Ah, le grand fantasme de la formation des utilisateurs et utilisatrices en informatique…

Fouinant sur les forums des diverses distributions, il m’arrive de tomber sur le « fantasme » de nombre de libristes, celui de former les utilisateurs et les utilisatrices à l’informatique.

En dehors des logiciels professionnels du genre retouche photo, comptabilité, modélisation, montage vidéo pour ne citer que les premiers qui me viennent à l’esprit, les utilisateurs et utilisatrices dans 99% des cas s’en contrebattront les organes génitaux jusqu’à leur quinzième génération de toute forme de formation autre que les indispensables bases.

Et c’est normal. Oui, c’est normal. Car la plupart du temps, les personnes en question iront voir sur le dernier réseau asocial à la mode ce qui se passe, voir quelques vidéos sur Youtube, écouteront de la musique en flux – avec ou sans abonnement – bref, pour elle l’informatique sera un outil.

Comme une bagnole qui sert d’aller à un point A à un point B et si possible en un seul morceau. Savoir ce qu’est un gestionnaire de logiciels ? Un environnement de bureau ? Un navigateur internet ? Ça a un intérêt ? 🙂

Je dépanne parfois des connaissances et quand je leur demande si elles veulent un bloqueur de publicités, c’est avec un grand remerciement qu’elles acceptent… Et qu’elles découvrent qu’on peut aller sur internet sans se retrouver avec des sites qui ressemblent à des sapins de noël toute l’année.

Sur les mêmes forums, on retrouve les personnes qui défendent bec et ongles leur distribution préférée. C’est compréhensible.

Mais quand on va proposer à des utilisateurs qui n’en ont rien à foutre des outils de gestion de logiciels dont l’ergonomie et l’interface plus que datée fait penser à celle des années 2000-2005, je me dis que pour faire fuir un public potentiel, c’est malheureusement l’idéal.

Continuer la lecture de « Ah, le grand fantasme de la formation des utilisateurs et utilisatrices en informatique… »

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Je ne savais pas que mon collègue blogueur Didier alias Iceman avait pondu un album de musique électronique en 2002… Le voici donc pour les personnes curieuses. Il s’intitule « A Curse through the Groove ».

C’est tout, je sais, c’est court… Mais quand y a rien à rajouter… 🙂

Bon week-end 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de février 2019.

Voici la soixantième-troisième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de janvier 2019.

Note : des versions plus dynamiques sont disponibles sur mes espaces github et framagit.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er février vers 8 h 00 du matin, l’ISO de février 2019 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.30.2, Plasma 5.14.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.20.4 en gtk3, Cinnamon 4.0.8 et Deepin 15.9.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ de milieu de semaine…

Puisqu’il faut remplir le milieu de semaine, vrac’ons !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Juste une courte vidéo que je comptais mettre dans ma série de vidéo sur mes promenades, mais j’ai préféré la mettre ici. C’est du côté du Lac Vert à Biganos. Il faisait assez mauvais et je me suis gelé les… D’où la courte durée de la vidéo !

Bonne fin de journée ! 🙂

Les diverses communautés qui constituent le monde du libre manquent-elles d’autodérision ?

Depuis 1996, je fréquente le monde du libre. Au fil des années, ce monde qui se veut des plus altruistes et qui défend des beaux principes comme la liberté, le respect de la vie privée – entre autres – est gangréné par un manque incroyable d’autodérision.

Le monde du libre, qu’il soit francophone ou anglophone serait-il en train de devenir un monde de culs serrés et de pisse-froid ? J’ai pris un plaisir de fin gourmet à enregistrer cette vidéo humoristique et ironique…

Voici la liste que j’avais prévu à l’origine, bien que j’ai un peu brodé par la suite lors de l’enregistrement de la vidéo :

  • Archlinuxiens : on prend le bébé avec le placenta sans le nettoyer, ça ira !
  • Manjaristes : on a juste nettoyé le bébé et on l’a habillé
  • Debianeux : on prend le bébé alors qu’il a atteint l’âge adulte au nom de la stabilité
  • Ubunteros : on prend le bébé alors qu’il est adolescent et on le déguise en adulte
  • Mintiens : même chose que pour les ubunteros, mais avec une subtile odeur de canelle et de menthe
  • OpenSuSiens : On prend le bébé et on lui greffe une tripotée de membres pour le faire ressembler à une pieuvre
  • Fedoriens : comme pour les manjaristes mis à part qu’on l’habille comme tous les autres car il faut être universel
  • Mageiens : comme les Fedoriens, sauf qu’on l’habille avec des vêtements dépassés digne des musées
  • Gentooistes : on prend un papa, une maman… Bref, on ne va pas rentrer dans les détails
  • LFSiens : pourquoi prendre un bébé ? On va le fabriquer entièrement depuis le point de départ
  • Slackwariens : dis, comment on fait un bébé ? 🙂

Je tiens à préciser que depuis 1996, en dehors de Mageia, Mint, LFS et Gentoo, j’ai utilisé toutes les distributions listées sur mes machines respectives. Sauf que Mageia à l’époque s’appellait Mandrake Linux !

