Lisez donc les licences utilisateurs, c’est assez intéressant… Car votre exemplaire de MS Windows ne vous appartient pas !

Quand on achète un ordinateur, la plupart du temps celui-ci est préinstallé (en violation de l’article L-122-1 du Code de la Consommation en France) du système d’exploitation MS Windows.

Au premier démarrage, il est demandé à l’utilisateur de confirmer qu’il accepte les termes contenus dans la licence. Et comme 95% des utilisateurs se contrefoutent de ces termes techniques, il clique sur la case « J’approuve les termes » et passe à la suite.

Cependant, il suffit de se pencher un peu, par exemple sur le point 8 de la licence d’utilisation de Microsoft Windows 7, récupérée depuis le DVD de restauration que j’ai effectué avant de poubelliser le Microsoft Windows 7 dont je n’avais que faire.

Bref, voici ce que dit le point 8, j’ai mis en gras les morceaux intéressants :

8. CHAMP D’APPLICATION DE LA LICENCE. Le logiciel n’est pas vendu mais concédé sous licence. Le présent contrat vous confère certains droits d’utilisation des fonctionnalités de l’édition du logiciel concédé sous licence. Microsoft se réserve tous les autres droits. Sauf si la loi en vigueur vous confère d’autres droits, nonobstant la présente limitation, vous n’êtes autorisé à utiliser le logiciel qu’en conformité avec les termes du présent contrat. À cette fin, vous devez vous conformer aux restrictions techniques contenues dans le logiciel qui vous permettent de l’utiliser d’une certaine façon. Vous n’êtes pas autorisé à :
· contourner les restrictions techniques contenues dans le logiciel ;
· reconstituer la logique du logiciel, le décompiler ou le désassembler, sauf dans la mesure où ces opérations seraient expressément permises par la réglementation applicable nonobstant la présente limitation ;
· utiliser les composants du logiciel pour exécuter des applications qui ne s’exécutent pas sur le logiciel ;
· effectuer plus de copies du logiciel que ce qui n’est autorisé dans le présent contrat ou par la réglementation applicable, nonobstant la présente limitation ;
· publier le logiciel en vue d’une reproduction par autrui ;
· louer ou prêter le logiciel ; ou
· utiliser le logiciel en association avec des services d’hébergement commercial.

En clair, on paye parfois plusieurs dizaines d’euros un logiciel qui au final nous est loué à la discrétion de Microsoft de le désactiver si on va un peu trop loin.

Concéder, c’est « Accorder, octroyer un privilège, une faveur. » Donc, les personnes qui considère que la version de Windows qu’elles ont pour interagir avec le matériel leur appartient ont tout faux.

Mais ce n’est pas tout…

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Microsoft Windows 8 : où comment rendre haineux les utilisateurs à cause de l’ergonomie.

Après avoir lu l’annonce sur le site de Korben comme quoi la Developer Preview de Windows NT 6.2 (alias Windows 8) était librement disponible, je l’ai récupéré. C’est quand même une ISO de 3,7 Go (pour un OS nu) qu’il faut récupérer à la méthode ancienne… Avec un navigateur. Et vu la vitesse des serveurs, c’est une galère monstreuse.


[fred@fredo-arch download]$ ls -lh WindowsDeveloperPreview-64bit-English.iso
-rw-r--r-- 1 fred users 3,7G 14 sept. 17:18 WindowsDeveloperPreview-64bit-English.iso

J’ai lancé VirtualBox en lui demandant une machine virtuelle Windows 7 64 bits, 2 Go de mémoire vive (je n’ai que 4 Go sur ma machine), 40 Go de disque dur virtuel. L’installateur ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Windows 7, du classique donc.

C’est lors de la configuration qu’on sent que le système n’est vraiment utile qu’en ligne. Il demande – pour qu’on puisse synchroniser les précieuses données utilisateurs – un compte Windows Live ID. On pouvait tout aussi bien créer un compte utilisateur classique « hors ligne ». J’ai choisi la deuxième option. On crée un compte classique avec les données habituelles.

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Quand Microsoft nous sort une nouveauté vieille de 3 ans au minimum…

Ce matin, j’ai pu lire qu’une grande nouveauté de MS-Windows 8, c’est la possibilité de n’avoir plus qu’une seule fenêtre lors de copie parallèle de fichiers depuis plusieurs sources vers plusieurs destinations.

