De l’utilisation abusive et malsaine du réseau TOR…

Les outils sont la plupart du temps neutres. C’est leur emploi qui peuvent les rendre dangereux et / ou malsain. En effet, un couteau, un tournevis, un marteau, une scie sont des outils comme les autres. C’est leur emploi qui peut devenir discutable.

Certains outils ne sont pas vraiment neutres et sont franchement orientés dans un but qu’on peut qualifier aisément de létal : un gibet, un pal ou encore une guillotine ou une chaise électrique. Quoiqu’un méchoui sur une chaise électrique, ça doit être intéressant à voir 🙂

Le réseau d’anonymisation TOR entre dans la première catégorie. Outil plus que nécessaire dans les régimes hautement démocratique que sont la Chine populaire, la Hongrie de Viktor Orban, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan ou encore l’Égypte d’Abdel Fattah al-Sissi, il peut se transformer en outil de dénigrement, d’intoxication, de désinformation voire de protection de réseau pédo-pornographique.

Sur le dernier point, je vous renvoie à cet article de 2016 de Numérama et d’un procès que le FBI a dû abandonner.

J’ai proposé une petite vidéo pour montrer comment savoir si une adresse IP avait été reliée dans le passé à un point de sortie du réseau TOR en utilisant l’outil ExoneraTor.

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De l’honnêteté intellectuelle dans le monde du logiciel libre…

J’ai souvent critiqué les personnes qui voulaient conserver les distributions GNU/Linux comme leurs prés carrés, comme un joujou pour geek. Il est vrai qu’il est agréable pour l’ego de passer pour avancé techniquement que la réalité de nos connaissances. Le syndrôme du « sorcier africain » qui psalmodie quelques mots étranges mais en le mettant dans un terminal donc.

Cela permet de faire passer tout et n’importe quoi – surtout de la désinformation manifeste – pour la vérité en montant une forme de réalité alternative. En gros, ce qu’on appelle des fake news.

J’ai donc enregistré une courte vidéo, hebérgée sur peertube pour faire une mise au point.

Je répète ici les principaux éléments :

  1. Je suis un littéraire de formation
  2. Je suis un passionné d’informatique complètement autodidacte
  3. Je n’ai aucune formation académique en informatique
  4. Je suis nul à pleurer dans le domaine du réseau, des serveurs ou de la programmation

Vous avez besoin de conseils pour choisir une distribution, administrer une Archlinux ou une Manjaro, faire du petit dépannage à destination d’une distribution bureautique ? Je suis compétent, même si pour certaines familles, je vous renverrai vers les forums dédiés. Vous voulez monter un serveur ou avez besoin d’aide pour du développement ? Inutile de me contacter.

J’espère que cette fois, le message passera !

La deconnexion de la réalité ? Cela touche vraiment tout le monde.

Cet article m’a été inspiré par des faits que j’ai pu récolté sur les derniers jours. Tout a commencé par ce pouet sur Mastodon qui montre qui parle d’une forme de déconnexion des personnes ayant les moyens de se payer de la bouffe de qualité sur le reste de la population.

Bien entendu, sur le fil, les prosélytes d’un régime alimentaire uniquement basé sur du végétal – et qui mettent dans le même panier le petit éleveur à la tête d’une cinquantaine de têtes de bétail ou de porcs avec les parcs à production de viande – ont attaqué.

Comme quoi la déconnexion de la réalité touche autant les people que les bonnes âmes dont les produits sont parfois digne de la malbouffe comme l’avait montré cette enquête de 60 millions de consommateurs en décembre 2017.

Mais mon but n’est pas de parler du veganisme, mais de la déconnexion en général. Le plus marrant arrive de la part de personnes qui sont branchées depuis des années, utilisent des outils geek comme l’IRC et qui oublient que les écrits restent toujours disponibles… Si on sait chercher.

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Le Youtube linux francophone, mais ça devient la merde !

Je pensais que la période de Noël était celle d’une volonté de mettre en pause les conflits voire de mettre fin à des guerres intestines. À quel point je me suis trompé…

Quand je suis parti de Youtube en novembre 2018, je ne pensais pas que la situation allait partir à ce point en cacahuètes. Depuis, je suis sur Peertube et j’en ressens un grand soulagement.

