N’enterrons pas Upstart trop vite…

La nouvelle a fait le tour de la blogosphère linuxienne. Debian GNU/Linux pour sa version Jessie (qui sortira courant 2015) a choisi comme système d’initialisation systemd. Du moins, c’est pour le moment au conditionnel, je recopie la partie du message concernant l’annonce :

We exercise our power to decide in cases of overlapping jurisdiction (6.1.2) by asserting that the default init system for Linux architectures in jessie should be systemd.

Ce qui donne traduit :

Nous exerçons notre pouvoir de décider en cas de chevauchement des compétences (6.1.2) en affirmant que le système d’initialisation par défaut pour les architectures Linux de jessie devrait être systemd.

J’ai mis la partie intéressante en gras. Et la traduction ? Dirons-nous que c’est de la traduction automatisée légèrement retouchée 😉

Sauf erreur de ma part, should est le conditionnel du verbe to shall, qu’on traduit par devoir, dans l’idée d’une possibilité.

Tant que je n’ai pas d’ISO de la Debian GNU/Linux testing proposant systemd par défaut, je resterais prudent.

Même si c’est un coup dur pour Canonical qui voudrait bien proposer à sa source de paquets son système d’initialisation, upstart, la situation n’est pas si mauvaise que cela pour l’entreprise à l’origine d’Ubuntu.

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De la « fausse » diversité des distributions GNU/Linux.

Quand monsieur ou madame Michu apprend l’existence de Linux – faut pas aller directement à l’appellation distribution GNU/Linux – c’est avec des projets comme Ubuntu par exemple. Et un jour, le concept de distribution apparait dans son esprit.

Et pour les plus curieux, ils apprennent l’existence de distrowatch, source de trolls sans fin. Et quand il voit les statistiques de fréquentation, l’idée même qu’il existe une centaine de distributions GNU/Linux voire plus les effrayent.

« C’est quoi ce bazar ? » pourrait-être la première réflexion. La deuxième serait « Pourquoi y en a-t-il autant ? » Et la troisième (si on arrive à ce stade avancé ce qui n’est pas gagné) : « C’est quoi la différence ? »

Si on prend la seule statistique qu’il est difficile de contester sur Distrowatch, c’est celle qui liste hebdomadairement les distributions indexées sur le site. En gros, une bonne partie de ce qui existe et a existé depuis 2002, année de naissance de Distrowatch.

Si on prend le bulletin du 12 août 2013, on peut lire :

DistroWatch database summary

– Number of all distributions in the database: 761
– Number of active distributions in the database: 304
– Number of dormant distributions: 48
– Number of discontinued distributions: 409
– Number of distributions on the waiting list: 303

Quoi ? 761 distributions listées ? 409 abandonnées ? Et 304 actives et maintenues ? De quoi effrayer. Cependant, cette diversité est largement un trompe l’oeil. Surtout si on considère les grandes familles qui existent.

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SlackE17 : quand e17 et Slackware Linux se marient pour le meilleur…

e17, le « duke4ever » des environnements de bureaux étant enfin sorti – en espérant que le délai jusqu’à e18 ne sera pas de 12 ans – il est à la mode de le proposer avec toutes les distributions en ce moment. Avec plus ou moins de bonheur et de réussite en fonction des essais.

Or, et sauf erreur de ma part, je ne l’ai pas encore vu à l’oeuvre avec la Slackware Linux, la distribution qui m’a fait découvrir Linux il y a pas mal d’années, une grosse quinzaine d’années environ 😉

J’ai donc trouvé le projet SlackE17 qui permet de proposer sur une Slackware Linux stable récente d’installer e17. La dernière version disponible au moment où je rédige cet article est celle du 23 décembre 2012.

Pour des raisons pratiques, après avoir récupéré la version 64 bits de la Slackware 14.0, j’ai fait une installation des plus basiques, n’installant que X, pour éviter toute « pollution » liée à l’installation d’un autre environnement, et conserver ainsi une expérience aussi proche de l’original que possible.

Bien entendu, la Slackware Linux installée étant à jour avant le lancement de l’installation des paquets de la SlackE17. Le tout dans une machine qemu 64 bits, avec un disque de 128 Go. Et j’ai utilisé links pour récupérer les fichiers nécessaires.

Le point le plus ennuyeux, ce fut de récupérer lua, une des dépendances d’edje, un des composants d’e17. J’ai finalement du passer par Slackbuilds.org.

Une fois Lua installé, il m’a suffit d’entrer la commande ./slacke17-install.sh max et de patienter deux grosses minutes.

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SalixOS 14 est sortie, vive la Slackware Linux pour être humain glabre :)

7 semaines après la sortie de la version béta 1 dont j’ai parlé début octobre, , après 4 versions RCs, voici enfin la version finale de la SalixOS 14.