J’ai rarement utilisé MS-Windows Vista ou 7, mais je ne me souviens pas d’une fenêtre unifiée en cas de copies multiples en parallèle.

J’ai donc fait quelques fouilles archéologiques et j’ai retrouvé un CD de la Ubuntu 8.04 LTS en 64 bits. J’ai commencé par « dumper » le CD. Celui-ci a comme interface Gnome 2.22, et ce qui est vrai dans cet article le sera pour toute distribution ayant Gnome 2.22 ou plus récent installé.


[fred@fredo-arch ~]$ cd download/ISO\ à\ tester/
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ dd if=/dev/sr0 of=ubu804.iso
1428068+0 enregistrements lus
1428068+0 enregistrements écrits
731170816 octets (731 MB) copiés, 167,61 s, 4,4 MB/s

Puis j’ai lancé une machine virtuelle :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 16G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=17179869184 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom ubu804.iso -boot cd &

Et la « nouveauté » de l’avancement de copies affichés dans une seule fenêtre apparaît… Donc la nouveauté de MS-Windows 8 est tout sauf une nouveauté.

Comme jadis la présentation de l’UAC… Et son principe même, vendue comme une nouveauté… Alors qu’elle ne l’était pas…

Bref, pas grand chose de nouveau sous le ciel informatique, si ce n’est le « bagou » de certains pour s’approprier des présentations nouvelles qui ne le sont pas, loin de là !

Une petite envie de pousser une gueulante…

J’ai envie de copier le mètre étalon dans ce domaine, Seb Sauvage. Du moins, lui rendre hommage, de manière bien humble.

Ah, la vache, ça fait du bien !

Novell… A fuir ?

Novell n’a jamais été en grande odeur de sainteté dans le domaine du logiciel libre, mais son rachat par un fond d’investissement ainsi qu’une partie de ses actifs dans le domaine de la propriété intellectuelle par Microsoft ne va pas arranger la sauce… Dixit ZdNet :

Le communiqué de presse précise en effet que certains actifs relatifs à la propriété intellectuelle de Novell (détenteur des droits d’Unix) ont été cédés à CPTN Holdings LLC, un consortium composé d’entreprises de technologie et géré par Microsoft. Ce consortium versera 450 millions de dollars. Aucun détail n’est dévoilé sur la propriété intellectuelle ainsi vendue.

Je me demande quelle partie a été vendue, et si la technologie cheval de troie Mono est concernée…

En tout cas, vu la réputation de Microsoft, je commencerais à me faire du soucis pour les projets en Mono comme Banshee, Tomboy ou F-Spot

Ou serais-je un peu trop paranoïaque ?

La deuxième guerre des navigateurs internet est-elle finie ?

Si la première guerre des navigateurs internet (1995-2001) a vu la victoire « écrasante » de Microsoft Internet Explorer passant de 18 à 95% des parts de marché (mauvaise qualité de Netscape 4, Internet Explorer encastré dans Microsoft Windows), la deuxième guerre commencé avec l’arrivée Mozilla Firefox 1.0 en novembre 2004 lance la deuxième guerre.

Quel souvenir que la sortie de Microsoft Internet Explorer 4 en 1997…

D’ailleurs il faut dire que la sortie de la Suite Mozilla 1.0 en 2002 n’était pas faite pour changer la donne, vu l’usine à gaz qu’était le logiciel à l’époque. J’avais d’ailleurs fait une série de captures d’écran des versions de développement de Mozilla Firefox, allant de Phoenix 0.1 à Firebird pour finir avec Mozilla Firefox (en octobre 2007, soit à l’époque de Mozilla Firefox 2.0).

En l’espace de 6 ans, la part de Microsoft Internet Explorer est passé de plus de 90% à 51%… Dont 10% perdu en l’espace d’un an au profit de Mozilla Firefox, de Google Chrome et dans une moindre mesure de Safari…

Le grand perdant, c’est clair, c’est Microsoft Internet Explorer qui a souffert de plusieurs choses :

  1. L’immobilisme entre la version 6 en 2001 et la version 7 en 2007
  2. La promotion d’un internet aux normes ouvertes
  3. L’augmentation de la part de marché du Mac
  4. La qualité croissante des alternatives en terme de navigateurs internet

Qui aurait pu penser que Mozilla Firefox atteignent 30% en Europe en l’espace de 6 ans ? Et que Google Chrome en l’espace de 2 ans d’existence frôle les 9% ?