Qu’en pensez-vous ? Des suggestions pour d’autres communautés plus ou moins étendues ?

Merci !

LXQt 0.14.0 : il devient quoi l’environnement léger basé sur QT ?

En mai 2018, j’avais fait un article sur la version 0.13.0 de LXQt. J’étais déjà étonné par les progrès accomplis. Mais la version 0.14.0 dont j’ai appris l’existence via un commentaire – merci ! – a l’air d’être un brin plus avancée. Que ce soit avec la version courte ou détaillée des notes de publication, on sent que l’équipe s’est démenée pour avancer le plus vite possible.

J’ai donc suivi l’ordre de compilations des paquets, le temps qu’Archlinux mette à jour les paquets officiellement disponibles sur les dépots stables.

À savoir par étape par étape :

Étape 1 :

  1. libqtxdg (3.3.0)
  2. lxqt-build-tools (0.60.0)
  3. qps (1.19.0) ; paquet sur AUR

Continuer la lecture de « LXQt 0.14.0 : il devient quoi l’environnement léger basé sur QT ? »

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… On va essayer de rester dans le consensuel cette fois !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Ah, le kéké-tuning du monde linuxien…

J’ai eu souvent l’occasion de déplorer les dérives du monde du libre et spécialement linuxien. Mais il est vrai que j’avais sous-estimé un problème de taille : le kéké-tuning. Peu importe la région où on habite, mais il y a toujours des personnes qui ne jurent que par le mauvais goût et l’outrance du kéké tuning.

Il semblerait cependant que l’Occitanie, le Grand-Est ou encore le Centre-Val-de-Loire soit plus concerné selon les informations que j’en ai eu, mais je peux me tromper.

Mais avant tout, il faut définir le kéké-tuning : c’est la volonté d’en foutre plein la vue avec des effets outranciers ou encore en rajoutant composants inutiles sur le plan fonctionnel dans son matériel.

Outre le fait que l’on se fait siphonner le portefeuille pour des barrettes de mémoires aux couleurs du genre rose bonbon phosphorescent, on consomme de la mémoire vive pour rien. Oui, je sais certaines personnes vont me dire : les machines ont maintenant X Go de mémoire (avec X supérieur ou égal à 8), c’est pas une raison pour ne pas en profiter. Si on veut. Je pensais juste que c’était mieux de laisser la mémoire aux logiciels utiles…

Continuer la lecture de « Ah, le kéké-tuning du monde linuxien… »

Quel bilan pour les Archlinux simplifiées en janvier 2019 ?

Ici, je ne vais parler que d’Archlinux et des projets qui utilisent ses dépots. Sa fille Manjaro n’est donc pas concernée. Je vais essayer d’être le plus exaustif possible en ne conservant que les projets qui existent au minimum depuis 2017 et qui sont listées sur Distrowatch.

Commençons par Anarchy Linux. C’est simple : le projet est franchement moribond. Outre le fait que le site ne réponde pas – suite à l’oubli du renouvellement du nom de domaine – l’évolution du code se fait presque par accident. Au 18 janvier 2019, on peut voir qu’il n’y a eu aucune modification du code entre le 27 novembre 2018 et le 5 janvier 2019.

Ça me fait mal au fondement de le dire, mais la messe est dite.

Continuons par Antergos. Outre l’erreur de conception d’imposer les dépots tiers d’Antergos sur ceux d’Archlinux, ceux-ci sont parfois avec des versions obsolètes de certains logiciels. J’avais ouvert le 14 novembre 2018 un bug concernant Pamac qui s’était pris pas moins de 5 versions majeures dans la vue. Bug toujours ouvert au 18 janvier 2019…

Ajout du 22 janvier 2019 : et corrigé le 20 janvier apparemment. Cf https://github.com/Antergos/antergos-packages/commit/95aaa2677f64c7a1988485ae8b487b8224edd7e9

C’est assez grave, surtout pour un outil aussi crucial que le gestionnaire de logiciels. Est-il besoin de s’acharner en parlant de l’installateur cnchi qui date du début du projet et qui est toujours en version bêta presque 6 ans après son introduction en avril 2013 ? Ça pique ? Non ça empale !

Continuer la lecture de « Quel bilan pour les Archlinux simplifiées en janvier 2019 ? »

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Xfce 4.13.x : ça donne quoi au bout de presque 4 ans de développement ?

Il y a des projets qui ont un développement plutôt lent. C’est le cas de Xfce. Le 11 février 2015, je faisais un article qui parlait de Xfce 4.11, futur Xfce 4.12 qui sortit deux semaines plus tard environ.

Depuis, le développement de la version 4.14 pour migrer vers gtk3 a été lancé. Contrairement à son collègue Mate-Desktop a fini sa migration en mars 2017 avec sa version 1.18 en proposant des versions intermédiaires, Xfce veut faire le grand bond d’un coup.

