Jusqu’où se niche la propagande des majors…

Ayant acheté « The Piper At The Gate Of Dawn », j’ai pu lire ceci dans la jaquette du boitier :

Thank you for buying this music and for supporting the artists, songwriters, musicians and others who have created it and make it possible. Please remember that this recording and artwork are protected by copyright law. Since you don’t own the copyright, it’s not yours to distribute. Please don’t use internet services that promote the illegal distribution of copyrighted music, give away illegal copies of disc or lend disc to other for copying.

It’s hurting the artists who created the disc. It has the same effects as stealing a disc from the store without paying for it.  Applicable laws provide severe civil and criminal penalties for the unauthorized reproduction, distribution and digital transmission of copyrighted sound recordings

Non seulement le texte n’est compréhensible que par des personnes ayant un bon niveau en anglais, mais elle pue la propagande.

Commençons par la traduction.

Merci d’avoir acheté cette musique et pour soutenir ainsi les artistes, auteurs, musiciens et autres qui l’ont créé et ont rendu tout cela possible. Veuillez vous souvenir que cet enregistrement et les illustrations sont couvertes par le droit de copie. Comme vous ne possédez pas ce droit de copie, vous n’avez aucun droit de distribution. Veuillez ne pas utiliser de services internet qui promeuvent la distribution de musique sous droit de copie, abandonnez les copies illégales, ne prêtez pas ce disque à d’autres personnes pour qu’elle puisse le copier.

Cela fait souffrir les artistes qui ont créé le disque. C’est le même effet que de voler un disque dans une magasin sans le payer. Les lois existantes sanctionnent de peines sévères civile et pénale pour la reproduction sans autorisation, la distribution et la transmission  numérisée d’enregistrements sous droit de copie.

En dehors du terme inexact de vol – la copie digitale ne soustrayant pas l’objet de la personne lésée – j’ai décidé d’employer le terme « droit de copie » pour traduire copyright et non droit d’auteurs, car ce sont deux notions différentes.

Le copyright est :  « l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose une personne physique ou morale sur une œuvre de l’esprit originale. »

Ce n’est pas forcément l’auteur, mais plus souvent l’éditeur ou le distributeur de l’oeuvre en question.

Le droit d’auteur est : « l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose un auteur sur une œuvre de l’esprit. »

Ici, c’est bien l’auteur qui est « visé » par la notion en question.

Sur cet exemple précis, ce texte empeste la propagande à plein nez. Déjà, l’album d’origine est sorti en… 1967, il y a donc 43 ans. Autant dire que les investissements mis en oeuvre pour produire l’album ont du être depuis pas mal de temps amortis.

De plus, sur les quatre artistes de la formation de 1967, deux sont décédés : Syd Barret en 2006 (bien qu’il fut mort artistiquement dès 1968-1969) et Richard Wright en 2008. Donc, plus rien ne peut les blesser désormais.

De plus, on peut se demander si l’on a le droit de revendre un album… Car il est explicitement dit : « Comme vous ne possédez pas ce droit de copie, vous n’avez aucun droit de distribution. »

Ce qui est clair, c’est que la personne qui achète l’album, n’achète pas la musique, mais juste une autorisation d’écoute.  Sympathique comme remarque, non ?

Donc en gros, j’ai été complice de vol, en achetant via priceminister un sacré paquet d’albums… Autant dire que le droit de lire de Richard Stallman n’est pas loin de la vérité, au moins dans le domaine musical…

Cyrille Borne a écrit un article assez intéressant sur la musique et hadopi. Je compte lui écrire une petite bafouille dès que j’aurais tourné ma pensée de manière claire.

Je tiens à préciser que je ne soutiens nullement la copie non autorisée de musique, mais que l’on arrête de prendre les consommateurs pour des voleurs en puissance. Aucune industrie ne gagne à considérer sa clientèle comme de la merde.

Quelques films vu récemment.

Voici quelques films que j’ai vu récemment, dans le désordre le plus complet 😉

L’âge de Cristal (Logan’s Run). C’est un film de 1976 de Michaël Anderson. Dans un futur tout à fait dystopique, l’humanité vit dans un monde, « la cité » où l’on ne vit pas plus de 30 ans. L’age de chaque personne est donné par un cristal implanté dans la main. Le jour du 30ième anniversaire, a lieu la cérémonie du Carroussel, où les personnes sont « mises à mort » pour renaître.

