Et si finalement le pire ennemi du logiciel libre, c’était les libristes eux-mêmes ?

Au 3ième siècle avant notre ère, Antigone II Doson, Roi de Macédoine, prononce une phrase célèbre :

« Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge. »

Reprise par le Maréchal de Villars, puis par Voltaire, cette phrase défini un bon problème : le danger vient plus souvent de son propre camp que du camp de l’adversaire.

C’est en lisant cet article de Cyrille Borne que je me suis aperçu de la profondeur de cette vérité.

Je cite le passage qui est pour moi le plus clair :

Si le Linux d’aujourd’hui est plus performant, plus utilisable c’est parce qu’il y a effectivement de nombreux techniciens qui se sont collés à son amélioration. Je pense que les gars qui ont fait les centrales nucléaires sont un peu des gens comme moi, ils ont du se dire que c’était une bonne idée, mais aujourd’hui à enterrer les déchets un peu partout sur la planète on se rend compte qu’il y avait des choses qu’on n’avait pas nécessairement prévu même si certains ont du tirer la sonnette d’alarme. Depuis longtemps Christophe tire la sonnette d’alarme contre des gens comme moi et il a peut être raison. En effet, l’évolution de Linux notamment à travers Ubuntu qui vous le verrez continuera à drainer des parts de marché de plus en plus importantes se fait avec de plus en plus d’écart avec les fondements de la liberté logicielle. Alors voici la question qui manque à l’article de Louis : est ce que les pragmatiques dont je fais partie sont en train de tuer Linux ? Est ce que le développement logiciel à tout prix, le « faut que ça marche » n’est pas la bombe atomique de demain qui va nous péter à la gueule ? (toute proportion gardée)

J’ai mis en gras les passages les plus importants.

Même si j’ai été parfois en désaccord avec Cyrille, j’approuve ce point précis de son article. Mais il faut savoir faire la part des choses.

Il est évident que sans Richard M. Stallman, le Logiciel Libre et sa variante « plus permissive » qu’est l’OpenSource n’existerait pas.

Quand en 1990, le projet GNU avait presque tous les éléments pour proposer un OS 100% basé sur du logiciel libre, il ne manquait que le noyau. Quand Linus Torvalds a proposé sa première version du noyau linux, il n’était pas dit que le succès serait au rendez-vous. Mais ce fut le cas.

Quand j’ai été obligé de changer d’ordinateur suite au décès de ma machine précédente, j’ai été contraint par mon budget à prendre du premier prix : évidemment, je n’ai eu qu’un CPU d’entrée de gamme (donc un double coeur), avec un disque dur d’entrée de gamme, un circuit graphique nVidia.

Et quand j’ai vu qu’il y avait un circuit nVidia, et que le prix était dans mon petit budget, je n’ai pas hésité, je l’ai pris.

Bien entendu, si j’avais suivi mon instinct de libriste, j’aurais pris un CPU intel avec un GPU intel… Mais cela aurait augmenté la note d’au moins 50 à 60 €…

La réaction d’Antistress m’a franchement heurté. Je vis dans ce que je considère être le monde réel. Mon budget étant ce qu’il est, je ne pouvais pas me permettre de prendre une machine plus chère, même si j’aurais bien voulu.

Je m’en fiche un peu de devoir utiliser un pilote propriétaire pour mon circuit vidéo. D’ailleurs, si je n’utilisais pas Compiz, j’aurais largement pu me contenter du pilote nouveau qui fonctionne pas trop mal à ce que j’ai pu voir.

Si j’avais voulu me la jouer librissiste (plus libriste que RMS lui-même), j’aurais installé une ArchLinux en me recompilant le kernel-libre, en rajoutant gnash, et en utilisant GNU IceCat.

Cependant, j’utilise le noyau officiel de la ArchLinux, avec flash et des versions de Mozilla Firefox de développement ? Pourquoi ?

Parce que je suis pragmatique, et que je veux avoir une machine utilisable. Car j’ai besoin aussi de ma machine pour travailler, et qu’il me faut faire des choix.

Mon but, c’est de remplacer le pilote propriétaire nVidia par nouveau quand celui-ci aura la 3D complètement activé, et une version de gnash utilisable sur 99% des sites qui utilise flash.

