Ah, les inutiles DRMs… Ou comment la (liberticide ?) loi DADVSI perd tout argument technique…

Lu via le site de Tristan Nitot, un article qui met à mal les DRMs en montrant leur complète inutilité sur le plan pratique.

Cet articles parlent des principales DRMs (MTP en jargon français de la loi DADVSI) et de leur courte durée d'(in)efficacité.

En gros : CSS, le système de protection des DVDs vidéos, pondu en 1996, cassé en 1999, juste quand le marché du DVD se développait pour de bon…

Fairplay, le DRM d’iTunes. Cassé en 2006, et continuellement cassé malgré les correctifs apportés par Apple, même avec la génération 7 d’iTunes…

AACS, le DRMs des DVD Haute Définition : cassé aussi, peu de temps après la mise sur le marché des premiers DVD Haute Définition…

Et dans cet article, on parle aussi du DRM Windows Media, et surtout les CD espion de chez Sony BMG

Il est vrai que l’utilisateur est par définition un petit salopard de pirate en puissance… 🙂

J’ai fait quelque chose « d’illégal » aujourd’hui ;)

Oui, j’ai osé utiliser un client Bittorrent pour faire un téléchargement… Celui de l’image ISO du DVD de la Gentoo 2007.0 pour AMD64, dont le lien est disponible sur cette page.

🙂

Pourquoi je dis cela ? Tout simplement que le fichage automatisé des flux de logiciels de pair-à-pair sera peut-être de nouveau autorisé, après un véto de la CNIL lors d’une première tentative d’imposition de cette mesure.

Rappel des faits. En 2005, différentes sociétés de producteurs emmenées par la SCPP sollicitent l’approbation de la Cnil concernant la mise en place, par des prestataires privés, de dispositifs automatisés de surveillance des réseaux P2P chargés de relever l’adresse IP des machines échangeant des fichiers illégaux. Cette adresse aurait ensuite été utilisée pour retrouver le propriétaire de la machine et lui faire parvenir un message d’avertissement, avant d’entamer des poursuites en justice en cas de récidive.

Ce système, désigné sous le nom de « riposte graduée », est alors rejeté par la Cnil. Chargée de la protection des libertés individuelles, celle-ci estime que les dispositifs présentés ne sont pas « proportionnés à la finalité poursuivie » et dénonce la volonté des sociétés de producteurs de se constituer juge et partie, en déterminant elles-mêmes les modalités de la riposte graduée. Dans sa décision du 18 octobre 2005, elle précise en outre que « l’envoi de messages pédagogiques pour le compte de tiers ne fait pas partie des cas de figure où les fournisseurs d’accès à internet sont autorisés à conserver les données de connexions des internautes ».

Le Conseil d’Etat, plus haute autorité administrative, ne désavoue pas la Cnil sur ce dernier point, mais il annule toutefois sa décision. Selon lui, le volume d’internautes qui utilisent les réseaux P2P à des fins illégales justifie largement l’emploi d’un dispositif de surveillance automatisée qui n’aurait rien de « disproportionné ».
[…]
Même son de cloche du côté de la Sacem (2) et de la SDRM (3), qui « se réjouissent de l’arrêt rendu le 23 mai 2007 par le Conseil d’Etat » et expriment leur désir de « développer des relations positives avec la CNIL afin de favoriser la lutte contre les échanges illicites dans le respect des libertés individuelles et de la protection de la vie privée ».

A charge maintenant pour les sociétés civiles de producteurs de présenter un nouvau dossier à la Cnil, dans lequel elles ne manqueront pas de rappeler que l’autorisation de surveiller les réseaux avait été accordée au Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs. De son coté, la Cnil devra tenir compte de la décision du Conseil d’Etat.

Simple question : combien va couter en place et en disque dur le stockage des informations récoltées ?!

J’ai la rate qui s’dilate, le foie qui est pas droit…

Et comme je n’aurais pas ou peu accès à un ordinateur durant presque tout le week-end, j’en profite pour me lancer dans ma vrac’attitude…

Voila, le logiciel libre vient de mourir en France. Ainsi que la liberté de choix numérique.

Grâce à une loi liberticide, inacceptable et inapplicable.