Logan, joué par Michaël York, est un limier, un chasseur / tueur de fugitif (un peu comme Deckard dans Blade Runner). Les autorités lui donne l’ordre de trouver le lieu où les fugitifs ayant réussi à s’enfuir survivent en dehors de la cité, « Le sanctuaire ».

Les effets spéciaux ont très mal vieilli (spécialement la vue de la cité qui montre clairement que ce sont des maquettes qui sont utilisées), mais l’intrigue est prenante. Même si la fin est un peu trop… Mais non, je n’en dirais pas plus 😉

A noter la présente de Farah Fawcett dans le film.

Deuxième film : « The Phantom of the paradise ». Dans ce film de 1974, Brian de Palma revisite un célèbre mythe en le transposant le monde musical. Sur fond de musique volée, on voit comment la vengeance peut devenir destructrice.

Et c’est aussi une sacrée critique de l’industrie musicale de l’époque, qui passe allègrement du mouvement « hippie » (avec les « Juicy Fruits ») au début du film à Beef, qui symbolise le Hard Rock de cette époque).

A voir ne serait-ce que pour la prestation de William Finley.

Troisième film : « Tron ». Tourné en 1982, ce film de science fiction de Walt Disney nous plonge dans un monde assez spécial. Celui d’un ordinateur. Avec des effets spéciaux qui ont horriblement mal vieilli (pire que les effets spéciaux du premier opus de Star Wars sorti 5 ans auparavant).

Ultra connu pour la course des véhicules lumineux, ce film est franchement kitsch.

Et c’est ce qui en fait une référence. Cependant, le scénario qui se résume encore à une trahison et une vengeance est un peu rapide pour le dénouement. Les effets 3D en fil de fer, les personnages vétus de combinaisons qui font penser à des circuits imprimés, et les allusions à certains langages de programmation en font cependant un bon moment à passer… Histoire de voir à quel point l’informatique a évolué en une trentaine d’années.

Il semblerait qu’une suite soit prévue pour l’année prochaine.

C’est tout pour aujourd’hui ! 🙂

Hadopi ? La preuve même du rejet du darwinisme économique.

Par darwinisme, je pense surtout à l’idée : s’adapter ou disparaître.

Hadopi, cette loi inapplicable (à moins de fliquer chaque ligne et chaque internaute, sans oublier le mouchard payant et non interopérable qui fera de chaque utilisateur d’informatique n’utilisant pas un PC sous Windows un coupable par défaut), dépassée technologiquement (cryptage des communications, réseau privé virtuel, abandon du pair-à-pair traditionnel pour des sites d’hébergement, diffusion par flux) qui coutera plusieurs dizaines de millions d’euros (dixit les fournisseurs d’accès) ne rapportera pas un seul centime à la création, et encore moins aux intermédiaires que sont les maisons de disques dont le rôle principal est de vendre de la galette plastifiée.

Après une quinzaine d’années plutôt faste, entre 1985 et 2000 – il fallait bien remplacer les vynils et les cassettes stéréo par des CDs – l’industrie du disque n’a pas voulu admettre que l’accès à l’internet et donc à la musique au niveau mondial ne se ferait plus par elle.

Et cela, c’est inacceptable pour des personnes qui ne veulent pas voir disparaître leur monopole de fait : imposer aux acheteurs la musique – ou la daube, même si c’est insulter ce plat de cuisine – formattée, prédigérée, des artistes savonnettes comme à la grande époque des yéyés (1961 – 1963) ou plus récemment les diverses télé-réalités musicales.

Comme jadis dans les années 1980, la copie sur cassette devait tuer la création, l’internet est maintenant rendu responsable. C’est vrai qu’il est impensable de voir les artistes proposer directement leur création à leur public. Quelle idée insensée !

Ne plus avoir besoin des circuits de distributions classique, et donc ne plus utiliser un intermédiaire couteux comme une maison de disque… Quelle hérésie.

Pour moi, hadopi sera un fiasco et je ne donne pas plus de deux ans à vivre à cette institution qui sera bientôt synonyme d’accusations injustifiées, d’usine à gaz, et on ne verra pas la moindre vente supplémentaire de galette plastifiée.

Ce n’est pas non plus les idées du rapport dit « Hadopi 3 » qui changeront la mise. La mise en place d’une carte discriminatoire sur l’age, les personnes de plus de 25 ans n’aurait pas le droit de découvrir de nouvelles musiques, ne changera rien.

