Vieux geek, épisode 32 : ah, les kits multimédias.

Il faut se replonger au milieu des années 1990. Les boys band préparaient leurs musculatures impeccables pour que les minettes de l’époque (qui sont désormais des trentenaires) hurlent leurs noms à s’arracher les cordes vocales.

Microsoft venait juste de sortir MS-Windows 4.0 resté dans l’histoire de l’informatique sous le nom de MS-Windows 95 (et dont j’ai parlé dans l’épisode 6 de la série en septembre 2012).

Les premiers Pentium d’Intel monte à 100 Mhz, voire 133 Mhz en vitesse de pointe. On bave sur les disques durs énormes qui frole le Go. Sur le plan de l’équipement, si on a une machine avec 16 Mo en EDO, c’est qu’on a cassé sa tirelire et qu’on se prépare à manger nouilles et riz durant un mois.

Cependant, les PCs à l’époque sont encore des machines essentiellement bureautique. Qui dit bureautique dit sérieux, frustre et surtout aucune distraction sonore ou visuelle. Cependant, avec l’arrivée de MS-Windows 95, un mot va faire son apparition : multimédia.

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Le blues de « celui qui s’y connait en informatique ».

Dans mon entourage proche, qu’il soit familial ou amical, je suis « celui qui s’y connait en informatique ». Celui qui s’est plongé tout petit dans les méandres incompréhensibles de l’informatique personnelle. Ce qui me vaut des coups de fil de la part de personnes qui ont parfois un arrière plan culturel plus développé que le mien (du genre ayant fait des formations niveaux Bac+3 dans leur domaine professionnel), et qui panique pour le moindre petit bobo informatique.

Dans un vieux récit publié sur Atramenta, moitié fiction, moitié réalité, « Mémoire de vieux geek », chapitre 10 :

[…]
Alors que je suis en train d’écrire ces quelques lignes, mon téléphone portable sonne. Tiens, encore un ami qui m’appelle pour que j’aille lui dépanner son ordinateur. J’enregistre le texte, et je pars après avoir pris mon équipement de « docteur pour ordinateur. »

En moi-même, je sais à peu près combien de temps durera l’intervention. Que je pourrais être invité pour le repas du soir. Je dépanne mes amis à titre gracieux. Me faire payer le repas c’était toujours ça de pris. Au moins, je mangerais quelque chose d’équilibré et qui me fera varier mon régime alimentaire.[…]

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Vieux Geek, épisode 31 : Le premier Mac Mini d’Apple.

Nous sommes le 11 janvier 2005. Lors du Macworld Conference & Expo de l’année, en parallèle du premier iPod shuffle, Steve Jobs annonce le Mac le plus abordable, financièrement parlant, le MacMini.

J’ai utilisé un exemplaire de ce premier MacMini. J’avais le modèle utilisant un PowerPC G4 à 1,42 Ghz, un disque de 80 Go, 512 Mo de mémoire vive, et un lecteur de DVD qui était aussi graveur de CD. Fourni avec MacOS-X Panther (10.3), j’avais acheté à l’époque MacOS-X Tiger (10.4). Il ne fallait lui rajouter qu’un écran, un clavier et une souris. C’était une machine pour inciter les utilisateurs de MS-Windows XP d’aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs 🙂

C’était – malgré son petit prix pour du Mac (649€ de mémoire) – une bonne machine, bien qu’un peu fragile. Si vous jetez un oeil dans les archives du blog entre les mois de septembre 2005 et février 2006, vous verrez quelques articles que j’avais écrit avec, et un style assez différent 😉

C’était aussi un machine franchement bien équipée pour l’époque, malgré sa compacité, côté ports : 2 ports USB 2.0, un port Firewire, un port ethernet, et un port modem classique en option.

Ce fut mon seul Mac. Avec le recul, je le regrette un peu, mais ce fût aussi le début de la création d’une prison dorée qui est de plus en plus présente dans la stratégie d’Apple de nos jours. D’ailleurs, c’est un peu la cinquième roue du carosse, surtout quand on voit que sur certains plans, la version en 2012 est plus intéressante que sa version sortie en 2014 !

Je voulais pour les 10 ans du premier Mac Mini, qui était un bijou de design, écrire un petit article. C’est une page sombre de mon passé de passionné d’informatique. Après tout, il faut bien avoir aussi commis des erreurs dans sa vie, non ? 🙂

Vieux Geek, épisode 30 : L’épopée des PCs à 0 franc…

Je suis internaute – si on compte la période AOL (cf l’épisode 7 de la série « Vieux Geek ») – depuis 1997. Donc, en août prochain, cela fera 18 ans que je roule ma bosse sur le réseau des réseaux. J’ai connu de nombreuses modes, dont une qui devaient démocratiser l’accès au réseau des réseaux, à l’époque où le seul moyen d’y accéder était d’accrocher la porteuse.

