Règlement de compte à Linux Corral, dernière partie : Quand on me parle d’innovation dans le monde des interfaces graphiques…

…J’explose de rire. C’est vrai, depuis l’arrivée des interfaces graphiques utilisateurs dans le monde de la micro-informatique, les développeurs de nouvelles interfaces promettent une révolution lié à l’innovation. Il faut rester honnête. Rien de vraiment nouveau n’a été inventé depuis l’époque de NeXT, sauf avec l’arrivée des écrans tactiles où on manipule l’interface avec les doigts et non plus avec une souris.

Mis à part les écrans tactiles, depuis la fin des années 1980, on peaufine plus qu’on innove. Dès les années 1970, Xerox avec son ordinateur prototype Alto en 1973 a posé les bases de l’interface graphique utilisateur.

Une célèbre démo avait été faite par les chercheurs de Xerox à la toute jeune Apple Computer qui vendaient alors des Apple II par camions entiers.

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Ma quête pour une distribution GNU/Linux idéale pour un Asus eeePC 1005, épilogue.

Voici donc arrivé l’épilogue de cette mini-série d’articles pour donner une deuxième vie au Asus eeePC 1005 dont j’ai hérité. Après le premier et le second épisode de la série, attaquons sa conclusion.

Le tout s’est passé en deux temps. Durant près de 24 heures, j’ai utilisé la Viperr 06 sur le notebook. Cependant, le thème trop sombre, et le conky un peu trop complet me mangeait de la surface à l’écran.

La SalixOS était aussi un choix à étudier, mais j’ai préféré prendre une base rolling release au final.

Après avoir réfléchi, j’ai « gravé » sur clé USB la dernière ISO d’ArchLinux en date et j’ai installé avec Xfce dessus. J’ai enlevé certains outils inutiles, comme Xfburn par exemple. J’ai cependant « commis » une gaffe, en ne créant pas de partition /boot séparé… Oups !

Étant donné que c’est un processeur 32 bits, j’ai du faire attention. J’ai rajouté sur la version de Xfce installé LibreOffice, Quodlibet (avec ma musicothèque), cheese (pour la webcam, mais il faudra que je trouve une solution plus légère), Mozilla Firefox.

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Une distribution GNU/Linux rolling release ne se réinstalle que dans deux cas…

Le premier ? Un changement d’ordinateur. Le deuxième ? Quand un disque dur rend l’âme. J’ai déjà été dans cette situation en avril 2013.

Ce matin, j’ai connu une nouvelle fois cette mésaventure. Chronologiquement ?

10 h 20 : j’essaye d’allumer mon ordinateur portable, le démarrage est bloqué, m’annonçant des problèmes au niveau du disque dur interne.

10 h 25 : je démarre la machine sur un liveDVD d’Ubuntu. La sanction tombe : 26 mauvais secteurs sur un disque de seulement 400 Go.

10 h 35 : je téléphone à l’assembleur le plus proche, qui m’annonce la note. 65€ pour un disque de 500 Go. N’ayant pas besoin de plus en terme de capacité et voulant réparer la panne rapidement, je me prépare et je vais payer la douloureuse.

11 h 35 : je démonte le berceau du précédent disque dur, en me tordant le poignet pour dégripper les vis de montages.

11 h 50 : j’ai fini de remonter les vis aussi grosses que des ongles de nouveau né. Durant ce temps, mon ordinateur fix m’a créé une ISO d’installation d’Archlinux.

12 h 45 : j’ai fini l’installation avec une Archlinux, et j’ai rajouté dessus Mate Desktop 1.9.x. Je voulais tester Mate Desktop 1.9 en grandeur nature, ça me démangeait.

Pause repas, puis installation de la logithèque : LibreOffice, Gimp, et plein d’autres outils.

13 h 55 à 14 h 45 : copie des données (75 Go de musique, c’est long à faire recopier).

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Elementaire, mon cher Watson.

ElementaryOS, c’est la distribution dérivée d’Ubuntu (nul n’est parfait) qui monte en ce moment. Mon ami, le diablotin, en est super fan. J’en ai parlé dans un « en vrac' » récent, car les développeurs ont montré leur gestionnaire de fenêtre, dérivé des technologies de Gnome Shell, j’ai nommé Gala.

J’ai donc récupéré la dernière ISO de développement hebdomadaire, en 64 bits, histoire de tester un peu cette distribution qui a actuellement le vent médiatique en poupe, voir cet article dithyrambique de Tux-planet.

Ecran de démarrage d'elementaryOS

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PlayOnLinux : la MAUVAISE réponse à un VRAI problème.

Parmis les erreurs qui circulent autour des OS basés sur du logiciel libre, une des plus fréquentes : c’est un autre Microsoft Windows.

Ce qui est une énorme erreur. Les distributions linux et les BSD libres ne sont pas des Windows-bis. Ce sont des OS à part entière, ayant des logiques propres à eux… Et une logithèque franchement monstrueuse, sauf dans le cas des jeux (mais pour cela il y a des consoles de jeux).