Il a fallu 3 ans pour que Linus Torvalds et les hackers arrivent à sortir linux 1.0. Je suis prêt à attendre encore un ou deux ans pour pouvoir faire fonctionner ma machine avec que du logiciel libre. D’ici là, je ferais des compromis pour pouvoir utiliser l’informatique.

Que cela déplaisent à certains librissistes, tant pis. Mais savoir trouver un juste milieu est le fondement de la vie. Ce n’est pas pour autant que je jetterais la pierre à Christophe. Au contraire, des puristes sont nécessaires. Sans eux, pas d’évolution, au minimum sur le plan technique des logiciels.

Il est dommage que certaines personnes voulant faire du zèle en viennent à faire plus de mal que de bien au logiciel libre… Je ne vise personne en particulier, mais juste une mouvance qui est trop intransigeante et qui risque de faire tout exploser en vol.

C’est bien connu, les jeunes ne savent plus écrire.

Suivant le fil de mon compte twitter – je sais, ça pue, c’est pas libre mais c’est pratique à avoir – j’ai eu une crise de fou-rire qui m’a obligé à aller uriner d’urgence.

Un robot sur twitter, qui répond au doux nom de BEOTIEN piste les erreurs d’orthographe les plus fréquentes…

Ce qui donne des messages parmis les plus comiques que l’on puisse lire. Aujourd’hui, le robot s’est fait insulter copieusement… Mais il faut dire que la personne qui insulte ferait mieux de balayer devant sa porte…

Ah l'orthographe sur twitter...

Je copie/colle le message :

Rt: July59120
@BEOTIEN JE TES JAMAIS FLOWER ALORS COMMENT JE VAIS TE BLOQUER TROU DU CUL! SA T’ARRIVE DE REFLECHIIR? JE PENSE PAS NON! Robo mes couilles!

Et si on regarde les infos de cette utilisatrice, on peut se dire que l’apprentissage de l’orthographe et de la grammaire aurait besoin d’un sacré coup de pied au popotin…

Ah l'orthographe... Ca fait peur par moment...

J’ai fait quelques recherches sur cette utilisatrice, et j’avoue que son blog est truffé d’erreurs d’orthographe et de grammaire… Ce serait comique si cela n’était d’une telle mauvaise qualité…

Bonne tentative de traduction des écrits de cette personne, en tout cas, cette personne sera grillée pour longtemps sur Twitter…

Une chose est certaine, c’est que lire comment certaines personnes écrivent, ça fait vraiment peur… 🙁

Chronique d’une migration forcée.

Mercredi soir, j’ai été obligé d’acheter un ordinateur neuf, mon ancien, un portable Acer 5520 a fini par rendre l’âme, mais de manière très progressive.

  • D’abord des gelures incompréhensibles de l’affichage m’obligeant à un redemarrage à la « sauvage »
  • Ensuite, un problème de pile qui avait de plus en plus de mal à sauvegarder et entretenir l’heure courante.
  • Une coupure d’électricité a été le coup de grace. L’ordinateur se portait de plus en plus mal.

Une ultime gelure de l’affichage a été fatal. Bien que j’ai pu le rédémarrer, la date a été complètement incompréhensiblement changée. J’ai été obligé de me rendre au constat : la machine avait fini par rendre l’âme.

Ayant senti le mauvais temps venir, j’avais sauvegardé mes documents, ainsi que mes profils de firefox et thunderbird. Perte ? Un ou deux courriers reçus entre temps, donc rien.

Donc, le mercredi vers 19 h 30, j’ai été obligé de courir à l’hypermarché du coin pour m’acheter un nouvelle machine. Ne voulant pas mettre plus de 400 € (ne pouvant pas me permettre plus pour éviter de mettre en danger mon budget informatique et mon budget tout court), j’ai me suis tourné sur l’unité centrale en PC fixe au « premier prix ».

Et en comparaison de mon ancien PC portable, je suis gagnant. Pour 389 € (dont 89 € d’écran, d’une diagonale de 19 pouces), je me suis pris un PC d’entrée de gamme. Un Compaq équipé d’une Athlon II X2 215, épaulé de 3 GiO de mémoire vive et d’un disque dur de 500 GiO. La partie graphique est assurée par un circuit nVidia GeForce 6150SE. N’étant pas joueur, cela me suffit largement, même si à terme, je gonflerais la machine pour la faire durer 3 ans.

