3 albums découverts récemment sur Bandcamp.

Je suis en train de devenir un peu trop « dépendant » de Bandcamp en ce moment. Il m’arrive d’y passer une bonne demi-heure tous les soirs ou presque pour chercher une ou deux pépites pour combler ma passion musicale.

J’ai découvert récemment 3 albums, qui ont eu le don de me carresser récemment les oreilles. Même si j’apprécie un bon rock qui secoue les murs, j’aime autant les musiques plus douces mélangeant folk, rock, slowcore, shoegaze, et un peu de psychédélique.

Dans cette catégorie, je peux citer mes 3 derniers achats. Les deux premiers ont un point commun : avoir été mixé et numérisé par un certain Robin Guthrie, un des membres fondateurs d’un petit groupe du nom de « Cocteau Twins » 🙂

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Kira, un temps de rêve.

Kira, c’est une artiste nord-américaine que j’ai découvert via Bandcamp. Elle décrit son style comme un mélange de musique folk, de musique gitane, de jazz, et de quelques textes en français. Sur son premier album (en espérant que ce ne soit pas le dernier), elle réinterprète magistralement le classique immortalisé par Ivo Livi, « Les Feuilles Mortes« .

Deux autres titres sont en français sur son album de 11 titres, un composé par elle même « Montagnes », et un classique de Charles Trenet « L’âme des poètes ».

Pour tout dire, dès que j’ai entendu le premier titre, j’ai eu un coup de coeur, qui n’a pas été déçu par la suite. L’ensemble est d’une douceur reposante, même si le 8ième titre « Destination » se détache un peu du reste.

Tout ce que j’ai à dire c’est : écoutez, vous avez tout à gagner. En grand amoureux des CDs, j’ai acheté un exemplaire du CD que j’ai reçu ce matin.

Et cerise sur le gateau ? L’album est sous licence Creative Commons, en CC-BY-NC-SA. En clair, on peut diffuser l’album, le remixer dans un but non commercial et en précisant qui est à l’origine du travail.

Un cadeau d’anniversaire avec 3 jours d’avance.. Quoique j’ai un espoir pour un autre album qui arrivera pour mon anniversaire si j’ai de la chance 😀

De la mort de BT Junkie…

Aujourd’hui, on nous a annoncé la fin d’un site, « BTJunkie » qui était dans la ligne de mire des lobbys de l’industrie de l’inculture américaine, avec son bras armé, le FBI qui a fait fermer le site de partage MegaUpload, déféquant ainsi à la figure des personnes qui utilisaient ce service pour des fichiers licites.

Je ne reviendrais pas sur cette affaire, j’en ai déjà parlé il y a quelques temps.

Mais je suis près à prendre le pari que les grands noms de l’industrie de l’inculture française applaudiront à cette fermeture. Sur ce point précis, je ne me fais aucune illusion.

Ni sur les contre-vérités qui sont sorties à intervalles réguliers par les faux-nez de l’industrie de l’inculture qui sont plus préoccupés à pondre des films à longueurs d’années qui pour la plupart sont des sombres merdes commerciales (qui a dit « Astérix aux Jeux Olympiques » ?), pour se remplir les fouilles plutôt que de proposer de la qualité. Le dernier film français potable que j’ai vu au cinéma ? On a droit au joker ? 😉

Car même si j’ai un cinéma qui me propose des billets à seulement 6 €, je ne suis plus depuis longtemps un amoureux des grands écrans. Rien ne m’est plus insupportable que des bruits de mastication de pop-corn et de téléphones qui sonnent en plein milieu d’un film.

Ce qui m’a fait toujours tiquer, c’est de voir les exilés fiscaux chanteurs et chanteuses francophones populaires traiter les personnes qui téléchargent illégalement de « voleurs ».

Je voudrais juste demander à ses personnes quel est leur niveau en maths.

Il faudra m’expliquer comment la copie d’un fichier numérique, donc sa duplication, sa multiplication – telle la multiplication des pains dans les Evangiles – est un vol, qui se définit juridiquement comme, je cite l’article 311-1 du Code Pénal :

Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui.

Donc, dire que copier de manière illicite un album, c’est le voler est un non-sens juridique, mais cela équivaudrait à dire que la multiplication est égale à la soustraction. Un raisonnement typiquement orwellien.

Sauf erreur de ma part, la soustraction est abordé en classe de cours élémentaire 1ière année, la multiplication en classe de cours élémentaire 2ième année.

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Deux découvertes sur Bandcamp, de la bonne qualité pour pas cher ;)

En ce moment, je suis assez branché folk, folk-pop et folk-rock. J’ai trouvé quelques albums intéressants sur Bandcamp, mais en « all rights reserved », payant ou pas 🙂

Pour commencer, la néo-zélandaise Talia Caradus et son album « The Shelter ». Son album est payant en « name your price » sans limite basse 🙂

C’est de la pop-folk acoustique douce, légère, et étrangement mure pour cette jeune fille de 17 ans. A vous d’écouter pour savoir si vous avez ou pas le coup de coeur.

Deuxième coup de coeur, de la folk pop / rock hispanique, Cosmic Birds et leur album « Hello Earth ». C’est de la pop-folk acoustique très mélodieuse, éthérée, et qui va droit au coeur. 5 € seulement ? Mais c’est donné 😀

La piste « Piano Lessons », c’est du pur sucre 😉

A vous d’écouter et vous faire votre propre avis. Mais il est vrai que cela change de Stefani Joanne Angelina Germanotta, Rémi Ranguin, et d’autres grands noms actuels ;

Bandcamp, un site qui respecte les revenus des artistes qui s’y présentent ?

