Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 9 : il n’y a pas que des développeurs cons…

Il y a aussi des utilisateurs et utilisatrices qui en tiennent une sacrée couche. Dans l’épisode 3 de la série publiée le 7 septembre 2017, je parlais en mots choisis de la dichotomie entre la sphère des développeurs et celles des utilisateurs.

S’il y a des développeurs qui sont tellement imbus de la puissance retirée par le fait de savoir écrire des programmes en C, C++, Java, Rust, Ruby, Python ou encore en Brainfuck et qui finissent par ne plus sentir leur sphincter de l’urètre se détendre, il y a aussi des utilisateurs et des utilisatrices qui poussent le bouchon.

Il y a des utilisateurs et des utilisatrices qui ne voudront rien comprendre à l’informatique et qui verront les personnes qui s’y connaissent un peu comme des « super informaticiens » corvéables à merci.

Il y a aussi des personnes qui ayant un peu trop d’aisance ont tendance à vouloir rajouter les derniers gadgets à la mode – que ce soit via des PPAs sous les Ubuntu-like ou des paquets AUR par dizaines pour la famille des Archlinux – et qui viendront se plaindre si la mise à jour suivante se plante comme un MS-Windows Millenium sous amphétamine.

L’informatique aura toujours des impondérables, et les mises à jour, que ce soit dans le monde du libre ou le monde de Microsoft et d’Apple, présenteront un risque de plantage. Le but des développeurs et des testeurs étant de limiter la casse au maximum.

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end malgré cette conceté de changement d’heure !

Vieux Geek, épisode 103 : IBM Lotus Symphony, la dérivée oubliée d’OpenOffice.org.

Dans l’épisode 102 de la série Vieux Geek, je parlais de la première version d’OpenOffice.org. Au fil des années, OpenOffice.org sera la base de StarOffice selon le calendrier suivant :

  • StarOffice 6.0 basé sur OpenOffice.org 1.0 en mai 2002
  • StarOffice 7.0 basé sur OpenOffice.org 1.1 en novembre 2003
  • StarOffice 8.0 basé sur OpenOffice.org 2.0 en septembre 2005
  • StarOffice 9.0 basé sur OpenOffice.org 3.0 en novembre 2008

Il y eu des versions intermédiaires. Cependant, avec le rachat de Sun par Oracle en janvier 2010, le projet OpenOffice connaitra une ultime version dénommé Oracle OpenOffice en décembre de la même année, numérotée 3.3. Je reviendrai sur ce point précis en fin d’article.

Mais StarOffice ne fut pas le seul projet à profiter du code source d’OpenOffice.org. IBM fit de même et proposa entre 2007 et 2012 un projet du nom de Lotus Symphony.

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Vieux Geek, épisode 102 : OpenOffice.org 1.0, l’honorable ancêtre bureautique libre…

Lisant le Journal du Hacker, je suis tombé sur cet article qui parlait de la sortie de la version 4.1.4 d’Apache OpenOffice, continuation moins connue d’OpenOffice.org.

Même si je considère que la descendante utilisable d’OpenOffice.org est LibreOffice, j’ai eu envie de parler de la première version du code liberé de StarOffice 5.x. Cela nous fait repartir en mai 2002… 15 ans et des bananes 🙂

Dans l’épisode 63 de la série Vieux Geek, je parlais de StarOffice. Début 2000, Sun Microsystems décida d’ouvrir le code et il faut un an et demi pour que la première version stable soit disponible.

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors de la floppée des saveurs officielles d’Ubuntu 17.10 dont tout le monde a déjà parlé ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Isotop 0.2, le retour réussi d’OpenBSD en mode bureautique ?

J’ai toujours aimé OpenBSD, et j’ai toujours eu envie de le détourner de sa fonction de base pour en faire une station bureautique, ma dernière tentative en date datant d’avril 2017 avec OpenBSD 6.1.

Le groupe 3hg a décidé de pousser l’idée un peu plus loin et a lancé le projet isotop.

C’est en gros ce que je faisais de manière artisanale mais avec une intégration plus poussée.

J’avais fait une vidéo de la version 0.1 du projet posté sur ma chaîne youtube le 30 juin 2017. Via mon compte mastodon, Thuban m’a contacté et m’a fait parvenir en avant premier l’ensemble des fichiers torrent pour l’image ISO de la version 0.2 du projet, aussi bien en version 32 que 64 bits.