Soit, un processeur 2 fois plus rapide, et 4 fois plus d’espace disque que sur mon PC portable. Sans compter un avantage énorme : plus besoin de gérer de circuit wifi ce qui a été toujours été mon cauchemar d’utilisateur d’ordinateur portable.

Après avoir démarré sur un CD d’Ubuntu Lucid Lynx (qui m’a permis d’avoir des infos importantes, comme les fréquences supportées par le processeur), j’ai démarré sur un CD d’Archlinux que j’avais gardé, et au bout d’une grosse heure de manipulation, j’avais mon environnement classique en place : Gnome 2.30, les outils de compilations, OpenOffice.org, Gimp et tout le reste 😀

Le seul problème que j’ai rencontré, c’est qu’il a fallu que je réactive les options de virtualisation dans le Bios… Opération qui m’a demandé 3 minutes, redémarrage compris 😀

Bien entendu, cela m’a fait mal au coeur d’abandonner mon portable qui avait environ 2 ans et demi, mais je me suis aperçu que pour mon utilisation courante, un portable était inadapté.

En effet, car voici mes tâches principales :

  • Compilation quasi-quotidienne de Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird en version de développement. (75 minutes avec mon portable, 35 minutes avec mon nouveau PC…)
  • Nombreux tests en machine virtuelle qui demandaient souvent que le processeur soit au maximum de sa puissance…
  • Compilation de certains logiciels assez lourd, comme des VLC en versions de développement.

Donc des activités qui demandaient l’évacuation de pas mal de chaleur, ce qui sur un portable n’est pas franchement la joie 🙁

Bah, c’est la vie. D’ailleurs, je comptais changer de machine et me reprendre un PC fixe d’ici en gros six mois… Dommage que j’ai été obligé de le faire plus tôt.

Shotwell, un client léger pour gérer ses photos pas si mal que cela finalement ?

Shotwell, c’est un logiciel codé en vala qui permet de cataloguer ses photos rapidement et simplement.

D’ailleurs, c’est l’outil fourni par défaut avec la Fedora 13, ce qui prouve que le logiciel a atteint un degré minimum de maturité. Cf le point 4.1.7 des notes de publication de la Fedora 13.

Très simple, il permet les opérations classiques :

  • Importer et cataloguer des photos
  • Faire les opérations de bases : rotation, enlever les yeux rouges, modifier la luminosité, etc…
  • Interagir avec un outil plus complet, comme Gimp
  • Publier sur des hébergeurs comme FaceBook, Picasa ou encore Flickr

J’ai installé la version de développement de Shotwell sur ma archlinux en utilisant la commande yaourt -S shotwell-svn

En quelques minutes, les dépendances et le logiciel était disponible, et c’est du rapide.

Deux captures d’écran du logiciel :

C’est un petit logiciel, qui suit un tout petit peu la logique unix : un outil pour une tache et une seule.

Et si le problème des distributions linux était la sur-popularité d’une seule d’entre elle ?

Une planche de geektionnerd reprise par le Framablog a eu un commentaire qui a montré une réflexion typiquement… fanboyesque :

C’est marrant cette tendance des gens à critiquer ce qui devient populaire. On aime bien la réussite, mais pas trop…

Dans un précédent billet, je parlais de la sortie de deux distributions ayant des racines anciennes, à savoir la Slackware Linux 13.1 et la Fedora 13.

Continuer la lecture de « Et si le problème des distributions linux était la sur-popularité d’une seule d’entre elle ? »

La sécurité passe aussi par des logiciels à jour.

Lisant le blog de Cyrille Borne, je m’aperçois qu’une nouvelle version de Dotclear est disponible. Bien qu’ayant fermé le blog propulsé par Dotclear il y a environ 9 mois (après plus de 6 mois sans la moindre mise à jour mineure, la version 2.1.5 sortie en février 2009 ayant été remplacé par la 2.1.6 en octobre 2009), j’ai décidé de faire une mise à jour du logiciel.

