En vrac’ déconfiné, épisode 1 :)

Puisque j’écris ce billet le premier samedi qui suit le début du déconfinement, allons-y gaiement !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Le 16 mai 2010, un certain Ronald James Padavona nous quittait des suites d’un cancer. Ah, d’accord, si je vous dit Ronnie James Dio, c’est mieux ? Un des titres tirés du dernier album enregistré avec les autres membres de Black Sabbath sous le nom de Heaven and Hell.

C’est tout pour aujourd’hui et c’est déjà pas si mal 🙂

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 200 : Les jeux d’aventure de DTO Software sur Amiga

S’il y a un genre de jeu qui me parle – en dehors des FPS – ce sont bien les jeux d’aventure. Oui, je sais c’est un peu à l’opposé des genres disponibles dans ce domaine, mais pourquoi pas après tout ?

Quand j’ai quitté l’Amstrad CPC en 1993-1994, je me suis tourné vers l’Amiga. Et j’ai pu découvrir la puissance de l’Amiga 1200 qui était le syndrôme du trop peu, trop tard pour sauver Commodore. Dans les dizaines de disquettes que j’ai pu avoir pour cette machine mythique, j’ai pu trouver quelques logiciels pas trop mauvais dans le domaine du shareware.

Dans le domaine des jeux d’aventure, cela a été l’occasion de faire connaissance des créations d’Edmund J. Clay (principalement) alias DTO Software. Entre 1992 et 1996, il va proposer en se basant sur le langage Amos puis sur l’outil GRAC – pour GRaphic Adventure Creator – quatre titres : Starbase 13, The Lost Prince, Epsilon 9 et Lethal Formula.

Même si on est loin des monstres développés par Lucas Arts (la série des Monkey Island) ou Sierra Online (Space Quest, King Quest, Police Quest) ou encore d’un Maddog Williams, on est avec des jeux honnêtes qui après tout n’était vendu que 5£… Et qui les valaient largement.

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Où en est l’auto-édition en ce milieu d’année 2020 ?

Oui, je sais, vous allez me dire que je publie ce billet le 11 mai 2020 et que techniquement, l’année 2020 n’est pas encore arrivée à sa moitié. Je suis d’accord, mais après 7 semaines de confinement (17 mars au 11 mai), on a l’impression que cela a duré bien deux fois plus longtemps en réalité.

Ma collègue Agnès du blog Destination Passions a profité du confinement pour faire le grand nettoyage dans son blog. Au bout de 8 ans, cela est nécessaire.

De mon côté, j’ai fini la première version du long texte que j’ai écrit pour mes filleuls et qui paraitra – si je le décide ainsi – en auto-édition. Rien n’est décidé pour le moment, et pour tout dire, depuis le billet que j’ai écrit le 13 novembre 2019 – donc il y a 6 mois – je n’ai plus lu une seule ligne d’un texte auto-édité. Je vais être plus franc, depuis le roman « Maddie si tu savais » d’Isabelle Rozen Mari, paru en juin 2019, je n’ai plus touché à un texte auto-édité.

Manque de temps ? D’envie ? Pas seulement. Pour reprendre la conclusion de mon article du mois de novembre 2019 :

[…]
Pourquoi les maisons d’édition auraient-elles peur d’un phénomène qui leur permet d’avoir un comité de lecture énorme à titre gracieux. Il suffit de laisser les lecteurs et lectrices faire le tri dans le magma de l’auto-édition pour voir ce qui fonctionne… Du moins, si cela est un minimum de qualité 🙂

[…]
Sur ce, je vous laisse, j’ai la vraie vie, celle où l’auto-édition est un infâme magma de productions vendues horriblement cher pour un contenu à la typographie ignoble, à la grammaire et l’orthographe indignes d’un enfant de CE2.

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Vieux Geek, épisode 199 : Les aventures de Maddog Williams.

Il y a des jeux qui ont tendance à vous marquer, même si ce n’était pas des chefs d’oeuvre indépassables. Quand j’ai eu en 1996 mon premier kit multimédia (cf l’épisode 32 de la série vieux geeks publié en avril 2015), j’avais eu droit avec ma carte dite compatible sound blaster – hum ! – et son lecteur de CD 4x à un CD de jeux en shareware.

Dedans, il y avait un jeu qui ne payait pas franchement de mine, c’était un titre au nom à rallonge : « The Adventures of Maddog Williams in the Dungeons of Duridian » ou « Les aventures de Maddog Williams dans les donjons de Duridian ». Sorti en 1992 sur Atari ST, Amiga et PC, ce titre développé par Game Crafters est un jeu d’aventure mi textuel, mi graphique.