Les majors ont TOUJOURS (ou presque) produit de la merde ou l’on entretenu. Comme jadis les dinosaures ont disparus, victimes d’un astéroïde et de leur inadaptation aux changements du climat terrestre, comme jadis les métiers à tisser mécanique ont disparus (malgré le combat des luddistes), les majors se doivent de disparaître.

Il y a eu des musiciens avant que la musique ne s’incarne dans du vynil ou du plastique. Il y aura des musiciens après cela.

La musique est par définition immatérielle, et de sa longue histoire, les deux siècles qui viennent de s’écouler ne sont que quelques instants.

Maintenant, on verra bien si les industries du disque seront s’adapter… Mais vu le combat qu’elles mènent contre leurs – futurs – clients…

La dystopie dans les films et les livres… Mes préférés.

On appelle « Dystopie » : « un récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur, et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur. »

J’avoue que j’ai toujours aimé ce genre. Voici donc mes préférés dans ce domaine. En commençant par les livres :

  • 1984 de George Orwell.
  • Le meilleur des mondes (Brave New World) d’Aldous Huxley
  • Farenheit 451 de Ray Bradbury
  • La saga des Tripodes de John Christopher
  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick

Sur grand écran :

  • Blade Runner (tiré du livre de Philip K. Dick)
  • Soleil Vert avec Charlton Heston
  • L’age de Cristal
  • Dark City (Alex Pryas)
  • Gattaca
  • Orange Mécanique d’après le livre d’Anthony Burgess

C’est déjà une sacrée liste, non ?

Merci InLibroVeritas :)

Depuis mon achat de l’excellent « La bataille Hadopi », je suis devenu un « fan » d’InLibroVeritas.

Et pour cause, depuis ce premier achat, j’ai rajouté à ma collection :

Autant dire que mes achats chez ce libraire pas comme les autres vont se multiplier !

De l’absence de culture flagrante des dirigeants de vendeurs de galettes.

Ayant lu – en diagonale – le rapport Zelnick – alias Hadopi 3 – en dehors du rejet idiot de la licence globale (qui est selon moi une des voies à explorer pour une rémunération plus juste des auteurs), et en dehors de la mise sous perfusion des intermédiaires que la révolution numérique rend obsolète, il m’est revenu une citation célèbre d’un certain Maximilien de Robespierre.

« Louis doit mourir parce qu’il faut que la patrie vive. »

Le Louis en question est Louis XVI, et cette phrase a été prononcée lors du procès de Louis XVI début 1793.

Et si on remplace « Louis » par « L’industrie du disque » et « patrie » par « musique », on comprend à quel point cette phrase est prémonitoire.

La musique a vécu avant qu’elle soit matérialisée dans du vynil, puis du plastique, elle vivra après le vynil et le plastique. Les mouvements luddistes se sont toujours cassés les dents, et l’industrie du disque dans son combat luddiste contre l’internet fera de même.

La version de ThisOneIsOnUs de « The Gift » : un vrai cadeau de noël pour les fans de NiN.

Et je pèse mes mots. Depuis près d’un an, l’équipe derrière « ThisOneIsOnUs » travaille sur les vidéos du paquet « The Gift » et sur le concert de Las Vegas en 2008. Même si le concert ne sera disponible que dans deux mois (soupir !), la version compilée des 3 concerts filmés sur « ordre » de Trent Reznor prennent ici toute leur puissance.

This One Is On Us : the gift

Histoire de mettre en bouche avant la suite de l’article, la bande annonce, disponible sur youtube :

Après un menu animé qui propose de choisir entre deux sonorisations (2.0 ou 5.1), on peut choisir aussi entre pas de sous-titres ou ceux disponibles dans une huit langues (anglais, espagnol, français, néerlandais, brésilien, allemand, grec ou slovène).

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This One Is On Us : enfin la première partie disponible.

Cadeau de Noël un peu tardif, la première partie du mythique « Another Version Of The Truth », qui contient deux vidéos de concert du groupe NiN est enfin disponible. La première partie, c’est celle qui a déjà été utilisée à de nombreuses reprises, à savoir ce que Trent Reznor avait appellé « The Gift » : des vidéos en Haute Définition des concerts de Sacramento, Victoria et Portland de la tournée de 2008.

Si on en croit le planning, la deuxième partie, à savoir le concert de Las Vegas sera disponible courant février 2010, la partie bonus devant être disponible courant janvier 2010.

