Kubikmaggi : Si vous aimez le jazz teinté de progressif…

…foncez ! Alors que je jettais un oeil sur mes artistes préférés sur Bandcamp, et que j’ai vu que le duo « iamthemorning » proposait à nouveau un digipack de son premier album (dont j’ai parlé en vitesse en juillet 2012, en suivant les recommandations je suis tombé sur l’EP du groupe russe « Kubikmaggi« , appelé « Suites« .

Pour définir le style de ce groupe de jazz russe, c’est simple : vous prenez du jazz classique, avec des influences rock, progressive, une voix féminine, celle de Kseny Fedorova, et vous obtenez un album de seulement 5 pistes… Mais dont la plupart des pistes dépassent allègrement les 11 minutes !

Ce sont des compositions très enlevées, où le jazz se dispute la première avec des tendances plus éclectique. Le jeu des cordes, du piano ou encore des percussions donnent des pistes où l’oreille de l’auditeur est toujours surprise.

Adorant les mélanges un peu bizarre, dès la deuxième piste où la voix de la chanteuse carresse les instruments, j’ai craqué. Bien que ne connaissant que trois mots – environ – de la langue de Tolstoï, j’ai été charmé par ce russe chanté.

Inutile de préciser que j’ai commandé un album en version digipack auprès du groupe. Et même si le délai annoncé est de 21 jours pour la livraison, j’espère le recevoir bien avant !

Le plus simple : écoutez et faites-vous votre propre opinion ! 🙂

Losing Faith, le titre d’Hungry Lucy qui me fait pleurer à chaque fois.

En dehors du rageux « The Show Must Go On » de Queen, il y a un titre du duo Hungry Lucy qui m’arrache des larmes à chaque fois. C’est la troisième piste du EP « Before We Stand We Crawl« . C’est la piste « Losing Faith ». C’est le genre de piste que je peux me passer 4 ou 5 fois en boucle, sans m’en lasser.

Bonne soirée ! 😀

Griseus d’Aquilus : du métal symphonique de haut vol ?

Je m’intéresse depuis quelques temps au métal symphonique, comme le prouve les billets sur Eidon et Seven Nails.

Fouillant Bandcamp, je suis tombé sur le premier album d’Aquilus, un groupe australien. C’est un groupe qui mélange le métal symphonique, avec des influences folk, du progressif et des influences néo-classique.

Un mélange détonnant. Mais un mélange qui vous emporte facilement. Dès la première piste, Nihil (qui dure 14 minutes !), on est saisi par le mélange des genres qui ne laisse pas indifférent. Soit on adore, soit on déteste.

Et les 14 minutes de la première piste sont bien remplis. On passe de rythme typiquement métal et lourd à des envolées lyriques.

Et si vous pensez que 14 minutes, c’est long, alors, trompez-vous ! L’ultime piste dure 17 minutes 30 ! La piste la plus courte, seulement 5 minutes 35. Mais on ne peut pas parler d’un album en se basant sur la longueur de ses pistes. Chacune d’entre elles développe son univers qui lui est propre.

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Mardi musical, partie 1 : « Coughdrops in Autumn » d’Antoine Martel

J’avais parlé rapidement d’Antoine Martel dans un billet fourre-tout il y a un peu plus d’un an.

J’avais résumé le style en disant : « si vous aimez le mélange rock, pop à tendance acoustique et celtique. »

La sortie de son premier album officiel m’a permis de découvrir une nouvelle facette de cet artiste.

C’est une influence à la Robert Allen Zimmerman avec l’utilisation d’une guitare sèche seule mâtinée d’harmonica.

Après un très doux « Mother’s Nature Cure », on revient à des mélodies plus teintée rock avec « Giving Tree ».

« 4 of 5 » nous offre un titre plus doux, mais très entraînant. Un instrument revient souvent, c’est le piano. Un titre comme « How Things Change » lui donne la part belle.