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Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 8 : le messianisme lié à OpenRC.

Pour commencer cet épisode, je tiens à préciser que je respecte et que j’apprécie ce système de gestion de services. Mais il faut dire les choses comme elles sont, il y a actuellement une forme de messianisme lié à OpenRC.

Oui, j’emploie volontairement ce terme du registre religieux pour constater ce qui se passe dans le petit monde des distributions GNU/Linux.

Pour mémoire, voici comment se définit, selon le Larousse, le terme de messianisme :

Croyance en la venue d’un libérateur ou sauveur qui mettra fin à un ordre présent considéré comme mauvais et instaurera un ordre nouveau dans la justice et le bonheur.

Inutile de préciser que je parle ici de la guerre des systèmes d’initialisation qui est le deuxième truc le moins visible sur une distribution GNU/Linux avec le noyau. On ne voit ni le noyau, ni le système d’initialisation, mais leurs conséquences. Sans les deux éléments en question, pas de démarrage, pas de gestion de services (réseau, affichage, impression, audio, etc.)

Autant dire qu’avec l’arrivée de systemd qui a fait tellement couler d’encre électronique au fil des années depuis son arrivée que l’on pourrait presque remplir la faille de San Andreas avec.

Je l’ai déjà exprimé de nombreuses fois, je me contrefiche de savoir quel système d’initialisation est utilisé par ma distribution. Ce que je lui demande, c’est de faire son travail, point barre.

Mais j’ai constaté que cette guerre technologique tourne carrément au religieux. C’est le commentaire suivant de Ed Belda sur une vidéo concernant une gueulante de certains utilisateurs de la Artix qui m’a donné d’envie de m’y plonger.

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Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 7 : les tests avant publication, c’est tellement dépassé…

Je comptais faire un article bilan, mais j’ai constaté une tendance lourde actuelle, celle d’oublier plus ou moins volontairement les tests d’avant publication pour les distributions GNU/Linux.

Je ne parle pas des distributions GNU/Linux établies, celles qui existent depuis des années et qui savent à quel point il est important de sortir quelque chose qui ne se plantera pas comme un MS-Windows Millenium sous amphétamine.

Mais chez les distributions un peu plus jeunes, on est dans une course à la sortie d’une image ISO quoiqu’il arrive. J’ai constaté cela dans deux vidéos récentes. Une sur une DGLFI de haut-vol du doux nom de la Condres OS GNU/Linux qui veut reprendre le flambeau de la feu Apricity OS :

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Un peu rapide, désolé 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Et si on faisait un bilan au de bout de 5 ans des distributions GNU/Linux ? Cinquième partie.

Après la quatrième partie parue le 31 août 2017 pour parler du mois de septembre 2012, attaquons-nous au mois d’octobre 2012.

Comme je ne savais pas quoi proposer en ce deuxième et dernier vendredi 13 de l’année 2017, 710 ans après l’arrestation des Templiers sur ordre de Philippe IV le Bel

3 octobre 2012 : un article sur la SalixOS 14.1 bêta 1.
10 octobre 2012 : un article sur la NetBSD 6.0rc2.
15 octobre 2012 : un article sur la Frugalware Linux 1.8pre1.
20 octobre 2012 : un article sur la PearOS 6.0.

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Installer Trinity Desktop Environment sur Archlinux ? Pas franchement une partie de plaisir…

Mais un bon stimulant intellectuel… et cela entretient le péristaltisme 🙂

Prévoyez une cafetière complète, une machine virtuelle et une bonne demi-douzaine d’heures 🙂

Les pré-requis sont une machine virtuelle Archlinux 32 ou 64 bits avec Xorg préinstallé. Si vous voulez faire recompiler le code, je vous déconseille d’activer le multi-processus à la compilation, ça peut provoquer des problèmes 🙁

Je suis parti de la page du wiki d’Archlinux sur le Trinity Desktop Environment. Je pensais partir d’un dépôt de paquets prêts à l’emploi, mais Murphy étant passé par là, j’ai été obligé de tout faire recompiler… Voici donc l’ordre d’installation et / ou de compilation des paquets.