Un peu à l’image des premiers King Quest et Space Quest. En gros, on dirige le personnage principal au clavier ou au joystick et on entre des ordres au clavier. À mi-chemin entre les jeux à analyseur de textes et les point’n’click où tout se fait à la souris.

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Vieux Geek, épisode 198 : La Secte Noire, Mokowe et La crypte des maudits de JC Lebon et JP Godey

En 1990 et 1991, Lankhor qui était un des grands noms des jeux d’aventures sur Amstrad CPC, l’autre étant Ubi Soft, sort coup sur coup trois créations d’un duo constitué par Jean-Claude Lebon (pour la programmation) et Jean-Pierre Godey (pour les graphismes et le scénario). Ce sont les excellents « La Secte Noire », « Mokowe » et « La crypte des maudits ».

Dans un article de février 2011, j’abordais déjà ce genre qui a fait les belles années de l’ordinateur 8 bits d’Alan Michael Sugar.

Le premier jeu nous plonge dans un petit village du Périgord, Issageac qui est terrorisé par une société secrete dont le grimoire a été dérobé. C’est un jeu assez dur, en deux parties. Je me souviens de pièges assez sadiques pour l’époque. Comme pour les deux autres titres, on doit taper les ordres au clavier et faire marcher sa cervelle pour venir à bout de l’aventure.

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Culture et confinement…

En ce moment, j’ai l’impression de vivre dans « Un jour sans fin », vous savez le grand classique avec Bill Murray et Andy McDowell sorti en 1993.

J’en suis arrivé à une saturation telle que je ne vois plus les semaines passer. Est-on lundi, mercredi ou vendredi, voire dimanche, je l’ignore. J’en profite donc pour essayer de me cultiver un peu entre deux vidéos que je poste sur les instances peertube sur lesquels j’ai un compte.

Il faut dire que parler du forcing de Microsoft pour imposer son navigateur Edge, c’est marrant et ça occupe !

Mais c’est aussi l’occasion pour découvrir certains films d’animation que je ne connaissais pas avant. Je dois avouer que j’avais laissé tomber les films Disney, même si les deux épisodes des aventures de Ralph m’ont fait rire aux éclats, spécialement le deuxième avec une trillion de références au grand nain ternet. Mais moins qu’une vieillerie que je n’avais pas vu : « Raiponce ».

Oui, je sais, ça date de 2010, mais étant célibataire sans enfant, je n’avais plus trop d’intérêt à visionner ce genre de film. Ce qui m’a fait échappé à la « Reine des Neiges ». Sur un conseil avisé, je me suis plongé dans la revisite du conte Rapuntzel des frères Grimm. Je dois dire que j’ai ri aux éclats durant une bonne moitié du film.

Que ce soit Pascal le caméléon ou encore Maximus le cheval qui se comporte comme un chien de chasse – on peut se dire que les scénaristes ont abusé de l’herbe qui fait rire – sans oublier les brigands de l’auberge du canard boiteux, y a de quoi se fendre la poire et plus d’une fois.

Mais il y a aussi des grosses déceptions comme le dernier épisode de l’énnéalogie Star Wars qui me fait dire : les épisodes 7 à 9 N’ONT JAMAIS EXISTÉ !

Désolé, quand on est énervé, ça soulage 🙂

Sinon, j’ai pu découvrir un excellent drama sud-coréen en 16 épisodes, « Goblin: The Lonely and Great God » dont vous trouverez un résumé sans aucune révélation à l’intérieur. Et c’est tant mieux, car les 16 épisodes qui durent entre 60 et 90 minutes sont excellents avec des rebondissements à chaque épisode.

Sur le plan musical, cela a été aussi l’occasion de découvrir que certains groupes de metal savent se la jouer débranché. C’est le cas de Persona qui a proposé en téléchargement à prix libre un concert acoustique. Entendre certains morceaux du groupe sans les guitares saturées, la batterie qui bastonne, c’est étonnamment bon !

Mis à part que je n’ai pas réussi à profiter du confinement pour me mettre à écrire à nouveau sur le plan littéraire, au moins, cela m’aura permis de découvrir quelques pépites et de vous les faire partager.

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 26 : OpenGem.

Il y a eu quelques projets pour proposer une interface graphique pour MS-Dos. J’ai parlé ainsi de DosShell proposé par Microsoft ou encore de ViewMax développé pour le DR-DOS.