Il y a aussi des titres qui fleurent bon les années 1960 dans leur composition, comme « Mary-Jane », et c’est très sympa d’avoir un titre aussi décalé.

« City in Ruin » a été pour moi le titre le plus sombre de l’album. « No Place for good men » pourrait d’ailleurs lui disputer cette place.

Bien que l’album soit en « name your price », j’ai donné 10$ car l’album les vaut largement.

Si vous aimez les mélodies douces, la guitare sèche, les influences pop, folk, rock, l’harmonica, foncez écouter l’album. Enfin, c’est vous qui voyez !

Amanda Fucking Palmer, une artiste qui met les pieds dans le plat ?

J’avoue que j’aime beaucoup ce que fait cette artiste, même si je ne l’ai vraiment découvert qu’à la fin des années 2000, quand une ancienne collègue m’a fait découvrir les Dresden Dolls. Puis, je l’avais mise de coté, et quand j’ai pu écouter « Theatre Is Evil« , j’ai plongé tête la première dans sa discographie au point de l’avoir d’une manière assez complète.

Dans une vidéo enregistrée sur le site TED, elle revient sur sa carrière et raconte comment elle a débuté dans le milieu artistique en jouant l’automate de rue.

Elle raconte aussi comment avec son groupe, « The Dresden Dolls« , la major qui les produisait considérait que 25 000 exemplaires de son album en quelques semaines était un échec (vers 7 minutes 30 de la vidéo). Soit selon les standards français un demi-disque d’or (depuis 2009) et 20 fois moins selon les standards aux Etats-unis.

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Vive les « petits » labels musicaux.

Dans un article récent, je parlais du dernier opus du groupe Heligoland, « Saint Anne ».

Aimant beaucoup le travail de ce groupe, et en faisant quelques recherches, je me suis aperçu que sur leur page Bandcamp, seul 4 de leur 5 albums sont disponibles chez eux.

En effet, leur premier opus, « Shift These Thoughts » n’est pas directement disponible chez eux.

Après quelques recherches, je suis tombé sur le premier label du groupe, Big Rig Records qui propose à la vente leur premier opus.

Et même si je ne suis pas chaud à l’idée de commander en Australie (par rapport aux délais de livraison), j’ai eu la surprise de recevoir ma commande, une dizaine de jours après l’avoir passée, et 5 jours après la confirmation de l’envoi.

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« Factory Of Dreams », le premier album des « Seven Nails ».

Seven Nails, c’est un groupe de métal symphonique et progressif allemand. Il est composé de Daniela Marx (Chant), Julian Volkmann (Chant), Marion Hüttl (Violon et chant),Tim Lobitz (Claviers), Mathias Schmid (Guitare), Leo Reinhardt (Basse) et Johannes Auer (Batterie).

Leur premier album, « Factory Of Dreams » est sorti le 15 février 2013. Je l’ai trouvé alors que je cherchais sur Bandcamp des albums de métal symphonique avec du chant. Et j’avoue que c’est d’abord la pochette qui m’a tapé dans l’oeil.

Dès la première piste, l’ambiance est lourde. Un tonnerre nous accueille, mélangé à une ambiance très « faustienne ». On se croirait devant un chateau en ruine, à la recherche d’un abri pour la nuit.

Le titre éponyme nous propose une rythmique typique du métal symphonique. Il est agréable de noter que les voix sont claires et que c’est un mélange de voix féminine et masculine. Le violon que l’on peut entendre est un vrai, ce qui est agréable.

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Origins de « Bend The Sky » : une initiation au métal symphonique.

S’il est un genre musical qui connait les dérivées par dizaine, c’est bien le métal. Je connaissais le métal progressif, le heavy métal, le métal industriel, et j’ai récemment découvert ce qu’on appelle le métal symphonique.

Vous prenez du métal, et vous lui rajoutez des composantes de musique orchestrale classique (piano, violons) et voila le travail.