Pour une simple et bonne raison : maintenir à jour son équipement logiciel est une source de tranquillité. Spécialement dans le monde du logiciel libre.

Car il faut casser un mythe : le logiciel libre, comme le logiciel privateur, contient des failles qu’il faut combler. Contrairement au code du logiciel privateur conservé dans un coffre fort, le logiciel libre montre ses tripes.

Et donc, les failles ou autres erreurs de conception finissent par apparaître. Laisser un logiciel en version obsolète sur une machine, que ce soit en réseau local ou sur la toile représente un danger potentiel.

Il est vrai que de part sa conception, un système unix – droits, compte utilisateur à droit limité par défaut, dépots avec clé  de vérification – a moins à craindre d’une attaque virale comme celles qui empoisonne la vie du Window$ien moyen.

Cependant, même si un antivirus est encore la plupart du temps inutile sur une machine de bureau fonctionnant avec une distribution linux, sauf pour aider à détruire les méchantes bébêtes qui se transmettent par clé USB.

J’ai pu d’ailleurs plusieurs fois avec des live-CD basé sur Gnu/Linux dévéroler des machines sous Windows qui n’arrivaient plus à démarrer autrement. Le LiveCD de BitDefender est un outil à avoir sous la souris.

Tout cela pour dire : maintenez vos logiciels à jour. La sécurité ne se limite pas à installer un antivirus – gratuit ou payant – et le laisser pourrir sur le disque dur. L’idéal est de ne pas utiliser Windows pour des OS libres.

Mais il faut être réaliste, le formatage de l’utilisateur et le piratage plus que facile de Windows, malgré toutes les tentatives – volontairement faibles ? – de lutter contre les copies illicites n’incite pas à un apprentissage d’une informatique où la sécurité est active et non passive.

Alors, que vous soyez sous une distribution Linux, MS-Windows ou encore MacOS-X, protégez-vous en mettant vos logiciels à jour.

Sorties simultanées de la Slackware Linux 13.1 et de la Fedora Linux 13 : que du bonheur ;)

C’est surtout un bonheur pour montrer que le monde des distributions gnu/linux est largement moins monolitique que la sortie de la Ubuntu Linux 10.04 le laissait penser.

En ce qui concerne le tag « planet-libre », j’ai un peu hésité avant de le mettre. Si un modérateur ou un administrateur du Planet-Libre enlève ce billet, je n’y verrais aucun inconvénient.

J’ai déjà parlé de la Slackware 13.1 et de la Fedora Linux 13 dans des articles plus anciens, et mon but n’est pas le test habituel que certaines personnes auraient bien envie de voir partir vers /dev/null.

Non, la sortie de ses deux grands noms des distributions Linux montre que le dynamisme du logiciel libre est encore bien présent et que la concurrence entre distributions existe encore.

Evidemment, elles visent deux publics différents.

La vénérable Slackware Linux (17 ans au compteur) est destinée aux personnes qui veulent une distribution simple à administrer, tout en restant stable. D’ailleurs, j’avoue que c’est grace à une Slackware Linux en 1996 que j’ai découvert Linux 🙂

J’ai donc gardé une certaine tendresse pour cette distribution. Orientée plus KDE et Xfce, elle propose aussi un des systèmes de gestion de paquets assez simples, dont le gros défaut est la manipulation des dépendances 🙁

La Fedora Linux, plus récente, est aussi le « banc d’essai » de la RHEL.

Cependant, c’est une distribution qui se veut assez « bleeding edge », avec des technologies récentes, et c’est aussi une distribution qui a permis le murissement de certaines technologies, comme Plymouth, ou encore PulseAudio, et même de tester pour les plus courageux ext4fs avant sa stabilisation.

La Fedora Linux 13 permet, pour les plus courageux – de tester btrfs, le futur système de fichiers qui équipera les distributions linux.

Cependant, être « bleeding edge », ne veut pas dire être complètement fou, et c’est pour cela que le grub fourni n’est qu’une version 0.97, et non une version de grub2, pourtant plus évolué, mais aussi plus complexe à configurer.

Un autre créneau, c’est la volonté des deux distributions de distribuer aussi longtemps que possible que du logiciel libre. Ainsi, il faut passer par un dépot tiers, RPM Fusion pour avoir le support de technologies propriétaire comme le mp3.

