Acide Sulfurique ou soporifique ?

Une amie m’avait conseillé de découvrir l’écrivaine Amélie Nothomb avec son titre « Acide Sulfurique » sorti en 2005.

Couverture du livre "Acide Sulfurique" d'Amélie Nothomb

Pour mémoire, dans ce court roman en quatre parties d’à peine 200 pages, Amélie Nothomb nous plonge dans ce qui semble être le jeu ultime en matière de télé-réalité : un camp de concentration.

Si en 2005, grande époque des émissions à la Big Brother, le roman pouvait être intéressant, il a très mal vieilli. Non seulement l’intrigue est on ne peut plus prévisible, c’est surtout l’ennui qui marque la lecture de ce texte. J’avoue que je n’ai mis que 4 heures à boucler le livre.

Il est vrai que l’intrigue est intéressante, mais le texte n’est pas assez approfondi, comme si on sentait que cela ennuyait Amélie Nothomb de pousser un peu plus loin sa réflexion. 50 ou 100 pages de plus pour approfondir l’ensemble n’aurait pas été un mal.

A moins que cette volonté de faire court était un moyen de montrer la vacuité des émission de télé-réalité à la Big Brother ?

En tout cas, en ce qui me concerne, ce sera non pour la suite des oeuvres d’Amélie Nothomb.

Quand l’industrie de l’inculture est coupée de la réalité…

Vous allez me dire : encore un article avec du déjà-lu auparavant. Il est vrai que l’industrie de l’inculture n’ayant pas voulu voir arriver le virage du numérique fait passer des lois iniques, ineptes et coûteuse pour maintenir en vie un modèle qui est techniquement obsolète : la rareté.

En effet, si avant l’arrivée en masse de l’internet, la rareté qui permet de maintenir plus ou moins artificiellement des prix élevés pour les produits culturels (frais d’impression, de gravure, de numérisation, de reproduction de galettes contenant de l’audio et ou de la vidéo, frais de distribution et de stockage) permettait de justifier des prix presque exorbitants, ce n’est plus le cas depuis la dématérialisation croissante des produits culturels.

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C’est la licence de la vie :)

J’ai reçu ce midi dans ma boite aux lettres le 3ième volume des aventures de « Geektionnerd », acheté via la boutique de Framabook.

GKND volume 3

Ce qui me donne la collection complète des aventures. C’est donc officiel, je suis un geek qui aime les BDs qui parlent geek. C’est grave docteur ?

D’ailleurs, doit-on y voir un clin d’oeil au « Meaning of life », « Le Sens de la Vie » des Monty Python ?

Vous reprendrez bien une petite dose de « Cyanure » ?

Je suis pas trop roman policier, mais je dois dire que je suis tombé sur un petit bijou hier, un roman de la suédoise Camilla Läckberg, « Cyanure ».

Publié aux éditions Actes Sud, c’est encore une digne représentante de l’école du policier suédois, qui a donné la célèbre trilogie Millenium.

Dans un cadre digne d’une tragédie classique (unité de lieu, de temps et d’action), Camilla Läckberg nous régale avec un drame qui se passe dans un cadre familial cossu.

Pour résumer l’intrigue, rien ne vaut ce résumé trouvé sur la fiche de la FNAC :

Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l’île de Valö pour une réunion de famille juste avant Noël. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un magnat industriel, meurt étouffé, juste après avoir annoncé à ses enfants qu’il les a déshérités. Martin se rend vite compte qu’il a été assassiné au cyanure. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Offrant une pause à Erica Falck, Camilla Läckberg tisse un polar familial délicieusement empoisonné.

Une longue nouvelle de 150 pages, mais l’intrigue est bien ficelée. Je ne regrette pas l’achat, et si vous voulez découvrir Camilla Läckberg, c’est une bonne introduction.

En vrac’ culturel plus ou moins libre ;)

Pour finir cette semaine, un « en vrac' » culturel plus ou moins libre 🙂

Allez, bon week-end, je vais me replonger dans « La Cybériade » et ensuite relire le premier tome de Millenium ! 😉

Merci la BBC pour cette excellente adaptation.

J’avais il y a quelques années lu en anglais, puis en français l’un des romans principaux de Jane Austen « Orgueil & Préjugés ».