Recherchant donc du métal symphonique instrumental, j’ai fouillé Bandcamp et je suis tombé sur le premier album des australiens de « Bend The Sky »

Il s’intitule « Origins ». Composé de 12 pistes (de 4 à 6 minutes), il propose une initiation intéressante à cette composante du métal. Dès la première piste, « Reform » qui commence par une intro au piano classique, on est ensuite projeté dans des rythmiques métal, même si le piano revient, accompagnés de guitares puissantes et d’une batterie juste ce qu’il faut de puissance sans tomber dans le lourd.

Il faut noter que les morceaux sont inspirés des canons de la musique classique : comme des choeurs qui entame le morceau « Tempest », par exemple. Sans oublier la présence de passages acoustiques qui permettent une montée en puissance des titres, comme sur « Glaciers ».

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La Suède, l’autre pays du Métal ? L’exemple avec Astolat.

Hier, je cherchais de la musique que l’on peut qualifier de métal progressif, un peu à l’image de ce qu’à fait Opeth durant la plus grande partie de sa carrière.

Mélanger du bon gros métal, du growl, du chant clair et des mélodies de 10 minutes super travaillées. Je vous conseille des morceaux comme « Ghost of Perdition » ou encore « The Leper Affinity » pour savoir ce que veux dire métal progressif.

Donc comme je le disais, hier, en allant sur Bandcamp et en fouillant la catégorie Métal, je suis tombé sur Astolat, et leur premier EP, « The Faceless Mask » .

Il ne faut pas se laisser avoir par la première piste titrée en suédois (et désolé, mon suédois est rouillé, donc je ne me risquerais à aucune traduction) qui nous propose un morceau uniquement au piano, chargé d’une forte dose d’ambiance assez glauque.

Et c’est à partir de la deuxième piste qu’on se prend une claque monumentale. Le titre éponyme de l’EP contient des mélodies typique du métal, mais assez travaillée (on est dans le progressif ici), avec une voix féminine en chant clair qui donne un côté accrochant au titre.

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Glass Kites : du rock progressif planant…

En mars 2012, je faisais la découverte de ce groupe de rock progressif canadien, et j’en parlais rapidement dans un billet cumulatif.

Plus récemment, le groupe a proposé une galette physique sous forme de digipack que je me suis empressé d’acheter.

Mais parlons donc du contenu 🙂

Après une intro rapide, un long morceau « Terra » propose une ambiance qui fait penser à celle de l’album « Animals » des Pink Floyd. Très étherée, vaporeuse, avec une voix de tête en fond.

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« Sainte Anne » : le dernier bijou de douceur d’Heligoland.

Heligoland, groupe d’origine australienne qui vit en France depuis 2007 a sorti le 28 janvier dernier, un nouvel album, « Sainte Anne ». J’avais déjà parlé en vitesse de l’album « Bethmale » dans un billet de février 2012.

Ce 5ième album, mixé de main de maître par Robin Guthrie – mais si, vous connaissez sur le groupe des Cocteau Twins – est un EP de 5 titres, enregistré en 2011 à Nans-sous-Sainte-Anne.

Le groupe, spécialisé dans une musique douce, planante, mâtinée de mélodies éthérée, nous propose encore un petit bijou. La voix presque fantomatique de Karen Vogt se laisse emporter par les mélodies, comme une feuille morte sur un cours d’eau.

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Epilogues, le retour en fanfare.

En juillet dernier, j’abordais le premier EP du groupe anglais Epilogues. Après un EP spécial noël – je ne suis pas franchement très fan de ce genre d’album – voici donc le nouvel album, un LP de 8 titres.

On retrouve ici toute la magie et les ambiances rêveuses qui ont fait le succès du premier EP.

On retrouve le mélange de guitares folk, de mélodies imparables, de textes finement cisélés qui font mouche à chaque fois. Sans oublier les mélodies au piano, comme dans « Atlas, At Last »

Mes coups de coeur à la première écoute ? « The Art of Being A », « Atlas, At Last », « Persephone » et bien entendu, le titre éponyme.