Cela prouve à quel point la France n’est plus une démocratie, mais un pays qui est à la botte des majors du disque (Vivendi Universal, Sony BMG, etc…). Il est désormais interdit d’utiliser tout logiciel libre, car il ne possède pas de DRM (encore appellée MTP).

Même si les DRM ont fait la preuve que c’est une merde sans nom qui n’emmerdera que les acheteurs honnêtes !

On pourra être condamné à 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende pour simplement permettre de transférer un morceau acheté sur iTunes sur un baladeur numérique autre que l’iPod. Ou encore, pour utiliser un logiciel d’échange de pair-à-pair pour récupérer une image ISO d’une distribution linux, d’un film libre (comme Elephant’s Dream). Ou encore de copier un CD sur son disque dur et en copier les morceaux sur un baladeur numérique « MP3 ».

Bref, maintenant, vous serez dans l’illégalité si vous lisez un DVD sur un PC équipé d’un système Linux. Vous n’aurez plus qu’un droit : fermer votre gueule et payer, même pour de la merde facturée hors de prix.

On peut voir que le gouvernement français est terriblement courageux : faire voter un texte de loi le dernier jour d’une session parlementaire. C’est vraiment du « courage fuyons ».

Je ne dirais qu’une chose : J’AI HONTE D’ÊTRE FRANÇAIS CE SOIR.

La non-viabilité de la location de musique prouvée ?

Dans un article publié sur Presence-PC (reprenant cette dépêche de Reuters, Napster (historiquement connu pour avoir été le premier logiciel de P2P musical) se plaint de ne pas pouvoir tailler des croupières à Apple et son iTunes Music Store.

« Notre activité repose sur le logiciel de gestion des droits d’auteurs (DRM) de Microsoft et notre modèle économique repose également sur l’écosystème des constructeurs de baladeurs autour de Microsoft », a-t-il ajouté.

Microsoft doit négocier avec un grand nombre d’éditeurs de services musicaux et de fabricants de baladeurs, a reconnu Craig Gorog. « C’est beaucoup plus difficile à organiser correctement que de concevoir un baladeur et un service comme Apple l’a fait », a-t-il déclaré.

Cette contre-performance s’explique par deux points : une dépendance envers un format précis sur une seule plateforme, le WMA et donc Windows Media Player.

Apple, bien qu’il se soit lancé en premier a décidé de ne pas rester sur son OS et de proposer un logiciel qui tourne aussi bien sous Windows que sous Linux. Allez donc trouver une version récente de Windows Media Player pour MacOS-X… La dernière est la version 9, sortie en novembre 2003 !!!

Un autre point : la location de la musique.

Autant je peux comprendre la location d’un film, autant la location de musique, cela me fait drôle. De plus, je n’en ai rien à faire d’avoir accès à 1,5 million de titres si au bout de six mois, en ayant assez de payer, je me retrouve avec des morceaux inaudibles.

Il est étrange de noter qu’il n’y a en France, sauf erreur de ma part que des services de vente de musique, aucun service de location n’ayant traversé l’Atlantique.

Enfin, seul l’avenir nous dira si la location de musique est une idée viable ou complètement débile…

Beaucoup de bruit pour rien ou pas grand chose ?

Récemment, à grand coup d’articles ravageurs, les webzines aussi bien anglophones que francophone, ont annoncé l’arrivée d’une vérole pour MacOS-X.

Par exemple, Generation-NT (qui a traduit l’article de RedHerring).

Le plus marrant dans l’histoire ? C’est que la vérole en question ayant un problème de codage est incapable de se reproduire…

« While this particular worm is not fully functional, the source code could be easily modified by a future attacker to do damage, » said Vincent Weafer, senior director at Symantec Security Response. »

Ce qui donne traduit : « Bien que ce ver particulier ne soit pas complètement fonctionnel, le code source peut être facilement modifié par un futur attaquant pour provoquer des dommages », a déclaré Vincent Weafer, directeur en chef du département sécurité de Symantec »

Mais ce qui est étrange, c’est de voir qu’il n’y a que des portes paroles des créateurs d’antivirus qui parlent dans cet article :

Car on peut lire un peu plus loin :

« The bad news is that most people think the situation is going to get worse for Macintosh users, and more threats will be targeted against the Apple community, » said Graham Cluley, senior technology consultant for Sophos.