Le gros hic, c’est l’absence de grands noms des logiciels non-libres, que ce soit la suite bureautique de Microsoft, les logiciels de PAO et de retouche de photos d’Adobe pour ne citer que les plus gros qui viennent spontanément à l’esprit.

Deux solutions, profitable à l’environnement du libre, reste alors :

  1. Forcer la main aux éditeurs pour qu’ils pondent une version native linux / BSDs libres
  2. Utiliser les logiciels libres équivalents aux grands noms sus-nommés qui existent aussi la plupart du temps sous MS-Windows : LibreOffice, Gimp (pas nécessaire d’avoir Adobe Photoshop pour retoucher 3 photos par an), etc…

Et il existe une méthode plus facile, mais franchement dommageable : l’utilisation d’outils d’interprétation, comme l’excellent Wine, via des interfaces en Bash et Python comme PlayOnLinux.

Ma réflexion est partie d’une réaction épidermique :

fredbezies Comment tuer libreoffice…♺ @planetlibre: [PlayOnLinux] Microsoft Office 2010 est disponible !… http://www.planet-libre.org/?post_id=8624

L’article avait été entre temps modéré par Christophe Gallaire qui a pondu un joli pavé lié à ma gueulante.

Pour moi, cette possibilité d’émuler Microsoft Office 2010 sous GNU / Linux (et BSDs libres ?) signifie que :

  1. LibreOffice pue de la bouche, que c’est un logiciel immature…
  2. Mieux vaut utiliser un logiciel à 170 € (en violant le CLUF, car l’utiliser en dehors d’un MS-Windows, où est la légalité ?) qu’un logiciel qui fait parfois aussi bien sinon mieux pour 0 €…
  3. Envoyer paître les codeurs qui se battent à faire du code portable, donc pouvant aider les utilisateurs à connaître autre chose qu’un certain nombre d’entre eux se procurent de manière peu orthodoxe 🙂

Maintenant, à vous de voir si vous préférez soutenir le choix et le logiciel libre, ou un quasi-monopole de fait avec des logiciels d’interprétation de code comme Wine.

Si vous aimez les interviews de geeks…

Alors jeter un oeil sur cet article de geekbooster, qui répertorie les 50 premières interviews, dont celle de votre serviteur.

Parmi les 50, voici mon top 3…euh 5. Chronologiquement :

  1. Tux Planet, créateur d’un planet qui devient un planet-ubuntu bis à long terme… Ah, les dangers de la monoculture en informatique, même libre…
  2. Korben pour ses très bons articles.
  3. Webynux… Car cela fait du bien de ne pas lire uniquement linuxfr 🙂
  4. La Geekette… Ben, ouais, faut bien des répresentantes du beau sexe !
  5. Le MAITRE : Cyrille Borne… Pas besoin de préciser pourquoi 😉

Bonne lecture. Et la liste des 50 interviews :

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Et SeaMonkey 2.0 dans tout cela ?

Alors que Shiretoko alpha2 vient juste de sortir (), j’ai envie de parler d’un certain SeaMonkey 2.0, qui se basera sur un Gecko 1.9.1 final (base de Firefox 3.1 alias Shiretoko).

Un bogue intéressant, c’est le bogue 394522 : « Migrate SeaMonkey preferences panes to use <preferences> »

En clair, c’est une volonté d’utiliser les outils du toolkit de Mozilla Firefox et de laisser tomber lentement mais surement le vieux code XPFE qui commence à prendre la poussière.

En effet, si on ouvre les préférences d’un SeaMonkey (version de développement) récente, on s’aperçoit d’un message, qui annonce que la migration est en route.

Le panneau des préférences en cours de migration

En ce qui concerne l’abandon du code XPFE dans SeaMonkey, le code a connu une purge dans ce domaine depuis quelques temps. Cf les bogues 380786 et 386906.

D’ailleurs l’alpha1 de SeaMonkey 2 ne saurait tarder, le code devant être gelé aux alentours du 9 septembre.

Ce sera une bonne nouvelle pour les fans du successeur de la suite Mozilla dont les buts sont précisés sur cette page.

Le retour d’un serpent de mer : QT avec Mozilla ;)

Sous linux et autres unix, Firefox utilise le toolkit GTK. Or à une époque reculée, un port pour QT pour la suite Mozilla avait été commencé, puis abandonné. cf le bogue 178987.

Or, en lisant OSNews, j’ai pu lire que le port était de nouveau en vie. Le wiki de Mozilla propose des infos pour compiler cette version. Cependant, j’ai préféré prendre une version déjà précompilée, en l’utilisant sous une Fedora 10 alpha 32 bits avec KDE 4.1. Gain de temps ? Une bonne heure 🙂

La version proposée semble être basée sur du code compilé le 4 août 2008.

