Gwibber 3.0 et Gnome 3.0 : le grand désamour ? (uniquement sur Archlinux ?)

Gwibber a toujours été un logiciel sensible voire ennuyeux à faire fonctionner. Ayant rencontré un bug des plus ennuyeux sous Gnome 3, et l’ayant rapporté (pas de boite de saisie sous gnome 3), et me basant sur l’excellent travail effectué par Weedfast pour proposer un PKGBUILD fonctionnel j’ai voulu vérifier une idée.

Et si Gwibber ne fonctionnait pas avec Gnome 3.0 tout simplement ?

J’ai donc lancé une machine virtuelle avec une archlinux et Gnome 2.32 et le PKGBUILD ci-dessus. Tout fonctionne, le bug de la boite de saisie inutilisable disparait, la preuve en vidéo :

Et puis, j’ai recommencé, mais en installant Gnome 3.0 sur la même machine virtuelle :

Et avec le même PKGBUILD, tout explose en vol…

J’avoue que je suis en train de vérifier avec une Frugalware current. Mais je pense que Devil505 pourra me confirmer si ce bug est uniquement présent sur Archlinux 😀

Tiens, Gnome 3 est disponible sur archlinux…

Ou presque, car il faut utiliser le dépot gnome-unstable. Pour le moment, c’est encore un peu « brut de décoffrage », car le chargement demande bien une vingtaine de secondes entre la saisie du mot de passe dans GDM avant que Gnome-Shell ne soit lancé.

gnome 3 sous Archlinux 64 bits

Bon, l’interface est complètement différente. Gnome-Tweak-Tool est un outil indispensable pour rendre l’ensemble moins austère. Je pense que si dans une semaine je ne m’y suis pas habitué, je mettrais à la place Xfce 4.8.x. Enfin, on verra 🙂

Et BlueGriffon ?

Cela fait quelques temps que je n’ai rien posté concernant l’excellent BlueGriffon de Disruptive Innovations.

Bien que faisant compiler le code une fois par semaine, et depuis l’annonce que la version 0.9 (alias Coffee Overflow) se base sur le code de Mozilla Firefox 4.0, je n’ai pas eu trop l’envie de parler de cet outil qui m’a réconcilié avec l’écriture de pages web sans passer par un CMS comme WordPress par exemple.

La 1.0 approchant, j’ai voulu faire une capture d’écran de celle-ci sous Gnome Shell (alors que les composants arrivent petit à petit dans le dépot gnome-unstable de mon ArchLinux)

Et voici donc BlueGriffon 1.0pre1, alias « Estagnots ».

BlueGriffon 1.0pre1 "Escagnots"

Les logiciels qui vont souffrir en 2011 : premier bilan à la fin mars 2011.

En janvier 2011, j’avais joué ma Madame Irma, en exprimant mes prévisions concernant certains gros logiciels contemporains.

Commençons par le commencement. Le combat entre Internet Explorer 9 et ses adversaires. Et pour le moment, le grand perdant, c’est Internet Explorer 9. Pas grand secret derrière cela. Il est vrai qu’avoir abandonné une version de MS-Windows qui représente encore 55% de la base installée, ce n’est pas idéal pour proposer une version qui est largement meilleure que les précédentes.

Alors qu’Internet Explorer 9 a dépasser les 2,35 millions de téléchargements sur les plateformes supportés (Windows Vista + Windows 7) en l’espace d’une journée sur une base qui réprésente environ 34% des ordinateurs sous MS Windows disponibles, Mozilla Firefox 4.0 dépasse largement ce chiffre… avec 7,1 millions de téléchargements… Il faut dire qu’il est disponible sur tous les MS-Windows depuis la version XP (donc 55% de plateformes en plus qu’Internet Explorer 9), MacOS-X, les distributions linux, etc…

Enfin, on verra bien en juin quel bilan on pourra faire de l’utilisation des navigateurs modernes (Chromium 10 et suivants, Mozilla Firefox 4, Internet Explorer 9 et Opera 11.xx)

Continuons avec LibreOffice. Le fork « politique » (pour reprendre les termes d’une connaissance) d’OpenOffice.org continue d’avoir le vent dans les voiles. Qui est au courant qu’OpenOffice.org est sorti en version 3.4 alpha, la 3ième au moment où j’écris cet article ?

Même si Cyrille Borne – que j’admire pour ses billets construits et parfois au vitriol concernant LibreOffice, a été critique, force est de constater que les versions se suivent et améliore la suite bureautique communautaire, qui dispose enfin d’une Fondation.