Lorsque j’ai fait mon article sur la slackware 13.1rc1, j’ai du passer par un paquet tiers pour avoir le support du flash.

Donc, ce sont des distributions plus pour des utilisateurs un peu dégrossis, et j’avoue que si je devais former une personne à un système linux, en dehors d’un dégrossissage « obligé » par une Ubuntu Linux, je conseillerais une Fedora Linux, plus en accord avec la philosophie du logiciel libre.

Mais chacun voit midi à sa porte finalement 😉

Encore un appeau à geek : html5test.com

Après les tests acid2 et acid3, voici le test html5test. C’est simplement un test qui affiche le niveau de compatibilité avec la norme html5 encore en définition.

J’ai donc testé Epiphany 2.30.2, Chromium 5, Opera 10.53 et une préversion de Mozilla Firefox 4.0 (à savoir une 3.7 pré-alpha5). Et le podium donne :

  1. Epiphany 2.30.2 : 138 / 160 = 86,25%
  2. Chromium 5.0 : 137 / 160 = 85,62%
  3. Opera 10.53 : 107 / 160 = 66,87%
  4. Mozilla Firefox 3.7a5pre : 106 / 160 = 66,25 %

Et les captures d’écran correspondantes :

L’installateur graphique de la Frugalware Linux 1.3pre1 : la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions.

La première préversion de la Frugalware Linux 1.3 est sorti il y a deux semaines environ. J’ai voulu voir ce que donnait l’installateur graphique, une des grandes nouveautés de cette mouture de la Frugalware Linux.

J’ai utilisé wget pour récupérer l’image d’installation.

[fred@fredo-arch download]$ wget -c http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-testing-iso/frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso
–2010-05-15 21:01:32– http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-testing-iso/frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso
Résolution de www7.frugalware.org… 88.191.250.131
Connexion vers www7.frugalware.org|88.191.250.131|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 49180672 (47M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso»

100%[======================================>] 49 180 672 697K/s ds 71s

2010-05-15 21:02:43 (679 KB/s) – «frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso» sauvegardé [49180672/49180672]

Pour des raisons techniques, j’ai été obligé d’utiliser l’option « -vga std », sinon le xorg ne se lance pas, et donc pas d’interface graphique.


[fred@fredo-arch download]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch download]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso -vga std -boot d &

Ensuite, c’est fwife qui nous accueille.

Continuer la lecture de « L’installateur graphique de la Frugalware Linux 1.3pre1 : la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions. »

Google fait-il du browser-sniffing ?

Alors que la part de marché mondiale de Microsoft Internet Explorer est en dessous des 60% ce qui est une première depuis en gros 1999 (et oui, plus de 10 ans, à l’époque de Windows 98Se et de la première guerre des navigateurs) Google semble revenir à une hérésie en cette période de croissance des moteurs de navigateurs respectueux des normes du W3C : le browser-sniffing.

Pour prendre une image simple, c’est comme deux chiens qui se reniflent mutuellement le cul. En fonction des infos données par le navigateur, le site donne une page adaptée aux limitations du navigateur en face de lui.

C’est une notice de Stemp sur identi.ca qui m’a mis la puce à l’oreille : http://identi.ca/notice/32388573 et sa suite qui montre la différence : http://identi.ca/notice/32389448

J’ai donc décidé d’installer Midori et de faire le test 😉


yaourt -S midori

Avec une recherche identifié en tant que Midori :

midori identifié comme midori

On change l’identifiant et on recommence…

on ment sur l'identité de midori

midori identifié comme safari

Si je connaissais pas la volonté de Google de faire de la pub pour son navigateur basé sur Webkit (tout comme Midori, Safari ou encore Epiphany depuis la version 2.28), je penserais presque que c’est accidentel.

Mais non, je ne suis pas paranoïaque 😀

Haiku Alpha 2 : c’est du rapide.

La version logiciel libre du trop mal connu BeOS vient de sortir en version alpha2. Cette dépêche sur LinuxFr.org parle des nouveautés intéressantes, dont un début de support du wifi.