Bien que Manjaro propose Xfce 4.13 avec sa saveur principale et que cette dernière souffre d’un léger bug graphique comme montré dans la vidéo ci-après, j’ai voulu voir où en était cet environnement au niveau de sa migration vers gtk3.

Par chance, 90% des paquets sont disponible directement sur AUR, j’ai dû importer depuis le site AUR archive les paquets suivants : orage-git, parole-git et tumbler-git. Ce qui m’a franchement simplifié la tâche, même si le paquet xfce4-cpufreq-plugin-git a été un purge à faire recompiler.

Continuer la lecture de « Xfce 4.13.x : ça donne quoi au bout de presque 4 ans de développement ? »

La route du logiciel libre à 100% est-elle pavée de bonnes intentions ?

Note au 18 janvier 2019 : suite à une prise de bec dans les commentaires à cause d’une fausse manipulation de ma part, je ferme ceux-ci après avoir virés les dits commentaires. Désolé, mais je n’ai pas le temps physique de gérer actuellement une nouvelle crise.


Cela fait maintenant près de 23 ans que j’ai goûté pour la première fois au monde linux. C’était via une Slackware Linux proposée avec le magazine PC-Team et son numéro 9 de janvier 1996.

Autant dire que ça date pas mal… Au fur et à mesure des années, j’ai connu les grands noms de l’époque dont une partie a survécu avec plus ou moins de succès. Depuis presque 10 ans j’utilise au quotidien Archlinux. Ce qui m’a sensibilisé au logiciel libre et à la volonté de réduire la dépendance maximale aux composants logiciels non libres.

Cependant, comme toute volonté de se libérer le plus possible, voire complètement, cette route est pavée de pas mal d’embuches. Entre 2008 et 2009, j’ai dû batailler ferme avec un circuit wifi Atheros qui n’était pas encore complètement reconnu en utilisant l’enrobeur ndiswrapper.

Au fil des années, j’ai pu me passer de la quasi-majorité des codes non-libres qui ont tourné sur mes équipements successifs, le plus gros succès ayant été l’utilisation au quotidien de Nouveau pour faire fonctionner mes cartes Nvidia successivement abandonnées par leur créateur.

Mais je n’ai toujours pas franchi le cap de l’installation du noyau linux-libre, vous savez le noyau dont les composants non-libres, spécialement les micrologiciels ont été enlevés.

Pour une simple et bonne raison : sans des micrologiciels non libres comme le microcode AMD pour mon Ryzen3 2200G, gérer correctement le GPU est une galère sans nom et j’ai dû batailler ferme pour faire supporter complètement mon GPU durant plusieurs mois. Sans le microcode non-libre, je n’imagine pas les galères que j’aurais encore dû supporter.

Sur le plan des distributions officiellement adoubées par la Free Software Foundation, les progrès ont été énormes, bien que des écueils comme la BLAG (une mauvaise idée au final vue la facilité théorique de libérer complètement une Fedora Linux vue la politique de RedHat pour les logiciels non-libres) aient existé. J’en ai d’ailleurs parlé dans cet épisode de ma série « Les distributions GNU/Linux (in)justement oubliées.

Continuer la lecture de « La route du logiciel libre à 100% est-elle pavée de bonnes intentions ? »

Mise à jour de mon tutoriel pour Archlinux de Janvier 2019

Un petit billet pour effectuer une mise à jour bienvenue du guide publié le 1er janvier 2019.

En effet, j’ai effectué des modifications au niveau de la lisibilité – quelques lourdeurs en moins ! – ainsi qu’au niveau de la section de Cinnamon. L’arrivée des KDE Frameworks 5.54 ont été l’occasion rêvée de mettre à jour le guide. La version 62b est donc disponible.

Comme d’habitude, les versions sur github et framagit sont toujours – ou presque – à jour 🙂

Bon téléchargement et bonne lecture 🙂

Ah, ublock origin et les images ISO Manjaro Tux’n’Vape.

Comme vous le savez, je suis un des membres d’un des projets du monde libre francophone parmi les moins aimés – et on se demande bien pourquoi ? – Manjaro Tux’n’Vape.

Aucun projet n’est parfait et il y a quelques mois, nous avions rajouté en dur – ouh les vilains ! – l’extension µblock origin pour Mozilla Firefox. Courant novembre ou décembre 2018, l’équipe d’Archlinux a décidé d’empaqueter une bonne quinzaine d’extensions assez populaires pour le navigateur de la Mozilla Foundation.

Dans le lot, µblock origin. Or, si on veut installer l’extension, il y a un conflit de fichiers. J’ai ouvert un bug sur le tracker de tux’n’vape pour que ce conflit ne soit plus qu’un mauvais souvenir très bientôt, et donc pour les prochaines images ISO qui au moment où j’écris cet article devraient sortir fin février ou début mars 2019.

J’ai donc enregistré une petite vidéo qui montre comment éliminer le conflit en question

Mis à part Murphy qui s’est invité en fin d’enregistrement, vous savez comment faire pour contourner ce petit bug.

Comme quoi, faire du SAT (service après téléchargement), ce n’est pas toujours des plus compliqués !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