Le grand gagnant : l’utilisateur et l’internet qui se doit d’être basées sur des technologies ouvertes et non des horreurs comme ActiveX ou encore Flash.

Maintenant, reste à savoir qui aura la deuxième place d’ici un an, car malgré tout vu que les ordinateurs vendus sont à 95% doté du duo Microsoft Windows / Internet Explorer : Google Chrome ou Mozilla Firefox ?

Et aussi : quel inpact aura Microsoft Internet Explorer 9 qui ne sera disponible que pour Windows Vista et 7, surtout si celui-ci se coupe d’environ 44% des Microsoft Windows installés en octobre 2010, à savoir XP…

Quand Microsoft ment encore une fois… Cela augure mal pour Internet Explorer 9

Dans la série des mensonges de Microsoft (cf l’épopée des « get the facts »), voici les mensonges sur les qualités supposées supérieure du navigateur Internet Explorer 9 (qui ne tournera que sur MS-Windows Vista et MS-Windows 7).

Dans une page, Microsoft compare Chrome 6, Mozilla Firefox 4.0 béta3 (alors que la béta 6 est sortie), et bien entendu IE9.

Mensonge microsoft propagande pour IE9

Le mensonge principal, c’est l’impossibilité – selon Microsoft – d’ouvrir un onglet accidentellement fermé. Hors, cette fonctionnalité existe au moins depuis Mozilla Firefox 3.6, et peut-être même la 3.5…)

Autre mensonge, l’impossibilité de combiner barre d’adresse et de recherches. Qui a dit Mozilla Firefox 3.0 (au minimum ?)

Et aussi, pas de proposition d’adresse au fur et à mesure de la saisie… Qui a dit « Barre d’adresses intelligente » ?

Mensonge microsoft propagande pour IE9 - onglets

Bref, quand Microsoft ment, ce n’est pas à petite dose. Bah, c’est habituel de leur part, pourquoi s’étonner ? 😉

J’ai mis des captures d’écrans avant que la page ne soit modifiée…

Et si le modèle du logiciel libre et open-source était plus capitaliste que celui du logiciel privateur ?

Un des angles d’attaques préférés de Microsoft (et d’autres ténors du logiciel privatif) est de dire que le logiciel libre – opensource est communiste. Tout cela à cause des diverses communautés liés aux différents logiciels.

Quand les néo-classiques mirent au point leur théorie en réaction au marxisme, ils ont mis au point un marché idéal, celui de la Concurrence pure et parfaite.

Il y a 3 points principaux abordés dans cette vision du marché.

  • atomicité des acteurs : en clair, un acteur seul ne doit pas pouvoir vérouiller le marché par sa propre volonté.
  • homogénéité des produits : les produits doivent être de qualités proches et peuvent être interchangés sans perte par le consommateur.
  • transparence de l’information : l’information doit pouvoir être disponible sans entrave.

Deux autres points sont plus dirigés vers la relation entre les marchés (libre circulation des facteurs de productions et libre entrée et sortie sur le marché).

Or, si on regarde les 3 premiers points, le modèle du logiciel libre et opensource colle vraiment.

Aucun acteur, quelque soit le domaine concerné n’est assez puissant pour vérouiller le marché dans sa spécialité : cf le nombre de navigateurs internet, l’existence d’alternatives viable à Apache (cf Cheerokee par exemple, ou encore lighthttpd), le nombre de distributions linux, le nombre de types d’OS libre (linux, BSDs libres, Haiku, etc…)

En ce qui concerne l’échange des produits, cela n’est pas complètement vrai, mais on peut trouver des logiciels dans certains domaines qu’on peut échanger modulo un léger temps d’adaptation (pino, choqok, gwibber dans le domaine du micro-blogging par exemple), les environnements de bureau, etc…

Le dernier point, avec la disponibilité du code source de chaque logiciel, donc des informations nécessaires à son fonctionnement / amélioration, on peut dire que ce point est plus que rempli.