Pour finir, le combat fratricide entre Mandriva et Mageia, où c’est le « qui se dépêchera pour sortir la prochaine version de développement. »

Même si 2 alphas de la Mageia sont sorties – et comme toute bonne alpha me font des segfaults à répétition dans une machine virtuelle qemu alors que d’autres distributions aussi marquée en alpha se lance sans problème, surement un problème du logiciel qemu – il faut dire les choses comme elles sont : cette guerre ne fera qu’une chose, fuir les utilisateurs de Mandriva vers d’autres distributions.

Les articles de Cyrille, même si cela sent un peu l’anti-mandriva primaire par moment, reflète bien le massacre de cette distribution jadis née pour intégrer KDE 1.0 sur la RedHat Linux 5.0…

Vivement fin juin, deuxième bilan de mes prédictions 😉

 

Vers une unification des interfaces des navigateurs internet ?

Avec la sortie de Mozilla Firefox 4 (14 mois après Mozilla Firefox 3.6), une tendance lourde des navigateurs sur leur présentation semble être en train de s’imposer. Un allègement maximal de l’interface.

Cette tendance a été lancée par Google et son navigateur maison basé sur Webkit et le projet Chromium.

J’ai décidé de faire des captures d’écran de l’interface de Mozilla Firefox 4.0, Chromium 10, Midori (le navigateur par défaut de Xfce) et d’Opera 11, car je prends uniquement en compte les navigateurs existant sur les unix libres et non libres – dont MacOS-X est un représentant – et MS Windows. Ok, Midori n’existe pas pour MS Windows 😀

Pour des raisons pratiques, j’ai utilisé un environnement virtuel, pour installer une ArchLinux 64 bitsXfce 4.8.1, avec Mozilla Firefox 4.0, Midori 0.3.3, Chromium 10 et Opera (ou presque pour ce dernier).

Continuer la lecture de « Vers une unification des interfaces des navigateurs internet ? »

La « dure » vie de l’utilisateur d’Archlinux… :D

Utiliser Archlinux, c’est pas tous les jours joyeux… Surtout quand le gestionnaire de paquets, Pacman se met à jour pour une nouvelle version.

Grand adepte de yaourt, celui-ci est devenu inutilisable depuis l’arrivée sur le dépot [testing] d’une version 3.5 de Pacman.

J’ai durant quelques jours utiliser la récupération manuelle des paquets sur AUR, ne serait-ce que pour maintenir à jour certains logiciels que j’utilise et /ou maintiens : kvm-git, gimagereader, ou encore gwibber-bzr.

Mais cela devient vite rigide à l’emploi. En attendant que yaourt soit disponible dans une nouvelle version stable, je me suis tourné vers « la concurrence », et mon choix s’est arrêté sur Packer.

Les options sont à peu de chose près que celle de yaourt, donc la transition est facilitée. Par exemple, une mise à jour complète du système :

packer -Syu

Qui donne ceci (je fais grace des lignes correspondant aux rafraichissement des dépots :


:: Début de la mise à jour complète du système...
il n'y a rien à faire
:: Synchronizing aur database...
aur 15 15 [######################] 100%
:: Starting full aur upgrade...
local database is up to date

Ce qui est agréable. Donc, et en attendant que yaourt soit disponible, j’utiliserais Packer.

Comme quoi, devoir utiliser Archlinux, cela incite à la débrouillardise, et non à l’empatement comme avec certaines distributions pré-mâchant le travail au maximum pour les utilisateurs… Ce qui n’est pas un mal dans l’absolu, surtout pour faire découvrir une informatique différente 😀

Le « journaliste » informatique est-il un éjaculateur précoce ?

Désolé pour le titre choc, mais c’est ce que je ressens quand je vois que certains grands noms de la presse informatique annonce avec quelques heures d’avance la sortie de la version 4.0 du navigateur Mozilla Firefox, c’est l’image qui me vient à l’esprit.

NB : je tiens à m’excuser auprès des hommes souffrant de ce problème qui pourrit leur vie sexuelle. Mais, j’en ai marre des articles qui pour faire le buzz racontent tout et n’importe quoi !

Comme pour la 3.6 (sortie il y a 14 mois), les journalistes informatiques se basent sur la propagation des exécutables sur les miroirs locaux pour annoncer, tel un éjaculateur précoce qui abrège un rapport sexuel, la sortie d’une nouvelle version.

