.

Could not load GTK modules: /usr/lib/python2.7/site-packages/poppler.so: undefined symbol: poppler_page_render_to_pixbuf_for_printing

Après quelques recherches, le bug se trouvant lié à poppler, j’ai rapporté l’information au développeur de gImageReader pour qu’un correctif soit appliqué.

Cependant, ayant parfois besoin de récupérer des textes via l’OCR (et tesseract effectuant un travail extraordinaire dans ce domaine), j’ai décidé d’adopter le paquet xsane2tess tout en le mettant à jour.

XSane2tess, c’est un petit script qui est bien pratique, et dont un guide bien pratique se trouve sur la documentation d’ubuntu-fr.

Voici les réglages à appliquer pour utiliser xsane2tess. Les captures d’écran qui suivent sont basées sur XSane 0.998.

Première étape, après avoir installé le paquet et lancé Xsane, on va dans Préférences / Configuration / OCR.

Et dans la ligne « Commande OCR », on insère :


xsane2tess -l fra

xsane2tess 01

fra étant pour le français, eng pour l’anglais, deu pour l’allemand, etc… La liste des langues supportées se trouve dans /usr/share/tessdata/.

On ferme le panneau de configuration. Ensuite, pour lancer une OCR, on choisit les options suivante : pour le type, on choisit « TEXT », on prend une numérisation en « gris » et pour la résolution, on choisit 300.

xsane2tess 02

Ensuite, on acquiert l’aperçu, on sélectionne la partie à travailler, et on clique sur Numériser. Le résultat est disponible dans le nom du fichier indiqué à coté de l’icone en forme de disquette.

C’est moins « facile » qu’avec gImageReader, mais au moins, cela fonctionne encore 😉

Une partition / n’est jamais assez vide…

La partition / en informatique, c’est sur des systèmes unix-like (linux, les BSDs), l’endroit du disque dur où se trouve les logiciels du système, tout comme la partition /home stocke les données des différents utilisateurs. Du moins pour les distributions qui proposent une partition /home dès l’installation. Et avoir une partition /home séparée m’a sauvé plus d’une fois la mise !

En partant de la machine virtuelle créée dans un précédent billet, je vais vous montrer comment gagner de la place d’une manière assez rapide, sans pour autant déstabiliser le système.

Commençons par installer localepurge (sudo pacman -S localepurge ou apt-get install localepurge sur les distributions à base de debian, pour Fedora et les autres distributions, désolé, je ne sais pas).

Sur ce plan, on peut reprendre les infos de l’article du blog Choix Libre, mais il manque un réglage pour le fichier /etc/locale.nopurge.

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Et si on se faisait une Lubuntu à la sauce Archlinux ?

Lubuntu, c’est le mélange Lxde et d’Ubuntu. Aimant bien les trucs inutiles, j’ai voulu voir si je pouvais me faire un équivalent à cette nouvelle dérivée officielle d’ubuntu avec ArchLinux.

Même si le site officiel annonce que Lubuntu peut tourner avec 128 Mo, je vais être un peu plus réaliste, et utiliser une machine virtuelle avec 256 Mo de mémoire vive, 32 Go de disque, et un processeur 32 bits.

Oui, étant donné que Lxde est un environnement qualifié de léger, et dixit ses créateurs qu’on peut le faire fonctionner avec des machines datant de 1999, on va émuler une machine avec de très faibles ressources (contrairement à nos monstres de puissances qui sont parfois équipés d’octo-core, tout cela pour balancer des oiseaux dans des cochons, alors que pour envoyer Apollo 11 et ses congénères la puissance des ordinateurs était largement plus faible…)

Donc, voici les lignes de commandes que j’ai utilisé :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-system-i386 --enable-kvm -m 256 -k fr -soundhw all -hda disk.img -cdrom archlinux-2011.08.19-netinstall-i686.iso -boot order=cd &

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Allez, un test à la c** ! Voyons quel est le gestionnaire de paquets le plus véloce :)

Les gestionnaires de paquets sur les distributions gnu/linux sont principalement : rpm (yum), deb (aptitude / apt-get). Il existe d’autres gestionnaire, comme pacman (ArchLinux), pacman-g2 (Frugalware) pour ne citer que les principaux formats de paquets alternatifs au duo rpm / deb.

