Vieux Geek, épisode 23 : la grande époque des overdrives.

Alors que le révolutionnaire MS-Windows 95 approche rapidement de son vingtième anniversaire (cf cet épisode de la série « Vieux Geek » vieux de deux ans) je me suis souvenu d’une technologie de l’époque qui permettait de rallonger la durée de vie des ordinateurs de l’époque qui étaient équipés de microprocesseurs monstrueux qui annonçaient des fréquences de 33 à 100 Mhz (pour les plus puissants).

En 1995, j’ai eu mon premier PC, un gros boitier grisâtre, royalement équipé : Cyrix 486DX2 à 66 Mhz, 4 Mo de mémoire vive, disque dur de 400 Mo, avec un lecteur de disquette 3,5 pouces et un fringant MS-Windows 3.1. Le tout pour environ 4000 francs à l’époque, soit environ 705 € en comptant l’inflation intervenu entre temps.

Autant dire largement moins puissant que mon smartphone Wiko acheté en 2013, payé 120 €. En 1995, il fallait compter 10 à 12000 francs, soit entre 2015 et 2418 €, pour un PC suffisamment bien équipé pour faire fonctionner MS-Windows 95, du genre Pentium 100 Mhz, 4 Go de disque dur et 16 Mo de mémoire vive.

Je remercie au passage l’INSEE pour son outil bien pratique de calcul de conversion de prix.

Cependant, pour aider à maintenir en vie les ordinateurs de l’époque (que l’on pouvait garder parfois jusqu’à 5 ou 6 ans), Intel (et les autres fondeurs de l’époque) proposèrent des kits pour donner un coup de fouet aux ordinateurs, les overdrives.

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Vieux Geek, épisode 22 : Mediabarre et Oreka, où quand le miroir aux alouettes publicitaires jouait à plein. Ah, la grande époque du surf rémunéré :)

Dans un article récent, je parlais de la bande passante consommée pour charger le contenu non-informatif de certains sites, qui est parfois énorme. Mais à une époque pas si reculée que cela sur le plan humain, il y a une quinzaine d’années, donc entre 1999-2001, la publicité était utilisée tel un miroir aux alouettes pour séduire les internautes.

Pour mémoire, un miroir aux alouettes est définit comme étant un : « Piège, leurre, dispositif trompeur. »

Il faut se souvenir que l’ADSL n’a commencé à se démocratiser que vers 2001-2002 en France, pour ne prendre son élan que vers 2003-2004. Donc jusqu’en 2004, les connexions à très bas débit, celle qui nécessitait d’accrocher la porteuse était la norme.

Les abonnements pour 10, 20 voire 50 heures mensuelles coutaient assez cher. D’ailleurs, le troublion de l’internet français fera très mal à la concurrence en annonçant son accès ADSL à 30€ par mois, alors que les autres FAI faisait payer 45 voire 60 € par mois.

Je ne me lasse pas de voir Stéphane Treppoz, PDG d’AOL à l’époque apprendre la mise à mort de son abonnement à 45€.

Mais revenons donc à notre miroir aux alouettes. Donc, pour aider les internautes à faire baisser les coûts de leur accès à Internet, deux idées sont proposées.

La première, un abonnement gratuit de 18 heures mensuelles mais à une seule condition : avoir une barre publicitaire qu’il faut cliquer régulièrement, activité se surveillant par le mouvement de la souris. C’est le modèle proposé par Oreka.

Des personnes finirent par développer un outil qui cliquait automatiquement sur les bannières publicitaires, ce qui mettait à mal le modèle économique. L’offre fut rapidement abandonnée, et Oreka décèdera en 2005. Je vous renvoie à ce vieil article de mai 2005 de NextInpact (qui s’appelait PCInpact à l’époque).

Mais il y avait un autre outil, la barre publicitaire classique. Ce fut le modèle de la plus célèbre d’entre elles, Mediabarre.