J’avais déjà parlé d’une pré-alpha2, et voici donc un aperçu de la version alpha2, car c’est toujours plaisant de parler d’autre chose que de Windows, Linux ou MacOS-X 🙂

J’ai donc récupéré l’image iso avec l’outil wget.

[fred@fredo-arch download]$ wget -c http://ftp.lip6.fr/pub/haiku/releases/r1alpha2/haiku-r1alpha2-iso.zip
–2010-05-10 21:20:14– http://ftp.lip6.fr/pub/haiku/releases/r1alpha2/haiku-r1alpha2-iso.zip
Résolution de ftp.lip6.fr… 195.83.118.1
Connexion vers ftp.lip6.fr|195.83.118.1|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 203767188 (194M) [application/zip]
Sauvegarde en : «haiku-r1alpha2-iso.zip»

100%[======================================>] 203 767 188 458K/s ds 5m 12s

2010-05-10 21:25:26 (638 KB/s) – «haiku-r1alpha2-iso.zip» sauvegardé [203767188/203767188]

Et l’habituel protocole de test a été appliqué 😉


[fred@fredo-arch download]$ qemu-img create -f qcow2 disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
[fred@fredo-arch download]$ kvm -hda disk.img -cdrom haiku-r1alpha2.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 équivaut à :


qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 1500 -soundhw all -localtime -k fr

Bien qu’Haiku soit un système 32 bits, l’utilisation d’une machine virtuelle 64 bits n’a pas changé grand chose à la stabilité de l’ensemble.

Par rapport à mon précédent article, Haiku est vraiment plus équipé, et le navigateur basé sur Webkit, du nom de WebPositive – clin d’oeil au navigateur NetPositive fourni avec BeOS – bien qu’encore assez brut de décoffrage est intéressant à voir.

J’ai donc fait une petite vidéo en utilisant gtkrecordmydesktop. Le redémarrage est assez rapide (une grosse dizaine de secondes, la partie la plus longue étant du au chargement du bureau).

En tout cas, c’est du rapide.

Bon visionnage 😀

Fedora Linux 13 Release Candidate, que du bon :)

Ayant lu l’annonce de l’arrivée de la première RC de la Fedora 13 (alias Goddard) sur le site QuebecOS, j’ai récupéré l’image iso de la deuxième RC, sortie entre temps !

[fred@fredo-arch download]$ wget -c http://serverbeach1.fedoraproject.org/pub/alt/stage/13.RC2/Fedora/x86_64/iso/Fedora-13-x86_64-DVD.iso
–2010-05-09 12:26:48– http://serverbeach1.fedoraproject.org/pub/alt/stage/13.RC2/Fedora/x86_64/iso/Fedora-13-x86_64-DVD.iso
Résolution de serverbeach1.fedoraproject.org… 64.34.163.94
Connexion vers serverbeach1.fedoraproject.org|64.34.163.94|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 3629953024 (3,4G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «Fedora-13-x86_64-DVD.iso»

100%[====================================>] 3 629 953 024 685K/s ds 85m 31s

2010-05-09 13:52:20 (691 KB/s) – «Fedora-13-x86_64-DVD.iso» sauvegardé [3629953024/3629953024]

Puis j’ai lancé la machine virtuelle habituelle :


[fred@fredo-arch download]$ qemu-img create -f qcow2 disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
[fred@fredo-arch download]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom Fedora-13-x86_64-DVD.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 est un raccourci pour :


qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 1500 -soundhw all -localtime -k fr

L’installateur Anaconda nous accueille dans un environnement des plus esthétique.

Continuer la lecture de « Fedora Linux 13 Release Candidate, que du bon 🙂 »

Petit truc pour faire fonctionner un Xorg Server 1.8 dans une machine virtuelle Qemu / KVM

Grand « testeur » de distributions linux devant l’éternel, je suis souvent confronté à un problème récurrent : avoir une résolution exploitable avec Xorg-Server, en clair du 1024×768 au lieu du 800×600 habituel.