J’ai remarqué une tendance lourde. De plus en plus d’artistes – qui utilisent les licences libres ou en « Tous Droits Réservés » – se présentent sur Bandcamp et proposent leur musique à l’écoute et à la vente.

Je me suis demandé : combien touche un artiste ou un groupe quand je lui achète son album ? Je vais prendre l’exemple de l’album « Crimson » de Hudson que j’ai acheté il y a une grosse semaine. Le digipack de toute beauté est proposé à 10$. En comptant les frais de port, ma « douloureuse » a été de 18$ (soit 14,37 €) pour un album qui serait de toute façon introuvable dans le commerce.

Bandcamp prélève 15% des sommes versées pour faire fonctionner l’infrastructure. Donc, sur les 18$ d’origine, cela représente : (18 * 15) / 100 = 2,7$.

Reste donc 15,3$. Paypal prélève par défaut 2,9% + 0,30$ par transaction. Ce qui nous donne le calcul suivant : ((15,3 * 2,9)/100) + 0,30 = 0,74$

Donc, sur les 18$ versés, 14,56$ reviendont à l’artiste pour faire l’envoi du digipack. Soit, 80,88% du total que j’ai versé à l’achat, en ayant en plus une version numérique qui commence au mp3 320…

Autant dire que l’artiste est vraiment gagnant dans l’histoire, car il serait étonnant de voir de tels gain pour les créateurs sur les plateformes classiques, et aussi pour les artistes passant par les majors du disque.

Et ne pensez pas qu’il n’y a que des illustres inconnus… Il y a aussi des artistes plus « connu » qui l’utilise… Par exemple,  une certaine « Coeur de Pirate » ! Pour info, son dernier album en version numérique coute 9$ canadien, soit 6,84€ (presque aussi cher que sur Amazon mp3) et que l’on peut l’avoir en mp3 320, en flac ou encore en ogg vorbis…

Maintenant, à vous de voir si vous pensez que ce site est une opportunité pour avoir de la musique pas trop chère et qui rémunère correctement les artistes 🙂

Les plateformes PUR (au sens hadopiesque du terme) ont-elles hontes de ce label ?

Dans sa lutte contre la copie illicite l’usine à gaz qui coute 12 millions aux contribuables, j’ai nommé l’Hadopi (ou encore l’usine à erreurs monstrueuses et constantes, la dernière étant leur incapacité à vraiment sécuriser leur rapport au format PDF), il y a eu la création d’un label PUR (pour Promotion des Usages Responsables).

Il est vrai que ne pas avoir de DRMs, de la musique non dégradée en terme de qualité d’écoute et surtout lisible partout doit être un ensemble d’idées incompréhensibles… Et à prix abordable, pas aussi cher que pour un support matériel comme une galette de plastique qui ne rentre pas dans un baladeur numérique 🙂

J’ai fait un tour sur les plateformes musicales labellisées comme PUR (comme jadis à une certaine époque on cherchait le sang juif jusqu’au arrières-grand-parents, désolé pour le rapprochement plus que douteux, mais le terme PUR me fait penser à la PUReté du sang), et voici la liste des plateformes et l’apposition du logo.

J’ai remarqué que la liste des sites PURifiés, il y a parfois le même nom qui apparaît en double. Bug de mon Mozilla Firefox en pré-alpha ?!

  • CD1D : pas de logo PUR sur la page d’accueil.
  • Orange Music Store : un beau logo sur la page d’accueil
  • altermusique : un anti-clin d’oeil, car même si le site est déclaré comme PUR, il se moque gentiment du label.
  • iTunes : l’un des pionniers en matière de musique dématéralisée. Aucun logo nulle part.
  • AlloClips Mobile : étant un certain univers-sale, pas besoin de se poser la question.
  • Disquaire Online : aucun logo sur la page d’accueil.
  • fnac.com : Un superbe logo PUR dans la colonne de droite…
  • Qobuz : logo fixe dans la présentation, immanquable…
  • MyClubbingStore : bien que le site soit gavé jusqu’à ras-la-gueule de publicités, pas de logo PUR. –
  • Beezik : le site de musique qui vous force à écouter de la pub avant d’avoir accès à votre morceau… Logo PUR à coté de la barre de recherche.
  • eCompil : voir l’entrée AlloClips Mobile. De plus, un logo si énorme qu’il doit bien manger 10% de l’espace d’affichage. Au secours !
  • MySurround : aucun logo.
  • Musicovery : Un minuscule logo PUR planqué en bas à droite. –
  • AmazonMP3 : aucun logo, mis à part celui d’Amazon en bas de page…
  • 7digital : le site utilisé par Canonical pour son Ubuntu One Music Store. Aucun logo nulle part.
  • Off.tv : Malgré que ce soit un site univers-sale, pas de logo.

A peine la moitié des plateformes labellisées affichent le logo. Quel succès ! 🙂

Petite photo pour finir. Voici la collection des albums en format matériel que j’ai pu acquérir sur des plateformes non certifiées, voire que j’ai acheté après les avoir écouté de manière « inPURe »… En clair, en ne passant par aucune plateforme labellisée PUR.

Rien que 48 albums… Dont 1/3 téléchargé gratuitement et légalement, puis gravé par moi-même.

Sans oublier que sans certaines pratiques illicites, je n’aurais jamais acheté des albums d’artistes qui ne me parlait pas du tout, voire que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, et j’aurais eu une culture musique vraiment atrophiée, et ma collection de CDs réduite d’un bon tiers…

En vrac, entre les achats et les téléchargements gratuits légaux (sur des plateformes comme Dogmazic, Bandcamp, Noomiz, etc…), des achats directement sur les magasins des créateurs, etc…

Bref, en sautant une étape : les intermédiaires… Directement du producteur au consommateur 🙂

Idée révolutionnaire, non ?