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Vieux Geek, épisode 21 : Quake premier du nom entre niveaux tiers et vraie difficulté de jeu, toute une époque révolue.

Pour ce 21ième épisode, après 8 mois d’absence, j’ai envie de parler d’un jeu qui a marqué ma vingtaine naissante, Quake d’id Software.

Sorti en 1996, ce fut le premier jeu de tir à la première personne véritablement en 3D, et non pas en pseudo 3D comme tous ses prédécesseurs. Oui, c’est le genre de jeu qu’on a envie de sortir le soir, après une journée bien pourrie au travail.

Autant se défouler les nerfs sur des paquets de pixels que sur des écureuils ou des humains, non ?

A l’époque, les cartes d’accélérations graphiques sont inexistantes, et il faut le dire, le premier Quake quand il est sorti en 1996 est visuellement moche. Je vous renvoie ici à l’épisode 11 de la série Vieux Geek.

Depuis, le code source de Quake a été libéré en 1999, et des dizaines de versions améliorant le jeu sont sorties. Bref, 15 ans après la libération du code source, le développement est toujours actif. Un des points forts du jeu était d’être modulable côté difficulté (Facile, Normal, Dur) et d’avoir un niveau de difficulté caché, « nightmare » ou cauchemard en bon français.

D’ailleurs, une vidéo parodique existe et montre ce qu’aurait donné Quake s’il était sorti de nos jours. C’est assez hilarant… Et criant de vérité.

La différence avec nombre de jeux de l’époque (et depuis ?), est que l’on pouvait accéder à l’ultime niveau de difficulté que si on le cherchait bien. Quand des personnes se sont mises à la création d’épisodes entiers, que ce soit pour les extensions officielles ou pas, cacher l’accès au niveau de difficulté ultime devint un art. Même si id Software ne planqua pas très bien celui du jeu d’origine.

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Vieux Geek, épisode 20 : les jeux sous MS-DOS, quelle galère !

C’est grâce un fil lancé par Jean Sebastien Sauvage sur Google+ et une remarque de Lionel Hilaire que j’ai eu l’idée de cet article. Je veux parler des jeux de la grande époque du MS-DOS.

Il faut dire que jusqu’à ce que les jeux se lancent directement et uniquement sous MS-Windows (en gros vers 1999), il fallait jongler avec les réglages des jeux pour avoir le son, ou encore la souris fonctionnelle.

Il faut le dire haut et fort : MS-Dos était surement le système le plus pourri au niveau de la gestion de la mémoire, ou encore du matériel sonore.

Il faut dire que MS-Dos avait une vision spéciale de la mémoire. Conçu à l’origine pour ne fonctionner au maximum qu’avec 640 Ko de mémoire, car on considérait qu’en 1981, 640 Ko seraient long à atteindre. Et si l’on en croit la citation de Bill Gates faite en 1989, c’était trop optimiste.

I have to say that in 1981, making those decisions, I felt like I was providing enough freedom for 10 years. That is, a move from 64k to 640k felt like something that would last a great deal of time. Well, it didn’t – it took about only 6 years before people started to see that as a real problem.

Ce qu’on peut traduire par :

Je dois dire qu’en 1981, en prenant ces décisions, j’avais l’impression de proposer assez de liberté pour 10 ans. Autrement dit, le passage de 64k à 640k était vu comme une transition assez longue. Eh bien, ce ne fût pas le cas – il a fallu environ 6 ans seulement avant que les gens commencent à y voir un vrai problème.

Ce qui en a résulté un gloubiboulga infame de couches successives qui saucissonnait la mémoire vive. En gros :

  1. Mémoire conventionnelle : les 640 premiers Ko
  2. Mémoire supérieure : les 384 Ko suivants
  3. Mémoire étendue : le reste de la mémoire

Au secours !!!!

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Vieux Geek, épisode 19 : Le Speedtouch USB d’Alcatel alias la « Raie Manta ».