Oui, c’était le bruit qu’on devait subir pour nos connexions dont la vitesse était digne de celle d’une tortue rhumatisante à trois pattes.

Donc, comme je le disais, la volonté de démocratiser le réseau passait par des ordinateurs moins onéreux. Car il fallait compter 6000 à 7000 francs (915 à 1067 €) pour un ordinateur potable à l’époque, traduire qui ne soit pas obsolète en moins de 6 mois. À savoir un Pentium II à 350 Mhz, 64 Mo de mémoire vive, un disque de 8 à 16 Go, avec un lecteur de CD-Rom (graveur au mieux), avec un certain MS-Windows 98.

Autant dire que ce n’était pas donné. C’est pour cela que fin 1999, Cibox lança une offre incroyable : le PC à 0 franc, gratuit. En faisant des recherches sur ce sujet, je suis retombé sur cet article d’octobre 1999, dont je ne résiste pas au plaisir de citer quelques extraits.

«Enfin ! L’ordinateur gratuit. » Les premières affiches ornées de ce slogan devraient apparaître dès le 22 octobre, relayées par une campagne radio et, éventuellement, par des spots télévisés. Présentée le 11 octobre par Yaacov Gorsd, PDG de Cibox, cette nouvelle offre ambitionne – c’est devenu une habitude dans la micro-informatique grand public – de « démocratiser l’internet ». Concrètement, 100 000 PC d’une valeur de 4 990 F (760,72 EUR) seront disponibles avant la fin de l’année sur le site internet de Netclic – fournisseur d’accès, filiale de Cibox – et chez les distributeurs partenaires. La liste de ces distributeurs est encore tenue secrète, mais on pense évidemment aux revendeurs habituels de PC Cibox : Auchan, la Fnac ou Darty. Également gratuit, un abonnement illimité à l’internet. La seule chose que le client devra payer, c’est le forfait de dix heures de connexion mensuelles, soit 168 F (25,61 EUR). Un tarif calculé en fonction du prix de connexion France Télécom, soit 28 centimes la minute (0,04 EUR).

Ce modèle était vraiment révolutionnaire, étant identique à une pratique dans le domaine automobile, la Location avec Option d’Achat. En effet, on apprend plus loin que c’est une forme de location, étant donné qu’on était engagé 3 ans pour le forfait d’abonnement à internet.

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Vieux Geek, épisode 28 : Netscape Navigator, le vénérable ancêtre !

En ce mois de décembre 2014, Netscape Navigator 1.0, l’honorable ancêtre des navigateurs internet fête ses 20 ans. Sorti sous Microsoft Windows 3.1x et MacOS de l’époque, il faudra attendre une version 1.11 pour que les distributions GNU/Linux aient une version dédiée.

Je n’ai pas connu cette version, mais le premier Navigator que j’ai utilisé, c’était la version 3.0. Sorti en 1996, elle est la dernière version en « solo » du navigateur. La version 4, alias Communicator a été une trousse comprenant le navigateur, le client courrier, un éditeur de pages HTML et un client IRC.

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Vieux Geek, épisode 27 : les cauchemariciels…

Quand on a connu l’époque glorieuse des PCs équipés de microprocesseurs i486 et compatibles, on a eu droit à de nombreux logiciels qui étaient des cauchemars à gérer. Par exemple le célébrissime MS-Windows 4.90.3000 plus connu sous le nom de MS-Windows Millenium qui ferait passer ses successeurs commerciaux MS-Windows Vista et 8.0 pour des OS utilisables.

Non, ce serait trop facile de parler de ce bon vieux (hum !) MS-Windows Millenium dans ce billet. Non, il y a deux logiciels cauchemardesques dont j’ai envie de vous parler ici. Un concerne Microsoft Windows, l’autre les distributions GNU/Linux. Mais non, bande d’extrémiste, je ne vais pas parler de systemd ! Allez à la niche, sales bêtes ! 🙂

Non, je veux vous parler des pilotes VIA 4in1 et de Nspluginwrapper. Commençons donc par une série de pilotes restés dans les mémoires comme plantogène au possible.

Les pilotes VIA 4in1, c’est en gros des pilotes qui ont pourris la vie des utilisateurs entre 1998 et 2002. Je n’ai plus la fourchette temporelle exacte en tête, mais ce doit être à une année près la période correspondante. Pilotes qui ont du provoquer pas mal de calvitie précoces.