« La mauvaise nouvelle est que la plupart des gens pensent que la situation va s’aggraver pour les utilisateurs de Macintosh, et que de plus en plus de menaces seront dirigés contre la communauté Apple », a déclaré Graham Cluley, Consultant technologique en chef pour Sophos »

Et sur un autre article de Red Herring, c’est au tour de Kaspersky de prendre la parole :

« Mac viruses are kind of rare, » said Shane Coursen, senior technical consultant with Kaspersky Lab, an antivirus specialist. « We don’t see a lot of people writing viruses for the Mac because the number of Mac users is not as great as Windows. »

« Les virus Mac sont très rares », déclare Shane Coursen, Consultant technique en chef auprès de Kaspersky Lab, un spécialiste antivirus. « Nous ne voyons pas un nombre important de personnes écrivant des virus pour Mac car le nombre d’utilisateurs de Mac est moindre que celui de Windows. »

Et toujours dans cet article, la bonne parole d’un membre de Sophos :

« Some owners of Mac computers have held the belief that Mac OS X is incapable of harboring computer viruses, but this will leave them shell-shocked, as it shows the malware threat on Mac OS X is real, » said Graham Cluley, senior technology consultant for Sophos, in a statement. « Mac users shouldn’t think it’s okay to lie back and not worry about viruses. »

« Quelques utilisateurs des ordinateurs Macs sont persuadés que Mac OS X est incapable d’être victime des virus informatiques, mais cela leur donnera un choc, car cela leur montre que la menace des malware sur Mac OS X est réelle », a déclaré Graham Cluley, Consultant technologique en chef pour Sophos. « Les utilisateurs de Mac ne devraient pas penser que c’est bien de se recoucher et de ne pas s’inquiéter des virus. »

Il faut dire que pour que le ver découvert puisse se mettre en route, il y a de nombreuses étapes :

  1. Il faut accepter le fichier contenant le ver, via iChat
  2. Ensuite le désarchiver
  3. Double cliquer sur l’icone et entrer le mot de passe, ce qui est quand même étrange pour visionner une image…

Ce qui fait quand même quelque étapes, comparées aux habituelles attaques comparables qu’on peut trouver sous Windows.

Et surtout, il y a un point précis : pour quelle raison une image demanderait le mot de passe de l’utilisateur pour être visionné ?

Que MacOS-X devienne à terme une cible pour les créateurs de véroles diverses, cela est prévisible. Mais, est-ce qu’il y aura vraiment une telle explosion de véroles ? J’en doute franchement pour plusieurs raisons :

  1. Par défaut, un utilisateur sous MacOS-X ne peut pas accéder aux tripes du système
  2. Dès qu’une opération demande l’accès au système, il faut donc passer par la case : entrez votre mot de passe, plus contraingnant
  3. Il n’y a pas de mode de lancement automatique des CDs, donc un risque limité d’être confronté à des véroles comme celle de Sony.

Enfin, l’avenir nous montrera si comme le voudrait bien les cassandres des éditeurs d’antivirus (ah, le gout du pognon !), MacOS-X devienne une cible prévilégiée des créateurs de véroles.

De l’art de faire passer du réchauffé pour de la nouveauté.

L’art de Liens-(in)utiles.org 😉

Non seulement certains articles de ce site sont de la propagande pure et dure pour l’entreprise monopolistique de Redmond, mais certaines news vieilles d’un mois sont présentées comme si elles étaient récentes.

L’exemple parfait ? Le CD (ou l’arnaque ?) de ColdPlay, « X&Y ». A cause de l’idiotie technique que sont les DRMs, on ne peut pas :

  • faire une copie privée (inscrite encore pour quelques temps dans le droit français) du CD.
  • le lire sur un ordinateur Mac !
  • le copier sur un baladeur numérique… Exit l’iPod et autres baladeurs numériques
  • le lire sur un auto-radio
  • certains baladeurs CD

Le problème étant que les restrictions sont affichées à l’intérieur de la boîte, donc après achat. Les majors voudraient-elles suicider leurs ventes qu’elle ne ferait pas mieux… Inutile de préciser qu’on peut trouver très facilement des copies via les réseaux de p2p 😉

Les majors sont vraiment des pompiers pyromanes : vendre des CDs presque illisibles et se plaindre qu’ils soient rendus disponibles. Désolé, mais dans ce cas, je comprends les utilisateurs qui passent par les réseaux d’échanges. Qui sème le vent, récolte la tempête.