Ah, les débuts de l’ADSL en France. C’est vers 2002 que j’ai eu droit à l’ADSL chez Wanadoo à l’époque. Et j’ai eu droit au modem USB emblématique à l’époque… Le Speedtouch USB d’Alcatel connu sous le surnom de « Raie Manta ». C’était ça :

Speedtouch USB alias Raie Manta

Mais ne fuyez pas ! Je sais, c’était une horreur. Plantogène, d’une couleur à donner la grippe intestinale à un caméléon, elle a été au moins utile à quelque chose : démocratiser l’accès ADSL en France. Et je l’ai gardé plus de deux ans !

A cette époque, j’ai fait mes premières tentatives de passage pour de bon avec une distribution GNU/Linux. J’en ai déjà parlé en février 2008.

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Vieux geek, épisode 18 : DemoLinux et la révolution des LiveCDs.

Au début de l’histoire des distributions GNU/Linux, entre 1992 et 1998, pour tester, il n’y avait pas des infinités de choix : soit on l’installait en dur, soit sur une partition MSDOS (en utilisant UMSDOS).

Les machines virtuelles étaient inexistantes. Et les ordinateurs, même les machines haut-de-gamme du genre Pentium MMX / Pentium Pro / Pentium II (oui vers 1998, c’était du haut-de-gamme) n’étaient pas assez puissantes pour se permettre ce genre de fantaisie. C’est tout juste si on arrivait à faire émuler des machines 8 bits du genre Amstrad CPC.

En 1999, un projet dirigé par Roberto Di Cosmo – je vous conseille son livre « Le Hold Up Planétaire » – voit le jour, et reprends le principe déjà ébauché par feu Yggdrasil Linux (que vous pouvez récupérer si vous en avez envie) et la Slackware Linux avec une version spécifique pour les cartouches Iomega zip, à savoir un support de test qui ne nécessite aucune installation, en clair le principe même du liveCD.

Même si le site officiel de la DemoLinux est encore actif, j’avoue que j’ai joué de malchance, et je n’ai pas pu récupérer la moindre ISO du projet qui a été en fonctionnement entre 1999 et 2002. C’est à cette même époque que certains projets célèbres sont lancés, comme Knoppix par exemple.

Je dois avouer que ma première distribution en liveCD, ce fut… la Ubuntu Warty Warthog, alias Ubuntu 4.10. Ce qui donnait à peu près ceci à l’époque 😉

J’avoue que j’étais assez tétu, et j’installais les distributions GNU/Linux en dur… Autant dire que quand la virtualisation a pris ses lettres de gloire, j’ai foncé sur l’occasion… De pouvoir installer et réinstaller à volonté les distributions sans devoir passer des heures en croisant les doigts pour éviter de bousiller mon matériel !

Vieux geek, épisode 17 : La CBS Colecovision

Si on vous demande : « Quelle a été votre première console de jeu vidéo », les plus vieux répondront la NES de Nintendo, ou encore la Master System de Sega, voire la première PlayStation de Sony.

J’ai eu envie de vous parler de la seule console que j’ai jamais eu en main, un ovni de la deuxième génération de console, celle d’avant le krach du jeu vidéo de 1983. Et qui comme les autres consoles de la deuxième génération ont disparu par la suite.

Dans la deuxième génération, il y a la celebrissime Atari 2600, mais ce n’est pas d’elle dont j’ai envie de vous parler. Non. J’ai envie de vous parler de console sortie par Connecticut Leather Company, plus connu sous le nom de Coleco avec sa console, la Colecovision.

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Vieux geek, épisode 15 : ah, les sharewares :)

En lisant un article de La Vache Libre sur l’éditeur de texte shareware SublimeText, j’ai eu l’idée de ce billet.

Quand j’ai commencé à plonger dans l’univers de l’informatique personnelle, durant plusieurs années (toute ma période Amstrad), je récupérais des programmes soit commerciaux, soit je tapais des listings de plusieurs – dizaines de – pages pour avoir un jeu en 4 ou 16 couleurs proposés par les magazines.