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Vieux Geek, épisode 26 : Fedora Core 1 ou la naissance du projet communautaire de Red Hat.

Alors que la Fedora Linux 21 sort (ou sera sorti) aux alentours du 9 décembre 2014, je me suis souvenu du tout début de ce projet lancé par Red Hat qui voulait recentrer sa version payante auprès de la clientèle professionnelle, donnant naissance au projet Red Hat Enterprise Linux.

Quand le projet Fedora, qui s’appellera jusqu’à sa version 6 « Fedora Core » (octobre 2006), voit le jour nous sommes en novembre 2003. Red Hat avait proposé de manière payante ses précédentes distributions.

Je me souviens d’avoir acheté en 1997-1998 la Red Hat Linux 5.0 (nom de code Hurricane). Les vieux de la vieille doivent se souvenir de cette version qui a marqué les esprits, car elle était une des premières à introduire la glibc 2.0 au lieu de la libc linux de l’époque, bref 😉

Bref, retournons à la publication de la Fedora Core 1, début novembre 2003. Du nom de code de Yarrow, elle correspond à la volonté de Red Hat de proposer une version communautaire de sa distribution, un peu à l’image des grands noms communautaires de l’époque comme Debian GNU/Linux ou encore Slackware Linux. La Fedora Core 1 a succédé à la Red Hat Linux 9, sorti en mars 2003.

Cependant, à cause des brevets logiciels, certains formats ne pouvaient pas être lus directement. Il fallait passer par des dépots complémentaires pour supporter par exemple le format mp3. C’est d’ailleurs toujours le cas, merci les brevets logiciels, même s’il suffit de nos jours de rajouter le dépot rpm fusion. En 2003, c’était largement plus casse-tête.

La distribution – que l’on peut toujours récupérer sur le ftp de la Fedora Linux – était uniquement en 32 bits, et se composait de 3 CDs d’installation et 3 autres pour le code source. Pour commencer à se prendre un coup de nostalgie, voici l’écran de démarrage de la Fedora Core 1.

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Vieux Geek, épisode 25 : 9 novembre 2004, sortie de Mozilla Firefox 1.0

10 ans déjà. 10 ans que le navigateur léger de la Mozilla Foundation sortait en version 1.0 finale, plus de 2 ans après sa première version, qui s’appellait à l’époque Phoenix 0.1.

Souvenons-nous de l’internet il y a 10 ans. Microsoft Windows XP était encore un fringant OS, et on parlait de Longhorn qui prenait du retard. Le même Longhorn sortira en 2006 sous le nom de Microsoft Windows Vista.

MacOS-X s’appellait alors Panther. La première version d’une jeune distribution voulant simplifier l’accès à la Debian GNU/Linux sortait, c’était la Ubuntu Warty Warthog.

Toujours dans les distributions GNU/Linux, la Fedora Core 2 était celle que j’utilisais pour m’affranchir de MS-Windows XP. A l’époque, les distributions 64 bits étaient encore de la science-fiction. La Slackware Linux était en version 10.0, et Debian GNU/Linux ? Les développeurs se battaient pour sortir Sarge, alias Debian GNU/Linux 3.1.

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Vieux Geek, épisode 24 : L’épopée de DesktopBSD (2006-2009)

Depuis une dizaine d’années, il y a eu plusieurs projets pour proposer des environnements prêts à l’emploi se basant sur FreeBSD, principal et plus connu des BSDs libre.

Parmi eux, il y a des projets comme GhostBSD ou encore le très lourd PC-BSD. Cependant, entre 2006 et 2009, il y a eu un projet qui portait le nom de DesktopBSD.

Son ultime version, sortie en 2009, proposait un environnement basé sur KDE 3.5.10, et les outils de l’époque.

Le projet ayant été repris, mais à l’évolution très lente (jusqu’au prochain abandon ?), j’ai voulu récupérer l’ISO de l’époque, et l’installer pour vous montrer l’ancêtre honorable de projets comme GhostBSD et PC-BSD.

Désolé pour le son qui craque un peu, j’ai mal réglé mon microphone.

Alors, ça fait quoi de revenir en 2009… Sacrée claque, non ? 😀

Vieux Geek, épisode 22 : Mediabarre et Oreka, où quand le miroir aux alouettes publicitaires jouait à plein. Ah, la grande époque du surf rémunéré :)

Dans un article récent, je parlais de la bande passante consommée pour charger le contenu non-informatif de certains sites, qui est parfois énorme. Mais à une époque pas si reculée que cela sur le plan humain, il y a une quinzaine d’années, donc entre 1999-2001, la publicité était utilisée tel un miroir aux alouettes pour séduire les internautes.