Tristan Nitot, le 6 janvier dernier en avait déjà parlé, ainsi que d’une parodie. Il y a donc un mois, déjà.

Et Liens-(in)utiles.org n’en parle que le 6 février 2006 !

Je sais que l’art d’informer est difficile, et que la tentation de céder au sensationnalisme pour se faire de l’audience est importante, après tout 😉

Il faut boycotter Sony-BMG pour leur donner une leçon.

La major qui flique ses acheteurs, aussi bien les utilisateurs de Windows que les utilisateurs de MacOS-X, provoquant la naissance de véroles pour Windows qui utilisent les fichiers du mouchard installé en catimini par Sony-BMG, promets d’arrêter de produire ce genre de protection.

Cependant, Sony-BMG mérite de se prendre un petit boycott de ses produits pour avoir ainsi traité ses acheteurs de la sorte.

Il y a un blog anglophone qui est assez clair sur ce point : « Boycott Sony »

Continuer la lecture de « Il faut boycotter Sony-BMG pour leur donner une leçon. »

Les majors du disque ont le droit de fliquer les acheteurs maintenant ?

Du moins, c’est ce qu’on pourrait penser en lisant la découverte faite par Marc Russinovitch et posté sur son blog. Il s’est aperçu qu’un programme espion s’installait en douce avec l’utilisation de CD audio produit par la multinationale Sony BMG.

Groupe qui rassemble (liste non exhaustive ?) :

  • Arista Records
  • BMG Classics
  • BMG Heritage
  • BMG International Companies
  • Columbia Records
  • Epic Records
  • J Records
  • Jive Records
  • LaFace Records
  • Legacy Recordings
  • Provident Music Group
  • RCA Records
  • RCA Victor Group
  • RLG – Nashville
  • Sony Classical
  • Sony Music International
  • Sony Music Nashville
  • Sony Wonder
  • Sony Urban Music
  • So So Def Records
  • Verity Records

Non seulement un espion s’installe, mais il vous flique à intervalle régulier, et il est quasiment impossible de mettre fin à ses oeuvres malfaisantes sous peine de ne plus pouvoir accéder au CD légalement acheté 🙁

Donc méfiance si vous acheté un CD audio Sony déclaré comme « Copy Controlled », vous avez de fortes chances d’être fliqué par la major…

D’où découle 3 possibilités de réactions :

  1. Eviter comme la peste les albums de cette major ou
  2. Virer Windows pour l’écoute des CD audio
  3. Acheter les albums sous formes électroniques uniquement et graver les albums achetés pour éviter les DRMs qui empoisonnent la vie des consommateurs et qui ont fait depuis longtemps preuve de leur inutilité s’ils sont trop stricts.

Car les DRMs ne protège qu’une chose : les revenus monstrueux des majors et nullement le droit d’auteur

Plus d’infos sur le site « Eucd.info »

Merci à Tristan Nitot pour l’info et aussi à Generation-nt qui m’ont aidé à rédiger cette note.

La mort de la musique louée en cours ?

J’ai failli me faire exploser la vessie quand j’ai pu lire sur BetaNews ce que je sentais arrivé… Le service de location de musique proposé par Yahoo, le service « Yahoo Unlimited » est en train de se prendre une baffe dans la tronche.

Sous la pression des requins…majors du disque, l’abonnement annuel passera d’ici le 1er novembre de 4,99$ à 9,99$, soit une augmentation du prix de 100,2% !

Quand à l’abonnement mensuel, il passe de 6,99$ à 11,99$, soit une augmentation de 71,5%

Tout cela pour du format WMA gavés de DRMs jusqu’à ras la gueule…

Ou comment les dirigeants des requins…majors du disque sponsorisent le copie non-authorisée des albums qu’ils essayent de vendre à des prix prohibitifs.

Autant louer un DVD me semble logique, autant la location de musique me semble être une aberration. J’ai comme l’impression qu’iTunes et les sites de ventes en ligne vont se frotter les mains…