C’est quand je suis arrivé sur Amiga 1200 que j’ai entendu parler d’autre types de logiciels. Avec des noms anglophones barbares. Freeware, shareware, bref des termes inconnus. Entre les logiciels gratuits, les logiciels d’essais, et les logiciels utilisables mais qui te demande régulièrement d’acheter une license d’utilisation, j’étais perdu !

Parmi les grands noms des sharewares sur Amiga, impossible de ne pas citer des projets comme MUI (pour Magic User Interface) ou un des plus célèbres jeux de combat de l’époque, Scorched Tanks ! J’ai du en oublier un sacré paquet, mais comme cela fait 18 ans que j’ai quitté l’Amiga, hein…

Arrivé sur le PC en 1995, j’ai été un grand fan des sharewares, en utilisant pas mal que ce soit sur le plan purement ludique ou sur des plans pratiques. De mémoire, je peux citer des programmes comme celui qui m’a permis de débuter ma généalogie, WinGAO, qui n’est plus développé mais est toujours récupérable.

Il y a aussi eu le logiciel de création d’image de synthèse Terragen, développé par PlanetSide, à l’époque des versions 0.quelquechose. que j’avais acheté et qui pendant une période m’a permis de proposer des images et des tutoriels, qui sont hébergés par le site d’un ancien utilisateur du logiciel.

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Vieux geek, épisode 14 : les rogue-like.

S’il y a bien un monde qui peut concurrencer la pléthore de versions comme les distributions GNU/Linux, c’est celui des rogue-like.

Question préliminaire : qu’est-ce qu’un rogue-like ? Si je vous parle de jeux de rôles pour ordinateur, vous me répondrez surement des titres comme Ultima, World of Warcraft ou encore la série de Baldur’s Gate, voire Diablo.

Mais à l’origine, les premiers jeux de rôles sont textuels, un peu comme le vénérable ancêtre Donjons et Dragons.

En 1980, aux balbutiements de la micro-informatique personnelle, les fans de jeux de rôles eurent envie d’avoir des mondes sur ordinateurs. C’est ainsi qu’est né Rogue, fruit du travail de Michael Toy et Glenn Wichman. Développé sur unix, il fut porté sur de nombreuses plateformes de l’époque. Le but est simple : descendre dans des donjons généré aléatoirement pour récupérer des trésors, tuer des monstres de plus en plus puissants et récupérer l’amulette de Yendor (à partir du dérivé Hack ?) et remonter à la surface.

A l’époque la puissance des ordinateurs est telle que seules des interfaces textes sont disponibles. De Rogue (1980) est né Hack (1985), puis NetHack (1987).

Ensuite, la disponibilité du code source a donné naissance à une myriade de dérivée, plus ou moins lié les uns aux autres : Moria, Angband (une floppée de variantes), Slash’EM, Trouble Of Middle Earth, etc…

On peut avoir un aperçu du nombre de variantes (actives ou pas) d’Angband sur cette page, même si le listing semble s’arrêter vers 2004-2005. J’en ai dénombré une cinquantaine environ.

J’ai connu mon premier Rogue Like avec la version Amiga de Moria. J’ai utilisé FS-UAE pour montrer une version graphique de Moria. On peut la récupérer sur cette page, c’est « Amiga Moria ECS »

Le seul hic, c’est que c’est chiantissime d’avoir un clavier français… Et qu’on meurt avec une régularité de coucou suisse au départ… Méchant voleur 🙁

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Vieux Geek, épisode 13 : La Suite Mozilla 1.0

Et oui, déjà le 13ième épisode de la série. Ne soyons pas superstitieux, ça porte malheur. Enfin, dixit Pierre Desproges.

Hier, 5 juin 2013, les vieux de la vieille ont pu fêter les 11 ans de la Suite Mozilla 1.0. Oui, je parle bien du lointain ancêtre de Mozilla Firefox / Mozilla Thunderbird.