Bien entendu, cet article n’est qu’un jus de cerveau rapide, mais qui au moins, essaye de tordre le coup à l’idée reçue : « logiciel libre / opensource = communisme ».

Il est vrai que sur le monde du logiciel privatif, MS-Windows n’est pas en situation de quasi-monopole, ni MS-Office, ni MS-Internet Explorer entre 2000 et 2004 🙂

Pino 0.2.5, déjà ;)

Il y a à peine deux jours, je parlais des nouveautés de la future version de Pino, et la voila déjà arrivée !

  • Gestions des favoris (ajout, suppression, affichage)
  • Rajout du raccourcisseur d’url ur1.ca
  • Support du langage vala 0.8.0
  • Support très basique de l’applet d’indication

Et les obligatoires captures d’écran :

Favoris dans Pino 0.2.5

Crédits de pino 0.2.5

Merci à Devil505 pour l’info 😉

Une nouveauté intéressante de la version de développement de Pino

Pino, le client léger pour identi.ca et Twitter vient de se voir rajouter récemment une fonctionnalité qui lui faisait défaut : la possibilité de choisir des micro-articles en tant que favoris.

Pour les utilisateurs de la Frugalware-Linux, j’ai repris le FrugalBuild de Devil505 et je l’ai modifié en conséquence :

# Pino-svn version.
# Based on Devil505 work 😉
# Compiling Time: 0.03 SBU
# Maintainer: Devil505

pkgname=pino-svn
pkgver=0.2.4
pkgrel=1
pkgdesc= »Pino is a Twitter client for the Linux desktop. It’s simple and fast. »
depends=(‘atk’ ‘libgee’ ‘libnotify’ ‘webkit’ ‘unique’ ‘libxinerama’ ‘libxi’ ‘libxrandr’ ‘libxcursor’ ‘libxcomposite’ ‘libjpeg’ ‘libxslt’ ‘libxt’ ‘libice’ ‘libuuid’ ‘gtkspell’ ‘hunspell’)
makedepends=(‘vala’ ‘intltool’)
options=(‘scriptlet’)
replaces=(‘pino’)
#_F_googlecode_ext= ».tar.bz2″
#_F_googlecode_dirname= »pino-twitter »
#_F_gnome_iconcache= »y »
groups=(‘xapps-extra’)
archs=(‘i686’ ‘x86_64’)

_F_scm_type= »mercurial »
_F_scm_url= »https://pino-twitter.googlecode.com/hg/ »
_F_gnome_desktop= »y »
_F_gnome_iconcache= »y »
Finclude gnome-scriptlet scm
build() {
Funpack_scm
./waf configure –prefix=/usr || Fdie
./waf build || Fdie
./waf install –destdir=$Fdestdir || Fdie
Fbuild_gnome_scriptlet
}

Pour la compilation ? Un simple :

sudo makepkg -uc

Et le paquet se compile sans problème.

Voici donc les captures d’écran de la nouvelle fonctionnalité qui apparait sous la forme d’une étoile à cliquer en haut à droite de chaque citation.

Ajout de favoris dans Pino

Et la boite qui résume les favoris que l’on a enregistré :

Liste des favoris dans pino

Décidément ce client léger a tout pour plaire, du moins, du plus en plus de quoi plaire l’utilisateur qui ne veut pas d’une usine à gaz pour son micro-blogging !

Et si Microsoft sortait un ultime service pack pour le grand-père de Windows 7 ?

Le « grand-père » de Windows 7, c’est bien entendu – si on peut prendre cette image humaine – Windows XP, qui malgré ses 9 ans en août prochain est encore très utilisé dans le milieu professionnel.

Même si le support technique de Windows XP se limite désormais à des correctifs de sécurité, et ce jusqu’en 2014, il serait peut-être bien pour les personnes qui ont des machines trop vieilles pour adopter des OS de Microsoft plus récents de se simplifier la tache.

En effet, pour des raisons d’ordre pratique, j’ai du installer un Windows XP dans une machine VirtualBox.

Avec la connexion réseau désactivée, j’ai rajouté d’abord le Service Pack 3, puis Internet Explorer 8 – je sais, y a mieux – mais c’est pour des raisons pratiques que j’ai installé IE8.