En vacances chez des amis proches pour Noël – pour ne pas le citer un certain Baba Orhum – je me suis aperçu que la situation sur Youtube était pire au point d’arriver à un point de non-retour.

En collaboration avec Baba Orhum et Wascar, nous avons enregistré la vidéo suivante, qui a été postée sur Peertube.

Car il faut le dire, le youtube linux francophone est en train de crever. Les deux gros derniers Youtubeurs du domaine que sont Adrien (orienté vidéo pour personnes un brin avancées et centré sur le monde Gentoo, parlant d’autres distributions contraint et forcé) et Sébastien alias Actualia (le maciste refoulé qui refuse de rapporter le moindre bug et qui reformate son SSD au moindre gaz intestinal de travers), le bilan est plus que mauvais.

C’est devenu un grand cirque motivé par les bruits médiatiques et les dramas pour se faire des vues. Il faut le dire, la plupart des personnes abonnées aux deux chaines en question n’attendent qu’une chose : du sang et de la bagarre.

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En vrac’ de fin de semaine… Spécial fêtes de fin d’année !

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Et comme au moment où j’écris cet article on est à 4 jours de Noël…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Pour finir, avec une note d’humour et de geekerie, l’épisode 45 de ma série « C’est trolldi, c’est permis » sur Archlinux et les flatpaks :

Bon week-end et Noyeux Joël 🙂

Ma lettre au Père Tux… :)

Même si le père Noël n’existe pas, peut-être que le Père Tux, son équivalent linuxien, existe. Voici donc la lettre que je lui adresse. Même si un seul de mes souhaits pouvaient être exaucés, on serait dans le domaine du miracle…

Voici donc la liste des souhaits que je fais. Même s’il doit en manquer un ou deux au final 🙂

Le premier souhait : que l’on arrête l’acharnement thérapeutique.

Oui, il faut arrêter de maintenir en vie des projets qui ont eu leurs heures de gloire dans les années 2000 à 2006. Tous les projets un peu structurés et qui ont des équipes derrière connaissent le cycle naissance, développement, déclin et mort.

Il faut savoir ne pas s’acharner inutilement sur les cadavres de projets jadis glorieux. Dès qu’un projet a passé son quart d’heure de célébrité – comme disait si bien Andy Warhol – il faut l’accepter.

Est-il besoin de continuer à faire vivre des projets dont les outils accusent plusieurs années de retard technique, aussi bien sur le plan du code que de l’ergonomie ? A-t-on besoin fin 2018 de voir des projets qui continue de faire vivre KDE 3.5 ? Ou qui utilisent des enrobeurs de gestionnaire de paquets écrits partiellement en Perl ? Ou des enrobeurs de gestionnaire de paquets dont le développement s’est arrêté depuis années ?

Le deuxième souhait : que l’on arrête la multiplication sans fin des distributions GNU/Linux

Il faut que les communautés qui constituent le monde du libre s’aperçoivent que multiplier sans fin les distributions, ça ne sert plus à rien. Que cela disperse les efforts qui pourraient être concentrés sur un nombre réduit de plateformes qui gagneraient au final en qualité… Mais faire comprendre cela à un monde qui semble être conquis par un individualisme chroniquement pathologique…

Le troisième souhait : que le distro-hopping se ralentisse enfin…

C’est la conséquence du souhait précédent. Avec des distributions produites comme des saucisses dans une charcuterie industrielle, les distributions se ressemblent toutes. Et que sauter de l’une à l’autre ne sert plus à rien du tout et que l’argument « je suis libre de faire ce que je veux » ne cache en réalité que l’envie de faire du bruit médiatique…

En effet, tout le monde est libre de sauter à l’élastique depuis un pont… Mais si vous êtes fragile du coeur, c’est quand même déconseillé, non ?

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Ah, les vilaines personnes aux minima sociaux, le cancer de la société selon les bien pensants…

Note du 23 décembre 2018 : merci aux personnes ayant commenté, j’ai fermé les commentaires comme d’habitude au bout de 10 jours.

J’écris cet article le 13 décembre 2018, la veille du versement de la « prime de noël » qui s’élève à 152,45€ (somme qui n’a pas bougée d’un iota depuis 1998).

Bien entendu, il y aura les habituels « il faut arrêter l’assistanat », « on ne pousse pas assez les personnes à rechercher un emploi », « on touche plus avec les aides qu’en travaillant ».