Après plus de 4 ans de travail, suite à la libération du code source de Netscape Communicator 5 (du moins, sa version pré-alpha) le 31 mars 1998, et un redémarrage à zéro à la fin de la même année, la première version de la Suite Mozilla sort.

Pour mémoire, en 2002, la machine de « bonne gamme » était du genre Pentium III (ou équivalent AMD) à 1 Ghz, 128 à 256 Mo de mémoire vive, un disque d’environ 50 à 80 Go. Cf ce support de cours que j’ai pu trouvé via mon ami Google.

Il faut se souvenir que 2002, c’est la fin de la première guerre des navigateurs, qui laisse l’ancien leader Netscape exsangue. En juin 2002, selon les archives de OneStat, la situation est claire : Internet Explorer 4 à 6 : 95% des navigateurs sur la toile. Autant dire que la sortie de la suite Mozilla 1.0 était plus une folie pour nombre de personnes qu’un espoir de rééquilibrer la balance.

Pour les personnes n’ayant pas connu la glorieuse époque de la suite Mozilla, j’ai fait une petite vidéo pour présenter l’engin de l’époque. C’était vraiment une usine à gaz à l’époque, surtout qu’il faut se souvenir que le top du top en France, c’était la connexion en ADSL 512K…

J’ai utilisé une Red Hat Linux 7.3, sorti en mai 2002 avec les paquets RPMs disponible sur le serveur FTP de la Fondation Mozilla.

Bon, ce n’était pas super stable, une sacrée usine à gaz… Cela fait étrange de voir le chemin parcouru depuis !

Vieux geek, épisode 12 : La Mandrake Linux 9.1

J’ai connu les distributions GNU/Linux il y a un certain nombre d’années. Mon premier contact, ce fut en 1997. Cependant, entre 1997 et 2003, les distributions se sont succédées sur le disque dur de mes machines respectives, ne durant dans le meilleur des cas qu’un jour ou deux.

En 2003, j’habite à Neuilly-sur-Bassin, euh, je voulais dire Arcachon, avec ma surpuissante machine de l’époque : Pentium 4 à 2 Ghz, 256 Mo de mémoire vive, et dans les 80 Go de disque. Du moins, si mes souvenirs sont bons, car cela remonte à plus de 10 ans !

A l’époque, j’essaye désespérement de me passer de MS-Windows XP. Les distributions GNU/Linux se succèdent sur mon disque dur. Et en 2003, MandrakeSoft propose la version 9.1 de sa distribution fétiche, Mandrake Linux. Après avoir récupéré les 3 ISOs de l’installation, je les avais gravé sur des CD-RW pour installé l’ensemble. Avec ma ligne 512K à l’époque, je vous laisse imaginer le temps nécessaire pour récupérer les 1,8 Go de données.

Et comme à l’époque je n’étais pas fan de KDE, je m’étais replié sur Gnome, en version 2.2.

Pour les détails techniques, je vous renvoie sur cette dépêche de LinuxFr.

En fouillant le grand nain ternet, j’ai pu trouver un miroir ftp où on peut trouver les ISOs de la Mandrake Linux, jusqu’à l’époque de la toute première, la Mandrake Linux 5.1.

J’ai donc voulu vous montrer ce à quoi ressemblait les distributions GNU/Linux à cette époque préhistorique. Qemu a été mon allié. Pour info, l’alias kvm32 contient la commande suivate : qemu-system-i386 -k fr -m 2048 -soundhw all -vga std --enable-kvm.

J’ai donc créé une image disque virtuelle de 32 Go. Tout en sachant que la distribution Mandrake Linux ne demandait qu’un gros Go installée.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm32 -hda disk.img -cdrom Mandrake91-cd1-inst.i586.iso -boot order=cd &

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Vieux geek, épisode 11 : l’épopée 3Dfx.