Après avoir installé un antivirus, j’ai branché la connexion de la machine virtuelle. Et le nombre de paquets correctifs (dont au moins 80% sont déclarés de sécurité) est impressionnant…

J’ai eu droit à deux « vagues ». D’abord une série de 43 paquets, puis une deuxième de 15 supplémentaires…

La première vague de mises à jour de Windows XP-SP3

La deuxième vague de mises à jour de Windows XP-SP3

58 paquets de correctifs… Cela fait quand même pas mal… Il serait peut-être pratique d’envisager un SP4, non ? 😉

Surtout que le prochain patch tuesday s’annonce très chargé… Pas moins de 13 bulletins de sécurité annoncés

Une blague courrait il y a quelques années, qui disait que les logiciels de Microsoft sont des logiciels bananes : ils murissent avec le temps 😉

Une sortie d’hibernation pour mieux y retourner.

C’est en écoutant l’album éponyme de Porthishead que je redige ce billet. Je sais que j’avais promis de ne plus rien poster jusqu’à début janvier, mais j’avais une envie d’écrire, un besoin oppressant d’écrire.

Ce billet va être un énorme coup de gueule. Enfin, plutôt une série de coups de gueule.

Le premier concerne l’autisme des grands pontes de l’économie ou encore de la politique. Alors que le système qu’ils ont patiemment construit depuis le milieu des années 1970 leur explosent à la tête, ils font tout pour le maintenir en place.

Il serait peut-être temps de s’apercevoir que la croissance « infinie » est incompatible avec une planète qui a des ressources en matière première définie depuis sa naissance il y a 4 milliards d’années.

L’annonce de la faillite de la pétro-monarchie de Doubaï annoncée récemment n’est que la première d’une longue liste : en gros, toutes les monarchies de la péninsule arabique passeront d’ici une vingtaine d’années à la casse elles-aussi.

Dans le genre « bulle qui va nous péter à la gueule », j’ai demandé le marché de l’immobilier et la folie irréaliste d’une France de propriétaires. Entre les différentes options de maisons à petit prix achetées par des personnes qui s’endettent jusqu’à la soixantaine passée (en moyenne), pour un bien qui ne leur appartient que sur le papier.

Nombre de personnes de ma génération (années 1970) veulent devenir propriétaire de leur logement, arguant qu’elle ne payent plus de loyer…

Elles payent un autre loyer, à un propriétaire largement moins compréhensif : un organisme de prêt qui se fait des bijoux de famille en or massif avec les emprunts sur 30 ans…

Deuxième coup de gueule : la lente agonie de l’industrie du disque. Je pense qu’il a été démontré encore et encore que les majors du disque mentent comme des arracheuses de dents en faisant porter le chapeau de la baisse des ventes de galette en plastique à des « méchants pirates » sans remettre en question un modèle en voie d’obsolescence : celui de la rareté des biens de divertissement à une époque où la copie est presque instantanée avec une perte de qualité quasi-nulle et pour un prix très faible.

Comme jadis, à l’époque du mouvement luddiste, les ouvriers du tissu cassèrent des machines à tisser pour protéger leurs emplois, les majors du disque poursuivent des clients potentiels pour pouvoir proposer leur sou-soupe commerciale.

Plus dure sera la chute, et ce n’est pas des lois inapplicables comme la série des Hadopi qui rapportera un centime de plus aux créateurs. Loin de là.

A croire que dans leur monomanie, les majors oublient une chose : la taille des rayonnages des CDs diminue comme une peau de chagrin dans les grandes surfaces (50% de surface en moins en l’espace de deux ans et demi dans l’hypermarché proche de chez moi), au profit des consoles de jeux, de l’informatique, des films, etc…

Inutile de revenir encore une fois sur ce sujet… Sinon, je risque de devenir largement moins courtois dans mes propos.

Troisième coup de gueule : l’amalgame « Ubuntu = Linux ».

Je sens que je ne vais pas me faire que des amis par la suite, mais, je m’en contrefous un peu.

Marre ! Marre ! Marre ! Y en a marre des personnes qui limitent les systèmes à base de Linux (et de GNU tant qu’on y est) à Ubuntu. Ayant rejoint l’équipe des modérateurs du planet-libre, j’ai remarqué que 60 à 70 % des articles concernent Ubuntu ou ses dérivés. Même si ce sont des informations qui peuvent être appliquée de manière transversale, seul Ubuntu est traité.