Il est vrai que déployer 3 versions (ou 4 en fonction de la disponibilité en 64 bits) et le tous dans environ 80 langues d’un logiciel se fait de manière instantanée, sans avoir besoin d’alimenter durant une journée le réseau.

Alors, messieurs les journalistes – peut-on parler de journalisme informatique quand on voit la qualité de certains  feuilles de choux magazines actuels (qui se limite à 3 feuilles au format A4 pour accompagner un DVD), à 6 h 30 au moment où cet article est rédigé :

  1. Ce que vous pointez, ce n’est qu’une version en cours de propagation
  2. Tant qu’une annonce officielle n’est pas faite, la version n’est pas officiellement disponible
  3. Recouper les infos, ce n’est pas la base du métier de journaliste ? Je ne suis pas journaliste, mais je pense que cela doit faire partie du strict minimum à respecter…

Petit florilège d’éjaculations précoces, liste non exhaustive : zdnet, clubic, generation-nt, pc-inpact, mac-generation, 01-net.

Trisquel GNU/Linux 4.5 : le retour d’une ubuntu libérée :D

Trisquel GNU/Linux, c’est Ubuntu sans les quelques logiciels propriétaires (spécialement les blobs) ou une interface faîte maison. Bref, de quoi avoir Ubuntu« >Ubuntu avec les avantages sans les inconvénients. J’avais parlé – et franchement apprécié – la version 4.0 il y a quelques mois.

L’annonce de la version Release Candidate de la version 4.5 est l’occasion de jauger les progrès effectués. Comme sa base, la Ubuntu 10.10, cette version ne sera supportée que durant 18 mois, au lieu des 3 ans de la version 4.0 de la Trisquel.

J’ai donc appellé mon ami wget :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://cdimage.trisquel.info/trisquel-images/trisquel_4.5_amd64.iso
–2011-03-19 12:21:13– http://cdimage.trisquel.info/trisquel-images/trisquel_4.5_amd64.iso
Résolution de cdimage.trisquel.info… 94.23.219.28
Connexion vers cdimage.trisquel.info|94.23.219.28|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 730857472 (697M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : «trisquel_4.5_amd64.iso»

100%[======================================>] 730 857 472 2,11M/s ds 5m 36s

2011-03-19 12:26:49 (2,08 MB/s) – «trisquel_4.5_amd64.iso» sauvegardé [730857472/730857472]

J’ai ensuite utilisé l’environnement de test habituel, 2 GiO de mémoire, 32 GiO de disque, avec qemu-kvm.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=0 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom trisquel_4.5_amd64.iso -boot cd &

J’ai demandé le lancement de l’installation dès le départ. L’installateur en question étant celui de la version 10.10 d’Ubuntu, base de cette version de Trisquel. La première chose qu’on note, c’est un fond d’écran plus pastel, moins agressif à l’oeil.

Continuer la lecture de « Trisquel GNU/Linux 4.5 : le retour d’une ubuntu libérée 😀 »

Slackware Linux 13.37rc2 : qu’as donc dans le ventre cette bonne vieille slackware ? :)

Ayant lu l’annonce de la sortie d’une version rc2 de la Slackware Linux 13.37, j’ai téléchargé l’image ISO, dans le but de la tester. Et j’aime bien cette distribution, c’est une des premières que j’ai utilisé, fournie à l’époque avec le défunt magazine PC Team… Il y a environ 15 ans de cela ? 🙂

wget a été comme d’habitude mon ami :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c ftp://ftp.slackware.no/slackware/slackware-current-iso/slackware64-current-15_Mar_2011-DVD.iso
–2011-03-19 06:42:31– ftp://ftp.slackware.no/slackware/slackware-current-iso/slackware64-current-15_Mar_2011-DVD.iso
=> «slackware64-current-15_Mar_2011-DVD.iso»
Résolution de ftp.slackware.no… 128.39.3.170, 2001:700:0:12e::f70
Connexion vers ftp.slackware.no|128.39.3.170|:21…connecté.
Ouverture de session en anonymous…Session établie!
==> SYST … complété. ==> PWD … complété.
==> TYPE I … complété. ==> CWD (1) /slackware/slackware-current-iso … complété.
==> SIZE slackware64-current-15_Mar_2011-DVD.iso … 2097770496
==> PASV … complété. ==> RETR slackware64-current-15_Mar_2011-DVD.iso … complété.