J’ai voulu comparer yum, aptitude et pacman. La comparaison se base sur la durée nécessaire pour installer un logiciel aussi imposant que LibreOffice.

Ce test n’a aucune valeur scientifique, j’ai juste vouloir voir la différence de vélocité des trois gestionnaires de paquets.

J’ai donc utilisé VirtualBox, avec une Fedora 16 beta à jour (gnome 3.2), une Debian Wheezy à jour (gnome 2.30.2) et une ArchLinux avec le dépot testing activé (gnome 3.2).

VirtualBox en action :)

Chaque machine virtuelle est doté de 2 Go de mémoire vive, et d’un disque virtuel 32 Go.

Pour la Fedora, j’ai du lancé Gnome-Shell à la main. Pour Archlinux – et pour une raison à déterminer – j’ai du me passer de GDM qui me gelait la machine virtuelle et lancer Gnome-Shell en utilisant le bon vieux startx 🙂

Pour la Debian Wheezy (future Debian 7.0), le hic est que LibreOffice est déjà préinstallé. J’ai donc passé un peu de temps à virer la version installée avant d’en installer un nouvel exemplaire.

On va utiliser l’ordre alphabétique, et commencer par Archlinux.

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Sabayon Linux 7.0 : une pointe de Gnome Shell, s’il vous plait ? ;)

J’ai déjà parlé plusieurs fois de la Sabayon Linux, une version utilisateur « normal » (non geek ou nerd) de la Gentoo Linux.

La dernière fois, c’était en juin dernier, lors de la sortie de la version 6.0 de la distribution. Je concluais ainsi l’article :

La Gentoo pour utilisateurs « normaux » qu’est Sabayon s’améliore encore, mais il est dommage que l’Entropy Store soit un peu « castré » si on passe par le mode d’affichage par défaut.

Il est aussi dommage que certains logiciels soient un peu anciens. Bah, déjà avoir une gentoo aussi utilisable, c’est déjà un grand pas en avant pour la démocratisation des distributions autre qu’Ubuntu et ses trillions de versions dérivées.

La sortie, le 10 octobre, de la Sabayon Linux 7 m’a donné envie de voir ce qu’était devenu la distribution. J’ai donc fait chauffé mon client Bittorrent (l’outil des pirates si l’on en croit les sociétés d’ayants droits), puis, pour pouvoir profiter du Gnome-Shell, j’ai créé une machine virtuelle dans VirtualBox.

Lors du démarrage (j’ai demandé à lancer la distribution directement dans le bureau gnome), j’ai eu droit au Gnome-Shell directement.

Ensuite, j’ai lancé ce bon vieil anaconda et tout s’est passé comme sur des roulettes. J’ai bien aimé deux écrans, le premier parlant des environnements en fonction des utilisateurs, la deuxième étant une pique sympathique pour Debian GNU/linux et sa version stable.

Une fois l’installation terminée, j’ai filmé la suite des évènements.

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Ajouter la météo à la barre de menu du Gnome Shell.

Un truc qui me manquait énormément, c’est l’applet météo qui s’affichait dans la barre de menu, à l’époque de Gnome 2. Un article sur OMG Ubuntu m’a apporté quelques précieuses infos.

Voici donc comment faire. Pour commencer, il faut récupérer et faire compiler l’extension gnome-shell-extension-weather-git

yaourt -S gnome-shell-extension-weather-git

Ensuite, il faut activer l’extension avec gnome-tweak-tool. Il semble être nécessaire de relancer Gnome-Shell pour que gnome-tweak-tool daigne trouver l’extension. On l’active ensuite.