J’ai été utilisateur d’Ubuntu de la Dapper Drake à la Jaunty Jackalope – après un bref premier passage dans le monde merveilleux d’Archlinux – et je reconnais que cette distribution a un énorme avantage : elle a démocratisé pas mal gnu/linux auprès du grand public.

Cependant, ce doit être – selon moi – une première étape. Ce serait une erreur de rester ad-vitam aeternam sur une seule distribution. Car ce serait développer une forme de monoculture à l’image du monde de Microsoft Windows.

En dehors de la très moyenne – quel beau pléonasmeOpenSuSE 11.2, il existe de nombreuses distributions de qualité : la Debian qui a donné naissance à la royale Ubuntu, mais aussi Fedora (même si SELinux me sort par les yeux et me donne de l’urticaire), Archlinux (bien entendu), et la Frugalware (dont je n’arrive jamais à installer correctement, je dois être inconsciemment allergique à cette distribution), ou encore la vénérable Slackware.

Pourquoi un tel retour à la monoculture alors que Linux et GNU (ah, vivement que Hurd sorte !) est par définition la diversité ?

Quatrième coup de gueule : KDE

Un petit coup de gueule concernant KDE. Non, je ne parle pas du coté technique, mais de la volonté de l’équipe de KDE de recentrer les choses… Et en voulant mieux défendre son image de marque, on tombe dans des subtilités et de complexités digne du roi Ubu(ntu)

KDE ne désignera plus l’environnement mais la communauté des développeurs. Pour l’environnement, il faut dire KDE Software Compilation 4.x.y… Joie, mais je me demande combien de temps il faudra pour faire entrer cette nouvelle appelation dans le cerveaux des utilisateurs…

Voila, cela fait du bien.

Je retourne en hibernation, en attendant la prochaine envie d’écrire qui viendra.

Et on veut mettre en place les brevets logiciels en Europe ?

Lu ce matin sur NetEco, ce qui prouve la connerie monumentale de l’idée même de brevets logiciels :

La partie en gras est la plus intéressante :

« Les opposants au concept de brevet logiciel apprécieront l’ironie de la situation : un tribunal du Texas vient de faire interdire la commercialisation du traitement de texte vedette de Microsoft, Word, aux Etats-Unis, au motif que le logiciel viole un brevet couvrant les techniques de lecture d’un document XML détenu par la firme canadienne i4i. Cette injonction, assortie d’une condamnation à verser 290 millions de dollars de dommages et intérêts au plaignant, intervient alors que Microsoft vient justement d’obtenir la validation d’un brevet relatif à XML.

Le plaignant explique avoir fondé sa plainte, déposée en 2007, sur un brevet soumis en 1994 et accepté par l’USPTO en 1998. « L’injonction prononcée aujourd’hui interdit à Microsoft de vendre ou d’importer aux Etats-Unis tout produit Word qui a la capacité d’ouvrir des documents .xml, .docx ou DOCM contenant du custom XML », se félicite le cabinet d’avocats représentant i4i dans un communiqué. Microsoft, qui dispose d’un délai de 60 jours pour faire appliquer cette décision, a d’ores et déjà annoncé qu’il ferait appel de ce verdict. »

Mis à part qu’il a fallu attendre 11 ans pour la plainte et le jugement, cela prouve une chose : les brevets ne servent qu’à faire des procès et couler la concurrence…

En vrac’ rapide et plutôt libre ;)

Un petit en vrac’ rapide et plus ou moins consacré au logiciel libre.

Pour finir, l’obligatoire capture d’écran : Liferea 1.6rc4 sous Archlinux 64 bits.

liferea 1.6rc4 sous Archlinux 64 bits

Les OS 64 bits, bientôt sur nos bureaux ?

Dans le commentaire d’un billet précédent Antistress m’avait dit : « Fred : tu devrais faire un billet sur les avantages/inconvénients d’un système 64 bits car le gens ne sont pas très au courant de cette possibilité (à commencer par moi…) »

J’ai donc décidé de faire ce billet, même s’il risque d’être un brin long, même si les avantages / inconvénients se résument à quelques lignes. Car un long rappel historique est nécessaire.

Continuer la lecture de « Les OS 64 bits, bientôt sur nos bureaux ? »