Mais il n’y a pas eu qu’eux. Un environnement concurrent a existé à l’époque c’était GEM. Aucun rapport avec un dessin animé des années 1980. GEM = Graphical Environment Manager. Son incarnation la plus célèbre étant celle disponible sur TOS de l’Atari ST.

En 1999, le code du GEM est libéré et le projet FreeGEM est lancé. Une des ses versions les plus utilisables, c’est OpenGEM.

Développé en collaboration entre Shane Coughlan et l’équipe de FreeGEM, cela offre un environnement prêt à l’emploi. Bien que disponible pour FreeDOS, on peut aussi l’installation du PC-DOS et MS-DOS entre autre. J’ai récupéré sa dernière version disponible, une 7.0rc3, en date d’avril 2018.

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Ah, les personnes qui croient encore dans le modèle de financement publicitaire des contenus sur Internet :)

Cet article est tirée d’une réflexion faite par une des community manager de l’équipe de Vivaldi quand je l’interrogeais sur le comportement bizarre du bloqueur de publicité intégré dans le navigateur web.

Il faut dire que dans un précédent article, je montrais le comportement bizarre du navigateur qui proposait un bloqueur de publicité sans pour autant l’activer. Ce serait comme acheter une voiture dont les freins seraient disponibles mais non connectés aux organes de conduite. Bizarre.

J’ai même fait une vidéo complémentaire pour montrer comment activer cet outil qui était aussi utile que des boules sur un sapin de Noël dans ses réglages par défaut.

J’adore quand on me sort que l’internet libre passe par le financement des créateurs. Je suis d’accord. Mais si on me dit que c’est uniquement par le biais de la publicité, je m’inscris en faux. Je vous renvoie à cette vidéo publiée le 14 avril par Alexandre Mirlicourtois concernant les médias.

Je cite la description de la vidéo :

[…]Prises dans la tourmente, l’un des premiers réflexes des entreprises c’est de couper dans leur budget « com », Lors de la crise 2009, les dépenses en communication avaient chuté de 8% quand le PIB s’était contracté de 2,7 %.[…]

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Ah, se faire quelques pépettes via YouTube… Mission impossible ? :)

Ce court article est basé sur celui excellent de John-John qui conte les déboires d’un Youtubeur qui a essayé de vendre pour je ne sais plus quelle somme un guide de montage de PC.

Comme je l’ai précisé en commentaire, cette tentative était vouée à l’échec, vu l’offre plus qu’abondante de vidéos gratuites sur le sujet.

Il y a le problème de se faire quelques piécettes en utilisant YouTube. Il y a plusieurs options :

  1. La publicité encastrée, mais il est tellement facile de rajouter un bloqueur de publicité…
  2. Les partenariats… Mais quand on subit pour la 35e fois du blabla sur NordVPN, ça finit par gaver…
  3. Passer par un financement collectif comme Tipeee par exemple.

Sur le premier point, je vous renvoie à la vidéo ci-après avec le bloqueur en carton-pâte de publicité intégré dans Vivaldi. En effet, celui-ci se base sur la liste noire de Google… Et comme Google vend de la publicité, peut-on faire confiance à un acteur qui est juge et partie ? De plus, selon un article du blog du modérateur, on était dans les 30% d’internautes bloquant la publicité pour 2019. Il en manque encore 70% à mon avis 🙂

Ajout à 11 h25 : le réglage par défaut du bloqueur de publicité est désactivé.

Aussi utile que de vouloir enfiler une capote en gardant son emballage. Sinon, un anti-pub débranché, ça sert à quoi au final ?

Sur le deuxième point, que dire de plus ? Marre de NordVPN et compagnie. Au moins, il y a une partie des vidéastes qui mettent ce genre de blabla promotionnel en fin de vidéo. Je pense par exemple à Nota Bene.

Sur le dernier point, c’est un saut dans l’inconnu. Car c’est parier sur la fidélité de la communauté – du moins du nombre d’abonné(e)s que l’on affiche sur son compteur. Car même en comptant l’euro symbolique, quelle somme pourra être récoltée au final ? Cela serait une mauvaise surprise pour une partie non négligeable des vidéastes, qui s’apercevraient alors de la volatilité de leur audience.