Cependant, il manque un point précis : le réglage du type de température, et bien entendu le lieu. Comme le gadget en question dépend des services météos de yahoo, on se rend à l’adresse : http://weather.yahoo.com/

Ensuite, on rentre la ville. Par exemple, pour la ville où je vis, Biganos, le code est : http://weather.yahoo.com/france/aquitaine/biganos-579913

Donc, il faut garder la partie numérique pour la suite des opérations. En ligne de commande (ou via Dconf-editor dans org / gnome / shell / extensions /), on modifie les clés suivantes.


gsettings set org.gnome.shell.extensions.weather city Nom-de-la-ville
gsettings set org.gnome.shell.extensions.unit celsius
gsettings set org.gnome.shell.extensions.weather woeid Identifiant de la ville.

Bien entendu, il faut modifier en conséquence… Et une icone météo apparait. Si on clique dessus ?

Applet météo dans Gnome-Shell

Bon, dommage que l’extension soit pas encore stabilisée, mais c’est tout de même sympathique à l’emploi !

Installer Ubuntu 11.10 finale avant la cohue du 13 octobre…

La distribution ubuntu 11.10 (alias Oneiric Ocelot) sortira le 13 octobre. Cependant, on peut l’installer avec un peu d’avance. La preuve en photo et en vidéo.

Il suffit d’aller à l’adresse suivante : http://cdimages.ubuntu.com/daily-live/current/

Vous remarquerez que sur la capture d’écran, l’heure indiquée est : 11 octobre, 12h58.

Récupération de l'ISO final de la Ubuntu 11.10 ?

Après avoir vérifié qu’il s’agit bien de la version qu’on veut installer, on récupère l’image ISO. Et on lance l’installation.

Dans la vidéo, après l’installation, j’ai montré – plusieurs fois – qu’aucune mise à jour n’était disponible. La vidéo dure une quinzaine de minutes, et commence à 12 h 59, ce 11 octobre. Et oui, je ne suis pas à l’aise avec l’ergonomie de Unity :/

Donc, on peut en déduire – sans gros risque de se planter – que si vous récupérer l’image ISO du 10 octobre à l’adresse indiquée au dessus, vous avez la version finale de la distribution reine. A moins d’imports énormes de dernière minute (ce qui serait quand même étonnant à moins de 48 heures de la sortie officielle), mais tout est possible en informatique, surtout le moins probable 🙂

Maintenant, à vous de voir si vous voulez attendre ou éviter les bouchons d’après demain.

Petit guide pour changer le thème de Gnome-Shell

Ce matin, sur Google+, un lien a été posté vers un thème très sympathique pour Gnome-Shell, le thème Nord. Je donne le mode d’emploi pour Archlinux, les instructions pouvant se transférer vers une autre distribution sans trop de problème.

L’installation a été assez simple, bien qu’encore un peu longue à faire. Pour installer le thème, il faut commencer par installer le paquet ttf-google-webfonts (qui contient la fonte droid), paquet quand même assez lourd, car il pèse plus de 20 Mo.

Ensuite, il faut avoir installer sur sa machine le duo gnome-tweak-tool et l’extension gnome-shell-extension-user-theme.

Pour archlinux :

yaourt -S gnome-tweak-tool gnome-shell-extension-user-theme

Ensuite, on dépaquette le thème nord dans le répertoire .themes à la racine du compte utilisateur.

On lance gnome-tweak-tool, et dans la section « extensions », on active l’extension qui permet de gérer les thèmes multiples.

Après, on va dans les options de thème, et on sélectionne le thème qu’on veut appliquer.

Enfin, on utilise le raccourci clavier ALT+F2, et on saisit « r » pour relancer Gnome-Shell. Et voila le résultat. Sympathique, non ? 🙂

WindowMaker… Quand l’interface de NeXT est reprise par le logiciel libre.