L’album en version physique coute 3£, et sera disponible à partir du 1er février. Inutile de vous dire que j’attends avec impatience de le rajouter à ma collection musicale.

Arkyne : « Ayen Bowen No », un excellent premier opus.

Dans mes presque 500 albums, je n’ai qu’une grosse demi-douzaine de références trip-hop ou apparentés. C’est un domaine musical où je suis horriblement exigeant. Et il faut dire que ce n’est pas un genre non plus très surpeuplé.

Le projet Arkyne, c’est l’univers musical de Patrice Ferlet. On peut suivre l’actualité du projet via sa page Google+, son site officiel ou encore la page Bandcamp. Sa particularité technique est d’avoir été entièrement créé grace à du logiciel libre.

Je connais de longue date cet album, l’ayant entendu pour la première fois sur jamendo il y a 2 ou 3 ans. Et très récemment, suite à une discussion au détour d’un fil avec l’auteur sur Google+, l’album est disponible au téléchargement sur Bandcamp, pour la modique somme (et l’on peut donner plus) de 3 €.

La petite histoire veut que le projet soit tiré d’une nouvelle écrite par l’auteur. Les titres sont basés sur le langage inventé par l’auteur dans le cadre de sa nouvelle.

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Je suis un collectionneur…et j’aime çà ! Hungry Lucy – Second Sight DVD, que du bonheur !

J’ai l’habitude de faire le tour de manière régulière des artistes que j’ai découvert sur Bandcamp, dont certains grace à mes contacts sur Google+, comme le rédacteur de Chatinux.

Etant allé récemment sur la page du duo Hungry Lucy, je suis tombé sur une « nouveauté du groupe, un DVD musical de 2006, « Second Sight », contenant deux documentaires, un sur le groupe en 2006, l’autre sur l’enregistrement du titre « Grave », qui se trouve sur le premier album « Apparitions ».

Sans oublier les clips des titres : Fearful (de l’Album « Glo »), You are (de l’album « To Kill A King », Grave (de l’album « Apparitions »), Harvest et Losing Faith (de l’album « Before We Stand… We Crawl »).

Le DVD libre de tout zonage, même si le lecteur de ma freebox Revolution a du problème à lancer la lecture. Il faut dire que pour les DVD, le lecteur est parfois capricieux 🙁

C’est du pur bonheur, la qualité est au rendez-vous !

Si vous êtes intéressé, il ne reste que 4 exemplaires du DVD en question…

Chronicles of the Windwar, un excellent album des Cosmic Birds.

J’avais déjà parlé en vitesse du groupe espagnol Cosmic Birds pour le premier album, « Hello Earth« , en août dernier.

Déçu par leur deuxième album, j’ai donc écouté, sans grande conviction, leur troisième album, « Chronicles of the Windwar » qui se révèle être un bijou. Merci au passage à Agnès de Destination Passions qui m’a donné envie de me replonger dans les oeuvres du groupe.

Non seulement, il reprend la totalité du premier album qui avait été pour moi un coup de coeur, avec des bijoux comme « Manatees », « Piano Lessons », le très rythmé « Down In The City » ou encore le sublime « Secret Garden Sonata », mais il rajoute de très bons morceaux, comme « Deep in the woods », ou encore le mélancolique « The Planets ».

Si vous aimez le mélange de pop, de folk, le tout assez éthérée, avec des longs morceaux typiquement inspiré par la musique classique comme la piste de fin « Secret Garden Sonata », cet album sera pour vous un coup de coeur.

Cerise sur le gateau, les musiques sont licence Creative Commons CC-BY-NC-ND. Bon, il y a plus libre comme licence, mais c’est déjà mieux que du « tous droits réservés » ! 🙂

Et inutile de me poser la question, j’ai acheté un exemplaire physique !