Mais entre subir les démonétisations sauvages de YouTube, les placements de produits plus que casse-bonbon et les financements collectifs, c’est quoi le moins pire des trois ? 🙂

Vieux Geek, épisode 197 : le NewShell pour MS-Windows NT 3.51, un avant-goût de MS-Windows NT 4.0

Dans l’épisode 54 de la série « Vieux Geek » en février 2016, je parlais de la deuxième génération de la grande famille des MS-Windows basé sur le noyau NT alias NT 3.5 et 3.51.

Entre 1993 et 1996, pas moins de 4 versions de Microsoft Windows NT sont sorties : NT 3.1 en 1993, NT 3.5 en 1994, NT 3.51 en 1995 et NT 4.0 en 1996. Pour mémoire, j’avais déjà parlé de NT 3.1 en mars 2018 pour l’épisode 119 de la série « Vieux Geek ». Il faudra attendre près de 4 ans pour que sorte MS-Windows 5.0 alias 2000, dont j’ai parlé en décembre 2014.

Si les 3 premières versions de MS-Windows NT utilisaient l’interface de MS-Windows 3, en juillet 1996 quand NT 4.0 sort, c’est l’interface plus agréable inspirée de MS-Windows 95 qui est utilisée.

En 1995, histoire de se simplifier la vie et préparer plus tranquillement la sortie de NT 4.0 en 1996, Microsoft lance un projet resté sous le nom de NewShell. Son but est simple : proposer une interface préliminaire à celle à venir pour des personnes utilisant MS-Windows NT 3.51. Le code est un peu tatillon, et ne se lance pas sur une version non anglaise de MS-Windows NT 3.5x…

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En vrac’ depuis un premier mai confiné.

Puisqu’on est déjà le premier mai, et qu’on est confiné, autant se changer les idées.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

C’est tout pour aujourd’hui et c’est déjà pas si mal 🙂

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 196 : Internet Explorer 5 pour Unix, le cadeau empoisonné de Microsoft pour Sun !

Dans l’épisode 195 de la série « Vieux Geek », je parlais de Spyglass Mosaic, origine du premier Internet Explorer. Celui-ci a eu une longue carrière, sa version IE 11 étant sorti en 2013 pour MS-Windows 7 et suivant. Il a aussi existé pour MS-Windows 10, soit 20 ans après sa version 1.0.

Il a aussi existé sur MacOS, sa dernière version ayant été la 5.2.3 pour MacOS-X 10.3 Panther en 2003. Cependant, une saveur moins connue a existé entre 1999 et 2001, pour les versions 4 et 5 du navigateur internet. Une déclinaison pour Unix. Non pas Linux, mais pour HP-UX et Solaris, à l’époque un produit de Sun Microsystems.

Même si Microsoft avait abandonné le développement d’un unix avec Xenix, le but était de pouvoir marquer des points dans la première guerre des navigateurs contre Netscape. En 1996, quand l’idée est lancé, Netscape est encore plus que largement dominant, et tout ce qui peut être grapillé contre lui est une bonne idée.

En cherchant un peu, j’ai pu trouvé un Solaris de l’époque (un 7.0 pour processeurs Sparc) avec un guide d’installation qui va bien, ainsi que l’archive de l’ultime version de Microsoft Internet Explorer pour Unix, le 5.0. La version 4.0 est sortie en 1998, la 5.0 en 1999 et l’ultime qui contenait un service pack en 2001. Le code était – à ce que j’ai pu lire – basée sur le moteur trident, donc le même que celui du navigateur pour MS-Windows.

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Vieux Geek, épisode 195 : Spyglass Mosaic, l’ancêtre de Microsoft Internet Explorer 1.0

Tout le monde se souvient de son premier jour sur Internet. De la première page web affichée, de l’excitation que l’on a eu alors. Mais pour aller sur Internet, il faut un navigateur web. Quand j’ai débuté, en 1996-1997, le choix était simple : soit le Netscape de l’époque, soit Internet Explorer de Microsoft.

Il y a une légende tenace qui veut que les deux navigateurs soient tiré du même navigateur, Mosaïc. C’est à moitié vrai, et à moitié faux. Car si Netscape est bien dérivé du Mosaic développé par le NCSA, Internet Explorer est basé sur le Mosaïc proposé par Spyglass Inc…

Le premier Microsoft Internet Explorer est tiré du pack Microsoft Plus pour MS-Windows 95. J’avais déjà parlé de cette extension payante en mai 2017. Internet est quelque chose de neuf quand sort MS-Windows 95 en août 1995. Même si Microsoft ne croit pas trop dans cette nouveauté, il faut qu’il propose un navigateur. En développer un depuis la feuille blanche : pas le temps et pas intéressant. C’est pour cela qu’il se tourne vers l’offre de Spyglass Inc.