Quand j’ai commencé à tâter du logiciel libre et du linux, c’était en 1996. Une interface qui avait pas mal de succès entre 1996 et 2002-2003, c’était WindowMaker.

Inspiré par l’interface de la deuxième boite de Steve Jobs, NeXT, WindowMaker reprend les bases de NeXTStep, qui était la surcouche graphique d’un noyau mach et d’un userland BSD… Tout comme un certain MacOS-X depuis plus d’une dizaine d’années maintenant.

Mais fermons cette parenthèse historique. Durant de longues années, WindowMaker est resté « inactif », et puis, il y a environ 2 ans, le projet est reparti, sous le nom de WindowsMaker-crm.

J’ai donc récupéré l’image ISO de la Archlinux en 64 bits, et j’ai suivi les recommandations du Wiki pour installer une version de développement de WindowMaker-crm.

J’ai rajouté quelques outils en me basant sur les suggestions d’un des auteurs de la distribution ArchBang. Car contrairement à un Gnome, un KDE ou encore un Xfce, WindowMaker ne propose que les bases. A l’utilisateur de rajouter les outils qu’il veut rajouter par la suite.

Des outils comme leafpad, ou encore PcManFM.

J’ai fait une petite vidéo de la version en cours de développement de WindowMaker. J’ai utilisé aussi VLC, Midori, Abiword et Gnumeric.

Ce qui est agréable, modulo le fait que c’est encore une version incomplète, c’est que tout peut se configurer à la souris. Avec quelques effets spéciaux typiquement années 1980 quand on enlève une application du dock de droite.

La vidéo parle pour elle même. Bon, je me suis limité au strict minimum pour le lancement de WindowMaker, en utilisant le bon vieux startx. Mais le plus important, c’est l’interface en action, pas le moyen de la lancer.

Gwibber 3.2.0.1 sur Archlinux… C’est possible !

La dernière fois que j’avais eu un Gwibber fonctionnel, cela remonte à la première version de développement de Gwibber 3.2, la 3.1.0. En gros, il y a 3 mois environ

Depuis, j’avais un peu laissé tomber le microblogging, par manque d’intérêt, puis par une utilisation un peu intensive du réseau social de Google.

Ce matin, j’ai été sur AUR, et j’ai vu le paquet Gwibber 3.2.0.1… Je me suis dit : pourquoi pas ?

J’ai donc récupéré le paquet avec un petit :


yaourt -G gwibber

Et c’est là que les ennuis ont commencé. Car pas moins de 2 dépendances disponibles sur AUR sont à installer : j’ai nommé dee et gtkspell3.

Bon, après avoir rapatrié, fait compiler et installé les dépendances, tout allait bien, jusqu’à ce que… patatras… La version du compilateur Vala (nécessaire pour compiler le logiciel) est trop jeune.

Il a fallu que j’installe temporairement vala 0.12.1, récupéré via le site Archlinux Rollback Machine.
Après avoir installé la dépendance, je me suis dit : « Super, maintenant ça va compiler pour de bon. » Et j’aurais mieux fait de me fermer ma grande…

Une erreur est apparue, me bloquant la compilation :


sed: cannot read client/Makefile: no such file or directory

J’ai donc commenté la ligne contenant la commande sed en question, et ouf, la compilation s’est bien passée.

J’avoue que le look du nouveau gwibber est sympathique. Le seul problème, c’est que la boite de saisie de message est masquée par défaut.

Enfin, une capture d’écran est quand même plus parlante que 15 lignes de blabla 🙂

gwibber 3.2.0.1 sous Archlinux... Ben oui !

Fedora 16 beta : un aperçu d’un grand cru ?

En lisant sur distrowatch l’annonce de la publication de la version beta de la Fedora 16, j’ai sauté sur l’occasion pour la récupérer, via mon navigateur internet – pour une fois. Puis, j’ai lancé l’installation dans une machine VirtualBox… pour avoir l’accélération 3D nécessaire pour Gnome-Shell.