Ce roman dépeignant de manière crue le milieu de la bourgeoisie anglaise de la fin du 18ième montrait un milieu de rentier, obsédé par l’argent, les mariages, et la peur du déshonneur.

J’avais pu voir et j’avais été énormément déçu par la version où joue Keira Knightley. J’ai pu hier acheté le double Blue Ray (ben oui, j’ai une freebox revolution et une TV HD, autant en profiter) de la version réalisée pour la BBC en 1995. Et c’est une claque monstrueuse.

Le duo Colin Firth – Jennifer Ehle rend tout le piquant et l’acidité du roman de Jane Austen. Même si l’ensemble dure plus de 5 h 30, on est passionné d’un bout à l’autre. J’avoue que j’ai du hier soir me limiter au premier disque, et que ce matin, je me suis régalé avec le second.

Si vous voulez voir une adaptation de qualité, n’hésitez pas !

C’est bien connu, Stallman est un c*****d, mais terriblement visionnaire.

Stallman est connu pour ses propos acerbes, parfois mal interprété par des fanboys qui ne comprennent pas que tout le monde ne succombe pas au culte de la personnalité de certains génies du commerce.

Cependant, un article sur Numerama nous fait part d’un projet de notre ancienne ministre de la Culture, celle qui avait porté la loi Hadopi à bout de bras. Sa dernière idée en date : faire payer un droit de lecture pour lire des livres électroniques

Je cite l’article de Numerama :

Et bien pouvoir aller dans une librairie, acheter un bouquin, et que le libraire vous dise, je ne sais pas, que pour trois euros de plus « vous pouvez avoir la version numérique, et puis cet auteur a fait un autre bouquin que l’on ne trouve qu’en numérique, vous pouvez aussi le trouver sur cette borne… ». Sachant que finalement vous achetez un droit de lecture, France Télécom Orange étant un tiers de confiance, étant celui qui va gérer votre droit de lecture, vous retrouvez beaucoup de vocations de France Télécom Orange : la capacité d’innovation, la sécurité, la pérennité,… et là je trouve que l’opérateur est complètement dans son rôle.

Cela me fait me souvenir d’un texte paru en anglais en 1997, du c*****d (pour reprendre les termes de commentaires de personnes très tolérantes sur un certain site dont j’ai parlé dans un autre billet), « Le Droit de Lire ».

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Internet, le bouc émissaire idéal ?

Après avoir été accusé par les industries cinématographiques et musicales d’être responsable de la chute des ventes (alors que les deux industries n’ont pas vu arriver la dématérialisation des oeuvres), voici qu’un éditeur veut interdire la vente de livre sur internet…

Jean-Marc Roberts, patron des éditions Stock accuse internet d’être responsable de la chute de vente de livres. Il est vrai qu’Internet est responsable de tout… Surtout quand les baisses sont en ventes et que les budgets culturels sont de plus en plus fragmentés (musique, cinéma, lecture, etc.)



La rentrée littéraire

par Europe1fr

Sur la vidéo reprise par l’article de Numérama, et que j’intègre dans l’article, un chiffre, cité à donne un élément de réponses. La rentrée littéraire – qui s’étale du 17 août au 30 octobre – va connaitre cette année… 654 ouvrages. Sur 75 jours. Faisons donc un rapide calcul.

Si on sort les 11 dimanches de cette période, il reste donc 64 jours. 654/64 ? 10,21 livres par jour en moyenne.

Donc la question est : qui peut lire et acheter 10 livres par jour, à 15 voire 20 € pièce ? Autre question, vouloir faire interdire la vente de livre en ligne, comme cela semble être voulu, cela risque d’être plus destructeurs que bénéfique. Quid de l’amoureux de lecture, qui vit dans la rase campagne et qui doit faire 15 voire 20 kilomètres pour trouver une librairie, même dans une surface commerciale ?

Si la vente des livres s’écroule, n’est-ce pas à cause d’une pléthore comme celle de la rentrée littéraire ?

Ce qui a tué le petit libraire, ce sont les grandes surfaces, et la pléthore de livres publiés. A mon très humble avis, d’ailleurs. Et le votre ?