Je vous renvoie à cet article d’ATD Quart Monde qui sera toujours plus sourcés que les propos qu’on peut lire sur Facebook.

Je vais donc jouer la transparence et vous donner mon budget mensuel moyen. Étant donné que je loue un appartement, le RSA socle « complet » est amputé d’environ 66€ qu’on appelle le « Forfait logement » :

C’est une somme déduite du montant forfaitaire dans les cas où :
– le bénéficiaire du RSA est propriétaire de son logement (s’il n’a pas d’emprunt à rembourser et ne perçoit pas d’aides au logement),
– il est logé à titre gratuit ou
– s’il perçoit l’une des trois aides personnelles au logement (allocation de logement à caractère social, allocation de logement à caractère familial, aide personnalisée au logement).

Voici donc quels sont les frais incompressibles – en dehors de l’alimentaire – que j’ai mensuellement, en arrondissant à l’euro supérieur.

  • Complément de loyer : 125,00 €
  • Internet fixe et téléphone portable : 38 + 16, soit 54€
  • Assurance habitation : 20,00 €
  • Électricité : 42,00 €
  • Charges (eau, ordures ménagères et entretien) de mon lieu de résidence : 130€ par an, soit 10,83€ qu’on va arrondir à 11€

Donc, 252€ de frais incompressibles.

Il me reste donc 232€ pour la nourriture et les coups durs, soit un budget hebdomadaire de 58€… Il est vrai qu’avec 58€ par semaine, je vais pouvoir déposer de l’argent dans un paradis fiscal.

Ce qui me sauve ? Je n’ai aucun crédit sur le dos à rembourser. Mais pour les personnes qui hurlent à l’assistanat pour les bénéficiaires de minima sociaux, vous croyez que c’est agréable de gérer un budget restant de 232€ pour le mois ?

Évidemment, avoir des revenus qui sont ceux du SMIC me permettrait d’avoir un budget plus gérable, même si je devais payer la totalité de mon loyer, prendre en compte les frais de transports en commun – je n’ai pas le permis de conduire – ou encore rajouter le coup de la redevance télé et une mutuelle complémentaire.

Je vais laisser les commentaires ouverts, mais je serai d’une dureté sans nom pour les propos qui y seront tenus.

Un mois sur Peertube, quel bilan ?

Cela fait un mois environ, en ce 11 décembre que j’annonçais le clap de fin de ma chaine youtube.

J’avais ouvert entre temps un compte sur peertube.fr, et je me suis dit qu’il serait intéressant de faire un premier bilan au bout d’un mois. J’avais quitté Youtube car j’en avais marre de me retrouver dans une arène de cirque où il faut se la jouer Monsieur Loyal montreur de fauves. Je pensais – et c’est toujours le cas – que le youtube linux francophone sérieux se réduit comme peau de chagrin. J’y reviendrai plus loin en conclusion de l’article.

J’avais listé les chaines en question dans un article du 27 novembre 2018, auquel je vous renvoie en précisant qu’elle n’a pas changé d’un iota.

Comme je le précisais, j’avais ouvert un compte sur peertube.fr. Cela m’a permis de rapatrier certaines vidéos que je ne voulais pas voir disparaître. J’en ai même profité pour relancer certaines séries, comme « Les distributions GNU/Linux (in)justement oubliées », dont voici ci-joint le dernier épisode en date.

D’ailleurs, je dois dire que pour certaines vidéos, j’ai à peu de chose près atteint un nombre de vue comparable à celui de ma chaine youtube à 10% ou 15% près. Il faut dire qu’encastrer les vidéos dans un article de blog, ça aide énormément 🙂

Évidemment, j’ai moins de commentaires. Évidemment, j’ai moins de vues, mais j’ai échangé la quantité contre la qualité, même si je ne désespère pas – ayant réduit le rythme de publication – regagner petit à petit le chemin perdu. « chi va piano, va sano e va lontano » comme disait une italienne chère à mon coeur 🙂

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Et même si on approche petit à petit de Noël, je ne vais pas me géner.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Pour finir, une petite vidéo sur le monde du libre et la volonté d’une partie de celui-ci de conserver un joujou pour geeks avec l’aura de demi-dieu que cela confère.

Bon week-end 🙂

De la nécessité de réduire la voilure, numériquement parlant.

Le mois de décembre est souvent l’occasion de faire le bilan. Et le bilan de l’année 2018 n’est pas des plus joyeux.