J’ai commencé cet article (ou du moins les captures d’écrans et autres manipulations nécessaires aux alentours de 23 h 45 le 4 octobre).

Dès le démarrage, on voit une différence : le menu de démarrage est austère, et pour cause : grub2 (qui est une sacrée galère à installer sur Archlinux) a pris le relais du bon vieux grub graphique.

Ensuite, on arrive sur un Gnome 3.1.91 (ou 3.1.92 ?) en mode restreint. L’installation est comme d’habitude nasodigitale, et après un premier redémarrage et la configuration d’un compte utilisateur, on se retrouve dans gnome. La première chose que j’ai faite : mettre à jour le système… Plus de 260 Mo m’attendait.

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Unity – Gnome Shell, deux interfaces pour un seul but ?

Dans le but de faire un article comparatif, j’ai récupéré une iso 64 bits post-béta 2 d’Ubuntu 11.10. La capture d’écran ci-dessous montre la date de récupération. Cela évitera toute polémique sur ce plan précis.

Récupération d'une ISO d'Ubuntu 11.10 post beta 2

J’ai ensuite directement lancé l’installation de la Ubuntu 11.10 dans une machine virtuelle VirtualBox. Une fois l’ensemble installé, j’ai lancé par 3 fois (on n’est jamais trop prudent) la vérification de présence de mises à jour.

Donc, à moins de tomber sur un miroir pas à jour (j’ai utilisé le miroir francophone officiel), la version de Unity proposée est à jour.

Aucune mise à jour disponible

Sous Unity, on trouve à la fois des outils de Gnome 3.2 (comme Nautilus ou le centre de controle), mais aussi des restes de Gnome 3.0, par exemple le terminal.

Nautilus 3.2 et Gnome-terminal 3.0 ?

J’ai pu noté avec intérêt la présence de Deja Dup (un outil de sauvegarde présent depuis la Fedora Linux 13).

Autre point intéressant, c’est que le dash se décale quand on déplace une fenêtre sur le coté. Cela me fait penser alors à la vue par défaut en mode « Applications » du Gnome-Shell.

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6 mois de Gnome 3.x : mon bilan utilisateur.

Il y a 6 mois de cela – même un peu plus, j’ai installé Gnome 3.0 depuis le dépot [gnome-unstable] à l’époque de la version RC – j’ai commencé à utiliser l’interface Gnome Shell.

Le changement depuis l’interface classique du Gnome 2.x était complet. On cherche en vain durant quelques heures des fonctions comme le clic droit sur le fond d’écran pour changer le papier peint, mais on finit par s’y habituer rapidement. Il est vrai que la nouvelle interface des paramètres systèmes est vraiment bien conçue.

Il est vrai qu’avoir un bureau vide, cela est déroutant au début. Quand on vient de Gnome 2.32, ne plus avoir une icone pour aller directement aux documents, une autre pour la musique, une troisième pour les images, c’est effrayant.

Cependant, la barre d’activité contient la plupart des informations nécessaires : la date et l’heure, gérer le réseau, le son, fermer sa session, se déconnecter, ou encore se mettre en mode déconnecté par rapport aux réseaux de messagerie instantané.

Un autre point ennuyeux – et qui est résolu par l’utilisation de gnome-tweak-tool – c’est l’absence d’un bouton pour minimiser les fenêtres.

Pour moi Gnome Shell, c’est surtout la volonté de vouloir avoir un environnement simple permettant à l’utilisateur de se concentrer sur ses tâches. L’absence d’une barre d’état – pratique pour jongler entre les différentes fenêtres – est parfois une source distraction, surtout quand on a lancé un peu trop d’applications et que s’y retrouver tiens de la gageure.

Alors que si j’ai besoin d’avoir une fenêtre de navigateur ouverte pour des recherches tandis que je rédige un article dans gedit – pas besoin de LibreOffice dans ce cas – je peux mettre le navigateur dans un nouvel écran virtuel.