Pour mémoire, un miroir aux alouettes est définit comme étant un : « Piège, leurre, dispositif trompeur. »

Il faut se souvenir que l’ADSL n’a commencé à se démocratiser que vers 2001-2002 en France, pour ne prendre son élan que vers 2003-2004. Donc jusqu’en 2004, les connexions à très bas débit, celle qui nécessitait d’accrocher la porteuse était la norme.

Les abonnements pour 10, 20 voire 50 heures mensuelles coutaient assez cher. D’ailleurs, le troublion de l’internet français fera très mal à la concurrence en annonçant son accès ADSL à 30€ par mois, alors que les autres FAI faisait payer 45 voire 60 € par mois.

Je ne me lasse pas de voir Stéphane Treppoz, PDG d’AOL à l’époque apprendre la mise à mort de son abonnement à 45€.

Mais revenons donc à notre miroir aux alouettes. Donc, pour aider les internautes à faire baisser les coûts de leur accès à Internet, deux idées sont proposées.

La première, un abonnement gratuit de 18 heures mensuelles mais à une seule condition : avoir une barre publicitaire qu’il faut cliquer régulièrement, activité se surveillant par le mouvement de la souris. C’est le modèle proposé par Oreka.

Des personnes finirent par développer un outil qui cliquait automatiquement sur les bannières publicitaires, ce qui mettait à mal le modèle économique. L’offre fut rapidement abandonnée, et Oreka décèdera en 2005. Je vous renvoie à ce vieil article de mai 2005 de NextInpact (qui s’appelait PCInpact à l’époque).

Mais il y avait un autre outil, la barre publicitaire classique. Ce fut le modèle de la plus célèbre d’entre elles, Mediabarre.

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Vieux Geek, épisode 21 : Quake premier du nom entre niveaux tiers et vraie difficulté de jeu, toute une époque révolue.

Pour ce 21ième épisode, après 8 mois d’absence, j’ai envie de parler d’un jeu qui a marqué ma vingtaine naissante, Quake d’id Software.

Sorti en 1996, ce fut le premier jeu de tir à la première personne véritablement en 3D, et non pas en pseudo 3D comme tous ses prédécesseurs. Oui, c’est le genre de jeu qu’on a envie de sortir le soir, après une journée bien pourrie au travail.

Autant se défouler les nerfs sur des paquets de pixels que sur des écureuils ou des humains, non ?

A l’époque, les cartes d’accélérations graphiques sont inexistantes, et il faut le dire, le premier Quake quand il est sorti en 1996 est visuellement moche. Je vous renvoie ici à l’épisode 11 de la série Vieux Geek.

Depuis, le code source de Quake a été libéré en 1999, et des dizaines de versions améliorant le jeu sont sorties. Bref, 15 ans après la libération du code source, le développement est toujours actif. Un des points forts du jeu était d’être modulable côté difficulté (Facile, Normal, Dur) et d’avoir un niveau de difficulté caché, « nightmare » ou cauchemard en bon français.

D’ailleurs, une vidéo parodique existe et montre ce qu’aurait donné Quake s’il était sorti de nos jours. C’est assez hilarant… Et criant de vérité.

La différence avec nombre de jeux de l’époque (et depuis ?), est que l’on pouvait accéder à l’ultime niveau de difficulté que si on le cherchait bien. Quand des personnes se sont mises à la création d’épisodes entiers, que ce soit pour les extensions officielles ou pas, cacher l’accès au niveau de difficulté ultime devint un art. Même si id Software ne planqua pas très bien celui du jeu d’origine.

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Vieux Geek, épisode 20 : les jeux sous MS-DOS, quelle galère !

C’est grâce un fil lancé par Jean Sebastien Sauvage sur Google+ et une remarque de Lionel Hilaire que j’ai eu l’idée de cet article. Je veux parler des jeux de la grande époque du MS-DOS.

Il faut dire que jusqu’à ce que les jeux se lancent directement et uniquement sous MS-Windows (en gros vers 1999), il fallait jongler avec les réglages des jeux pour avoir le son, ou encore la souris fonctionnelle.

Il faut le dire haut et fort : MS-Dos était surement le système le plus pourri au niveau de la gestion de la mémoire, ou encore du matériel sonore.

Il faut dire que MS-Dos avait une vision spéciale de la mémoire. Conçu à l’origine pour ne fonctionner au maximum qu’avec 640 Ko de mémoire, car on considérait qu’en 1981, 640 Ko seraient long à atteindre. Et si l’on en croit la citation de Bill Gates faite en 1989, c’était trop optimiste.