Voici donc le résultat avec Acid3 et Google :

Acid3 sous Shiretoko en version QT

Google sous Shiretoko en version QT
Pour la petite histoire, peu après la libération du code source de mozilla fin mars 1998, le premier port fut effectué sous QT par Trolltech.

http://trolltech.com/company/newsroom/announcements/00000007

Le bogue qui permet de suivre l’évolution du port est le 448989. Donc si vous êtes intéressé par l’intégration de QT, c’est le bogue à suivre.

Vladimir Vukićević explique le pourquoi du comment de ce port.

Bref, c’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de KDE 4.x qui auront désormais un look natif pour les widgets, du moins quand Shiretoko sortira 🙂

24 heures sous Ubuntu Hardy Heron.

Cela fait un peu plus de 24 heures que j’ai migré mon PC portable sous Ubuntu Hardy Heron. Il s’agit d’un Acer 5520 :

  • AMD Athlon64 X2 K55 (de 800 Mhz à 1800 Mhz en fonction des besoins)
  • 2 Go dont 256 mangés par le circuit graphique Nvidia GeForce 7000M
  • 120 Go de disque dur.
  • Circuit Atheros 5007eg pour le wifi
  • Graveur DVD
  • Ecran 15.4″ en WXGA (1280×800)
  • WebCam Acer Crystal Eye

Après avoir récupéré l’image « live » d’une version « nocturne » récente (celle du 6 avril 2008) en version AMD64, j’ai pu constaté, modulo la résolution écran et le circuit wifi que tout était supporté, même la webcam 🙂

J’ai donc sauté le pas, et j’ai lancé l’installation en utilisant le port ethernet pour pouvoir récupérer les premières mises à jour, et aussi me permettre de récupérer les paquets pour me connecter en Wifi, même si la connexion en utilisant ndiswrapper n’est pas toujours trop reposante pour le système nerveux.

J’ai préféré la distribution en 64 bits pour un seul point : pourquoi utiliser une distribution 32 bits alors que je pourrais utiliser une version 64 bits sur mon PC ? Le seul point vraiment laxatif étant la connexion wifi, mais on peut toujours se dépanner avec la connexion filaire, même si ce n’est qu’un pis-aller.

Bref, après l’installation, j’ai pu profiter d’une distribution avec un noyau 2.6.24, de Gnome 2.22.0 (en attendant la version 2.22.1 qui doit sortir aujourd’hui). Avant de configurer ma connexion wifi, j’avais besoin d’avoir la bonne résolution d’écran, car après l’installation, la résolution était bloqué en 800×600, un brin inconfortable, surtout quand on peut avoir du 1280×800 en résolution maximale !

Après avoir installé les pilotes propriétaires pour mon circuit Nvidia (opération se limitant à ouvrir l’outil « Pilotes de périphériques » et à demander l’activation du pilote nvidia), j’ai été après un redémarrage en 1280×800 sans rien demander. J’ai juste du installer l’outil Compiz-Config Settings Manager pour définir les options de Compiz qui m’intéressait.

La configuration de la connexion wifi a été paradoxalement plus simple que je le pensais. Après avoir désactivé le module « ath_pci » dans l’outil « Pilotes de périphériques », j’ai ensuite suivi le tutoriel concernant ndiswrapper.

Le gestionnaire de pilotes propriétaires sousUbuntu Hardy heron

La connexion a été ensuite assez « rapide ». Le seul problème est que j’ai du bataillé pour que la connexion ne se fasse pas sur la borne wifi en libre accès d’un hôtel près de chez moi :/

Coté logiciel, on dit souvent que le 64bits est une vraie galère… Rien de plus faux avec cette version d’Ubuntu. Pour mon utilisation, l’implémentation libre fonctionnelle swfdec 0.6 convient très bien pour les sites de vidéos en ligne. Contrairement à l’usine à gaz qu’est Gnash.

Enfin, en ce qui concerne Java, rien ne vaut le greffon IcedTea qui permet d’avoir enfin un Java potable en 64 bits.

Le greffon IcedTea sous Epiphany 2.22.0

Maintenant, il faudra voir avec le temps ce que vaudra au final cette version LTS de la distribution Ubuntu. Quoique j’ai une politique « stricte » envers les mises à jour : ne pas les faire sans avoir un minimum de retour jusqu’à la sortie de la version finale, d’ici 3 grosses semaines 😉

Un petit bogue d’affichage dans Brasero ?

J’utilise l’excellent Brasero pour graver mes cd / dvds dans Gnome. Hors, j’ai du tomber sur un petit bogue d’affichage, alors que je n’avais de 2,1 Go de données à graver 🙂

bug d'affichage dans Brasero

Gravure parfaite utilisable par la suite… Ce qui est quand même étrange, au final 😉

Vous n’auriez pas déjà été confronté à un tel bogue, par hasard ? Quoique cette valeur négative me semble familière…