Revenons en décembre 1993 : iD Software donne un grand coup de pied dans la fourmilière en sortant le premier Doom. C’est un titre qui propose presque de la 3D. Car les personnages restent désespérement plat. Même si les titres qui se suivent améliorent plus ou moins le principe (comme les très bons Dark Forces ou le mythique Duke Nukem 3D), les personnages comme les objets restent désespérement plat.

1996 : iD Software frappe de nouveau un grand coup avec Quake premier du nom. Même s’il nécessite un monstre de puissance pour l’époque (un pentium 75 et 8 Mo de mémoire pour être tranquille), il propose un univers véritablement en 3D. La vidéo ci-dessous montre ce que donnait l’une des béta du jeu à l’époque. Autant dire que tout était calculé par l’ordinateur, et que le résultat était plutôt moche. Et qu’il dépendait de la puissance de calcul pur de l’ordinateur.

A la même époque, Intel met la dernière main à ce qui se veut une révolution, les processeurs munit des instructions MMX qui étaient censés donner un coup de fouet aux programmes optimisés pour le dit MMX. Et accessoirement pour vendre plus de processeurs 166 et 200 Mhz à l’époque.

Mais il faut être réaliste, le gain était proche de… zéro. A la même époque, une petite boite du nom de 3Dfx interactive se lance dans un marché juteux : les cartes additionnelles pour le rendu 3D. Elle avait un avantage non négligeable : elle libérait le processeur de calculer le rendu des images accelérées.

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Vieux geek, épisode 10 : Microsoft WinG, l’ancêtre de DirectX…

J’ai eu l’idée de cet article en jetant un oeil sur la fiche d’un jeu sur Steam et d’un étrange copier / coller, , je cite :

OS:Ubuntu 12.04 LTS
Processor:Pentium 4
Memory:512 MB RAM
Graphics:DirectX 9.0c compatible
DirectX®:9.0c

Je voudrais bien voir DirectX® fonctionner sous Linux. Par simple curiosité. A moins que Wine ne le permette ?

Sinon, une image m’est revenu à l’esprit. Un vieux titre des débuts de la vraie 3D sur PC. Avant la sortie de Descent (pour les Shoot’em’up) en 1995 et Quake en 1996, les jeux dits 3D étaient souvent de la 2D trafiquée : Doom et Duke Nukem 3D en sont les parfaits exemples.

A la même époque, un Shoot’em’up en 3D fait son apparition sous MS-DOS, j’ai nommé Terminal Velocity.

Microsoft demandera alors à l’équipe derrière Terminal Velocity de proposer un jeu identique pour promouvoir son système d’exploitation sortant la même année, j’ai nommé MS-Windows 95. Et en attendant la sortie de MS-Windows 95 pour août 1995, Microsoft développe une surcouche qui sera l’ancêtre de DirectX, j’ai nommé WinG.

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Vieux geek, épisode 9 : les partitionneurs de disque…

Cela faisait une petite éternité, enfin depuis octobre 2012, que je n’avais pas rédigé un article « Mémoires d’un vieux geek ». Je vais donc me rattraper 😉

Je vais remonter à la préhistoire des distributions GNU/Linux. Quand j’ai installé ma première distribution GNU/Linux, on avait l’option d’utiliser un système de fichier spécifique, appellé UMSDOS qui permettait d’installer une distribution GNU/Linux (avant le noyau 2.6, sorti en décembre 2003) sans partitionner le disque. Mais la fluidité et la sécurité des données n’était pas vraiment au rendez-vous. Wubi a repris l’idée depuis.

Il restait l’option de partionner le disque. Et dans ce cas, on redimensionnait la partition fat / fat32 des Microsoft Windows 95/98/Millenium pour grapiller de la place.

Mais c’était le genre d’opération qui n’était pas simple à faire. Il a existé deux principaux outils pour redimensionner les partitions, fips et Partition Magic de PowerQuest.

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