Même si dans un article récent, j’ai eu une partie de la solution au problème, c’est en lisant le wiki d’Archlinux que j’ai eu la réponse : voici le fichier 50-monitor.conf à insérer dans /etc/X11/xorg.conf :

Section "Monitor"
Identifier "Monitor0"
VendorName "Unknown"
HorizSync 30-70
VertRefresh 50-160
EndSection


Section "Screen"
Identifier "Screen0"
Device "Device0"
Monitor "Monitor0"
DefaultDepth 24
SubSection "Display"
Depth 24
Modes "1280x1024" "1024x768" "800x600"
EndSubSection
EndSection

Et au prochain démarrage de Xorg, une résolution en 1024×768 est disponible. Un petit truc à connaitre, surtout pour le logiciel de virtualisation libre qu’est Qemu / Kvm.

Pino 0.2.8 est sorti.

Pour cette nouvelle version mineure de Pino – en attendant une version 0.3 explosive – l’accent a été mis sur l’ergonomie et la correction de bogues :

  • Correction de bogues importants
  • Intégration plus complète au niveau d’indicate (intégration dans Ubuntu)
  • Une option pour les liens en couleurs (pour éviter de laisser passer un lien, que j’ai traduit par « Couleur de liens natifs »

L’installation ? Il suffit de lire cette page du site du logiciel pour savoir comment faire 😉

Pour l’installer sur Frugalware ?

Il suffit de prendre le FrugalBuild et de l’adapter pour la version 0.2.8. Quoique cette version arrivera après la reconstruction du « monde » en cours sur Frugalware actuellement.

Et les inévitables captures d’écran :

Pino 0.2.8 en action

Nouvelle fonctionnalité de pino 0.2.8

OpenSuSE 11.3 : retour aux bases sur l’interface pour la version Gnome ?

Je n’ai pas eu beaucoup de chance avec mes tests des précédentes versions de développement d’OpenSuSE 11.3.

Lorsque j’ai lu que la milestone 6 (l’avant dernière de la série) était disponible, j’ai décidé de la télécharger en version 64 bits. Il y aura ensuite deux versions Release Candidate.

J’ai ensuite lancé la machine virtuelle habituelle, à savoir :

[fred@fredo-arch download]$ qemu-img create -f qcow2 disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
[fred@fredo-arch download]kvm64 -hda disk.img -cdrom openSUSE-GNOME-LiveCD-Build0577-x86_64.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 correspond à :


qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 1500 -soundhw all -localtime -k fr

Après avoir lancé l’installation via l’option en démarrant sur le live CD, je suis arrivé sur un Gnome 2.30 à l’affichage classique. En clair, le menu « SuSE » pour Gnome avait disparu.

Etant donné que cette version d’OpenSuSE utilise Xorg-server 1.8, il faut modifier le fichier /etc/X11/xorg.conf.d/50-monitor.conf en ajoutant :


HorizSync 30-70
vertRefresh 50-160

Au redémarrage suivant, on a un affichage en 1024×768 au lieu d’un petit 800×600. Ce qui est assez agréable.

Après une énorme mise à jour (dont beaucoup de paquets étiquettés 32 bits, comme jadis sur un test concernant la OpenSuSE 11.1 en janvier 2009), on a un environnement Gnome assez joli, aux couleurs anthracite assez agréable.

Ce qui est étonnant, c’est que le noyau proposé est une version de développement du noyau 2.6.34… Ce qui n’est qu’à moitié étonnant, la OpenSuSE 11.3 sort à la mi-juillet. L’équipe de développement mise sur la sortie de la version 2.6.34 du noyau entre temps.

Quant à Gwibber que je n’avais pas pu tester auparavant, j’ai vu que la version 2.31.1 est disponible. Il faut créer un répertoire .cache/gwibber dans le répertoire personnel.

Ensuite, on a droit au bug que j’avais rencontré lors du test avec la Mandriva 2010.1 beta1. En clair, l’impossibilité de créer le moindre compte sans être bloqué par le gestionnaire de mot de passe.

Bon, la distribution sort d’ici 9 semaines, donc les choses peuvent bouger. C’est une distribution dont on se demande si elle est en 32 ou en 64 bits, un peu le cul entre deux chaises.

A tester lors de la sortie de la version finalisée de la OpenSuSE 11.3, pour voir l’état des lieux. En tout cas, le retour aux bases pour l’interface de Gnome, cela fait plaisir à voir.