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Il est temps peut-être d’enterrer les machines à processeurs Intel et AMD en 32 bits, non ?

Oui, on va me dire que je suis sacrilège, un enfant de trottoir, que je veux envoyer à la poubelle du matériel parfaitement fonctionnel. Déjà commençons par un point : j’écris ce billet le 26 avril 2020, soit une poignée de jours après la sortie de la nouvelle version supportée 5 ans de la distribution reine, celle qui est synonyme dans le grand public de Linux, j’ai nommé Ubuntu.

Comme le dit si bien NextINpact dans son article dédié à la sortie de la Ubuntu Focal Fossa :

[…]
Avant de plonger dans les nouveautés de Focal Fossa, signalons que cette version 20.04 prend en charge les scénarios de mises à jour depuis19.10 (la dernière classique) et 18.04 (la dernière LTS). Mais attention pour cette dernière : la nouvelle venue est exclusivement 64 bits et ne pourra donc pas réaliser une « upgrade » sur une machine à processeur 32 bits.
[…]

Petite parenthèse : n’étant pas abonné à NextInpact, j’ignore ce qu’il dise sur la volonté de Canonical de forcer l’adoption du snap. J’ai fait une petite vidéo pour exprimer mon point de vue ici.

Refermons la parenthèse.

Oui, sacrilège, on ne peut plus avoir la dernière Ubuntu LTS avec un processeur Intel ou AMD en 32 bits. Pour mémoire, en dehors de la période des mini-ordinateurs à la eeePC qui ont permis de produire des sombres étrons comme les processeurs Intel Atom, les deux principaux fondeurs de micro-processeurs pour ordinateur ne propose que des processeurs en 64 bits depuis fin 2003 voire mi-2004. Soit 16 ans !

J’ai retrouvé un dossier d’Hardware-fr sur l’Athlon64 à sa sortie en date de septembre 2003. Pour l’équivalent chez Intel, l’EMT64, c’est sur un artiocle d’août 2004.

Et oui, les derniers Pentium 4 étaient en 64 bits, notamment les 6xx et suivants. Pour les ordinateurs portables, c’est un peu plus complexe 🙂

Les vieux processeurs sont-ils pour autant condamnés à l’abandon si on est fidèle à la distribution de Canonical ? Que nenni ! Si on en croit le wiki d’Ubuntu, la 18.04.x LTS arrivera en fin de vie standard en… avril 2023 ! Merdre, encore 3 ans. Et on peut espérer, si on sort l’argent avoir 5 ans de prologation, soit avril 2028. Donc 8 ans.

Il est vrai qu’en 2023, utiliser des logiciels non critiques comme une vieille version de LibreOffice, la 6.0.x, alors que la 7.x.y voire 8.x.y sera la version supportée par les développeurs de la Document Foundation, ça ira… Mais est-ce que des ordinateurs qui ont souvent au grand maximum 4 Go de mémoire vive sont utilisables pour de la bureautique classique ?

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Vieux Geek, épisode 194 : Camino, Galeon et Kméléon, les navigateurs basés sur Gecko…

Quel est le point commun entre Google Chrome, Brave, Safari, Opera, Vivaldi, Midori, Yandex, Falkon, Microsoft Edge (nouvelle génération) ? Utiliser un moteur de rendu de la famille Webkit/Blink. Car il faut dire les choses comme elles sont, la diversité des navigateurs internet n’existe en réalité qu’à la surface. Pour reprendre le contenu d’un commentaire sur un de mes articles :

[…]
Pour les navigateurs, désolé de prendre une comparaison tuturesque, mais d’un coté tu as :

2 Peugeots 108 (Firefox et Firefox ESR)
1 Deux Chevaux (Palemoon)
Une demi-douzaine de Clio de même génération dont les seules différences sont le nombre de portes et la peinture de la carrosserie (Chromium, Brave, Vivaldi, Opera, Yandex, Midori et Falkon)
[…]

Cependant, jusqu’à une époque relativement récente, la situation était moins caricaturale. Jusqu’en juillet 2015, la Fondation Mozilla proposa un environnement de lancement – un runtime – permettant de réutiliser le coeur de Mozilla Firefox, Gecko. Le projet s’appellait XulRunner.

Cela a permis de donner naissance à quelques projets, et pas uniquement des navigateurs. Il y a eu à une époque le projet de lecteur audio Nightingale (dont j’ai parlé en 2012) ou encore Miro, plus orienté vidéo.

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