I have to say that in 1981, making those decisions, I felt like I was providing enough freedom for 10 years. That is, a move from 64k to 640k felt like something that would last a great deal of time. Well, it didn’t – it took about only 6 years before people started to see that as a real problem.

Ce qu’on peut traduire par :

Je dois dire qu’en 1981, en prenant ces décisions, j’avais l’impression de proposer assez de liberté pour 10 ans. Autrement dit, le passage de 64k à 640k était vu comme une transition assez longue. Eh bien, ce ne fût pas le cas – il a fallu environ 6 ans seulement avant que les gens commencent à y voir un vrai problème.

Ce qui en a résulté un gloubiboulga infame de couches successives qui saucissonnait la mémoire vive. En gros :

  1. Mémoire conventionnelle : les 640 premiers Ko
  2. Mémoire supérieure : les 384 Ko suivants
  3. Mémoire étendue : le reste de la mémoire

Au secours !!!!

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Vieux Geek, épisode 19 : Le Speedtouch USB d’Alcatel alias la « Raie Manta ».

Ah, les débuts de l’ADSL en France. C’est vers 2002 que j’ai eu droit à l’ADSL chez Wanadoo à l’époque. Et j’ai eu droit au modem USB emblématique à l’époque… Le Speedtouch USB d’Alcatel connu sous le surnom de « Raie Manta ». C’était ça :

Speedtouch USB alias Raie Manta

Mais ne fuyez pas ! Je sais, c’était une horreur. Plantogène, d’une couleur à donner la grippe intestinale à un caméléon, elle a été au moins utile à quelque chose : démocratiser l’accès ADSL en France. Et je l’ai gardé plus de deux ans !

A cette époque, j’ai fait mes premières tentatives de passage pour de bon avec une distribution GNU/Linux. J’en ai déjà parlé en février 2008.

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Vieux geek, épisode 18 : DemoLinux et la révolution des LiveCDs.

Au début de l’histoire des distributions GNU/Linux, entre 1992 et 1998, pour tester, il n’y avait pas des infinités de choix : soit on l’installait en dur, soit sur une partition MSDOS (en utilisant UMSDOS).

Les machines virtuelles étaient inexistantes. Et les ordinateurs, même les machines haut-de-gamme du genre Pentium MMX / Pentium Pro / Pentium II (oui vers 1998, c’était du haut-de-gamme) n’étaient pas assez puissantes pour se permettre ce genre de fantaisie. C’est tout juste si on arrivait à faire émuler des machines 8 bits du genre Amstrad CPC.

En 1999, un projet dirigé par Roberto Di Cosmo – je vous conseille son livre « Le Hold Up Planétaire » – voit le jour, et reprends le principe déjà ébauché par feu Yggdrasil Linux (que vous pouvez récupérer si vous en avez envie) et la Slackware Linux avec une version spécifique pour les cartouches Iomega zip, à savoir un support de test qui ne nécessite aucune installation, en clair le principe même du liveCD.

Même si le site officiel de la DemoLinux est encore actif, j’avoue que j’ai joué de malchance, et je n’ai pas pu récupérer la moindre ISO du projet qui a été en fonctionnement entre 1999 et 2002. C’est à cette même époque que certains projets célèbres sont lancés, comme Knoppix par exemple.

Je dois avouer que ma première distribution en liveCD, ce fut… la Ubuntu Warty Warthog, alias Ubuntu 4.10. Ce qui donnait à peu près ceci à l’époque 😉

J’avoue que j’étais assez tétu, et j’installais les distributions GNU/Linux en dur… Autant dire que quand la virtualisation a pris ses lettres de gloire, j’ai foncé sur l’occasion… De pouvoir installer et réinstaller à volonté les distributions sans devoir passer des heures en croisant les doigts pour éviter de bousiller mon matériel !

Vieux geek, épisode 17 : La CBS Colecovision

Si on vous demande : « Quelle a été votre première console de jeu vidéo », les plus vieux répondront la NES de Nintendo, ou encore la Master System de Sega, voire la première PlayStation de Sony.

J’ai eu envie de vous parler de la seule console que j’ai jamais eu en main, un ovni de la deuxième génération de console, celle d’avant le krach du jeu vidéo de 1983. Et qui comme les autres consoles de la deuxième génération ont disparu par la suite.

Dans la deuxième génération, il y a la celebrissime Atari 2600, mais ce n’est pas d’elle dont j’ai envie de vous parler. Non. J’ai envie de vous parler de console sortie par Connecticut Leather Company, plus connu sous le nom de Coleco avec sa console, la Colecovision.

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