En tout cas, j’avoue que je me suis pincé quand j’ai lu le courrier que j’ai reçu dans ma boite aux lettres, je cite :

thisoneisonus is proud to announce the launch of the first professionally edited, color corrected and authored release – The Gift. Initially, it’s available by bittorrent, and physical distribution will begin soon.

Traduit à l’arrache :

thisoneisonus est fier d’annoncer le lancement de la première version éditée professionnellement, à la couleur corrigée et mis en scène – The Gift. Il sera initialement disponible via bittorrent, et la distribution physique commencera bientôt.

Il faut dire qu’il est actuellement disponible en blu-ray, DVD double couche (miam !), youtube, en .mov et au format ipod.

Autant dire que mon client transmission-gtk-svn (Pour les archlinuxiens) risque de chauffer ce week-end 😉

Bilan culturel personnel pour 2009.

Alors que l’année 2009 meurt lentement – pas trop tôt ! – j’ai voulu faire un petit bilan culturel personnel.

En dehors de la bagarre pour savoir qui a sorti la phrase « Quand j’entends culture, je sors mon révolver » (Göring, Baldur Von Schirach ?), je considère que la culture n’est pas une insulte, surtout vu les perles sorties cette année ne serait-ce qu’Hadopi


Quand j'entends le mot culture, je sors mon… par hublera

Bref, voici mon bilan culturel : j’ai vraiment découvert Pink Floyd sur le conseil d’un ami et artiste – qui a décidé de m’initier à Deep Purple ! – ainsi que Portishead, Tarnation, Gary Moore, The XX (sur les conseils d’une amie et collègue très branchée musique), Joy Division, et The The.

Pas d’artistes français, car actuellement, hein…

Sur le plan littéraire ? J’ai découvert Brett Easton Ellis, Haruki Murakami, Shalom Auslander et la dernière mais pas des moindres, Yoko Ogawa.

Sur le plan cinématographique : toujours grace à mon amie et collègue, j’ai découvert des films dont j’ignorais l’existence où j’avais vaguement entendu parler : « Dark City » (Alex Pryas), « Mysterious Skin », « Donnie Darko », ainsi que la série anglaise de la BBC avec Rowan Atkinson « Black Adder ».

Bref, une bonne année sur le plan culturel. L’année prochaine ? Je compte me finir ma collection entamée des Pink Floyd, me procurer « Third » de Portishead, lire encore plus, et surtout ne pas acheter la daube des marchands de galettes plastifiés.

L’ultime compilation live des NiN ?

Même si Trent Reznor a annoncé la « fin » de Nine Inch Nails en 2009, les fans font preuve d’une créativité sans commun pour rendre hommage à ce groupe mythique.

Un exemple récent est une compilation des morceaux en live de NiN pour la tournée de 2009, qui s’appelle « nine inch nails banged and blown through (live 2009) »

Couverture de la compilation  "Banged and Blown through"

Composée de 90 titres pour une compilation d’environ 6 CDs (!!!), elle couvre l’ensemble des concerts de l’ultime tournée. Je n’ai pas encore écouté l’ensemble, mais je pense qu’il va y avoir de la gravure de CD très bientôt 😉

Le nécro-commerce : « nouvelle » idée pour vendre de la galette plastifiée ?

Quand j’étais au lycée (entre 1989 et 1993), il ne se passait pas une année sans qu’on trouve « par miracle » une nouvelle série d’inédits de Jimi Hendrix ne soit proposé à la vente.

Plus de 15 ans sont passés, et encore récemment, on a eu droit à l’arrivée prochaine d’une nouvelle série d’inédits de Jimi Hendrix ou plus récemment, près de 3 ans après sondécès médiatisé à un nouvel album d’inédits de Gregory Lemarchal, ce dernier – histoire de se donner une bonne conscience ???? – au profit de l’Association Gregory Lemarchal qui lutte contre la mucoviscidose.

Comment ne pas rapprocher cette sortie du grand barnum qui a accompagné l’explosion des ventes d’albums – post-mortem – de Michael Jackson et de l’exploitation jusqu’à plus soif des dernières images du vivant de celui qui s’était autoproclamé « King of the pop ».

Et que dire de la réédition de la totalité des albums des Beatles, alors qu’il ne reste plus que la moitié du groupe encore en vie – au profit des héritiers de Michael Jackson qui avait en 1985 racheté les créations des Fab Four – à savoir Richard Starkey (alias Ringo Starr) et Paul McCartney ?