En ce moment, capture d’écran qui suit, voici mon environnement gnome-shell 3.2… Le fond d’écran, c’est un de ceux de « Year Zero Remixed ».

gnome shell en mode activité

Un autre point que j’apprécie, c’est le « dock » à gauche. C’est tellement pratique, surtout qu’il se planque quand on en a pas besoin. J’y ai mis toutes les applications que j’utilise quotidiennement ou presque. Et si j’ai besoin d’une autre ?

Alt+f1 ou touche super (la plus souvent la touche windows, pour une fois qu’elle sert !), je clique sur la zone de recherche, et en quelques instants, j’y ai accès. Capture d’écran ci-après avec comme exemple epiphany, le navigateur de base de gnome. Il m’a suffit de taper epi, et boum, j’ai le logiciel en question.

recherche d'applications sous gnome 3.2

Ce que j’apprécie, c’est le gain d’espace. Un point que j’ai longtemps trouvé ennuyeux – et qui a été résolu avec Gnome 3.2 – c’est l’absence de notification quand un disque dur externe, un CD, un DVD ou une carte mémoire était branchée. C’était directement nautilus qui était ouvert, sans autre forme de procès. Désormais avec l’annonce de la connexion une fenêtre d’info apparait, fenêtre qui permet aussi l’éjection propre en cas de besoin.

Jongler avec les applications se fait avec un simple alt-tab. D’ailleurs j’ai remarqué que les applications sur différents bureaux sont séparés par des barres verticales. Ce qui est sympathique. Et le changement se fait de manière transparente que l’application soit sur le même bureau ou sur un autre.

alt-tab sous gnome 3.2

J’avoue que j’apprécie la philosophie du nouveau bureau de Gnome, après une période d’adaptation d’une ou deux journée. Il me serait difficile de revenir à une interface comme celle de Gnome 2.

Gnome Shell est une interface facile à apprendre, pour peu qu’on y consacre une journée.

Les seuls manques ? L’absence d’une application qui donne la météo, et l’obligation – en attendant que l’extension refonctionne – d’utiliser la touche alt en cliquant sur le nom d’utilisateur pour éteindre la machine au lieu de la mettre en veille.

Gnome 3.2 en action sous Archlinux.

Bien que Gnome 3.2 sorte officiellement demain, 28 septembre, Ionut Biru qui s’occupe de maintenir l’environnement sur Archlinux a profité de la disponibilité des sources pour empaqueter l’ensemble de l’environnement, même si au moment où j’écris cet article, il manque un gros morceau : les jeux 🙂

J’ai utilisé mon ordinateur portable pour faire une petite vidéo (dont une partie un peu plus interactive) pour montrer un petit peu l’environnement Gnome 3.2 en action. Oui, j’ai un peu utilisé gnome-tweak-tool pour avoir le bouton de réduction de fenêtre et les icones dans les menus 🙂

Le seul hic, c’est que Tracker n’avait pas indexé mes données sur le disque dur du portable, donc cette partie n’a pas été des plus « victorieuses ».

Je tiens à dire que je suis très content pour un point précis. J’avais précisé dans un article précédent que j’avais rapporté un bug assez ennuyeux qui entrainait facilement des plantages et redémarrages de Gnome Shell.

En lisant les notes de modification du paquet gnome-shell pour sa version 3.2, on peut lire entre autres choses :

Fix a crash that could happen during CSS transitions [Florian; #659676]

Il se trouve que c’est le bug que j’ai rapporté suite aux nombreux plantages que j’avais connu. Cela m’a fait chaud au cœur de voir ce que j’avais connu comme problème ne serait plus un problème. C’est cela aussi, contribuer au logiciel libre.

Je rédigerais bientôt un article sur mes 6 mois d’utilisation de Gnome Shell. Et oui, j’utilise Gnome Shell depuis sa sortie, en mars dernier, et au bout de 6 mois, un billet serait intéressant à rédiger !