[ < => ] 2 097 770 496 1,28M/s ds 24m 17s

2011-03-19 07:06:48 (1,37 MB/s) – «slackware64-current-15_Mar_2011-DVD.iso» sauvegardé [2097770496]

J’ai ensuite utilisé l’environnement de test habituel, 2 GiO de mémoire, 32 GiO de disque.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=0 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom slackware64-current-15_Mar_2011-DVD.iso -boot cd &

Continuer la lecture de « Slackware Linux 13.37rc2 : qu’as donc dans le ventre cette bonne vieille slackware ? 🙂 »

En vrac’ rapide et libre.

Je n’ai pas eu une grosse envie d’écrire cette semaine. Pour compenser, un petit en vrac’ rapide et libre.

C’est tout pour aujourd’hui !

La guerre du Javascript vient-elle de finir ?

En septembre dernier, dans un article, je parlais d’une guerre à la vitesse d’exécution à Javascript.

A l’époque, le podium – basé sur l’outil de mesure v8 benchmark version 5 – était constitué par Chromium 7 (qui affichait 5052 points), suivi d’Opera 10.70 (3243 points) et de la pré-béta6 de Mozilla Firefox 4.0 (1859 points).

Depuis, l’outil de mesure a été corrigé, passant de la version 5 à la version 6. Et comme la 1ière release candidate de Mozilla Firefox 4.0 est sorti, j’ai voulu faire un bilan.

En pourcentage, Chromium 7 avait 35% d’avance sur Opera 10.70 et 63% sur Mozilla Firefox 4.0 pré-béta6… Autant dire qu’à cette époque lointaine Chromium menait de la tête et des épaules.

Continuer la lecture de « La guerre du Javascript vient-elle de finir ? »

En vrac’ rapide et libre

Un petit en vrac’ rapide et libre pour finir la semaine.

VLC mis à jour... 207 Mo !

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, et surtout n’oubliez pas – merci à Loppsilol pour les parodies d’affiches malheuresement trop célèbres… – que…

blogueur

Démarrer une Archlinux avec Gnome en 12 à 13 secondes… Merci Systemd :)

Il y a 3 semaines, j’avais déjà fait un article sur systemd et frugalware. De Grub2 jusqu’à GDM, l’ensemble prenait environ… 16 secondes. 🙂

J’ai voulu voir les progrès fait par systemd en matière de vélocité. J’ai donc installer cette fois une archlinux avec gnome (cf les deux articles : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=5476 et http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=5485)

J’ai donc repris un environnement de virtualisation habituel : 64 bits, 2 GiO de mémoire vive, 32 GiO de disque. Pour être plus « bleeding-edge », j’ai activé le dépot [testing] de l’Archlinux installé.

Puis une fois tout bien en placé, j’ai suivi le wiki de mise en place de systemd sous Archlinux :

Ce qui s’est résumé à faire dans une console :


yaourt -S systemd systemd-arch-units initscripts-systemd-git

Pour info, voici la liste des daemons utilisés dans le fichier /etc/rc.conf de la machine virtuelle :


DAEMONS=(syslog-ng !network netfs crond dbus networkmanager alsa cups iptables ntpd gdm)

Le résultat est plutôt plaisant… Pour activer Systemd, il faut rajouter à la ligne linux (pour grub2 comme celui de la vidéo ci-dessous) bin=/init/systemd

Pas mal non, coté gain de temps au démarrage. Maintenant, cela reste encore assez « artisanal » comme gestionnaire de service au démarrage, mais c’est agréable d’avoir un OS chargé rapidement 🙂

Reste maintenant à savoir si ce gestionnaire de services s’imposera ou pas…

OpenSuSE 11.4 : la version 64 bits réellement 64 bits ?

Avec la sortie de la version 11.4rc2 de la distribution OpenSuSE, j’ai voulu voir les changements effectués en un peu plus de deux mois, depuis que j’avais parlé de la version M4.

OpenSuSE 11.4rc2 récupéré via BitTorrent

Continuer la lecture de « OpenSuSE 11.4 : la version 64 bits réellement 64 bits ? »

Installer Archlinux avec Gnome sans presque utiliser la ligne de commande. Partie 2.

L’installation des paquets demandée dans le précédent article vient de s’achever. On va passer à la configuration, partie la plus sensible de l’installation.

On accepte que les réglages soient repris. Cela permettra d’avoir la totalité des pilotes nécessaires déjà pré-inscrit dans le fichier /etc/rc.conf.

Continuer la lecture de « Installer Archlinux avec Gnome sans presque utiliser la ligne de commande. Partie 2. »