Alors l’industrie du disque – qui ment comme une arracheuse de dents, cherchant un bouc émissaire idéal dans leur non adaptation à l’internet et à la musique numérisée dans les vilains pirates – cherche-t-elle une nouvelle façon de siphonner encore plus les portefeuilles des consommateurs déjà vidés par la démultiplication des supports de loisirs depuis des années (cd, dvd, musique sur téléphone portable, jeux vidéos, etc…)

En tout cas, je l’avoue : ras le popotin du nécro-commerce et du matraquage médiatique actuel.

Ah, Hope Sandoval… Quel bonheur.

Normalement, je devais parler dans cet article d’un truc de g33k, mais ayant reçu le dernier Hope Sandoval & The Warm Inventions, j’en profite pour faire une rapide note sur celui-ci.

Hope Sandoval, c’est la chanteuse du duo Mazzy Star, dont j’avais parlé dans un billet sur mon autre blog, il y a environ un an.

Comme pour l’album « So Tonight That I Might See » (sorti il y a 16 ans !), Hope Sandoval nous propose un album tout en douceur, jazzy, lascif – mais pas lassant.  Quand on commence à l’écouter, on se repose, et on laisse l’esprit vagabonder dans un monde de douceur. Et on s’étonne que presqu’une heure est passée quand l’album se termine.

A découvrir pour changer un peu de la daube avariée actuelle !

Ligne de failles : drame familial en quatre actes.

Ce roman de Nancy Houston nous plonge dans le quotidien de quatre enfants agés de 6 ans, chacun étant le fils ou la fille du personnage de la partie qui suit. Deux garçonnets (Sol et Randall) et deux fillettes (Sadie et Kristina) nous racontent leur vie. Leur vie qui est bouleversé par les conséquences des actes des adultes de leur époque.

Entre chaque génération (Sol qui vit en Californie en 2004, Randall qui vit à Haïfa en 1982, Sadie qui vit au Canada en 1962 et Kristina en 1944 en Allemagne), les liens sont tissés. Telle une enquête policière, Nancy Houston posent les jalons parfois énigmatiques qui s’éclaircissent d’une partie du roman sur l’autre.

Un roman un peu déroutant au début, mais qui est très intéressant au final.

L’arbre d’Argent : un grand Lisa Gerrard.

2006. Lisa Gerrard sort un nouvel album, « The Silver Tree ». Et contrairement au reste de ses créations, celui-ci n’est pas sorti chez 4AD.

Dès le début, on retrouve des sons connus. Les 6 minutes de la première piste « In Exile » passe en un instant, bercé par la voix enchanteuse de Lisa Gerrard.

Après un court entracte, « Come Tenderness » vient bercer l’auditeur, et on a l’impression que Lisa Gerrard nous serre dans ses bras. Une musique pure, éthérée enveloppe l’auditeur. La transition avec la piste suivante est transparente. « The Sea Whisperer » est un autre bijou de l’album.

« Mirror Medusa » signe l’absence de Lisa, mais ce n’est que pour mieux revenir. Les cordes de ce morceaux donnent une ambiance sombre, à l’image de la pochette qui n’est pas des plus joyeuses.

Justement, avec la piste « Space Weaver », Lisa nous revient encore plus éthérée, encore plus spirituelle. Spiritualité complété par un « abwoon » (Le « Notre Père » en Araméen) jadis publié sur « Immortal Memory ».

Suit « Serenity », déjà interprété durant la tournée mondiale de Dead Can Dance en 2005 sous le nom de « Yamyinar »

Arrive le titre le plus sombre (et le plus long) de tout l’album : « Towards the tower ». Froid, c’est le moins qu’on puisse dire. Lugubre aussi. A ne pas écouter en pleine nuit par mauvais temps 😉

Après deux morceaux très court (« Wandering Star » et « Sword of the samurai ») arrive un morceau superbe, qui me laisse presque sans mot : « Devotion ». La voix de Lisa Gerrard nous emporte encore un fois. Et il ressemble étrangement à « Sanvean » disponible sur l’album « The Mirror Pool« .

« The Valley of The Moon » conclue cet album, digne héritier de son premier opus en solo « The Mirror Pool« . J’attends avec impatience de pouvoir écouter son dernier album « The Black Opal », bien qu’il soit déjà disponible à la vente sur son site.