Ajout du 4 septembre : lien de gnuzer pour la version webm de la vidéo.

http://www.mirorii.com/fichier/83/427742/LaRentreeLitteraire-webm.html

Petit billet en passant.

Je sors de mon hibernation estivale pour un petit billet du style en vrac’. Après, je retourne à mon hibernation estivale… Si, si !

« La voix » : un polar qui vient du froid.

Etant allé sur Pessac la semaine dernière, je suis passé à la librairie « Encre Blanche« .

Sur les conseils de la personne qui tient la librairie, j’ai acheté le roman policier « La voix » de l’islandais Aranaldur Indridason. L’action se passe dans un hôtel de Reykjavik, la semaine de noël.

Le portier, qui est aussi le père noël de l’hôtel est retrouvé assassiné dans sa loge et dans une bien fâcheuse posture : le pantalon sur les chevilles avec une capote placée à l’endroit stratégique.

Je ne suis pas un grand amateur de polar, mais j’ai aimé voir le coté « sombre » de la société islandaise, et aussi la mécanique qui se met en place au fil des chapitres, qui ne manque pas de surprendre (de manière agréable) le lecteur. Sans oublier que quelques ressorts psychologiques qui intéragissent entre la victime (et son histoire) avec l’enquêteur, Erlendur Sveinsson.

J’ai vraiment aimé, et apparemment, c’est le troisième volet des aventures de cet inspecteur. Autant qu’il y a de fortes chances que je me procure les deux autres tomes.

A découvrir si on veut lire du policier de qualité !

Cultivons-nous en vrac’

Et oui, un vrac’ cul-turel 😉

C’est tout pour ce soir ! 😀

Film vu cette semaine.

Cette semaine, je n’ai pu voir qu’un seul film, et j’avoue que c’est du lourd. « Dracula » par Francis Ford Coppola.

J’avoue que je n’ai jamais été très friand des films de vampires. Mais cette adaptation, à ce que j’ai pu lire la plus proche du roman de Bram Stocker vaut largement le détour. Après une rapide traduction historique (on comprend comment l’homme chute pour devenir un vampyre), on est plongé dans un Londres de la fin du 19ième siècle, celui de Jack l’Eventreur et de Sherlock Holmes.

Sorti en 1992, ce film a des effets spéciaux qui ne mangent pas l’histoire, mais au contraire la serve au mieux. On y retrouve Keeanu Reeves, Wynona Ryder et un Anthony Hopkins encore plus déjanté que dans le « Silence des Agneaux« .

Je pense qu’après avoir fini « American Psycho » (que j’ai commencé à lire en début d’année, puis mis en pause durant 3 mois), « Dracula » de Bram Stocker sera mon prochain livre de chevet.

La Fondation d’Isaac Asimov. Bilan de la lecture des trois tomes centraux du cycle.

J’avoue que je n’ai jamais été un grand fan d’Isaac Asimov, n’ayant pas encore réussi à finir « Les robots ».

C’est donc avec un peu de curiosité que j’ai attaqué vendredi dernier le tome 1 du cycle, à savoir « Fondation ».

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La dystopie dans les films et les livres… Mes préférés.

On appelle « Dystopie » : « un récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur, et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur. »

J’avoue que j’ai toujours aimé ce genre. Voici donc mes préférés dans ce domaine. En commençant par les livres :

  • 1984 de George Orwell.
  • Le meilleur des mondes (Brave New World) d’Aldous Huxley
  • Farenheit 451 de Ray Bradbury
  • La saga des Tripodes de John Christopher
  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick

Sur grand écran :

  • Blade Runner (tiré du livre de Philip K. Dick)
  • Soleil Vert avec Charlton Heston
  • L’age de Cristal
  • Dark City (Alex Pryas)
  • Gattaca
  • Orange Mécanique d’après le livre d’Anthony Burgess

C’est déjà une sacrée liste, non ?

Merci InLibroVeritas :)

Depuis mon achat de l’excellent « La bataille Hadopi », je suis devenu un « fan » d’InLibroVeritas.

Et pour cause, depuis ce premier achat, j’ai rajouté à ma collection :

Autant dire que mes achats chez ce libraire pas comme les autres vont se multiplier !