Pour la compilation, j’ai cloné le dépôt git du mainteneur :

git clone --depth https://github.com/michael-manley/Trinity_ArchLinux_PKGBUILD.git

Commençons par la mise en place de la base, que ce soit en compilant ou en installant les paquets, quand le dépôt sera de nouveau fonctionnel :

  1. tde-tqt3
  2. tde-tqtinterface
  3. tde-arts
  4. tde-dbus-tqt
  5. tde-dbus-1-tqt
  6. tde-tqca-tls
  7. tde-libart-lgpl
  8. tde-avahi-tqt
  9. tde-tdelibs
  10. htdig depuis AUR via https://aur.archlinux.org/packages/htdig/
  11. tde-tdebase
  12. tde-tdebindings
  13. tde-tdeaccessibility
  14. tde-tdeutils

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Q4OS 2.4 « Scorpion » : attention au dard du scorpion ?

Q4OS est une distribution GNU/Linux basée sur la Debian GNU/Linux avec comme environnement principal la continuation de KDE 3.5, j’ai nommé Trinity Desktop Environment.

La dernière fois que j’ai parlé de cette distribution un brin atypique, c’était à l’époque de sa version 1.8.1 en novembre 2016. Je concluais l’article ainsi :

Il est vrai qu’il est intéressant de voir des outils comme LibreOffice 5.x dans une interface qui a été celle de KDE entre 2002 et 2008. Mais si vous cherchez une distribution légère, rapide et conçue comme telle, elle restera toujours un choix à envisager. Avec DFLinux ou encore la MX-16.

En ce début octobre 2017, la version 2.4 de la distribution GNU/Linux a été annoncée. Contrairement à sa branche 1.x, la branche 2.x est basée sur la Debian GNU/Linux Stretch avec Trinity 14.0.5 comme interface par défaut, même si des options comme KDE5, Xfce, Lxde, LXQt et Cinnamon sont annoncées. J’ai donc récupéré via wget l’immense image ISO, un peu plus de 600 Mo. Par défaut, le projet vous demande de donner un petit quelque chose pour le soutenir, mais on peut clairement sauter l’étape sans prise de tête.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-2.4-x64.r1.iso
–2017-10-10 14:51:42– https://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-2.4-x64.r1.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netix.dl.sourceforge.net… 87.121.121.2
Connexion à netix.dl.sourceforge.net|87.121.121.2|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 635437056 (606M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « q4os-2.4-x64.r1.iso »

q4os-2.4-x64.r1.iso 100%[===================>] 606,00M 3,37MB/s ds 5m 3s

2017-10-10 14:56:46 (2,00 MB/s) — « q4os-2.4-x64.r1.iso » sauvegardé [635437056/635437056]

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Emmabuntüs Debian Edition 2 : ça donne quoi ?

La dernière fois que j’ai parlé en long, en large et en travers de la version débianisée de la Emmabuntüs, c’était en mars 2017, pour évoquer la version 1.02 du projet.

Depuis, j’ai pu donner un coup de main pour la sortie de la version 1.03 et malheureusement un peu moins que je l’aurais voulu pour la version 2.0 qui est sortie le 2 octobre 2017.

Je concluais l’article du mois de mars avec cette remarque :

S’il y a une réserve à émettre : des ordinateurs un peu trop récents pourraient mal être supportés par la distribution. J’attends donc avec impatience la prochaine version majeure qui sera basée – on peut le supposer sur la Debian GNU/Linux 9 alias Stretch et un noyau linux LTS 4.9.

Cette version est enfin arrivée, et si on apprend pas mal de choses dans les notes de publication, comme un allègement de la logithèque ou encore des ajouts d’ordre graphique et documentaire, il faut voir ce que donne cette version.

Cette fois, le fichier de téléchargement au format torrent a été mon allié.

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ArchMerge 6.0, une version pédagogique de la ArchLabs ?

En août 2017, je parlais de la ArchLabs 5.0, une distribution hommage à la BunsenLabs, qui proposait un duo Archlinux et OpenBox de haut vol.

Je concluais l’article ainsi :

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Entre temps, et comme je l’ai précisé dans un autre article, il y a eu de l’eau dans le gaz dans l’équipe, et Érik Dubois, créateur de la charte graphique de la distribution est parti pour fonder son propre projet, ArchMerge. N’étant pas dans le secret des dieux, je me garderai bien d’émettre la moindre hypothèse.

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