Je suis en train de faire un grand nettoyage. Je viens de fermer mon compte sur le réseau social professionnel Linkedin qui ne m’a apporté aucune opportunité depuis que j’y étais inscrit – fin 2012, début 2013 – et qui par voie de conséquence ne m’apportait rien au final.

Dans un article de fin novembre 2018, je disais que je mettais en pause twitter, mais je viens de rajouter Mastodon et Diaspora*. Oui, les deux principaux réseaux sociaux libre. Pourquoi ? Car j’ai l’impression d’y voir en ce moment une copie conforme à taille réduite de Twitter et Facebook.

J’ai donc viré de mon téléphone portable les applications correspondantes. Je me demande même si mon prochain téléphone ne sera pas un « modèle idiot », ne me servant qu’à passer des coups de fils et envoyé quelques SMS.

Le bilan dans le monde du libre n’est pas franchement meilleur. Dire que ce monde est masochiste, c’est sous-estimer franchement les concetés qu’on peut y trouver.

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Un trop plein de distributions GNU/Linux tue-t-il le port d’applications tierces ?

Outre le fait que certaines personnes vont hurler au titre franchement « putassier », il faut dire que le bilan des distributions GNU/Linux indexées sur Distrowatch depuis 2002 est tout sauf des plus réjouissants.

En dehors du classement de curiosité de distrowatch qui n’a aucune valeur statistiques – étant donné qu’aucune distribution ou presque ne téléphone à la maison et qu’une page vue ne veut pas dire un téléchargement ou une installation – la seule statistique vraiment fiable, c’est celui d’indexation de distrowatch qui ne compte que les distributions ayant été prise en compte par l’équipe du site.

C’est sans compter les dizaines voire les centaines de distributions qui sont restées sur la liste d’attentes et mortes entre temps…

Prenons donc la première gazette de chaque année depuis 2004. Même si le site existe depuis 2002, les gazettes n’ont commencé que courant 2003. Voici donc le nombre de distributions indéxées, abandonnées, dans le coma (rajouté courant 2009) au début de chaque année depuis 2004 :

Si on regarde la dernière gazette au moment où j’écris cet article, celle du 19 novembre 2018, on a droit à en se basant sur le trio total, mortes, coma : 895, 536, 56.

Soit déjà 13 distributions de plus qui sont mortes en l’espace de 11 mois et demi. On peut penser qu’une ou deux de plus nous quitterons d’ici début janvier 2019.

J’ai donc compilé les données dans une feuille de tableur LibreOffice Calc et voici donc le résultat en mode graphique.

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Linux plus compliqué que MS-Windows ? Vraiment ? :)

Linux – dans le sens distribution GNU/Linux – est associé à l’image d’un OS complexe à utiliser, bourré de ligne de commande, imbuvable et réservés aux geeks les plus asociaux qui existent.

Il est vrai que si l’on parle de distributions comme Gentoo, Slackware, NuTyX ou Archlinux – que je vous recommande d’installer à la main sans passer par des installateurs simplificateurs comme Antergos, RebornOS, Anarchy – on colle à fond au cliché en question.

Cependant, il faut savoir raison garder et ne pas oublier que depuis 2004, des sociétés comme Canonical ont décidé de casser cette image et de la balancer à la poubelle. Avec plus ou moins de succès, mais on peut très bien utiliser une distribution à orientation grand public sans avoir à se taper cette maudite ligne de commande qui fout la trouille.

Prenez des distributions comme la LinuxMint ou la Manjaro et la ligne de commande, vous n’y toucherez presque jamais. Mais il n’y a pas que cela. On dit souvent que Linux est complexe à configurer.

Si on veut. En regardant une vidéo de Thomas Cyrix intitulée « 10 choses que j’aimerais dire à MICROSOFT – Jetons-leur des Tomates Pourries ! ft. Léo TechMaker » j’ai vu un passage qui m’a fait exploser de rire, la création d’un compte utilisateur… Où on voit que Microsoft fait volontairement du complexe pour embrouiller les utilisateurs et utilisatrices qui ne veulent qu’une chose : utiliser leur ordinateur comme un outil.

Il m’est venu une idée : pourquoi ne pas voir comment se comporte les deux ou trois premières distributions au classement de curiosité de distrowatch pour créer un premier compte utilisateur. Et de comparer avec la création d’un compte sur une installation fraichement terminée de MS-Windows 10.