La version 14.0 de la SalixOS se base sur la Slackware Linux 14.0, avec Xfce 4.10, Midori en lieu et place de Mozilla Firefox, Exaile pour le son, Parole pour la vidéo, LibreOffice 3.6.3 pour la bureautique, flash préinstallé (les barbus sont invités à sortir de la salle, merci), etc…

J’ai mis la main sur la version 64 bits de la Salix 14.0 en saveur Xfce.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom salix64-xfce-14.0.iso -no-frame -boot order=cd &

L’installateur se lance, et j’ai choisi le mode installation automatisée, et l’installation complète. Elle est assez simple d’accès, et j’ai vraiment apprécié la facilité pour choisir le fuseau horaire ou encore la traduction à utiliser.

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Salix 14.0 béta 1 : la slackware pour être humain en pleine ébullition.

La Slackware Linux est comme Ubuntu, une distribution qui connait des versions dérivées, même si elles sont largement moins nombreuses. Parmi les dérivées de la Slackware Linux, il y a entre autres la Absolute (dédiée aux machines à ressources modestes) et la SalixOS.

La première version béta de la SalixOS 14 étant disponible, j’ai voulu voir ce que donnait cette préversion. La dernière fois que j’ai parlé de la SalixOS, c’était fin 2011.

J’ai donc récupéré l’ISO en version 64 bits, et j’ai lancé l’installation dans une machine virtuelle VirtualBox. J’ai choisi d’automatiser au maximum l’installation, aussi bien sur le plan du partitionnement du disque que de la mise en place, prenant une version « complète ».

L’installation est la même que dans le précédent article, donc, inutile d’en rajouter des tonnes. L’ajout d’un compte utilisateur est très simple, même si une installation en mode ncurses pourrait effrayer un peu au premier abord 🙂

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En vrac’ rapide et libre de fin de semaine.

Un petit en vrac’ plus ou moins lié au logiciel libre et au libre en particulier.

Voici le clip officiel du premier titre du dernier album de Josh Woodward.

Bon week-end 😀

Vous souffrez de systemd-ophobie ? Voici quelques solutions.

La systemd-ophobie, c’est le rejet de systemd, un projet porté à l’origine par RedHat pour remplacer les scripts de démarrage qui selon un des codeurs de RedHat se font un peu trop vieux.

Si entendre parler de systemd vous donne des plaques d’urticaire, des démangeaisons sur tout le corps, et que vous avez envie d’hurler à la lune, tel un loup-garou, alors vous êtes atteint de systemd-ophobie.

Voici donc les actions à entreprendre.

  1. Eviter les distributions utilisant ou qui utiliseront à terme systemd : Fedora Linux, OpenSuSE, Archlinux, Frugalware Linux, et leurs dérivées. Sans oublier Mageïa.
  2. Utiliser Ubuntu ou une de ses nombreuses versions dérivées plus ou moins officielles qui utilisent upstart en lieu et place de systemd, comme Linux Mint par exemple, ou la poire si vous êtes masochiste.
  3. Utiliser Debian GNU/linux, la stable ou encore la future stable Wheezy. Si la migration vers systemd doit se faire chez Debian, ce ne sera pas avant la version 8, alias Jessie vers 2015-2016.
  4. Utiliser une distribution comme Slackware ou une de ses dérivées comme SalixOS.
  5. Passer carrément à un BSD libre.
  6. Economiser durant plusieurs mois et prendre une machine pommée.

Voila, maintenant à vous de voir, le temps que soit systemd finisse par s’imposer ou se planter en beauté, vous avez le choix. A vous de voir !

En vrac’ rapide et libre.

Quelques liens en vrac’ en rapport avec le logiciel libre, et le libre en général.

C’est tout pour le moment !

En vrac’ rapide et libre

Un petit en vrac’ rapide et libre pour commencer la semaine.

C’est tout pour aujourd’hui 😀

Où en est la Slackware Linux un an après la sortie de la version 13.37 ?

Il y a environ un an, j’avais rédigé un article sur la Slackware Linux 13.37 à l’époque en version RC2.

J’ai voulu voir où en était cette vénérable distribution qui fêtera ses 19 ans en juillet prochain. J’ai récupéré l’image ISO de la version 64 bits de la Slackware Linux, puis, j’ai créé une machine Qemu-kvm.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ dd if=/dev/zero of=disk.img count=32 bs=1G
32+0 enregistrements lus
32+0 enregistrements écrits
34359738368 octets (34 GB) copiés, 289,161 s, 119 MB/s
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom slackware64-13.37-install-dvd.iso -boot order=cd &

kvm64 étant un alias pour :

qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 2048 -k fr -soundhw all -vga std -usb

L’installateur étant toujours le même, inutile de s’étendre dessus. Une fois installée, j’ai modifié le fichier /etc/slackpkg/mirrors pour choisir un miroir de la Slackware Linux current.

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