Au 23 novembre 2018, le top 3 du classement de curiosité de distrowatch est le suivant :

  1. Manjaro Linux (la fille d’Archlinux)
  2. LinuxMint (base ubuntu avec Cinnamon, Mate-Desktop ou Xfce)
  3. ElementaryOS (base ubuntu avec Pantheon)

Donc deux installateurs différents : Calamares pour Manjaro, Ubiquity pour LinuxMint et ElementaryOS. Donc autant prendre sur le plan technique la Manjaro et la LinuxMint.

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Ah, les dépots tiers pour Archlinux et sa famille…

Un petit article sur un problème qui touche les distributions dans leur entiereté, même si je prends le prisme Archlinuxien, et que je pourrai en prendre un autre. Comme je l’ai dit dans un article du 16 novembre 2018, la guerre des distributions, c’est de la… Bref !

Je l’ai déjà exprimé plus d’une fois, il faut éviter comme la peste les dépôts tiers. Si c’est souvent essentiel pour contourner les limites de certaines distributions fixed release, c’est parfois inutile voire contre-productif pour les distributions en rolling-release comme Archlinux ou sa fille Manjaro Linux.

J’ai déjà critiqué par ailleurs les installateurs simplificateurs pour Archlinux qui ont tendance à utiliser des dépôts tiers. Je parlais d’une forme de malédiction les touchant, et même si Anarchy Linux semblait avoir repris du poil de la bête, c’est reparti dans les choux actuellement avec un github de nouveau au ralenti. Mais j’y reviendrais plus loin.

Le problème est que parfois le dépôt tiers s’impose sur les dépôts officiels avec les risques de conflits de paquets que cela peut entrainer. Un dépôt tiers, c’est à mettre en oeuvre après les dépôts officiels. Point final !

Oui, je parle ici de la célèbre Antergos jadis connue sous le nom de CinnArch qui n’a toujours pas stabilisé son installateur qui existe depuis le début du projet en 2012, et qui laisse penser que ce sera le GNU/Hurd dans ce domaine 🙂

S’il n’y avait que cela et l’émétique thème numix ainsi qu’un LightDM pas franchement léger, ce serait bien. Mais c’est après avoir vu le bug suivant sur le dépôt gitlab de Pamac que j’ai décidé d’alerter l’équipe d’Antergos. En effet, et ce n’est pas un trucage, le dépôt tiers imposé propose… Pamac 6.4.0 alors que la version 7.3.0 est sortie la veille de la date de rédaction de l’article que vous lisez.

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Merci Youtube et encore merci pour le poisson.

Il faut savoir ne pas aller trop loin. Je ne pense pas y avoir réussi sur Youtube, et il m’aura fallu l’arrivée d’un deuxième strike pour m’en faire prendre conscience.

On est vite dévoré par l’ogre au logo rouge et blanc. On se laisse parfois entrainer à son corps défendant dans les polémiques et on y perd énormément d’énergie. Ayant pu récupérer l’accès à l’envoi de vidéos, j’ai juste envoyé celle que vous avez ci-après.

Mais il est nécessaire que j’approfondisse certains points évoqués rapidement pour des raisons pratiques.

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Ai-je ouvert une boite de Pandore avec mon guide d’installation pour Archlinux ?

Depuis plusieurs années – je crois me souvenir que la première version remonte à mai 2013 – je propose à des intervalles réguliers un tutoriel pour montrer comment installer dans une machine virtuelle une Archlinux avec les principaux environnements.

Oui, cela fait déjà plus de 5 ans et demi au moment où j’écris cet article. En 2013, Archlinux n’avait pas atteint son aura de célébrité qui fait qu’installer cette distribution est devenu un des Graals à décrocher dans la vie d’une personne utilisant Linux entendu dans le sens distribution GNU/Linux.

En effet, au fil des années, outre le fait que j’ai reçu des remerciements pour le guide, je me suis aperçu que cela pouvait attirer des personnes qui après avoir suivi pas à pas le guide se retrouvaient aux commandes d’un système qu’elles étaient loin de pouvoir maitriser en toute tranquillité.

Les installateurs automatisés sont aussi responsables pour l’arrivée de personnes pas suffisament matures pour le monde Archlinux aussi.

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